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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 09:36
Sara Forestier
La jeune actrice Sara Forestier vient de remporter le César de la meilleure actrice pour 2011. Il y avait du très beau monde dans cette compétition. Il y a quelques années, elle avait déjà remporté le César du meilleur espoir féminin pour son rôle dans L'Esquive.

En décembre 2008, j'avais publié ces quelques lignes sur mon ancien blog (censuré) :


Sara Forestier contre Marc Jolivet

Je ne regarde jamais les émissions du style “ Chez FOG ”, où l’on cultive un détestable mélange des genres (politique, show biz), et dont il ne reste rien si ce n’est la persona du présentateur et le discours dominant, le faux consensus, l’ embrassons-nous Folleville.


Je suis tombé hier, par hasard, sur ce programme où Giesbert recevait Mélenchon, Allègre, Sara Forestier et Marc Jolivet. Allègre, par ailleurs l’obligé de Giesbert puisqu’écrivant régulièrement pour Le Point, était présent pour justifier son ralliement à Sarkozy, par « pragmatisme ». Il ne faisait pas le poids, si je puis dire, face à Mélenchon, homme de convictions et qui n’est pas le commensal de milliardaires multiples et variés. Qu’à 71 ans, on se vautre encore et toujours pour aller à la soupe est en soi fascinant.




 
Marc Jolivet est un humoriste. Il me fait éclater de rire quand il se dit de gauche et fidèle supporter de Daniel Cohn-Bendit, l’ancienne icône de 68 étant depuis belle lurette plus proche de Madelin que de Jean Jaurès. La politique française crève de ce confusionnisme.

Tous ces gens devisaient gentiment, coupés toutes les trois minutes par des “ sujets ” imposés par Giesbert (interviews sans intérêt, reportages éclairs qui empêchent l’attention du téléspectateur de se fixer) lorsque, brutalement, le ton monta quand Jolivet glissa, mine de rien, que fumer un pétard n’était pas bien grave.

Sara Forestier décida de dire son fait à ce barbon (je m’autorise ce qualificatif car je suis plus âgé que lui) en lui balançant qu’on ne traitait pas de la drogue, de la dépendance à la légère, que des jeunes de sa génération avaient ruiné leur existence en commençant par un joint.

Jolivet répondit à cette parole sincère avec une condescendance légèrement teintée de mépris, l’appelant – pour installer une distance entre elle et lui – « Mademoiselle », ce qui ne se fait jamais dans ce milieu.

Giesbert ne prit pas parti, normal pour quelqu’un qui avoue « faire tout à moitié » et qui a flirté avec l’Algérie Française, le communisme, le gauchisme, le socialisme avant d’épouser le capitalisme pur et dur. Mélenchon traita l’intervention de la jeune actrice avec respect, suggérant qu’il y avait peut-être chez elle une fêlure qui expliquait cette authenticité.

La jeune actrice tint bon, ne se démonta pas face à un type, pour finir, très léger, quoique bedonnant. Elle fut intelligente, acérée, sans peur.

Elle me rappela sa mère. Comme sur la photo ci-dessus...
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commentaires

B
<br /> Ne soyons pas plus people que les people : sa mère, c'est ... sa mère.<br /> <br /> <br />
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J
<br /> pourquoi ? c'est qui sa mère ?<br /> <br /> <br />
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