Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 05:01

Cette revue de presse a été conçue le samedi 18 juin, donc avant les résultats du second tour des législatives. J’ai voulu reprendre certains arguments chocs de la Macronie contre la gauche de gauche, c’est-à-dire la NUPES.

 

Á commencer par le banquier éborgneur et emmerdeur qui, sur un tarmac, devant un avion dont les moteurs ont tourné à vide une heure durant, a exhorté les Français à penser à « l’intérêt supérieur de la nation » et de voter pour une majorité qui assurerait « l’ordre à l’extérieur comme à l’intérieur de nos frontières ». « Rien ne serait pire », expliqua-t-il, que « d’ajouter un désordre français au désordre mondial ». Il demanda de « défendre nos institutions face à tous ceux qui les contestent et les fragilisent ».

 

Faisant encore moins dans la dentelle, Amélie de Montchalin, vaillante lancière de la Macronie, affirma que » ce que cherche Jean-Luc Mélenchon, ça n’est pas le pouvoir mais l’anarchie. Nous pouvons dimanche prochain faire un barrage très clair, au fond, presque un référendum pour l’Europe et contre la désobéissance, un référendum pour l’ordre contre le désordre dans la rue, contre la Nupes. Contre ces candidats, qui se sont alliés dans un accord électoral qui n’est pas un accord de fond et qui promet aux Français le désordre et la soumission."

 

 

Willy Schraen, le président des chasseurs de France, y alla d'une sortie fracassante. Invité sur le plateau des Grandes Gueules (RMC), il émit un lien de causalité entre la vague de chaleur actuelle et les élections législatives.

“ Il faut reconnaître qu’il va faire chaud pendant trois jours. Bizarre, on est entre le premier et le deuxième tour... ”. On nous explique du matin jusqu'au soir depuis deux jours 'Attention l'écologie machin...' Bon, dites-le carrément au niveau de la météo : votez la Nupes ! On va gagner du temps, on a bien compris...”.

 

Christophe Castaner a pour sa part noté que « Mélenchon nous propose – d’après l’Institut Montaigne - un déficit annuel de 219 milliards, c’est comme si une famille avec un revenu de 2 000 euros par mois en dépensait 3 800… ».

 

Le CRIF, par la bouche de son président Francis Kalifat, n’y est pas allé de main morte : « nous considérons que La France Insoumise représente un danger, en raison de l'antisionisme que l'on peut entendre dans certains discours du parti. Il y a un passif extrêmement important sur la position antisioniste de La France Insoumise et de Jean-Luc Mélenchon. Les candidats qui ont fait le choix de l'extrême gauche avec la NUPES, ou de l'extrême droite avec le RN représentent un danger pour la stabilité de nos institutions".

 

Élisabeth Borne a également revendiqué une certaine “radicalité”, qu’elle oppose à ses deux adversaires principaux du RN et de la Nupes. “Ces deux blocs extrêmes font assaut de mots forts pour masquer des idées courtes”, a-t-elle dénoncé, selon France Inter. “Ils ont la radicalité des slogans et des postures, quand nous incarnons la radicalité des actes et des résultats”, a déclaré la Première ministre. 

 

Quant au ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, il n’a pas hésité à taxer Jean-Luc Mélenchon, de « Chavez gaulois »« autoritaire », à la tête d’un parti de la « soumission à une idéologie collectiviste ». « Son programme conduirait tout droit notre pays à la faillite. Une fois ruinés, nous n’aurions pas d’autre choix que de nous soumettre aux organisations financières internationales et à un plan d’austérité brutal ».

Revue de Presse 411
Partager cet article
Repost0

commentaires

A
Il n'y a rien de plus délicieux que de se faire détester par ceux que nous-mêmes détestons. Et en plus ça rassure car ils nous trouveraient quelques qualités, angoissés, nous nous demanderions où nous avons fauté.<br /> Les mots d' Elisabeth Born sont pitoyables car de toute évidence ils ont été préparés par son équipe. Et dire qu'elle est polytechnicienne ! Des formules pour cacher le vide et pour détourner notre vigilance de leurs projets funestes.<br /> On reviendra sur les résultats mais on peut dire la NUPES a empêché Macron d'avoir une majorité, que les projets macronniens avanceront plus difficilement et qu'ils iront sans doute chercher l'appui du PR et qu'un projet d'alliance doit être déjà dans les tuyaux. Ainsi tombera la fable du ni droite ni gauche à Macron et entretenue par les médias. L'élection de 90 députés RN participe au dégoût qui nous vient pour ceux qui votent pour leurs idées pourries et fait tomber le masque des donneurs de leçon qui ont préféré assurer avant tout l'échec des candidats NUPES plutôt que de faire battre les candidats RN. Finalement c'est assez logique car la différence entre la droite et la droite ce n'est qu'une question de degré. <br /> Ici, dans le Gard 4 élus RN, 1 ensemble et 1 NUPES. <br /> En conclusion le résultat est triste mais moins désespérant que si les macroniens avaient eu la majorité et puis, comme on dit, ça va être Rock 'n' roll et vive le bordel qui se prépare car la sérénité qu'ils avaient en tête aurait eu l'apparence des cortèges funèbres, celle des enterrements de 1ère catégorie pour ce qu'il reste de nos lois démocratiques et sociales.<br /> Pour reprendre les mots de Maurice Pialat en 1987 au festival de Cannes à l'adresse des journalistes : Si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus.
Répondre
A
Espérons que vous ferez une "revue de presse après le résultat du second tour des législatives !" <br /> Cette "défaite" n'en vaut-elle pas la peine ? Bizarrement aucun écho de ce qui a aussi, sans aucun doute, pesé sur ce second tour : non seulement la personnalité du Président mais aussi celle de son épouse ! <br /> <br /> Les Français ont été assez pris pour des crétins et viennent de le montrer soit en votant contre, soit en s'abstenant. Peut-être évitera-t-on désormais de nous parler, - non pas des mesures prises pour les salaires ou pour les retraites -, mais de l'élégance de madame et de ses tenues en évitant soigneusement tout autre considération ! Dire que madame s'offusquait d'être comparée à Marie-Antoinette alors qu'elle n'était tout juste que Margoton ! <br /> Attention tout de même (et je ressasse et ressasse) à l'article 16 de notre Constitution ! Ne risque-t-il pas d'être appliqué dès la moindre manifestation : manifestation qui, s'il le faut, pourrait être provoquée ? Pour cela, il n'y a qu'à se pencher sur l'histoire de la cinquième République.
Répondre