3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 15:08

RP2Carré rouge rappelle les nouvelles mesures d’austérité qui vont frapper une société grecque déjà à genoux :

Aujourd’hui, en plus, ils vont réduire de 22% le salaire minimum ; 
 réduire de 22% le montant minimum des pensions ; 
 réduire de 22% les allocations de chômage ; 
 licencier 150.000 fonctionnaires d’ici 2015 ; 
 démanteler ce qui reste de la protection sociale et vendre ce qui est encore public pour trouver 50 milliards d’euros. »

La cure va bientôt tuer le malade. Comme en France, où l’on compte désomais 11 millions de pauvrs, dont 3 millions de très pauvres.

 

Envolons-nous pas très loin de l’île Maurice et de son sable fin. Divergences  reprend un article de John Pilger sur l’archipel des Chagos :

Au début des années 1960, le gouvernement travailliste d’Harold Wilson acquiesça secrètement à une demande de Washington pour que l’archipel des Chagos, une colonie britannique, soit “nettoyée” de ses 2500 habitants afin qu’une base militaire puisse être construite sur l’île principale de l’archipel, l’île de Diego Garcia. Quand les soldats américains sont arrivés pour construire la base, ils firent reculer leurs gros camions jusqu’aux baraques de briques dont se servaient les îliens pour préparer les noix de cocos ; des centaines de chiens avaient été emprisonnés dedans. Ils les ont gazés avec des raccords faits à leur pots d’échappement.

Des centaines d’insulaires furent mis de force sur un vieux bateau à vapeur à destination de l’île Maurice, distante de 4000 km. Ils durent dormir dans les cales contenant de l’engrais : de la fiente d’oiseaux.

Cet acte fut commis dans le plus grand secret. Dans un document d’archive officiel, sous le titre de “Maintenir la fiction”, le conseiller juridique du ministère des affaires étrangères exorte ses collègues de camoufler leurs actions en “ reclassifiant ” la population comme étant une population “flottante, nomade” et de “ refaire les règles au fur et à mesure ”. Or la déportation ou le transfert forcé de populations est un crime contre l’humanité. La Grande-Bretagne commis un tel crime en échange d’une ristourne de 14 millions de dollars sur un sous-marin nucléaire américain Polaris.

Aujourd’hui, l’île de Diego Garcia sert les intérêts géostratégiques des États-Unis et de la Grande-Bretagne. Les plus gros bombardements qui ont eu lieu en Afghanistan et en Irak ont été lancés de cette base. Une attaque sur l’Iran partira de là. Comme pour compléter le blason du pouvoir criminel omniprésent, la CIA y a ajouté une prison du style de Guantanamo.

 

Politis : Pour Roger Martelli, historien du PCF, le bon score du candidat du Front de gauche n’est pas surprenant. Il correspond au traditionnel niveau de « la gauche de gauche » : depuis les années 1990, elle rassemble entre 12 et 20 % des suffrages. « La France a une vraie tradition révolutionnaire qui n’est pas à la marge, indique-t-il. L’“a-normalité”, c’était en 2007, lorsque cette gauche est tombée sous la barre des 10 % du fait de sa dispersion. Jean-Luc Mélenchon, qui propose une candidature rassembleuse et a créé une vraie dynamique, a rendu à la gauche de gauche son niveau “normal” ».

 

L’Humanité revient sur l’assassinat du jeune Trayvon Martin :

À l’échelon des États, les Républicains mettent en œuvre des politiques répressives. Car le scandale de la relaxe d’un tueur s’appuie sur une loi baptisée « Stand on your ground » (« Défendez-vous »). Elle a été promue par l’ancien gouverneur Jeb Bush (le frère de l’autre) et votée par la majorité républicaine des assemblées d’État en 2005 et élargit la définition de l’ « autodéfense ». Dès son vote, ses détracteurs affirmaient qu’elle équivalait à un « permis de tuer ».

En Arizona et en Alabama, des lois anti-immigrés ont été votées. Dans le Wisconsin et dans l’Ohio, c’est une législation anti-syndicats qui a été votée par les majorités républicaines. Bref, la stratégie du parti républicain  tient en l’affaiblissement de l’État fédéral et au renforcement des États sur la base d’un État policier». 

 

Dans Le Grand Soir, Philippe Arnaud observe les tueries de Toulouse et de Montauban selon la perspective de nos mentalités archaïques :

On ne peut qu'être frappé par la distorsion entre la modernité du média et l'archaïsme de la mentalité ainsi mise au jour. Un événement du passé revient à la mémoire à ce propos, celui de la Bête du Gévaudan, qui, de 1764 à 1767, fit 80 victimes, principalement dans les territoires des actuels départements de la Lozère (du nord) et de la Haute-Loire.

 

On notera l'incertitude (qui, en l'occurrence, n'a duré que quelques jours) sur la localisation et sur l'identité du tueur. De même qu'on ne savait quelle était la nature de la Bête du Gévaudan (un loup ? plusieurs loups ? une créature fabuleuse tel que le loup-garou ? un animal dressé à tuer ?), on a élaboré des conjectures sur une appartenance supposée du tueur à une association d'extrême-droite, à une mouvance islamiste ou à Al-Qaida. Et, de même que la Bête se déplaçait à plusieurs lieues de distance, le tueur a commis ses forfaits de Toulouse à Montauban. Il est d'ailleurs révélateur que l'objet-symbole de ce tueur ait été non pas le pistolet mais le scooter, marque de sa mobilité, de sa dangereuse ubiquité, comme celle de la Bête du Gévaudan.

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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kulturam 03/04/2012

Front de Gauche international

http://blogs.mediapart.fr/edition/2012-ils-sengagent/article/030412/avec-le-front-de-gauche-une-autre-europe-une-autre-mo

BM 03/04/2012

On parie combien que les mesures d'austérité qui frappent la Grèce, l'Italie, l'Espagne et le Portugal frapperont la France d'ici quelques mois, ou même quelques semaines (après les élections...),
même si M. Hollande est élu ?

C'est en tout cas ce que pensent d'éminents observateurs étrangers :

"(...) M. Jan Kees de Jager, ministre néerlandais des finances : « Nous ne sommes certainement pas en faveur d’une renégociation [du Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance
(TSCG)]. En revanche, si M. Hollande veut mener davantage de réformes, alors nous serons à ses côtés, qu’il s’agisse de la libéralisation des services ou des réformes du marché du travail.(...)
"

"(...) M. Peer Steinbrück, dirigeant du SPD (Parti Social-Démocrate) allemand, a jugé « naïf » l’engagement de M. Hollande à « renégocier une nouvelle fois tous ces accords [européens] ». Il
anticipe un revirement du candidat français : « S’il est élu, sa politique pourrait concrètement différer de ce qu’il a dit. (...) "

Les électeurs qui penseraient que M. Hollande est un homme de gauche sont prévenus.

Source : http://www.monde-diplomatique.fr/2012/04/HALIMI/47566

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