16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 06:56

Il aurait peut-être pu devenir l’acteur masculin étatsunien du XXe siècle.

 

Né à New York le 4 mars 1913 dans une modeste faille juive, il décéda le 21 mai 1952 dans des circonstances troublantes. Il fut l'incarnation du rebelle dans le cinéma hollywoodien des années 1940. Son jeu moderne influença James Dean, Montgomery Clift, et Robert DeNiro.

 

En 1942, il est réformé pour un problème cardiaque, mais contribue à l'effort de guerre à sa manière, en organisant des spectacles sur les différents fronts et en joignant la Ligue Anti-Nazi d'Hollywood.

 

Dans les années 1950, il est une victimes du maccarthisme et, à ce titre, inscrit sur la liste noire du cinéma. Sans être communiste, il s’affirme solidaire des victimes communistes. Le 20 mai 1952, après avoir tenu tête à une commission d’enquête très inquisitrice, il meurt d’une dose massive de drogue. Suicide ou meurtre camouflé ? On ne saura sûrement jamais.

 

Son plus grand succès restera sûrement Le facteur sonne toujours deux fois.

 

(Æquivocus)

 

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Judy Garland : une des chanteuses et actrices les plus douées de sa génération.

Ainsi à 13 ans, en 1935, elle passe une audition devant Louis B. Mayer, patron de la Metro-Goldwyn-Mayer, qui lui offre un contrat sans passer de bout d’essai. En 1939, avec son rôle de Dorothy dans Le Magicien d'Oz, elle est propulsée, à 17 ans, au rang de star. Elle obtient un oscar.

 

Sa vie sera une alternance de succès artistiques et de dépressions. Elle reçoit (fictivement) un oscar pour son rôle dans Une étoile est née. Elle fait une première tentative de suicide en 1950.

 

Judy Garland, qui se maria cinq fois, est devenue une icône dans la communauté homosexuelle. Le 22 juin 1969, à 47 ans, elle ingurgite une forte dose de barbituriques dans la salle de bain de son appartement londonien. Elle était la mère de Liza Minelli.

 

(Impatienta doloris)


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Romain Gary, de son vrai nom Roman Kacew fut un romancier français, de langue française et de langue anglaise, né le 8 mai 1914 à Vilnius (Lituanie). Il meurt à Paris le 2 décembre 1980 à Paris.

Cas unique dans l’histoire du prix Goncourt, il l’a reçu deux fois (la première en 1956 sous son nom de plume habituel pour Les racines du ciel et la seconde, en 1975, pour La vie devant soi, sous le pseudonyme d’Émile Ajar). Le secret demeura bien gardé pendant longtemps, Yvonne Baby, une journaliste du Monde allant même jusqu’à publier un long entretien, faussement authentique, d’Émile Ajar, en retraite au Danemark.

 

En février 1943, il est rattaché en Grande-Bretagne au Groupe de bombardement Lorraine. C'est durant cette période que Romain Kacew choisit le nom de Gary (signifiant « brûle ! » en russe) qui deviendra son pseudonyme. Il est affecté à la destruction des bases de lancement des V1. Le lieutenant Gary se distingue particulièrement le 25 janvier 1944 alors qu'il commande une formation de six appareils. Il est blessé, son pilote est aveuglé, mais il guide ce dernier, le dirige, réussit le bombardement, et ramène son escadrille à sa base. Il est fait compagnon de la Libération et nommé capitaine de réserve à la fin de la guerre.

 

Il épouse la femme de lettres britannique Lesley Blanch, puis l’actrice étatsunienne Jean Seberg (À bout de soufle) ; il divorcera des deux. Avec Jean, il aura un fils, Diego, aura vu ses deux parents se suicider.

En 1978, lors d'un entretien avec la journaliste Caroline Monney, lorsque celle-ci lui pose la question : « Vieillir ? », Romain Gary répond : « Catastrophe. Mais ça ne m'arrivera pas. Jamais. J'imagine que ce doit être une chose atroce, mais comme moi, je suis incapable de vieillir ».

 

En 1945, alors qu’il devient impuissant, il écrit Au-delà de cette limite, votre ticket n’est plus valable. Pour lui, la tour de Pise ne se redressera plus jamais.

 

Romain Gary se suicide le 2 décembre 1980 en se tirant une balle dans la bouche. Il laisse une lettre dans laquelle est notamment écrit : « Jour J. Aucun rapport avec Jean Seberg. Les fervents du cœur brisé sont priés de s’adresser ailleurs. […] Alors pourquoi ? Peut-être faut-il chercher la réponse dans le titre de mon ouvrage autobiographique La nuit sera calme et dans les derniers mots de mon dernier roman ” : Car on ne saurait mieux dire. ” Je me suis enfin exprimé entièrement. »

(Tædium vitæ).

 

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Drôle de bonhomme que François Genoud. Connu pour son rôle de banquier du Troisième Reich, il est l'exécuteur testamentaire d’Hitler et de Goebbels, et devient le financier des combattants palestiniens et du FLN algérien. Il est surnommé « le banquier du FLN » par Jacques Vergès, les dirigeants lui ayant confié un trésor dont ils ne reverront plus jamais la couleur. Il se convertit à l’islam et se lie d’amitié avec le leader des Frères musulmans en Europe. Selon L'Express, c'est par son intermédiaire que Jacques Vergès assure la défense de Klaus Barbie. Il devient l’ami de Carlos. Dépressif, depuis la mort de sa seconde épouse en 1991, malgré un livre que lui a consacré Pierre Péan, (L'Extrémiste - François Genoud, de Hitler à Carlos) il se suicide à l’âge de 80 ans, avec l'aide et en présence de membres de l'association Exit, le 30 mai 1996.

 

(Tædium vitæ).

 

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 On n’en parle guère en haut lieu, ni même dans les colonnes de nouvelobs.com, où il ne faut surtout pas toucher à la famille royale britannique. Pas grand-chose à dire de son règne, si ce n’est que, en 1917, alors que Kerenski insistait auprès du gouvernement britannique pour que le tsar Nicolas II et sa famille puissent se réfugier en Angleterre afin d'échapper aux bolchéviks, George V, pourtant proche de son cousin Nicolas, s'opposa à la venue de la famille impériale.

 

George V mourut le 20 janvier 1936 au château de Sandringham, et il fut enterré à la chapelle Saint-Georges du château de Windsor. Sa fin fut aidée par son médecin, Lord Dawson, qui lui administra une injection létale de cocaïne et d’acide cyanhydrique. Le médecin voulait abréger les souffrances du roi mourant d’une insuffisance respiratoire irréversible.

Bien qu’officiellement les derniers mots de George V aient été « Comment va l’Empire ? », ils furent plus vraisemblablement (malgré ce qu’en pense les censeuses de nouvelobs.com) « Bugger Bognor » (« Je me fous de Bognor », son lieu de villégiature).

Lors de la procession funèbre de George, la croix de Malte tomba de la couronne et atterrit dans le caniveau. Ceci fut considéré comme un mauvais présage pour son successeur, Édouard VIII, qui abdiquera avant la fin de sa première année de règne.

 

(Valetudinis adversæ impatienta).

 

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Published by Bernard Gensane - dans culture
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