Thierry Roland est mort. Les arbitres tunisiens, ainsi que leurs confrères bulgares, les joueurs coréens (tout petits et qui se
ressemblent tous) et bien d'autres catégories d'infra-humains ont allumé un feu de joie pour danser la carmagnole autour.
Pour Télérama, Aurélien Ferenczi vient d'écrire (presque sans anglicisme link) "Thierry Roland, l'homme qui avait fait du commentaire de comptoir un art". Je propose ici le début de son article :
Voilà une « nécro » qui ne commencera pas par : « Thierry Roland est mort à 74 ans, ce grand homme a révolutionné son domaine d'expertise [sic], etc. ». Permettez-moi plutôt de l'entamer par un souvenir personnel : c'était à la fin des années 70, l'époque où, ado, on se glissait à Roland-Garros en achetant des billets « autres courts » à 15 francs (ou moins). Bref. Une grosse berline s'arrête devant un panneau «Interdit de stationner », Thierry Roland en descend. Un brave type, moins vigile que bénévole, lui dit qu'il est désolé, mais qu'il ne peut pas se garer là. « Vous savez qui je suis ? » Oui, répond le type, franchement emmerdé, qui s'excuse encore mais décidément, non, il ne peut pas se garer là. « Et bien Monsieur, je suis Thierry Roland (notez que le type le sait déjà), et je vous pisse à la raie », lança le malotru, qui partit sans bouger sa voiture. L'ado que j'étais apprenait une expression imagée, comprenait d'un coup que le pouvoir donnait le langage, que le langage renforçait le pouvoir, et que la télé rendait fou. Quel leçon ! Merci Thierry !
Dandidan 18/06/2012
Oldfart 18/06/2012
Oldfart 18/06/2012
Pierre Verhas 19/06/2012
Dandidan 23/06/2012