9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 14:41

http://www.thesundaytimes.co.uk/sto/multimedia/dynamic/00279/23_TLA_279128sp.jpgUn haut dignitaire de l’armée syrienne, ami d’enfance du chef de l’État, a fait défection pour rejoindre la France où réside sa sœur Nahed, multimilliardaire, très introduite dans le Tout-Paris des affaires et de la politique. Fille d’un haut dignitaire du régime syrien, Nahed est la veuve du milliardaire saoudien Akram Ojjeh qui, en mourant en 1991, lui a laissé une fortune considérable.

Nahed Ojjeh s’est servi de son argent pour parrainer de multiples causes culturelles et artistiques : elle a fait restaurer le domaine de Chantilly et le musée de Condé, elle s’est montrée généreuse envers le Louvre, elle a commandité l'exposition du centenaire de la naissance de Jean-Paul Sartre, elle a aidé la BNF à racheter neuf volumes des Mémoires d'outre-tombe ainsi que le manuscrit du Voyage au bout de la nuit.

Par ailleurs, elle a obtenu des diplômes de psychologie, de philosophie, elle a soutenu en 1996 un DEA de sciences politiques, puis un doctorat sur “ Les méfaits de la mondialisation dans les pays du tiers-monde ”. Elle est donc devenue bien plus titrée qu’un de ses commensaux préférés, chiche en peaux d’âne et ancien président de la République (rappelez-moi donc son nom).

En 2001, elle prit le contrôle du très mondain club d'échecs parisien Caïssa, en le rebaptisant NAO – pour Nahed Ojjeh Chess Club – et en le dotant d'un budget de 500 000 euros. DSK en fut (en est toujours ?) membre.

Pendant quatre ans, dans les années 1990, elle vécut une belle histoire avec Franz-Olivier Giesbert. On dit que, durant cette période, il écrivit ses meilleurs livres. Elle aurait quasiment joué le rôle d’Elsa pour Aragon. FOG vécut alors dans un luxe inouï, ce qui le conforta assurément dans ses opinions progressistes. Elle avait été précédemment la compagne discrète de Roland Dumas (il n’avait que 37 ans de plus qu’elle) qui avait, pour sa part, musclé ses convictions de ministre socialiste des Affaires étrangères (cette liaison a dû beaucoup plaire à Washington et à Tel-Aviv) avant de présider aux destinées du Conseil constitutionnel. Pour aider à la réélection de son chéri en Dordogne, elle promit d’offrir un scanographe à l’hôpital de Sarlat. Dumas fut battu et la charmante ville du Périgord se passa de scanner. Lors de l’instruction de l’affaire Elf, les juges Joly et Vichnievsky eurent le front de l’interroger à propos de ce savoureux méli-mélo.

Aujourd’hui, Dumas se fait bien vieux. Quant à Franz-Olivier Giesbert, il est toujours aussi prompt à donner des leçons à tout le monde chaque fois qu’il éructe sur les plateaux de télévision (link).

 

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Published by Bernard Gensane - dans Politique
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Pierre Verhas 09/07/2012

Je pense que ton président a une taille réduite (il est vrai que son successeur n'est pas beaucoup plus grand...). Cet article ne fait que conforter l'idée que l'élite ou prétendue telle dépend des
largesses des potantats du pétrole, de la banque, des armes et peut-être même de la drogue. Elle est entourée de courtisans et de vils flatteurs dont l'ineffable FOG est la caricature.

Mon petit doigt me dit que cette "élite" ne tiendra plus très longtemps le haut du pavé. Le tout est de savoir qui la remplacera...

BM 10/07/2012

Elle doit être fortiche, celle-là, pour avoir réussi à faire écrire ses "meilleurs" livres à FOG. (Remarquez, dire de certains livres de FOG qu'ils sont ses "meilleurs" ne veut pas dire qu'ils sont
"bons" de manière absolue...)

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