Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 septembre 2022 1 26 /09 /septembre /2022 05:01

Selon le Blog d’El Diablo : « Désignée le 6 septembre 2022, Liz Truss, la nouvelle Première ministre du Royaume-Uni, tire sa légitimité des seuls 172 000 adhérents du parti conservateur. Cet « électorat », majoritairement âgé et riche, a voté pour un programme de baisses d’impôts et de dérégulation de l’économie britannique. La nouvelle Première ministre a annoncé, peu après son élection, qu’elle n’était pas là pour « distribuer des subventions ». Dans le même temps, le nouveau Chancelier de l’Échiquier, Kwasi Kwarteng, définissait l’objectif principal du gouvernement de la façon suivante : « Stabilité monétaire et discipline budgétaire à moyen terme ». Tout cela n’a rien de surprenant de la part d’une nouvelle Première ministre qui prend pour modèle Margaret Thatcher. Cette dernière avait violemment durci les conditions nécessaires pour organiser une grève au Royaume-Uni, la première souhaite augmenter le pourcentage minimum de présence des membres d’un syndicat lors de la consultation officielle qui précède une grève. Liz Truss veut également qu’un service minimum soit assuré sur les infrastructures nationales comme le train ou les bus quand il y a une grève, ce qui permettrait de casser les grèves en tout légalité. »

 

 

Le World Socialist Website analyse la manière grotesque dont le New York Times a loué la défunte reine d’Angleterre : « La longue notice nécrologique de la reine Elizabeth, publiée par le Times le 8 septembre, faisait l’éloge de cette dernière comme « l’ancre de la nation » et de sa défense de la famille royale comme « un rare bastion de permanence dans un monde aux valeurs changeantes ». Cette notice nécrologique a été accompagnée de nombreux articles flatteurs célébrant « la grâce, l’humour et la longévité » du monarque défunt et d’innombrables « mises à jour en direct » décrivant avec enthousiasme tous les rituels entourant ses funérailles et le couronnement du roi Charles III. Le Times a même publié un plan de cours pour les étudiants intitulé « La vie et l’héritage de la reine Elizabeth ».

 

Le Times rappelle cependant les mots de Mark Twain : « Incontestablement, la personne qui peut s’abaisser le plus à ramper devant la royauté et la noblesse, et qui peut tirer le plus de satisfaction à ramper à plat ventre devant elles, est un Américain. Pas tous les Américains, mais quand un Américain le fait, il rend la concurrence impossible. »

 

Revue de presse 425

Res Publica dénonce le nouveau concept fétiche de la classe dominante mondiale : la sobriété. « La sobriété est à la mode ; c’est même elle qui va permettre de lutter contre les dérèglements climatiques, permettre la réduction des rejets de gaz à effet de serre et arriver à la neutralité carbone en 2050. Le terme est utilisé aussi bien par le gouvernement, les grands patrons et banquiers, des universitaires, les partis politiques que par la plupart des associations et ONG se réclamant de l’écologie, de la lutte pour l’environnement, la biodiversité ou contre les dérèglements climatiques ainsi qu’une bonne partie de la presse qui s’en fait un vecteur zélé. Après la résilience, nous sommes devant un nouveau mot qui semble nous offrir la solution aux crises produites par un système d’exploitation sans limites, mais qui, comme souvent, noie le poisson, car les responsabilités y sont diluées, ni explicitées, ni hiérarchisées ; ce qui permet de gloser, de faire accroire que la solution est accessible sans jamais aborder le problème au fond et donc de maintenir le système de production capitaliste en place.

Sobriété ou frugalité pour les uns, sans remettre en cause les fondements du système capitaliste dont la recherche du profit maximum le plus rapidement possible implique structurellement l’exploitation sans frein de la nature, des humains et du vivant dans son ensemble. La croissance infinie est consubstantielle au système lui-même, car il y va du maintien du taux de profit. Sur le long terme, c’est la croissance sous tous ses aspects qui a élevé le niveau de vie dans les pays capitalistes dits développés même si cela s’est fait sur une exploitation éhontée des êtres humains et de la nature par le pillage des ressources naturelles au bénéfice d’une petite minorité possédant les moyens de production. Cela s’est fait dans la violence extrême souvent (colonialisme, guerres quasi constantes, violence sociale, inégalités…). Mais le capitalisme peut aussi s’accommoder, surtout si certaines ressources se font rares, d’une « décroissance », les périodes d’austérité pour les populations, ou les récessions économiques le démontrent même si ces périodes sont temporaires, ce sont toujours les populations notamment les plus fragiles qui en supportent l’essentiel. »

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

A
À propos de l'image du balcon royal. Je suis toujours étonné et je suppose que je ne suis pas le seul en voyant toutes les médailles accrochées sur la poitrine des princes et des rois. Parce qu'il y en a souvent une sacrée quantité et je me demande qu'est-ce qu'ils ont bien pu faire pour en afficher autant. Par exemple la princesse Anne. Au passage on remarquera que pour la nommer je me conforme à un titre que je conteste et à un système qui m'impose, qui nous impose son vocabulaire donc ses règles. L'art de tourner en rond. <br /> Second remarque à propos de cette photo : la présence des 3 enfants au balcon. La situation est tellement banale qu'on ne mesure pas l'énormité du ridicule. Une foule d'adultes leur exprime, par une logique d'ensemble, leur déférence. Il est certain qu'eux-mêmes trouvent la situation naturelle si jamais un jour ils en viennent à se poser la question, ce qui est peu probable. <br /> Concernant la prérogative qu'à la classe dominante à imposer les faits ou les situations et leur vocabulaire j'ai lu ce matin une remarque très juste dans une chronique d'Arret sur images :<br /> " Et puis j'ai repensé à ce terrible petit bouquin de Geoffrey de Lagasnerie, Sortir de notre impuissance politique, paru en 2020, qui disait en substance et sans prendre de gants que la pensée de gauche radicale était en train de crever à force de se cantonner à la réaction. Ça érode, l'indignation. C'est tout le temps pareil : le camp d'en face invente une saloperie, on s'énerve, on trouve un angle bien senti et des arguments étayés pour démonter le projet, l'article paraît, le projet a quand même lieu "<br /> Thibaud Prévôt 2022 09 22<br /> PS : pour la saloperie en en cour, voir leur projet sur les retraites.
Répondre