Nos médaillés olympiques ont donc paradé sur les Champs-Élysées aux frais de leur sponsor (en bon français : parrain) Adidas. Les journalistes de nos chaînes de service public ont bien pris garde de ne jamais prononcer le nom d’Adidas alors que la marque s’étalait partout et tout le temps à l’écran.
Adidas n’a pas toujours appartenu à Bernard Tapie. La société fut fondée par deux frères, membres du parti nazi. Selon Wikipédia, les frères Adolf et Rudolf Dassler étaient propriétaires, chacun pour moitié, de l'entreprise Schuhfabrik Gebrueder Dassler (fabrique de chaussures des frères Dassler) à Herzogenaurach près de Nuremberg. Adolf (sic) créait les chaussures et organisait leur fabrication ; Rudolf les vendait dans tout le pays. Leur entreprise était florissante. Quand Hitler arrive au pouvoir, ils rejoignent le parti Nazi. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, les frères Dassler furent mobilisés et obligés de s'éloigner de leur entreprise. Adi fournit les bottes de la Wehrmacht et Rudi fut soupçonné au moment où il fut fait prisonnier par les alliés, les Américains d'être un SS.
Sur les bus transportant les sportifs français, on pouvait lire le slogan d’Adidas : « Adidas is all in », qu’on peut traduire par « Adidas donne tout », ou encore « Adidas à fond la caisse ». Et en très grosses lettres, en étasunien globish immonde : « All bleus ».
Porté par l’ambiance, le jeune journaliste de France 2 évoqua « le retour des héros ». Des héros, moi je veux bien. Mais avaient-ils été plus ou moins héroïques que le groupe Manouchian ?
PS ; j'ai publié cette note sur le site du Grand Soir, sous le pseudonyme de Théophraste R. (pseudo collectif). Dwabaala, un lecteur que j'apprécie beaucoup, y est allé des commentaires suivants :
Adidas, fine appellation : la concurrence coulée par le fond, à laisser les péniches des autres.
Chacun sait le cri d’une population qui ne peut dire qu’elle n’a reçu que le quart dans son dû : rien n’est trop beau s’il s’agit de grandeur.
Mais son coeur est aussi pour le vaincu, qui se tord l’humérus.
Nous parlons des coureurs de fond, aux caleçons de satin, dont les crampes nous font bouder.
Il ont habité des gîtes, et pratiqué des sports en ferme.
Nous avons vu ceux qui crawlent près du fond, un don coûteux.
Nous avons vu la Chine et les Nippons, cette Chine qui a de l’attrait pour le Pakistan.
Enfin, ce qui passionna Théophraste R. : Le bout de la tresse qui était caché par de pieux voiles.

Geronimo87 14/08/2012
Geronimo87 15/08/2012
Geronimo87 15/08/2012