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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 06:59

http://2.bp.blogspot.com/_ZOTNU7fWM_Y/TTmXYQ5lQZI/AAAAAAAAEds/2TkESMxj_2U/s1600/jospin-tacle.jpgIl est de bon ton, dans certains milieux, d'estimer que François Fillon est un homme politique un peu neu-neu. C'est une erreur. On ne devient pas Premier ministre par l'opération du saint-esprit. C'était valable aussi pour Édith Cresson. On ne demande pas (plus ?) à un Premier ministre d'avoir du charisme et une vision politique fulgurante.

 

Voici ce qu'en mars 2000 Fillon disait du gouvernement Jospin. Un bel exemple de lucicité :

Le point le plus vulnérable de la gauche – le plus fondamental – c'est qu'elle n'est pas de gauche ! Ce constat critique, secrètement partagé par de nombreux électeurs et sympathisants de gauche, exacerbe et désoriente la majorité socialiste en place. Seule la vérité fait mal. La gauche gouvernementale a mauvaise conscience. Elle sait pertinemment que sa gestion économique est sous la coupe de l'économie de marché et du capitalisme globalisé ; elle sait pertinemment qu'elle est dans l'incapacité d'offrir une alternative sérieuse. […] Plus le nombre des privatisations augmente (France Tlélécom, Crédit Lyonnais, Thomson, CIC, GAN, Aérospatiale, Air France ...) plus la bourse grimpe (près de 100% en trois ans, plus les champs de la concurrence s'élargissent (télécommunications, énergie, secteur bancaire, assurances) plus on nous explique que tout cela s'inscrit dans une dimension socialiste et humaniste.

 

Quatre ans plus tard, Philippe Séguin écrivait : 

La social-démocratie, c'est l'acceptation du libéralisme échevelé avec, pour faire bonne mesure, quelques mots de regrets.

 

Source : Le Monde Diplomatique, novembre 2011.

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