J’écoute régulièrement la chronique quotidienne et matinale de Jean-Pierre Gauffre intitulée “ Il était une mauvaise
fois ”.
Jean-Pierre Gauffre est un homme de talent : faire rire et penser de manière paradoxale une fois de temps en temps est chose aisée. Le faire 250 fois par an est très difficile. Gauffre a aiguisé son impertinence auprès de Jacques Martin, autrefois. Sa carrière de chansonnier l’a conduit à bien utiliser et à respecter le français. Sa chronique est, au vrai sens du terme, écrite.
Puisque qui aime bien châtie bien, je me permets une petite remarque. Il commence systématiquement par « Croyez-moi ou pas ». Il est alors en pleine aliénation linguistique (link) car, en l’occurrence, il parle anglais en français : Believe it or not. Spontanément, dans une langue familière, un Français dirait : « Croyez-moi si vous le voulez ».
Ses chroniques s’achèvent toujours par « Mais vous n’êtes pas obligés de me croire ». Dans ce cas, pas de problème.
PS : idéologiquement, ces chroniques posent un autre problème sur lequel je reviendrai peut-être un de ces jours.
BM 25/05/2012