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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 15:21

 

http://marionca.perso.libertysurf.fr/images/mohamz.JPGMohamed Amzert, réalisateur algérien de 46 ans exilé en France, ne parvenait pas à concrétiser ses projets.

 

Le 12 mai 1995, il s'est s'immolé par le feu dans le parc de Choisy, à la périphérie du XIIIe arrondissement de Paris. A l'arrivée des pompiers, Amzert s'est levé du banc, en flammes, les bras tendus, et a tenu un discours. Les sauveteurs n'ont retenu qu'une petite phrase: « Je suis un homme libre. » Il était 10 h 50. Trop tard. Dans sa poche, les policiers ont retrouvé un livre de Sartre à la couverture calcinée; au détour d'une phrase on pouvait encore lire: «10 h 45. »

 

Ce diplômé de l'université de Vincennes voulait « mettre fin à une humiliation quotidienne et attirer l'attention des pouvoirs publics des institutions sur la situation désespérée de nombre de [ses] compatriotes. »

 

Auparavant, il avait enregistré ce message sur le répondeur d'un ami :

 

« J'en ai marre de tous ces exils. Je vais mourir aujourd'hui, maintenant. Bon courage. »

 

Il laissa un scénario : Bouellem, pas de chance, où le protagoniste, en exil à Paris, se suicide en mettant le feu à ses vêtements, gare du Nord.

 

(Impatientia doloris/jactatio).

 

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