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31 mai 2022 2 31 /05 /mai /2022 04:56
Pour ceux qui en douteraient encore, cet événement lamentable, honteux et scandaleux, confirme qu'il existe une alliance objective entre le sommet de l'État (le banquier éborgneur et emmerdeur, pour ne pas le nommer) et les cailleras.

Lorsqu'il s'agit de flinguer des Gilets Jaunes, ou des manifestants en général, l'employé de Rothschild sait employer la police à qui il donne des ordres d'extrême fermeté. Au Stade de France, il n'y avait pas assez de policiers et les présents couraient et gigotaient dans tous les sens dans la plus totale inefficacité.

Des centaines de millions de spectateurs ont été témoins de l'impéritie des forces de l'ordre, mais aussi de leur rage.

Il faut se rendre sur les sites anglais pour comprendre à quel point le banquier et ses alliés objectifs ont, hier, sali à jamais l'image de la France.

Je citerai d'abord ce supporter anglais :

“L’après-match d’hier soir était le plus effrayant que j’ai jamais vécu. Des gangs organisés se sont mis à agresser les fans qui partaient. Nous avons été poursuivis par un gang de voyous sur le chemin du métro. Pas un policier en vue. J’ai été témoin de tant d’embuscades contre des spectateurs sans méfiance. Scandaleux ”.

Écoutons Jim Beglin, commentateur télé et ancien footballeur professionnel :

“L’après-match d’hier soir était le plus effrayant que j’ai jamais vécu. Des gangs organisés se sont mis à agresser les fans qui partaient. Nous avons été poursuivis par un gang de voyous sur le chemin du métro. Pas un policier en vue. J’ai été témoin de tant d’embuscades contre des spectateurs sans méfiance. Scandaleux”.

Le témoignage d'Amaury Brelet, journaliste web est saisissant :

"En plusieurs années de Saint Denis, je n'ai jamais vu un tel acharnement sur des victimes et une telle multitude d'actes de délinquance. C'était vraiment un carnage."

Á noter également le témoignage d'un député espagnol : « Je retranscris ce qui m’a été relaté par l’une de mes connaissances, qui me dit toujours qu’on a tendance à trop criminaliser l’immigration : “Ce que j’ai vécu aujourd’hui à Paris m’a fait penser différemment. La police n’a rien fait. Indescriptible. Des voleurs nous ont attaqués deux fois. Nous allons bien mais nous sommes traumatisés. A l’entrée et à la sortie. Avec des enfants de 9 et 5 ans. Ils ont gâché notre fête. »

Une petite dernière pour la route : le journaliste Steve Douglas a été contraint par la sécurité d’effacer ses vidéos de la bousculade, sous peine de se voir interdire l’accès au stade.

Pour notre ministre de l'Intérieur, les responsables sont les fraudeurs anglais avec leurs faux billets d'entrée. Dans Darmanin, il y a nain.

 

PS : Pendant ce temps-là, l'équipe de Rugby de La Rochelle remportait un titre européen dans la joie et la ferveur communicatives. Il y a une soixantaine d'années, un Anglais forgea une définition qui est restée dans les mémoires, d'une part parce qu'elle reflétait peu ou prou la réalité, d'autre part parce qu'elle avait à voir avec la société de classes : “Football is a gentleman's game played by ruffians ; rugby is a ruffian's game played by gentlemen ” (le football est un sport de gentilshommes joué par des voyous ; le rugby est un sport de voyous joué par des gentilshommes). Á noter qu'on peut être les deux, comme le remarquait Joseph de Maistre à propos de Napoléon : “ Il a usé de la victoire d'Iéna bien autrement qu'à Vienne où il avait fait le gentilhomme. À Berlin, il a été barbare à l'excès ”.
Dans l'école privée d'Eton une compétition grotesque datant de 1766 combine le rugby et le football : le wall game (le jeu de mur). Il a été qualifié par certains comme le sport le plus con du monde : “ Peut-on imaginer un sport plus exclusif et élitiste ? Un seul terrain, pas de ligue ni de fédération, et un seul match qui compte réellement dans la «saison», le samedi précédant la Saint-Andrew (le 30 novembre) ” (Laurent Favre). Avant Harold Macmillan et Boris Johnson, George Orwell y a joué une fois en 1921. On le voit ici (quatrième en partant de la gauche) se rendant à la compétition. Ce très court film est historique et pour moi très émouvant car c'est le seul film sur lequel apparaît le futur auteur de 1984.
 
