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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 05:43

Les Italiens aussi savent être colonisés dans leur tête...

Dans un supermarché de Cuneo

 

Mais, dans ce domaine, rien ne vaut les Nantais.

 

La Lord Mayor (mairesse ?) de Nantes Johanna Roland a annoncé que le prochain stade de football de Nantes s'appellerait “ Yello Park ”. Si on passe sur la faute volontaire dans le mot “ yello ”, on se demande bien pourquoi ce stade ne sera pas nommé dans notre langue. Il faut dire qu'en français “ parc jaune ” sonne de manière un peu débile. Que Madame la Lord Mayor sache qu'en anglais aussi.

 

L'important est que, sans le dire clairement, la mairesse nous livre la raison profonde de cet emprunt débile : “ Nous tenons à ce qu'il y ait 100 % de financement privé. La ville n'interviendra ni en financement direct, ni en garantie d'emprunt." 

 

Hé oui, quand on cède au capitalisme la gestion du bien public, on fait dans le gallo-romain  dans le Wall Street English.

Dans un supermarché de Cuneo

 

J'ai actuellement quelques problèmes avec ma messagerie, mes annuaires électroniques ayant été piratés et détruits. Je téléphone donc à Orange où une employée me répond très aimablement et m'explique que la marche à suivre est d'envoyer un courriel explicatif à l'adresse "abuse@orange.fr".

 

Je fais la bête : "abuse, comme quand on abuse du vin ?". "Non", répond-elle, "cela signifie qu'il y a un problème". "Mais", dis-je, "abuser de bonnes choses, ce n'est pas un problème …"

 

Je lui explique qu'Orange a repris le verbe anglais "to abuse", qui est un mot très fort, au sémantisme large, avec des idées de mauvais traitements, d'insultes, de sévices (sexuels ou autres).

 

"Ah, mais c'est parce qu'on est à l'international", justifie-telle.

 

"Tu parles, Charles, comme si c'était le problème", lui balançai-je alors, concluant avec la facétie que l'on me connaît : " Je vous remercie et vous laisse car je ne voudrais pas abuser de votre temps".

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 05:33

… et au mathématicien Joël Malaval. Ils ont publié récemment un exercice de mathématiques pour classes terminales aussi xénophobe qu'aberrant, comme l'a expliqué Jean-Michel Hureau dans les colonnes du Grand Soir.

Honte aux éditions Nathan !

 

Outre son aspect immoral, inepte, irréaliste et cynique, cet exercice comporte un aspect morbide que son auteur n’avait peut-être pas imaginé. En effet, lors du 4ème voyage, il y a 131,1 migrants ce qui laisse à penser qu’une jambe ou un bras doit traîner dans le bateau. Dés lors, le résultat est faux. Mieux, lors du 6ème voyage, plusieurs morceaux de migrants des précédents voyages se sont reconstitués pour former le 161ème dont 160 sont entiers, supposés vivants, et un amas de morceaux équivalent à 1,051 migrants. Il n‘est pas précisé si les morceaux sont rapatriés pour être embarqués au voyage suivant ou donnés en pâture aux requins puisqu’il est demandé d’arrondir à l’unité seulement au 8ème voyage. L’auteur aurait-il trouvé un moyen d’organiser une filière d’immigration en pièces détachées ? Reste à savoir comment reconstituer un être vivant à partir des morceaux. On ne connaît pas non plus le taux moyen de mortalité à chaque voyage ce qui limiterait l’effet de l’immigration clandestine et donc en réduirait l’impact sur des esprits encore en formation. Certes, cela augmenterait la difficulté mais puisque l’auteur se voulait réaliste en illustrant l’exercice d’une magnifique photo, autant rendre encore plus abject le caractère de sa production.

