Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 août 2022 1 22 /08 /août /2022 05:01

 

 
 

 

 

Selon le World Socialist Website, le gouvernement conservateur britannique souhaite désormais " écraser les grévistes du rail".

Plus de 45.000 cheminots ont entamé la première de deux journées supplémentaires de grève nationale contre l’entreprise d’infrastructure Network Rail et 14 sociétés d’exploitation ferroviaire. 

Les membres des syndicats «Rail, Maritime et Transport» (RMT), «Unite» et l’«Association du personnel salarié des transports» (Transport Salaried Staffs’ Association – TSSA) sont en grève. Ils luttent contre des salaires bas et des attaques contre les conditions de travail. Mais aussi, ils veulent défendre les avantages acquis par les travailleurs au cours de générations de lutte. Le gouvernement conservateur cherche à imposer ses coupes et ses augmentations de productivité dans le cadre de son plan de reprivatisation qui s’appelle «Great British Railways».

À la veille de la grève, le ministre conservateur des Transports, Grant Shapps, s’est exprimé dans les pages du Daily Mailpour exposer ce que le journal a appelé le «plan en 16 points du ministre pour écraser les grévistes du rail». Shapps a titré son propre article d’opinion: «Nous allons nous attaquer à ces luddites… tout comme Thatcher».

 

En fait, le plan exposé par Shapps propose des lois nécessaires à l’instauration d’un État policier, conférant au gouvernement des pouvoirs dictatoriaux pour arrêter toute grève. Le point 10 propose de mettre fin à l’interdiction, prévue par la loi draconienne sur les contingences civiles, d’utiliser les règlements pour mettre fin aux grèves qui, selon le gouvernement, créeraient une «urgence nationale».

Les autres sont : l’augmentation du seuil de vote pour les grèves ; le doublement de la période de préavis pour les grèves pour la porter à quatre semaines ; l’autorisation d’une seule grève par mandat ; l’imposition de limites absolues sur le nombre de piquets de grève ; des restrictions sur les piquets de grève près des infrastructures critiques ; la mise en œuvre d’un prétexte de «langage incendiaire» pour poursuivre les piquets.

Shapps a laissé entendre que les attaques contre les grévistes du rail sont au cœur d’une offensive contre l’ensemble de la classe ouvrière.

Le gouvernement est soutenu par le parti travailliste, dont le leader Sir Keir Starmer a une nouvelle fois demandé à ses députés en vue de se tenir à l’écart des piquets de grève cette semaine, sous peine de perdre leurs postes de représentants de l’opposition.

Le Parti de l’égalité socialiste (trotskiste) a lancé cet avertissement dans sa première déclaration sur les grèves ferroviaires: «La classe dirigeante veut finir le travail que Thatcher a commencé en 1984, lorsqu’elle avait entrepris de casser les reins des mineurs pour mettre fin à toute opposition à sa contre-révolution sociale».

Dans sa déclaration suivante, le PES a précisé: «Il ne s’agit pas d’un conflit industriel ordinaire. Le premier ministre, Boris Johnson, et son gouvernement de gangsters politiques veulent imiter le ciblage des mineurs par Margaret Thatcher en 1984-85, qui s’est soldé par une défaite qui a transformé le Royaume-Uni en un terrain fertile pour les super-riches et a commencé un cauchemar social pour des millions de travailleurs».

 

L'Humanité revient sur l'accueil, en 1939, du film de Jean Renoir La Règle du jeu : " 

La bourgeoisie se pavane, le peuple se gausse et la droite s’en agace. Avec ses histoires de tromperies, de courses-poursuites absurdes entre mari et amant, de quiproquos grivois, La Règle du jeu cache bien ses cartes. La pièce de boulevard de Jean Renoir est en réalité une satire sociale réaliste et féroce. Lorsque paraît sur les écrans cette « fantaisie dramatique », comme l’a définie son auteur, beaucoup n’y voient qu’un vaudeville potache sans grand intérêt. D’autres, au contraire, ne supportent pas la critique sociale du réalisateur. Haro sur Renoir. Dans les salles, « La Règle du jeu » est « accueillie avec une sorte de haine », dira le metteur en scène, qui racontera même avoir vu un aristocrate tenter d’incendier un cinéma qui le diffuse. Plusieurs articles de presse font état de salles qui se vident sous la colère des spectateurs, touchés à l’orgueil. Des bagarres éclatent. Ce n’est pas la mise en scène de Renoir, au dynamisme et au réalisme rares pour l’époque, qui cristallise les mécontentements, mais bien le fond politique de l’œuvre.

 

L'Obs revient sur les subventions versées aux chasseurs par le banquier éborgneur et emmerdeur qui fait du jet ski:" 

Les subventions accordées à la Fédération nationale des chasseurs (FNC) ont bondi de 27 000 en 2017 à 6,3 millions d’euros en 2021, selon des chiffres publiés au Journal officiel le 8 août dernier et repérés par le site lanceurdalerte.org.

Cette augmentation massive s’explique notamment par la réduction du coût du permis de chasse - de 400 à 200 euros - accordé par Emmanuel Macron en 2018, rappelle Le Parisien qui rapporte l’information. De quoi également augmenter les revenus de la FNC, puisqu’elle a enregistré 28 millions d’euros de recettes annuelles en 2020 et 2021 issues des cotisations, contre 11 millions en moyenne lors des exercices précédents.

 

 

  

Partager cet article
Repost0

commentaires