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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 18:02

Le 11 septembre prochain, les Solfériniens vont-ils commémorer comme il se doit l’assassinat, il y a quarante ans, du président du Chili Salvador Allende ?

 

Rien n’est moins sûr. Mais, sait-on jamais.

 

Pendant ce temps, en Belgique, on se bouge. Des militants de gauche viennent de publier un texte dont j’extrais ceci :

 

 

Comité Allende 40 : notre 11 septembre

 

Le 11 septembre 1973, à Santiago de Chili, un pronunciamiento militaire fait bombarder le Palais présidentiel appelé la Moneda, par l’aviation et déclenche aussitôt une des plus sanglantes répressions qu’une démocratie parlementaire a connue, avec la complicité évidente du gouvernement étatsunien de l’époque du sinistre président Nixon et de son sbire Kissinger.

 

Le Président Salvador Allende, démocratiquement élu en 1970 et ayant procédé à la mise en place d’un système socialiste par la voie constitutionnelle et légale, était devenu dangereux. S’il avait réussi, quel exemple cela aurait été ! Insupportable pour les Étasuniens et les multinationales !

 

 

A l’appui de la CIA, des actions de sabotages furent commises, comme la grève des camionneurs qu’elle a financée. Le pays sombrait dans l’anarchie, suite à cette œuvre de subversion. Mais la coalition de l’Unité populaire qui rassemblait des communistes, des socialistes et des chrétiens de gauche a malgré tout tenu. Elle a même remporté les élections en 1973.

 

Dès lors, le coup d’État était inévitable.

 

Le 11 septembre, après avoir résisté les armes à la main avec quelques compagnons dans le palais présidentiel, Salvador Allende prononça ce qu’on appelle désormais « le dernier discours » où il appelle à la Résistance, tout en recommandant au peuple de ne pas se faire tuer par un ennemi plus puissant. On sait aujourd’hui qu’il se suicida pour ne pas tomber aux mains des militaires félons qui l’auraient humilié en le forçant à l’exil.

 

Des milliers de militants syndicalistes, politiques, de fonctionnaires, de gens de culture ont été emprisonnés, déportés, notamment dans le sinistre camp de l’île de Dawson, au Sud du Chili, non loin du Cap Horn. De nombreux assassinats furent perpétrés par les forces armées, la police et les milices fascistes.

 

Le petit film ci-joint retrace la journée commémorative organisée par le Comité Allende 40 en collaboration avec le CAL (le Centre d’Action Laïque), le 26 juin 2013 – anniversaire de la naissance de Salvador Allende – à Bruxelles. On y entend une interview de Sergio Rojas Fernandez, militant syndicaliste, président du Comité Allende 40, emprisonné par les sbires de Pinochet et qui réussit à se réfugier en Belgique en 1975.  L’autre interview est celle de l’ancien journaliste de la RTBF (radio télévision de service public belge francophone), Josy Dubié, qui effectua la dernière interview de Salvador Allende en septembre 1973, quelques jours avant le putsch. Dubié revint au Chili en 1987 où il tourna un reportage sur la dictature. On y assiste à une scène de répression  particulièrement violente où des jeunes filles sont brutalement embarquées dans les camions de la police.

 

Dubié nous a raconté que les habitants de ce quartier étaient en train de réparer une fresque murale contre la dictature qui avait été souillée par des groupes d’extrême-droite. C’est pendant ces réparations que les forces de « l’ordre » sont intervenues. Sans doute, sans le témoignage de Josy Dubié et de son équipe, l’opinion internationale n’aurait pas pris conscience de la barbarie des sbires de Pinochet soutenus par les impérialistes américains.

 

 

La journée s’est terminée par un hommage aux victimes de Pinochet au square Allende qui a été inauguré l’année dernière, en présence du bourgmestre de Bruxelles, Freddy Thielemans, et du président du CAL, Pierre Galand.