 

D’autant plus qu’on peut se demander quelle est la réponse attendue puisqu’au bout de 8 semaines, 194,87171 migrants sont arrivés dont seulement 193 sont entiers si on ne tient pas compte des morceaux accumulés. Et comme il n’est pas précisé comment arrondir à l’unité, le résultat peut tout aussi bien être 194 que 195. En fait, même mathématiquement, cet exercice est aberrant.

 

PS : Suite aux innombrables protestations, l'ouvrage a été retiré du commerce et sera remboursé. Une nouvelle version sera disponible « très prochainement », selon l’éditeur qui présente ses « vives excuses aux associations d’aides aux migrants, réfugiés, et demandeurs d’asile », auxquelles il assure son « soutien très actif ».

 

Honte aux éditions Nathan !
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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 05:45
Détente et politique (4)
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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique Jokons
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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 05:08

 

Dans La Tribune, Grégoire Normand explique que le niveau de vie des Français est encore inférieur à celui de 2008. La stagnation du niveau de vie des Français peut en partie s'expliquer par une faible revalorisation des salaires depuis la crise. En revanche, la situation des plus aisés s'est nettement améliorée depuis 2014 après plusieurs années de baisse.

 

La paupérisation des chômeurs en France s'explique par "une augmentation du nombre de chômeurs auparavant ouvriers ou n'ayant jamais travaillé alors que l'effectif diminue pour les chômeurs issus de professions mieux rémunérées". Le taux de pauvreté a ainsi atteint 15,3% chez les ouvriers en 2015 contre 14,4% en 2014.

 

Par ailleurs, la hausse du chômage durant les années qui ont suivi la crise n'a pas eu les mêmes effets selon les catégories sociales. Les ouvriers représentent la catégorie sociale la plus frappée par le chômage avec un taux de 14,6% en 2015 contre 4% pour les cadres en 2015. Entre 2008 et 2015, "le taux de chômage des ouvriers non qualifiés est passé de 14,7 % à 20,3 %, celui des cadres de 2,8 à 4 %".

 

 

Dans Marianne, Jean-Luc Mélenchon revient sur la contre-réforme du Code du Travail : « Il faut bien prendre la mesure de la signification de cette réforme : c'est le renversement de la hiérarchie des normes sociales. Jusqu'à présent, le système français avait une originalité extrêmement protectrice pour les travailleurs. Il y avait la loi, puis on pouvait négocier dans la branche, ou dans l'entreprise, à condition que le résultat soit meilleur que la loi. C'est ce qu'on appelle le « principe de faveur ». Et une fois qu'un accord était signé, la loi étendait le bénéfice de l'accord à tous les salariés. Si bien qu'on avait en France un taux de couverture par les conventions collectives de plus de 90 % des salariés, le record en Europe. Mais tout cela reposait sur l'idée très républicaine que la loi est première. La nouvelle loi Travail casse tout cela.

 

 

Selon le site Mirador, « cinq ans après l’incendie d’Ali Entreprises, les usines au Pakistan continuent d’être dangereuses ! L’incendie de l’usine Ali Enterprises et ses nombreux morts ont clairement révélé le besoin urgent de changements significatifs dans l’industrie pakistanaise et mondiale du vêtement. Malheureusement, cet incendie illustre à quel point les systèmes d’audit d’entreprise étaient inadéquats pour identifier et réparer les défauts de sécurité, ce qui aurait permis de sauver la vie des travailleurs. Quelques semaines avant l’incendie mortel, l’usine a reçu la certification SA 8000 à la suite d’un audit effectué par RINA, une société d’audit privée, qui comprenait un contrôle sur les normes de sécurité. En dépit de cette tragédie, l’industrie de l’habillement continue de s’appuyer sur les mêmes systèmes de contrôle et d’audit inefficaces. »

 

 

Revue de Presse (213)

 

Durant la campagne présidentielle, les médias s’étaient gaussés du souhait de Mélenchon de réactiver les liens de la France avec l’ALBA. Dans son blog, Jean Lévy relate que, à l’occasion de la catastrophe qui a frappé les Antilles, « le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a ordonné l´envoi d’aide humanitaire à Cuba, à Antigua ainsi qu’aux habitants de Saint Martin.

