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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 14:58

RP2.jpgChris HEDGES nous propose d’occuper Wall Street (Truthdig)

 

 

Il n’y a plus d’excuses. Soit vous vous élevez contre le pillage opéré par la classe criminelle de Wall Street et contre la destruction de l’écosystème qui permet l’existence de la race humaine, soit vous devenez un complice passif d’un crime inouï. Soit vous goûtez à la liberté et à la révolte et vous vous laissez séduire par leurs parfums, soit vous sombrez dans le désespoir et l’apathie. Soit vous êtes un rebelle, soit vous êtes un esclave.

Être considéré comme innocent dans un pays où le droit ne signifie plus rien, où les entreprises privées ont pris le pouvoir par un coup d’État, où les pauvres et les travailleurs des deux sexes sont réduits au chômage et n’ont pas assez à manger, où la guerre, la spéculation financière et la surveillance intérieure sont les seules occupations de l’État, où il n’y a plus d’habeas corpus, où vous, en tant que citoyen, n’êtes rien de plus qu’un outil aux mains des puissances du privé, un outil qu’on utilise puis jette, c’est se montrer complice de ce méfait épouvantable.

 

Cécile Rousseau (L’humanité) dénonce l’Injustice salariale au Crédit mutuel

 

Depuis une semaine, une partie des 6400 employés du groupe bancaire sont en grève, à l’appel de l’intersyndicale. Ils protestent contre les augmentations substantielles uniquement attribuées aux cadres supérieurs.

Ces cadres avaient reçu une augmentation de salaire de 30% entre 2009 et 2010. La banque, qui défend son image mutualiste avec une certaine éthique, change son fusil d’épaule. D’après Paul Rica, délégué CGT, «  la banque a créé une société anonyme extérieure dans laquelle elle détache des cadres de la direction, on les soupçonne de vouloir cacher leur rémunération, sans passer par une publication légale  ».

 

Par Thierry Brun - 7 octobre 2011 (Politis)

Les fonds de pension se sont bien relevés

En 2010, l’encours des 300 plus grands fonds de pension mondiaux avait augmenté de près de 11%, atteignant la somme de 12500 milliards. Les États-Unis restent le pays où l’encours des fonds de pension est le plus important, représentant environ 34 % du marché. Le Japon, avec 18 % de parts du marché, atteste la poussée de la région Asie Pacifique. Les Pays-Bas comptent pour 6 % de parts de marché, le Royaume-Uni et le Canada pour 5 % chacun. Un fonds de pension japonais (Government Pension Investment, ça doit être du japonais, ça) est en tête avec 1432 milliards de dollars d’actifs en 2010. Vient ensuite la Norvège avec son Government Pension Fund-Global (ça doit être du norvégien, ça ; 550 milliards d’actifs) puis les Pays-Bas avec ABP, un fonds de pension pour les fonctionnaires et les enseignants (318 milliards d’actifs).

 

Alan Woods, La Riposte, propose un article intéressant sur Beethoven à l’écoute (si je puis dire) des idées révolutionnaires : « Beethoven fut l’ami et le contemporain de la Révolution française, et lui demeura fidèle même à l’époque de la dictature jacobine, lorsque des humanistes aux nerfs fragiles, du type de Schiller, lui tournaient le dos et préféraient détruire des tyrans sur des scènes de théâtres, au moyen d’épées en carton. Beethoven, ce génie plébéien, méprisait fièrement les empereurs, les princes et autres magnats – et c’est le Beethoven que nous aimons pour son optimisme inébranlable, sa tristesse virile, le pathos inspiré de sa lutte et cette volonté d’acier qui lui permettait de saisir le destin à la gorge. » Igor Stravinsky.

Son attitude à l’égard des princes et des nobles qui le payaient a été saisie dans un tableau célèbre. On y voit le compositeur, sur une promenade, aux côtés du poète Goethe, de l’Archiduchesse et de l’Empereur. Mais alors que Goethe ôte son chapeau et s’écarte respectueusement sur le passage du couple royal, Beethoven l’ignore complètement et poursuit son chemin. Suffoquant dans l’atmosphère bourgeoise de Vienne, il écrivit ce commentaire désespéré : « Tant que les Autrichiens auront leur bière brune et leurs petites saucisses, ils ne se révolteront jamais ». (Beethoven se trompait. Vingt ans après sa mort, la jeunesse et la classe ouvrière viennoises se sont soulevées, lors de la révolution de 1848.)

L’univers musical de Beethoven ne flatte pas l’oreille. On ne le siffle pas en tapotant du pied. C’est une musique accidentée, une explosion et une révolution musicale qui traduit l’esprit de l’époque. Il n’y a pas seulement la variété, mais également le conflit. Beethoven utilise fréquemment la direction sforzando – qui signifie « forcer ». C’est une musique violente, pleine de mouvements, de soubresauts et de contradictions.

 

A la semana próxima

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