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7 mars 2022 1 07 /03 /mars /2022 06:06

 

 

Dans le blog de Jean Lévy, Antoine Manessis nous recommande de veiller à ce que la bourgeoisie n’étouffe pas la campagne électorale : « En 2022, et les quelques années qui précèdent,  on peut dire que la bourgeoisie s'appuie sur deux événements pour saboter au maximum le moment démocratique : la pandémie bien sûr et, depuis quelques semaines, la crise ukrainienne. Ces deux circonstances étouffent le débat et poussent, accompagnées par un discours idéologique très fort, à ” l'union sacrée ”. Et donc à l'effacement de la conflictualité objective de la situation sociale, politique tant au niveau national qu'international. La fixation sur un “ ennemi ” diabolisé, un pilonnage médiatique adéquat, l'absence d'analyse historique qui disparait sous des sentiments de peur et/ou d'indignation paralysent l'esprit critique parfois chez les meilleurs. Fleurissent alors les fleurs aux fusils et les drapeaux ukrainiens un peu partout. C'est le règne de l'amalgame et de la simplification : qui n'est pas avec nous est contre nous avait dit G.W. Bush au lendemain du 11 septembre 2001, événement du même type que celui que nous vivons actuellement et qui met en berne l'intelligence, la compréhension d'une situation dans sa complexité et ses contradictions. 

 

 

 
Revue de Presse (396)

La chaîne Public Sénat donne la parole à Claude Malhuret. Selon l’ancien ministre moustachu de Giscard qui était passé de l’extrême gauche à la droite la plus bourgeoise, « Vladimir Zemmour, Joseph Vissarionovitch Mélenchon et Anastasia Le Pen sont la cinquième colonne de Poutine en France ». Sans commentaire.

 

Le World Socialist Website explique comment l’exécutif au Canada se retranche derrière une nouvelle légalité pour juguler toute contestation sociale : « Le gouvernement Trudeau a déployé la Loi sur les mesures d’urgence pour soutenir les intérêts géostratégiques prédateurs de l’impérialisme canadien et les profits des grandes entreprises, et non pour protéger les droits démocratiques et sociaux des travailleurs.

L’invocation de cette loi jamais utilisée auparavant et son approbation par la Chambre des communes marquent un virage majeur à droite au sein de la politique officielle. Elle brise un « tabou politique » sur l’utilisation des pouvoirs d’urgence et prépare le terrain pour une application plus impitoyable des intérêts impérialistes canadiens contre la classe ouvrière au pays et les rivaux géopolitiques d’Ottawa à l’étranger. Ce processus ne peut être arrêté que par la mobilisation politique indépendante de la classe ouvrière sur la base d’un programme socialiste.

Succédant à la draconienne Loi sur les mesures de guerre, la Loi sur les mesures d’urgence permet au gouvernement fédéral d’employer des mesures coercitives qui pourraient ne pas être appropriées en temps normal. Lorsque la loi est en vigueur, le gouvernement fédéral est habilité à faire de nouvelles lois par décret et à étendre ses pouvoirs comme bon lui semble. Les seules conditions sont que le Parlement doit approuver rétroactivement l’invocation de la loi, qu’il peut abroger les pouvoirs d’urgence, en partie ou en totalité, que le gouvernement s’arroge, et que l’urgence doit expirer après 30 jours, sauf si sa prolongation est approuvée par le Parlement. »

 

Toujours dans ce website, trois études internationales sur les origines du coronavirus réfutent l’allégation de la « fuite du laboratoire » de Wuhan : « Quand vous regardez l’ensemble des preuves, c’est une image extraordinairement claire que la pandémie a commencée au marché de Huanan ! »,selon le Dr Michael Worobey, biologiste évolutionniste à l’Université d’Arizona.

Au cours du week-end, trois études ont été publiées sous forme de préimpression. Elles apportent d’autres preuves irréfutables que le virus SRAS-CoV-2, responsable de la Covid-19, est passé de l’animal à l’homme, non pas une, mais au moins deux fois, sur le marché des fruits de mer de Huanan à Wuhan, en Chine, et dans ses environs, en l’espace de peu de temps, en novembre et décembre 2019.

 

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commentaires

A
Le choix de l'intervention militaire de Poutine est incompréhensible du point de vue de l'efficacité politique recherchée. Nous ne sommes plus à l'époque de Gengis Khan où il suffisait de traverser des territoires avec ses hordes pour soumettre les populations après avoir soigneusement assassiné les potentats locaux ( Le loup bleu - Le roman de Gengis-Khan -). <br /> Depuis nous avons vu que la partie militaire de l'opération est relativement la moins difficile, la suite s'avère toujours plus compliquée et se conclue toujours par un échec. Le temps travaille contre les envahisseurs sauf à faire table rase du pays.<br /> Ce qui est inenvisageable à notre époque. <br /> Entre temps il y aura eu bien du malheur et une récupération cynique par nos démocraties modèles avec robinet ouvert continuellement sur l'info. Ainsi peu importe la vérification des images, il faut nourrir et "faire parler ( un peu ) la déesse aux cent bouches ". La télé allemande a passé une vidéo montrant au loin des explosions et un incendie prétendument en Ukraine alors qu'il s'agissait d'images d'une explosion d'une usine s'étant produite en Chine. La chaîne télé en question s'est excusée par la suite de l'erreur (?). <br /> Pire, on se dit en écoutant ces hérauts de la démocratie qu'ils seraient tout aussi péremptoires avec des arguments contraires s'ils étaient journaliste dans le camp adverse. La preuve en a été faite lors des bombardements longs et meurtriers dans d'autres pays et décidés par nos défenseurs de la liberté.<br /> Malhuret, je ne sais pas pourquoi il déteste tant Mélenchon. Parce que quand il vise Zemmour ou Le Pen, en fait il cible Mélenchon. Lors de la 1re vague de la pandémie, ce sénateur de l'Allier , ironise sur " le professeur Mélenchon, de la faculté de médecine de La Havane" parce que celui-ci avait parlait de deuxième vague. C'est étonnant de la part d'un médecin qui aurait pu comme on fait tant d'autres, dont Mélenchon, se renseigner sur ce risque ( qui s'est confirmé).
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