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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 15:05

Marc-Antoine Calas, 28 ans, est retrouvé pendu à son domicile familial de Toulouse le 13 octobre 1761. Pour éviter à leur fils le traitement infligé aux suicidés (la voirie pour toute sépulture), les Calas « dépendent » leur fils. Ils sont accusés, ainsi que la servante, de meurtre.

 

L’étranglement est infligé à Jean Calas après le verdict du procès par le parlement de Toulouse. Ce dernier le condamne à mort le 10 mars 1762. Calas est condamné au supplice de la roue. Il subit la question, une longue séance de torture, mais n'avoue rien. Il clame son innocence. Roué Place Saint-Georges, Jean Calas est étranglé puis brûlé deux heures plus tard.

Afin d'obtenir la révision du procès, Voltaire publie l'ouvrage Traité sur la tolérance. La famille obtient un entretien à Versailles auprès de Louis XV. Le capitoul, c'est-à-dire l'officier municipal de Toulouse, qui avait largement contribué à monter les fausses accusations contre Calas, est destitué. En 1765, Voltaire réussit à faire réviser le procès et à obtenir un arrêt qui déclare Calas innocent et réhabilite sa mémoire.

(Impatienta doloris).

 

http://www.jacobins.mairie-toulouse.fr/expos/mvt/photos/affaire_calas_3_m.jpg

 

Né à Milan en 1920, Roberto Calvi fut « le banquier de dieu », tellement il était chez lui au Vatican. Ce président de la banque Ambrosiano comptait d’autres clients célèbres : des chefs mafieux, des leaders de partis, des responsables de la loge maçonnique P2.

Il disparaît le 10 juin 1982, en laissant un déficit de 1,4 milliard de dollars. Six jours plus tard, sa secrétaire depuis plus de trente ans, « refusant de s’associer davantage à son déshonneur » se défenestre. Le 18, on découvre Calvi pendu à un des arcs du pont de Blackfriars (les « frères noirs » bien nommés », à Londres. La famille a mis en doute la réalité de ce suicide.

Mgr Marcinkus, le grand argentier du pape (ancien garde du corps de Paul VI !), qui fut également inculpé par la justice dans le cadre de cette affaire, reçut la protection de Jean-Paul II (qui, rien que pour cela, mériterait d’être béatifié) et quitta l’Église en 1990.

(Æquivocus).

 

http://www.archelaos.com/popes/imgx/Roberto_Calvi_4.jpg

 

La peintresse anglaise Dora Carrington (elle se faisait appeler « Carrington ») fut l’amie et la muse des plus grands esprits anglais de l’entre-deux-guerres : E.M. Forster, Keynes, D.H. Lawrence, Bertrand Russel, Virginia Woolf (autre suicidée) entre autres. Bisexuelle, elle rencontre l’homme de sa vie, Lytton Strachey, écrivain, critique, objecteur de conscience et homosexuel. Avec Ralph Partridge, l’ami de Lytton, ils forment un ménage à trois. Strachey mourut d’un cancer en 1932. Six semaines plus tard, Carrington enfila la robe de soie jaune de Lytton et se tira une décharge dans la poitrine.

En 1995, un beau film lui fut consacré avec Emma Thompson dans le rôle principal.

(Impatienta doloris).

 

http://www.mantex.co.uk/wp-content/uploads/2009/09/dora_carrington_3.jpg

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