 

Le ministre de l’intérieur vénézuélien a annoncé que ce don de 10 tonnes de vêtements, de matelas, d’eau potable, et d’aliments non périssables à la collectivité d’outre mer française, s’inscrivait « dans le cadre du respect mais aussi de la solidarité avec le peuple de Saint Martin ». Bien peu de médias ont souligné le geste du Venezuela. Cette aide venant d’un pays qui connaît une crise économique révèle de grandes incohérences dans la politique menée par le président Macron. Il y a peu, il qualifiait le gouvernement de Nicolas Maduro de « dictature ». Par quel mystère le pouvoir français approuve-t-il désormais des liens de coopération avec un régime non démocratique ? Le gouvernement français sait très bien que le gouvernement vénézuélien n’a rien de dictatorial mais pour des raisons médiatico-politiciennes, le président a décidé de soumettre la diplomatie de notre pays à des tactiques politicardes contre la France Insoumise. Autrement dit, d’utiliser l´appareil d´Etat à des fins partisanes et électorales.

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 05:38
Détente et politique (3)
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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 05:43

 

 

Olivier Guez. La dispartion de Joseph Mengele. Paris : Grasset, 2017

 

Imaginez un pauvre type, qui avait été la terreur du camp d’Auschwitz où il avait droit de vie, de mort, de torture, d’expérimentations médicales, où il collectionnait des yeux de nourrissons qu’il épinglait au mur de son bureau en écoutant du Bach et en laissant les bébés agoniser, imaginez donc ce pauvre type, vers la soixantaine, traqué par divers services secrets et polices, hé bien figurez-vous qu’il doit être opéré en urgence d’une terrible occlusion intestinale. Pourquoi ? Parce que, depuis des années, il tire constamment sa moustache avec sa lèvre inférieure et qu’il s’est constitué une grosse boule de poils dans son ventre, sans que les Juifs parasitaires en soient le moins du monde responsables. Il ne pense plus au règne de 2 000 ans promis à la race supérieure. Il n’est qu’un pauvre hère, dans une extrême solitude, qui souffre le martyre. Et encore ne sait-il pas à ce moment-là que son corps, son squelette plus précisément, finira dans une faculté au Brésil, pour le grand bonheur d’étudiants en médecine. L’expérimentateur expérimenté, autrement dit.

 

Note de lecture (170)

 

C’est ce parcours final, avec quelques hauts et beaucoup de bas, que raconte Olivier Guez dans son dernier roman. Une « disparition » qui n’en fut jamais une car Mengele put parcourir le monde sous des noms d’emprunt et son vrai nom (il semble qu’il se soit trouvé à Dallas le jour de l’assassinat de Kennedy), protégé qu’il fut par les autorités des États-Unis, de l’Argentine, du Paraguay et du Brésil. Sous le regard inattentif des gouvernements allemand, et même israélien car, après l’exécution d’Eichmann, l’État juif avait d’autres chats à fouetter (les Palestiniens au premier chef).

 

Ce qui fit la force des SS en général et de Mengele en particulier, c’est que ces hommes (peu de femmes parmi ces barbares), généralement cultivés, diplômés, furent capables, par la raison, de ne « jamais s’abandonner à un sentiment humain ». Guez décrit avec talent le recul phénoménal d’un Mengele capable d’éliminer 400 000 juifs pendant sa lune de miel et de faire des confitures de myrtille tandis que ses sbires brûlaient des hommes, des femmes et des enfants encore vivants dans des fosses.

