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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 16:07

http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/75/Kitchen_Funnel.jpgChaque pays, chaque peuple a un rapport particulier à la culture.

 

En France, on n'a pas de complexes : les inventeurs de la culture, c'est nous, la culture nous est consubstantielle, et c'est même un Français qui a inventé la formule célèbre selon laquelle la culture, c'est comme la confiture : moins on en a, plus on l'étale.

 

Pour les Anglais, c'est une autre paire de manches. Les Anglais très cultivés vous feront subtilement comprendre qu'il le sont mais vous n'en aurez aucune preuve concrète. Pour tous les autres, la culture est quelque chose d'un peu honteux qu'on aborde en rougissant. Le mot "intellectuel" (forgé en France par des anti-dreyfusards) est presque une insulte.

 

Alors, les Grands-Bretons abordent le savoir par toutes sortes de subterfuges, en biaisant, en faisant comme si de rien n'était, en cherchant la petite bête, en maniant le paradoxe, le but ultime étant de montrer qu'ils en savent plus que tous les autres peuples qui croient savoir, les froggies en particulier.

 

Régulièrement paraît outre-Manche un ouvrage vous expliquant, preuves à l'appui que vous ne savez pas grand chose parce que vous pensiez savoir et, donc, qu'on va tout vous dire.

 

La lecture de ces livres est généralement savoureuse. J'ai retrouvé l'un d'entre eux au fond de ma bibliothèque : The Book of General Ignorance de John Lloyd et John Mitchinson, paru en 2005. Je vais vous en faire profiter tout au long de cette nouvelle rubrique. L'ouvrage est préfacé par le grand acteur Stephen Fry, lui-même très cultivé, auteur de romans et d'essais historiques ou sur la poésie. Il a fait partie de ces artistes qui, comme Hugh Laurie ("Doctor House") se sont opposés à la guerre en Irak. Dans son texte il écrit ceci : "Nous pensons que toute la connaissance humaine est désormais à portée d'un clic de souris. Nous avons tort. Nous ne savons rien".

 

COMBIEN AVONS-NOUS DE NARINES ?

 

Quatre : deux visibles et deux invisibles. La plupart des poissons ont deux paires de narines : deux pour laisser entrer l'eau, deux pour l'évacuer. Comme nous descendons des poisssons, la question est de savoir où se trouvent nos narines invisibles. Bien à l'interieur de notre tête, elles sont dénommées choannae, un mot grec signifiant entonnoir. Ces narines débouchent dans la gorge. Lorsque nous humons, nous le faisons en stéréo. Certaines senteurs nous arrivent par les narines extérieures, d'autres par les narines intérieures.

 

George Orwell, qui avait un odorat exceptionnell, avait coutume de dire que c'était un combat de tous les jours que de voir ce qui était juste devant notre nez.

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Published by Bernard Gensane - dans culture
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