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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 06:52

 Pour faire oublier définitivement la revue de presse de Natacha Polony sur les antennes d’Europe1, aujourd’hui une revue spéciale entièrement consacrée (et non pas « dédiée », comme disent les neneux de la pub, de la com’ et des médias) au Grand Soir. On commence par l’éminent Théophraste :

 

Le 10 avril 2013, l’épouse de Vincent Lambert, survivant dans un état végétatif « pauci-relationnel » suite à un accident de la route, a accepté la décision de l’équipe médicale du CHU de Reims d’arrêter l’alimentation et de réduire son hydratation.

Refusant cette décision, les parents et deux des frères et sœurs du malade ont saisi le tribunal administratif qui a ordonné le 11 mai la reprise de l’alimentation, au motif qu’ils n’avaient pas été consultés.

Derrière ce combat, on trouve la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, à laquelle Vincent avait appartenu avant de renier cette allégeance. Cette fraternité fut fondée en Suisse, en 1970 autour de Monseigneur Lefebvre. Le Vatican cessa de la reconnaître en 1975. Mrg Lefebvre ayant décidé d’ordonner lui-même quatre évêques sans l’accord du pape en 1988, il fut excommunié. Depuis, cette fraternité est en situation de schisme par rapport à l’Église.

Les milliers d’Argentins en pleine forme, jetés vivants à la mer du haut d’hélicoptères par la junte argentine n’ont arraché aucun signe de compassion à Mgr Lefebvre de la fraternité (sic) sacerdotale, ni à Jorge Mario Bergogli, évêque de Buenos Aires, aujourd’hui plus connu sous le sobriquet de pape François. On n’a pas entendu beaucoup d’ecclésiastiques s’époumoner en criant des « Laissez-les vivre ! ».

Théophraste R. (Créature de Dieu miséricordieux qui Me distingua parmi des milliards d’autres, morts de n’avoir pu atteindre l’ovule).

 

 

Ahmed HALFAOUI pense que pour l’Afrique la route est encore longue :

 

Beaucoup de choses se sont passées depuis ce 25 mai 1963. Des bonnes et des moins bonnes. Les colons, d’abord, sont partis et l’apartheid a été vaincu. Mais les guerres ethniques, les conflits de frontières, les génocides, sur fond de convoitises sur les richesses africaines, ont endeuillé le continent. L’occupation alaouite du Sahara occidental, sous protection de la France et des États-Unis, la partition du Soudan, la décomposition de la Somalie, la destruction atlantiste de la Libye, initiatrice de l’idée d’Union africaine, le retour des militaires français en Côte d’Ivoire et au Mali, autant de désastres que n’auront pas prévu les rédacteurs de la Charte fondatrice de l’Organisation de l’unité africaine, l’OUA qui devait « éliminer, sous toutes ses formes, le colonialisme de l’Afrique » et, pour les peuples d’Afrique, « défendre leur souveraineté, leur intégrité territoriale et leur indépendance ».

 

 

Viktor Dedaj, l’un des anges tutélaires du Grand Soir, estime que le PCG (re)découvre Cuba et l’Amérique Latine avec seulement 30 ans de retard :

Pendant toutes ces années, la réaction standard au sein de certaines instances du PCF à une interpellation sur Cuba était celle-ci : "Non merci, on a déjà donné pour l’URSS, pas question de recommencer". Une telle réponse, pour "cohérente" qu’elle puisse paraître au premier abord, révèle une profonde perversion – et je pèse mes mots. Elle dit en substance ceci : que Cuba mérite ou non ma solidarité n’est pas la question car ce qui m’importe ici c’est de parier sur le bon cheval... Pathétique et vulgaire.

L’autre sous-entendu est celui-ci : "je vais me racheter de mes "erreurs passées" sur l’Union Soviétique en faisant payer à Cuba le prix de ma rédemption". Encore une fois, peu importe que j’aie raison ou tort, que les contextes soient comparables ou non, ni même que je sois conscient ou informé de la réalité.

 

Chien Guevara (un pseudo ?) nous raconte le martyre d’un enfant esclave pakistanais :

Iqbal Masih n’était encore qu’un tout petit enfant pakistanais lorsque ses parents l’ont vendu pour éponger la dette familiale. A quatre ans, Iqbal rejoint une de ces fabriques de tapis qui exploitent déjà huit millions de gosses honteusement exploités dans son pays pour la finesse de leurs doigts aptes à réaliser les fameux tapis d’Orient. Pendant six ans, il travaille comme un esclave, les chevilles blessées par de lourdes chaînes. Un jour de 1993, son calvaire prend fin grâce à Eshan Khan, président de la ligue contre le travail des enfants (BLLF).

A l’âge de 10 ans, son libérateur l’arrache donc de son métier à tisser pour lui redonner le goût de vivre et la rage de se battre. Iqbal rejoint le Front de Libération du travail des enfants et participe à leur campagne devenant bientôt le porte-parole de l’enfance exploitée. Il parcourt le monde pour alerter l’opinion internationale sur les conditions de travail inhumaines imposées à des millions d’enfants du Pakistan, de l’Inde, du Bangladesh et d’ailleurs. « Nous nous levons à 4 heures du matin et travaillons enchaînés durant 12 heures… n’achetez pas le sang des enfants !  » s’écrielqbal dont l’appel bouleverse les consciences.

Sous la pression internationale, le gouvernement pakistanais ferme plusieurs dizaines de fabriques de tapis et trois mille petits esclaves sortent ainsi de l’oubli. Mais l’enfant n’aura pas le temps de goûter à sa liberté.

Alors qu’il n’a que 12 ans, il meurt assassiné sur son vélo, le corps criblé de plomb gisant sur la lande de Chapa Kana Mill, près de Lahore (Pakistan). Il avait reçu des menaces de la "mafia de l’industrie du tapis" comme l’affirmait Eshan Kahn. La police pakistanaise écrira dans son rapport : "l’assassinat résulte d’une dispute entre un paysan et Iqbal".

 

 

 

Revue de Presse (66)

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Published by Bernard Gensane
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