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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 16:23

(Source : Le Républicain Lorrain) :

http://a7.idata.over-blog.com/1/06/13/86/PHOTOS-19/MANOLIS-GLEZOS.jpg

 

A 18 ans, en 1941, il enlevait avec un compagnon le drapeau nazi flottant sur l’Acropole dans une opération devenue légendaire. 71 ans plus tard, Manolis Glezos résiste toujours, cette fois contre la «tutelle» étrangère imposée à la Grèce pour la sauver de la faillite.


Figure emblématique de la gauche radicale grecque, Manolis Glezos, 89 ans, a formé tout récemment un mouvement avec le célèbre compositeur Mikis Théodorakis, 87 ans, «Résistance des Peuples Démocratiques Unis» (Elada), destiné à lutter contre les mesures d’austérité dictées aux Grecs par les bailleurs de fonds du pays. « La Grèce a conquis sa liberté, mais pas son indépendance. Sur l’échelle de la sujétion, nous frôlons les 100 %, pour tout, ce sont les étrangers qui décident », assène ce pétillant octogénaire, faisant allusion à la situation financière actuelle du pays, dépendant de l’aide internationale.


« L’ennemi c’est le G20 »

Devant l’impossibilité d’accéder aux marchés, la Grèce espère un deuxième plan de soutien de l’Union européenne et du FMI, qui exigent en contrepartie des mesures d’austérité, violemment contestées dans les rues d’Athènes dimanche dernier.


Arrêté trois fois sous l’Occupation, Manolis Glezos a échappé de peu au peloton d’exécution. Son engagement dans la résistance, puis son militantisme communiste, sous des régimes autoritaires et militaires, lui ont valu deux condamnations à mort et douze ans dans « presque toutes les geôles du pays ».


Aujourd’hui, le militant souhaite une prise de relais par la jeunesse « pour descendre tous les drapeaux qui oppriment ». Mais, contrairement à de nombreux Grecs, hérissés par les exigences de rigueur de l’Allemagne en particulier, l’ex-résistant se garde de tout amalgame entre l’occupant d’hier et le sourcilleux partenaire d’aujourd’hui. Pour lui, «l’ennemi, c’est le G20, l’union des impérialistes».


Pour se sortir de la crise, la Grèce devrait donc ne compter que sur elle : « ne plus consacrer un sou aux dépenses militaires », refuser de rembourser une dette qui n’est « pas légitime », s’en prendre à la fraude fiscale et aux « cumulards du secteur public », «mais en protégeant la santé, l’éducation, la recherche».

Et puis, quand même exiger de l’Allemagne qu’elle s’acquitte de son propre dû, en remboursant le prêt obligatoire au régime nazi, « la seule fois où la Grèce a prêté au lieu d’emprunter » lance-t-il avec malice sous sa moustache. « Avec les dommages de guerre », qu’Athènes se réserve toujours le droit de revendiquer, « c’est 162 milliards d’euros, sans les intérêts ».

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Published by Bernard Gensane - dans Politique
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