 

Comme tous les autres expatriés nazis, Mengele profita de l’arrivée au pouvoir de Juan Perón en février 1946. Si l’on veut savoir ce qu’est le populisme, c’est vers cet homme et son régime qu’il faut se tourner. Avec l’appui de la CGT (hé oui !) et de Dieu (bien sûr !), Perón et Madame (idole milliardaire des sans-chemise) purgèrent toute l’administration, triplèrent les effectifs des services secrets et proclamèrent «Espadrilles, oui ; livres, non ! ». Avant de promouvoir l’écrivain bibliothécaire Borges inspecteur des lapins et volailles sur les marchés publics. Perón offrit au peuple la synthèse entre « le monastère et le supermarché ». Mengele ne pouvait qu’apprécier une telle orientation chrétienne, nationale et socialiste.

 

L’Argentine accueillit des dizaines de milliers de nazis de haut niveau : des officiers, des médecins, des ingénieurs invités à fournir au pays des barrages ou des centrales nucléaires. Avec le secret espoir que, les soviétiques et les Étasuniens s’étant mutuellement détruits, le pays deviendrait la première puissance mondiale. Le brillant médecin Mengele (sa thèse de médecine de 1938 avait été reconnue par la communauté scientifique internationale) pourrait alors revenir dans une Allemagne avachie dans le matérialisme et la démocratie et réutiliser la schlague d’antan. S’inspirant d’Hitler, les exilés souhaitent prendre le pouvoir par les urnes, déloger légalement le « rabbi Adenauer ». Ils échoueront définitivement lors des élections de 1953.

 

Pour l’heure, Mengele – qui ne désespère pas d’obtenir un poste de professeur des Universités – visite au Paraguay la colonie Nueva Germania, fondée par l’antisémite hystérique Elizabeth Nietzsche (sœur du philosophe) et son mari. Merveilleux pays que ce Paraguay qui connut la fondation d’un parti nazi dès 1927 ! Le pays regorge de terres bien grasses possédées par des colonies de fermiers allemands. Mengele pourra leur vendre des moissonneuses-batteuses et des épandeurs à fumier. Tout en aidant, contre rétribution, des jeunes bourgeoises de Buenos Aires à se débarrasser de fœtus encombrants.

 

Pour les exilés, la vie est douce. Le consulat de RFA a rendu son passeport à Joseph Schwammberger, ancien chef du camp de concentration de Cracovie et qui mourra à 92 ans (en prison, tout de même !). L’Allemagne a versé des milliards de Mark à Israël mais elle n’entrave en rien les activités économiques et politiques des anciens assassins en Amérique latine et au Moyen-Orient. Les « victimes de la dénazification » sont amnistiées. L’heure est à l’amnésie générale dans le cadre de la cohésion nationale.

 

Les Argentins finissent par incarcérer Mengele. Dans des conditions inhumaines. C’est en fait le médecin avorteur qu’ils ont pincé. Il s’en sort grâce à un pot-de-vin. Mais il apprend qu’un journaliste a porté plainte contre lui à Ulm. Les temps changent un peu. Le procureur de la ville a fait condamner neuf SS qui avaient sévi en Lituanie. Mengele s’installe à Asunción. Il est désormais traqué par Hermann Langbein, communiste autrichien, ancien combattant de la guerre d’Espagne, déporté à Auschwitz où il fut le secrétaire du médecin-chef Eduard Wirths. Le procureur de Fribourg lance un mandat d’arrêt contre lui pour meurtres prémédités. Langbein demande l’extradition de Mengele affolé. La procédure traîne. En novembre 1959, Mengele est naturalisé paraguayen. Il dispose d’une petite milice privée qui l’accompagne dans tous ses déplacements.

 

En 1964, coup de poignard dans le dos : il est déchu de tous ses diplômes universitaires pour meurtres et violation du serment d’Hippocrate. Il est furieux, d’autant que ses anciens collègues d’Auschwitz, tous les profiteurs de la grande industrie de l’extermination, coulent des jours heureux en Allemagne en se préparant de confortables retraites. Sur les 350 professeurs d’université, médecins et biologistes qui ont œuvré dans les camps, une poignée se sont suicidés tandis que les autres faisaient carrière. Mengele vomit l’Europe, avec l’Allemagne dirigée par « le déserteur Willy Brandt » et l’Autriche par « le juif Bruno Kreisky ».

