Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 05:52
 

Au moment où l'extrême droite totalise 50% de suffrages dans la charmante petite ville varoise de Brignoles, Maxime Vivas, n'écoutant que son courage (je ne plaisante pas), est allé défendre son livre consacré à Robert Ménard à Béziers (dont j'ai rendu ciompte ici).

 

Maxime est revenu très déprimé de Béziers. il lui semble en effet que la victoire de Ménard aux municipales est presque acquise car la gauche est devenue un véritable ventre mou.

 

 

Un administrateur de notre site, auteur de « L’irrésistible déchéance de Robert Ménard, candidat du Front national », a répondu favorablement à une invitation d’EELV pour dire deux ou trois choses qu’il sait du FN et de son candidat à Béziers.


Nos lecteurs les plus assidus trouveront ci-dessous des redites, mais aussi de l’inédit.


Nos nouveaux lecteurs n’en croiront pas leurs yeux.

 

Le Grand Soir

Contextualisation : Ville de 70 000 habitants qui compte pas mal d’habitants d’origine espagnole (amnésiques ?), mais aussi beaucoup de pieds-noirs (rien compris ?), Béziers a vu le FN frôler les 26 %, des voix aux élections présidentielles de 2012, talonnant le président sortant, devançant François Hollande et laissant Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche, à 15 points derrière elle. Eva Joly pour les Verts n’atteint pas 2 % et Philippe Poutou, pour le NPA, plafonne à 0,8 %.


L’UMP espère conserver la mairie avec un maire « décomplexé » dont les thèses sont proches du FN. La lutte est fratricide, mais l’essentiel est ailleurs : le FN y est dédiabolisé et Béziers devient ainsi un laboratoire national en vue de rapprochements futurs entre toutes les droites.


Localement, la gauche est dispersée.


La démagogie électoraliste est portée par des carences dans la gestion de l’équipe UMP, une forte population immigrée et par un contexte de chômage des jeunes.


Il est permis d’être pessimiste.
MV


Bonjour, merci de m’avoir invité, merci d’avoir bravé la pluie.


C’est un peu tendu à Béziers, me dit-on.

 

Il paraît que Robert Ménard est tête de liste du Front National pour les municipales de 2014.

 

Il paraît que son principal adversaire n’est pas très éloigné de leurs idées.

 

Il paraît que Robert Ménard, même s’il l’affronte ici, parce que la situation locale est ce qu’elle est, joue le rôle de poisson-pilote d’un projet national de dédiabolisation du FN en vue d’une collusion future entre la droite classique, républicaine et l’extrême-droite. 

 

 


Il paraît même que Robert Ménard est LE fondateur de Reporters sans frontières.


En 1985 alors qu’il écoute une émission de France Inter, consacrée à Médecins sans frontières il a l’idée qui va le propulser au zénith des médias et assurer sa carrière. Il sollicite l’aide de quelques amis locaux et surtout de Rony Brauman, et du journaliste Jean-Claude Guillebaud, pour fonder Reporters sans frontières. Rony Brauman est alors président de Médecins sans frontières et il a les compétences nécessaires pour faire naître une ONG. Jean-Claude Guillebaud s’est engagé dans le projet jusqu’à devenir le premier président de Reporters sans frontières. ONG dont l’objectif initial était de « promouvoir des formes de journalisme alternatif. ». Objectif rapidement abandonné. Jean-Claude Guillebaud et Rony Brauman ont alors claqué la porte.

 

Le magot de RSF.


En même temps que les hommes de bonne volonté partaient de RSF, la sur-médiatisation s’installait et Robert Ménard triomphait en ces mots d’Amnesty International : « Reporters sans frontières a parfois plus d’écho dans les médias alors que nous sommes cent fois moins importants ».

 

Puis l’argent afflue de partout : Robert Ménard « prospère ! — Il insulte, il prêche, il fait la roue », dirais-je pour citer Victor Hugo (« Les Châtiments »). Ventes de produits-maison par RSF, dons de particuliers compatissants et une partie de vos impôts : subventions du Premier ministre, du ministère de la Culture et de la Communication, ministère des Affaires étrangères, de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie de l’Union européenne (UE : 1 300 000 euros pour les années 2003/2004) de richissimes sponsors privés et les billets verts de l’Oncle Sam qui sait bien faire la différence entre une organisation humanitaire et un relais médiatique de sa politique guerrière. J’y reviendrai.

 

Avant-hier, à mon retour d’un voyage à l’étranger, j’ai appris deux nouvelles :


1) Robert Ménard annonce vouloir porter plainte contre moi pour diffamation et il le fera contre tout support qui reproduirait mes propos. Donc, la presse est libre, mais à condition de ne pas publier les critiques sur Ménard. C’est comme chez ses anciens patrons du Qatar où la presse est libre à condition de ne pas critiquer l’Emir, sa famille, les corps, constitués, les banquiers, les patrons (tout ça est pareil, d’ailleurs). Un poète qatari vient de prendre 15 ans de prison pour un poème sur le printemps arabe.

 

J’ai rêvé où j’ai entendu Ménard dire naguère que la liberté d’expression ne devait pas avoir de limites ? Que les écrits négationnistes pouvaient librement s’imprimer. Ainsi que le Best-seller d’Adolf Hitler : Mein Kampf ?

 

2) J’ai aussi appris que deux militants du Bloc identitaire sont dans l’équipe de Robert Ménard. Un est Arnaud Naudin, le rédacteur en chef de Novopress, le site d’informations du Bloc identitaire. L’autre, Christophe Pacotte, est membre du bureau directeur du Bloc identitaire en charge des sections du Sud-Ouest.

 

 

Lire la suite ici.

Partager cet article
Repost0

commentaires

  • : Le blog de Bernard Gensane
  • : Culture, politique, tranches de vie
  • Contact

Recherche