Sur la photo, Orwell est en 3 1.
Stade de France : une honte française
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commentaires

A
Dans cette histoire, lorsqu'on y pense dans son for intérieur en regardant les images ou lorsqu'on s'exprime à son propos, on a des pensées contradictoires qui nous traversent et dont on s'extrait difficilement pour trouver une cohérence d'ensemble à notre analyse.<br /> Comme toujours il est bon de remonter a l'origine du problème et cette origine c'est d'abord l'agression et la violence des ces bandes qu'on ne peut pas accepter car cette situation ne peut pas se résumer aux actes car ils procèdent d'abord d'un état d'esprit. Cet état d'esprit est un mur dont on se demande s'il est possible de l'abattre et par conséquent si la prévention est suffisante. <br /> En tout cas dans l'immédiat et dans cet exemple du Stade de France c'est la logique de la prévention qui aurait dû prévaloir. De toute évidence ça n'a pas été le cas et c'est une faillite politique.<br /> Ça c'est pour cet événement et il ne s'agit pas de le noyer, pour en réduire la gravité, dans un problème plus vaste mais il y a quand même le contexte social et un degré au dessous le contexte footballistique.<br /> À propos du contexte sociale j'ai remarqué depuis ce jour une offensive de l'extrême-droite qui instrumentalise cet événement à la marnière de la NRA, le lobby étasunien pro-armes qui sous prétexte des massacres demande d'étendre encore plus la possibilité de l'acquisition des armes, excluant, par effet, de poser la question du lien entre la possession massive des armes et ces drames. <br /> Quant au contexte football institué il faut reconnaître que pour une fois la violence en question n'est pas venue des supporters mais d'individus extérieurs à l'événement. Cependant et bien que ce qui suit peut paraître hors sujet je ne peux m'empêcher de penser comme l'écrivait un commentateur sur un autre site il y à plusieurs semaines :<br /> " Le foot ne m'intéresse pas. Les coupes machins, la ligue bidule je m'en fiche. Seul le match international (il y a un pote marocain) réunissant les cousins, les oncles et les copains des cousins et des oncles, qui se tient lors de la fête du village chaque 15 août est digne d'intérêt à mes yeux.<br /> Mais sur le fond pour ce que j'en comprend, ce projet a tout pour me plaire, mais à une condition. Qu'il soit 100% privé. <br /> C'est à dire que pas un centime ne soit à la charge de la collectivité si d'aventure un club français en faisait parti, par exemple un club ayant son centre d'entrainement dans l'ouest parisien paye tout, mais vraiment tout à commencer par son stade avec la taxe foncière qui va avec. <br /> Pas d'aménagement spécifiques pour les transports, les hébergements, qui ne soient financés autrement que par le club.<br /> Mais aussi la sécurité (que la préfecture facture au prix réel tous les intervenants du domaine public : policiers, secours et les heures administratives que les évènements dès lors organisés coûtent en mobilisation des personnels des pref' est des mairies, même les 2mn que la plus humble secrétaire a consacré a relayer un courriel. <br /> Mais également la voirie, que le moindre papier gras laissé par un supporter à moins de 500m du stade soit facturé. <br /> Et pas de cérémonies mobilisant les moyens de la République, pas d'élus en représentation officielle dans la loge VIP, pas de Garde Républicaine et pas de pinces-fesses avec petit fours 3 étoiles au frais de la princesse. Rien !<br /> Cela aurait de la gueule une entreprise PRIVE, mais PRIVE POUR DE VRAI."<br /> Je reproduit cette longue citation car ce sont bien souvent ceux qui nous bassinent avec les impôts et ce que coûterait supposément les services publics en oubliant au passage de faire le bilan global coût/avantages et qui ignorent la part de l'argent public dans ces activités privées.
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