Note de lecture (170)

Mengele n’a pas vu son fils Rolf depuis des années. Celui-ci s’affirme de gauche, anticapitaliste, anti-fasciste. Après avoir longuement hésité, le fils accepte de rencontrer le père. Il lui demande de s’expliquer ou, plus simplement, d’expliquer. Mengele n’exprime ni regrets ni remords. Le fils abrège la visite. Il vit aujourd'hui sous un autre nom.

 

Après s'être caché dans des planques de plus en plus miteuses, usé, souffrant de partout, Mengele parvient le 7 février 1979 à se rendre à la plage de Bertioga, près de São Paulo. Épuisé, il entre dans l’eau et il meurt. Un ami qui l’accompagnait sort son cadavre de la mer. On l'enterre sous une fausse identité. Ses seuls amis, les Bossert, finissent par craquer et révèlent le lieu de la sépulture de Mengele. En 1992, des tests ADN confirment l’authenticité du cadavre.

 

Le squelette est stocké dans un placard de l’institut médico-légal de São Paulo qui en devient le légataire en 2016.

 

Mengele ou, comme l’écrit si justement l’auteur, « l’histoire d’un homme sans scrupules à l’âme verrouillée, que percute une idéologie venimeuse et mortifère dans une société bouleversée par l’irruption de la modernité ; elle n’a eu aucune difficulté à séduire le jeune médecin ambitieux, à abuser de ses penchants médiocres, la vanité, la jalousie, l’argent, jusqu’à l’inciter à commettre des crimes abjects et à les justifier. »

 

Dans la ville natale de Mengele, il y a une usine Mengele, une rue Mengele, une place Mengele, une école Mengele.

 

PS : Á découvrir ce documentaire passionnant :

https://www.youtube.com/watch?time_continue=2435&v=IctJ5Y2zWkA

 

 

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 05:52

 

 

Ayant voulu critiquer Jean-Luc Mélenchon qui n’avait pas souhaité assister au Congrès de Versailles, le président Macron en a appelé à la mémoire de Sieyès et de Mirabeau qui, selon lui, n’avaient pas « déserté ». Dans Res Publica, Bernard Tepper nous rappelle qui furent ces deux révolutionnaires : « Mirabeau : Non élu par la noblesse, il fut élu par le Tiers Etat. Après avoir eu cette phrase célèbre : « Nous sommes ici par la volonté du peuple, nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes », il est devenu un homme du roi contre la Révolution en défendant le veto suspensif du roi et en poussant le roi à reprendre le pouvoir contre la Révolution.
 Sieyès : il fut le propagateur du gouvernement représentatif contre la démocratie et la souveraineté du peuple, l’auteur de la proposition de séparation entre les citoyens passifs et les citoyens actifs, favorable au suffrage censitaire (loi du 29 octobre 1789 et constitution de septembre 1791) avec un collège de citoyens « actifs » élisant un collège de deuxième degré qui lui élisait les députés, chaque niveau demandait de prouver une capacité de payer une somme à chaque fois supérieure, inspirateur de la constitution dictatoriale et anti-républicaine de l’an VIII et défenseur du césarisme contre la Révolution. »

 

 

Dans Le Grand Soir, Jonathan Cook explique comment le gouvernement d’Israël «veut fabriquer des Juifs en série pour dépasser en nombre les Palestiniens » : « La pénurie de Juifs pousse le gouvernement Netanyahou à envisager une solution désespérée pour vaincre les Palestiniens au plan démographique. Le rapport qui a fuité conseille d’ouvrir les portes à une nouvelle catégorie de « juifs » à partir de non juifs. Selon Haaretz, cela concernerait des millions de personnes dans le monde. Le nouveau statut s’appliquerait aux « crypto-juifs », dont les ancêtres se sont convertis au judaïsme ; aux communautés « juives émergentes » qui ont adopté des pratiques juives ; et à ceux qui prétendent descendre des « tribus perdues » d’Israël. Bien qu’au départ il ne leur soit offert que des séjours de longue durée en Israël, l’idée est que cela servira de prélude à l’élargissement de leur droit à finalement obtenir la citoyenneté. L’avantage pour Israël est que la plupart de ces non juifs « Juifs » vivent actuellement dans des parties du monde reculées, pauvres ou déchirées par la guerre, et pourraient être attirés par une nouvelle vie en Israël – ou dans les territoires occupés. »

