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22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 05:35

Il y a quelques décennies, j'ai bien connu Sligo, au nord de la République d'Irlande, ville moyenne charmante d'environ 20 000 habitants entourée par des paysages magnifiques et préservés.

 

Comme d'autres régions de l'Europe du Nord, Sligo est désormais victime d'une barbarie importée d'ailleurs. Je pense à la Suède où des émeutiers sèment actuellement la panique, et même à l'Islande (à quand le Pôle nord ?) où des marchands de drogue ont réussi à s'installer et imposer leur traffic par la terreur.

 

Un jeune Kurde iranien, accueilli en Irlande avec sa famille à l'âge de six ans parce qu'issu d'un peuple qui a beaucoup souffert, a assassiné plusieurs hommes croisés sur des sites de rencontre homosexuels. Vous me direz que “ de mon temps ”, dans l'Irlande bien catholique, ce site de rencontres n'existait pas. Mais tout de même. Il a tué ces hommes très vraisemblablement parce qu'ils étaient homos.

 

Chômeur, l'individu bénéficie de l'aide judiciaire.

 

Je reprends ici la relation qu'a fait de ce drame le journal suisse Le Matin :

 

Des meurtres sauvages bouleversent une ville irlandaise

 

Deux hommes ont été retrouvés mutilés à Sligo. La police craint un tueur homophobe, qui trouverait ses victimes sur les sites de rencontre. Un suspect a été arrêté.

 

La petite ville de Sligo, au nord-ouest de l’Irlande, non loin de la frontière avec l’Irlande du Nord, vit un cauchemar. En quelques jours, deux hommes ont été retrouvés sauvagement assassinés et un troisième a été blessé, poignardé à l’œil. La police craint qu’il ne s’agisse d’actes haineux commis par un seul homme, qui aurait pu avoir des motivations homophobes. Un suspect a été arrêté.

 

Tout a débuté samedi 9 avril. Un homme d’une quarantaine d’années se serait rendu près de l’hippodrome de la ville. Il y aurait eu rendez-vous avec un individu contacté sur un site de rencontre. La personne qui l’attendait l’aurait alors agressée, le blessant à l’œil avec un couteau. Bien que sérieusement touchée, la victime a pu quitter l’hôpital depuis.

 

Lundi 11 avril dans la soirée, la police est alertée suite à la découverte du corps d’un homme dans une maison de la ville. Elle constate que la victime de 42 ans, Aidan Moffitt, a été sévèrement mutilée. Après les premières investigations, les enquêteurs disent penser avoir affaire à un crime haineux.

 

Le lendemain, mardi 12 avril, un autre corps est découvert dans une maison à un kilomètre de là. Il s’agit de celui d’un homme de 58 ans, Michael Snee, lui aussi sauvagement mutilé.

 

Craintes d’autres victimes

 

Deux enquêtes distinctes ont été ouvertes, mais les crimes présentent de grandes similitudes, notamment les mutilations, vraisemblablement pratiquées avec un objet tranchant. Il semblerait également que les deux victimes, tuées chez elles, se soient rendues sur un site de rencontre sur internet et la police suspecte qu’il s’agisse de crimes homophobes.

 

Mercredi, une importante opération de police a été menée dans une demeure de Sligo, conduisant à l’arrestation d’un suspect. Il s’agit d’un homme de 22 ans. La police a indiqué vouloir fouiller dans son historique pour savoir s’il s’est rendu sur les sites de rencontre. Le suspect, qui a comparu vendredi brièvement devant une juge de district, sans faire de déclaration sur les meurtres, est issu d’une famille de réfugiés kurdes iraniens, arrivée en Irlande en 2006, alors que lui n’avait que 6 ans, écrit le «Daily Mail». Il n’y a pas eu de demande de libération sous caution.

 

La police craint que le meurtrier ait pu faire d’autres victimes auparavant. Le surintendant principal Aidan Glacken a appelé toute personne de la région de Sligo qui aurait fait l’objet d’approches non désirées ou qui aurait été agressée à contacter la police, explique l’«Irish Examiner». «Rencontrer des gens en ligne devrait être une activité sûre, a expliqué le policier. Mais comme pour toute activité en ligne, tout le monde doit être conscient des consignes de sécurité, que nous avons fournies sur le site de la police».

 

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commentaires

A
Cette histoire c'est une horreur d'aujourd'hui et sans vouloir la relativiser nous en avons connues d'autres d'un niveau semblable dans la même catégorie.<br /> Ainsi celle du curé d'Uruffe ( 1953 ) https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_du_cur%C3%A9_d%27Uruffe<br /> Pour mémoire ( dixit Wikipedia): <br /> " Il tire alors à trois reprises sur sa maîtresse dans la nuit. Sitôt après l'avoir tuée, il l'éventre à l'aide d'un canif de scout, sort le fœtus viable (elle est alors enceinte de huit mois et l'autopsie révélera que le nourrisson était en vie), une petite fille qu'il baptise pour la sauver des limbes. Il la tue à coups de couteau, puis lui taillade le visage afin d'effacer toute éventuelle ressemblance. Il pousse ensuite la mère et son enfant dans un fossé."<br /> Au passage on remarquera qu'il n'a pas été condamné à la peine capitale pourtant à une époque où on aimait bien ça. Ayant mauvais esprit je suppose qu'il en a échappé parce qu'il était curé et non mineur de fond.<br /> Sinon " Le 5 août 1978, après vingt-deux ans de détention, Desnoyers, devenu le plus ancien prisonnier de France, obtient une liberté conditionnelle.<br /> Comme le prévoyait sa liberté conditionnelle, il s'est en fait retiré en l'abbaye Sainte-Anne de Kergonan à Plouharnel, dans le Morbihan. Il y meurt le 21 avril 2010 à l'âge de quatre-vingt-dix ans "
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