7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 10:57

http://img8.xooimage.com/files/4/6/2/zozo-team-banni-re-834427.pngC’est la bande des cinq. Les cinq commentateurs des épreuves d’athlétisme aux JO. Deux d’entre eux valent le détour : Patrick Montel et Nelson Monfort. Nés en 1953, bientôt à l’âge de la retraite. Ils ne peuvent pas se blairer. Pour diverses raisons, mais surtout pour celle-ci : Montfort a envoyé à la poubelle toutes les archives journalistiques de Montel depuis 1984 (link). Celui-ci a tout naturellement traité celui-là de « délinquant ordinaire ».

 

Monfort, qui a besoin de se coller (d’où ses interviews mielleuses) est un requin de la Réunion, agressif et glacé. Pendant les épreuves de natation, il questionne une nageuse française sur sa course. Il ne peut s’empêcher d’évoquer la mort récente et brutale de la mère cette championne, alors que celle-ci est à peine séchée mais que lui dégouline de miel. La nageuse, interloquée, parvient à botter en touche et à parler d’autre chose. Dans le club de cette nageuse, on a beaucoup évoqué ce drame personnel. L’intéressée est parvenu à le dépasser jusqu’à ce que le requin mette les dents dans le plat. À l’arrivée du 3000 mètres steeple, Nelson questionne le médaillé d’argent, un coureur français, doué, sérieux, respectueux de l’adversaire. Très ému, essoufflé, ce coureur lâche que le médaillé d’or, un Kenyan qui est son ami, a eu « quelques problèmes récemment ». Le requin mielleux sait très bien de quoi il retourne. Nous, qui ne savons pas, pensons à un problème de dopage. Le requin enfonce la dent : « Un problème, quel problème ? » Le coureur, un peu perdu, bredouille : « Il a poignardé une femme. » Comme cela, si la police kenyane n’était pas au courant, désormais, elle sait.

 

Quidde l’athlète épileptique ? Il s’agit d’un coureur français qui souffre de cette maladie de longue durée. C’est embêtant, mais on n’en meurt pas. On vit avec, en se surveillant bien. À trois reprises, Montel (qui, par ailleurs, ne s’exprime que par clichés : « il a pris un départ canon », « elle est fréquente ») a évoqué la maladie de ce coureur. Certes, celui-ci en avait parlé de lui-même. Seulement, la maladie relève du domaine privé. Personne d’autre que cet athlète n’est autorisé à évoquer ce problème.

 

Montel et Monfort n’ont pas fini de nous divertir.

 

 

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Published by Bernard Gensane - dans Tranches de vie
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commentaires

Sylvie 08/08/2012

Monfort me dégoûte depuis toujours : jamais pu supporter ce ton inégalé d'obséquiosité et de suffisance mélangées. A part maîtriser l'anglais, quid de ses compétences journalistiques ?

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