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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 15:02

http://www.mon-diplome.fr/Diplome/700-6954-Dipl%C3%B4me%20de%20distribution%20de%20gouttes%20au%20grabataires.jpgIl n'y a pas que nos provinces profondes que le kleiner Mann et son gang du Fouquet's ont transformé en désert médical. Les grandes villes pâtissent également d'une politique de la santé qui fait la part belle aux actionnaires privés et aux médecins libéraux.

 

Bernard est un grand malade. Il souffre d'un myélome avancé. Est-ce parce que, agriculteur intensif, il a ingéré, quarante ans durant des produits toxiques que nous retrouvons ensuite dans nos assiettes ? Je ne sais, mais le mal est là. Compliqué d'un oedème aux poumons qui implique une assistance respiratoire permanente et nécessite des ponctions nécessaires et épuisantes.

 

A 75 ans, Jean-Pierre n'a plus du tout le moral. Il "préfère crever", dit-il. Et ce n'est pas la manière dont les établissements hospitaliers toulousains s'occupent de son cas qui incitent à lui redonner le moral. En début de semaine, il a dû subir une ponction lombaire dans un grand hôpital de Toulouse. Le lendemain était prévu sa ponction pulmonaire quinzomadaire. Dans un autre hôpital.

 

On aurait pu penser que le premier établissement l'aurait gardé une nuit puis l'aurait fait transporter dans le second par ambulance. Que nenni ! Dans la France du kleiner Mann et de ses amis, on ne s'encombre pas de vieilles personnes au seuil du grand voyage. On ne les achève pas encore mais mais on accélère le passage vers l'au-delà. Après sa ponction lombaire,  Bernard fut contraint de rentrer chez lui, par ses propres moyens (dans sa voiture conduite par son épouse, elle-même malade), puis de repartir le lendemain pour la capitale de Midi-Pyrénées.

 

Petit détail : Bernard habite à 90 kilomètres de Toulouse.

 

Pour couronner le tout, Bernard subira dans 48 heures un scanner à Agen. Dans une clinique privée.

 

PS : au quotidien, heure après heure, Bernard souffre beaucoup. Aucun des établissements hospitaliers qu'il fréquente ne lui a proposé un puissant analgésique. Bernard se soigne à l'aspirine.

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