 

D’autres commémorations auront lieu les 7 et 8 septembre 2013 à la Citadelle de Namur où sera installé un square Allende dans le cadre de la grande fête progressiste « Solidaris ». Le 11 septembre 2013 à 11 heures, une séance académique solennelle aura lieu à l’Hôtel de Ville de Bruxelles quarante ans jour pour jour après le coup d’Etat.

 

Pierre Verhas

 

Comité Allende 40, Vieille rue du Moulin, 251, 1180 Bruxelles.

 

Vous pouvez nous aider en versant votre participation au compte :

 

BE51 5230 8056 6962  du Comité Allende 40

 

 

 

Concours littéraire Allende 40

 

Un concours littéraire est dès à présent organisé à l’intention des jeunes de 16 ans à 30 ans sur le thème : leur vision de l’expérience tentée par Allende avant le coup d’état du 11 septembre 1973.

 

Il ne s’agit donc pas d’évoquer avec nostalgie la figure d’un grand Président mais de montrer ce qu’il a laissé comme héritage aux jeunes d’aujourd’hui.

 

A vos plumes donc, documentez-vous si vous connaissez mal sa vie et ses combats et envoyez-nous vos copies dactylographiées de 8.000 signes maximum (environ deux pages dactylographiées) pour le 31 juillet au plus tard, par e-mail

 

à Monique Discalcius, coordinatrice : monique.discalcius@telenet.be.

 

Un jury les lira et la meilleure contribution sera publiée et donnera l’occasion à son auteur de se rendre au Chili et d’y rencontrer des personnalités qui perpétuent la mémoire d’Allende.

 

À vos claviers !

 

 

Outre son site Uranopole, Pierre Verhas est responsable du site Osons le socialisme.

 

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Published by Bernard Gensane - dans Politique
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commentaires

michel 11/09/2013 22:03

On peut être solférinien,comme vous dites ,et penser avec beaucoup d'émotion à cette triste journée du 11/09/1973 qui a vu la dictature soutenue par la CIA mettre un terme par un coup d'état sanglant à l'existence du gouvernement légal du Chili. Le courage de Allende restera à jamais dans nos mémoires. Douter qu'un "solférinien" c'est à dire en ce qui me concerne quelqu'un qui voit dans la politique actuelle menée dans un contexte économique déplorable et sous d'immenses contraintes une voie patiente pour l'amélioration de la vie des gens et la préservation de certains acquis sociaux dont on ne dira jamais assez la fragilité, douter qu'une telle personne pas convaincu du tout par les "ya qu"a" de certaines mouvances croyant que tout obéit au désirs comme au bon temps du soviétisme,douter disais je que cette personne puisse oublier le 11 septembre 1973 est tout simplement méprisant. C'est le mépris de l'antisocialisme primaire qui ose insinuer une quelconque communauté de pensée avec la junte de Pinochet. On peut ne pas être d'accord avec la poltique actuelle mais pas insinuer des amalgames nauséabonds qui discréditent certains donneurs de leçon de politique de gauche. On attend les donneurs de leçon au tournant si d'extrême aventure les électeurs leurs donnaient l'occasion d'éprouver leurs simples et brillantes théories.

arentelle 11/07/2013 11:30

je suis heureuse d'être allée au Chili il y a une dizaine d'années et d'avoir visité La Moneda , ça a été un moment très émouvant

arentelle 11/07/2013 11:27

La place portait à l’origine le nom de Santiago du Chili, la capitale du Chili.

En 2003, en dépit de l’opposition des riverains et de l'avis négatif du conseil d’arrondissement présidé par Michel Dumont, le maire du 7e arrondissement, la place inaugurée sous Napoléon III, fut rebaptisée Salvador Allende par le maire de Paris Bertrand Delanoë, en présence de Jacques Chonchol, ancien ministre de l’Agriculture du président chilien.

arentelle 11/07/2013 11:26

à paris il y a une place et dans le 7ième en plus !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Place_Salvador-Allende

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