11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 07:01

http://www.cndp.fr/crdp-reims/ressources/dossiers/bicentenaire_rectorat/img/p17/doc4.jpgComme ministre de l’enseignement supérieur, Alice Saunier-Séïté fut une pure horreur. Presque au niveau de Pécresse. Elle fut la ministre de Giscard qui, bien avant Sarkozy, voulut rabaisser l’enseignement républicain. Giscard avait d’ailleurs nommé, en René Haby, un ministre de l’Éducation (et non de l’Éducation nationale). Il savait ce qu’il faisait, le faux noble de Chamalières.

 

Alice portait les noms de son père et de son deuxième mari, l'inspecteur général Séïté. Cette fille de petit boulanger ardéchois fut une hystérique de l’anti gauche :

 

« Vers 1955, à l’âge de trente ans, … la politique éducative de la France me paraissait une improvisation démagogique, dépourvue de perspectives et soumise au poids croissant du syndicalisme et du marxisme… Rien n’était préparé… Ce fut une improvisation incohérente et fatale. Je souffre de la décadence de l’école, de la culture et de l’intelligence françaises ». Le résultat, c’est une jeunesse qui ne sait, correctement, ni lire, ni écrire, ni compter, ni se situer dans l’espace géographique mondial, ni dans le temps de l’histoire ».

 

Tous ceux qui, comme moi, ont commencé leur scolarité dans les années cinquante savent que cette analyse était du Kim Il Sung à l’envers et ne reposait sur aucun fondement. De même, elle déplorera que l’université devienne « la foire des cogitations libérées, la braderie de tous les diplômes, la cour des miracles de tous les marginaux ». Toute sa vie, elle a vomi les enseignants républicains : « De l’idéal républicain, de la Déclaration des droits de l’homme, de la morale du travail et de la vérité, de ces bases des leçons de nos instituteurs jusqu’à la seconde guerre mondiale, que reste-t-il dans nos enseignements aujourd’hui ? Il n’y a plus d’idéal, mais une idéologie. Il n’y a plus de fraternité, mais l’esprit de revanche d’une classe de fonctionnaires. Il n’y a plus de travail, mais le culte du temps libre. Il n’y a plus de vérité, mais la désinformation haineuse et radoteuse du marxisme qui s’étale jusque dans les manuels scolaires ».

 

Elle fut l’autrice d’une thèse d’État qu’elle fit retirer de tous les endroits statutaires où les thèses sont censés se trouver. La thèse était-elle nulle ?

 

En 1978, elle promulga un décret visant à virer de l’enseignement Supérieur tous les assistants, y compris ceux qui avaient fait leur preuve en matière d’enseignement et de recherche mais qu’elle et Giscard/Barre refusaient de titulariser. La première mesure annoncée sur le perron de l’Élysée par le secrétaire général de la présidence de la République en mai 1981 fut l’abrogation de ce décret.

 

Avant d’entrer au gouvernement, elle avait mené une carrière fulgurante : première femme doyen de faculté, première femme recteur. Ci-dessous un lien où sa vie est résumée et illustrée. Sur les photos, à par elle, que des mecs. Beaucoup de vieux. Dans ce domaine, les choses ont changé. Pour le reste, se reporter à la LRU…

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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