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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 15:37

Roy Andries de Groot naquit à Londres en 1910, d’un père hollandais, artiste et d’une mère appartenant à la noblesse française. Il fut blessé aux yeux durant la Seconde Guerre mondiale et devint complètement aveugle au bout de 20 ans. Il n’en devint pas moins un très grand critique gastronomique aux États-Unis où il avait émigré en 1941 et acquis la nationalité en 1945.

 

Son livre L’Auberge de l’âtre en fleur (Recipes from the Auberge of the Flowering Hearth), inspiré de l’art de deux cuisinières françaises qui cuisinaient en fonction des saisons, devint un classique outre-Atlantique.

 

Le 16 septembre 1983, il se tira une balle dans la tête à son domicile de Greenwich Village.

 

(Tædium vitæ)

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51NXeNL6xKL._AA300_.jpg

 

 

Lorsque Pierre Bérégovoy se suicida, François de Grossouvre confia : « Le suicide est comparable au geste désespéré du rêveur pour rompre son cauchemar. Pour un homme d’État ou un homme public, c’est aussi un message codé. » Quoi de plus clair alors que le suicide par balle d’un 357 Magnum,  dans son bureau de l’Élysée, d’un proche de Mitterrand qui connaissait bien des secrets de la République mais qui était tombé en disgrâce.

 

Il venait de la droite pure et dure, avait même été membre du Service d’ordre légionnaire du collaborateur Darnand avant de rejoindre la résistance. Il avait fait fortune dans le sucre, avait aidé financièrement Giroud et JJSS lors de la fondation de L’Express. Il avait grenouillé au Sdece et avait été l’un des bailleurs de fonds de Mietterrand ans les années soixante.

 

Il fut le parrain de Mazarine Pingeot, dont il protégea l’existence.

 

Deux heures avant de se suicider, il devait se rendre pour le dîner chez un ancien premier ministre gabonais. Il fit envoyer à 18 heures un bouquet de fleurs à la maîtresse de maison avec un petit mot : « Je me réjouis d'être avec vous ce soir ».

 

L'enquête judiciaire, sans expertise balistique, conclut au suicide. Cela dit, le rapport d’autopsie stipulait que le corps présentait « une luxation avant de l'épaule gauche et une ecchymose à la face », alors que le corps de François de Grossouvre a été retrouvé assis dans son fauteuil.

 

Un mystère florentin de plus ?

 

(Impatienta doloris/jactatio).

 

F.de-G.jpeg

 

 

Louis-Gabriel Guillemain (1705-1770) fut un extraordinaire violoniste.

 

Il devient en1729 symphoniste à l’opéra de Lyon. Par la suite, après être monté à Paris, il officiera dans de nombreux domaines de la musique.

En 1759, il entre au service du roi comme violoniste.

Alors qu'il se rend à Versailles, il se suicide de 14 coups de couteau. Louis-Claude Daquin (le compositeur du fameux “ Coucou ”) a écrit dans sa Lettre sur les hommes célèbres : « Lorsqu'on parle d'un homme plein de feu, de génie et de vivacité, il faut nommer M. Guillemain, Ordinaire de la Musique du Roi ; c'est peut-être le violiniste le plus rapide et le plus extraordinaire qui se puisse entendre. Sa main est pétillante, il n'y a point de difficultés qui puissent l'arrêter, et lui seul en fait naître dans ses savantes productions qui embarrassent quelquefois ses rivaux. Ce fameux artiste est parmi les grands Maîtres un des plus féconds et l'on convient que ses ouvrages sont remplis des beautés les plus piquantes ».

 

(Furor).

 

http://blog.annefuzeau.com/wp-content/uploads/2010/09/exemple11-300x227.jpg

 

 

 

Un mot sur Louis de Guiringaud (que Le Canard enchaîné appelait naturellement Guiringard). Ce diplomate de carrière fut nommé ministre des Affaires étrangères en août 1976 et à nouveau en mars 1977 et avril 1978. En octobre 1978, il tient des propos controversés en rejetant sur les chrétiens la responsabilité de la guerre du Liban et sur les milices chrétiennes la responsabilité de son aggravation.

Il se donna la mort le 15 avril 1982 à son domicile parisien d’un coup de fusil de chasse dans la poitrine. Il n’y eut pas foule d’officiels à son enterrement.

 

(Impatienta doloris).

 

http://www.election-politique.com/images/dirigeants/france_deguiringaud.jpg

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Published by Bernard Gensane - dans culture
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commentaires

BM 11/07/2012

Grossouvre comme Stavisky ?

BM 11/07/2012

Je m'aperçois que mon commentaire peut prêter à confusion, toutes mes excuses.

Des deux personnages que je cite, je ne compare que les circonstances du décès. Pas la manière dont ils ont vécu leurs vies respectives.

"Ca va encore mieux en le disant."

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