 

 

Marianne évoque la grande tristesse des élus Modem et UDI au Parlement : « Fadila Mehal, conseillère MoDem de Paris, s'inquiète : "Vous en connaissez, vous, des noms de députés MoDem ?". On ne peut pas vraiment dire que nos députés ont percé dans l'opinion, on est un peu noyé dans la masse", reprend-elle. Avant de s'extasier en revanche devant les débuts du petit groupe des Insoumis : "C'est vrai qu'ils sont très forts, eux, à la France insoumise. Il faut dire que leur communicante Sophia Chirikou est très bonne !". Une com' qui a permis aux 17 nouveaux députés de se faire rapidement un nom, à la différence des 43 du MoDem.

 

Toujours dans Marianne, le Medef prépare les travailleurs à la suite de la loi Travail : « Logiquement, au vu des réformes mises sur la table, son patron Pierre Gattaz s'est réjoui d'un "changement de philosophie" de nature à donner "confiance" aux chefs d'entreprise. "C'est une première étape importante dans la construction d'un droit du travail plus en phase avec la réalité des entreprises", a développé le premier syndicat patronal. Lisez bien : "première étape", seulement. "Il n'y aura pas de vague d'embauches", prévenait d'ailleurs déjà la veille son vice-président Thibault Lanxade sur Europe 1. »

 

 

Enfin, dans l’émission de Yann Barthès “ Quotidien ”, le septuagénaire Michel Sardou confesse qu’il est toujours partisan de la peine de mort et qu’il a chez lui un Beretta : « Je sais très bien tirer, je suis même tireur d’élite ! J’ai appris ça durant mes deux ans à l’armée », a dévoilé Michel Sardou. « Vous avez des flingues chez vous ? », a alors demandé Barthès. Le chanteur a mollement nié.

 Revue de Presse (212)
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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 05:34

Tout cela est bien beau, mais ne pas oublier que Macron va lancer une attaque terrible contre la Fonction publique. Avec l'aide de Jean-Claude Mailly ? FO = “Fesses Ouvertes” ?

Détente et politique (2)
Détente et politique (2)
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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 06:13

 

 

 

Paul Ariès prévient : les quinquennats passent … les indignés aboient toujours ! Le P “ S ”, ajoute-t-il, plus jamais ! « La défaite de ce parti aux législatives est la sanction logique du quinquennat de Hollande. »

 

 

Thierry Bruqvin dénonce la course effroyable aux terres agricoles : « La famine sévit actuellement dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Est, elle touche 20 millions de personnes, notamment parce que la sècheresse frappe depuis fin 2016 et se conjugue avec la pauvreté économique, les guerres … Avec le réchauffement climatique et la croissance de la population, les enjeux alimentaires et agricoles deviennent progressivement de plus en plus tendus. Cette tension touche donc aussi les terres agricoles disponibles. »

 

 

Jean-Marc Sérékian évoque ces Néo-Néga Watts qui valent des milliards : « C’est un secret de Polichinelle … En tant qu’entreprise vendant de l’électricité atomique, EDF, criblée de dettes, survit dans son parc délabré. Même si la présentation soignée de l’état de ses finances apparaît moins préoccupante que celle d’Aréva, après Fukushima, il n’y a plus d’illusion possible sur l’avenir du fleuron national. »

 

 

Claude Calame analyse la victoire, avec Trump, du néo-libéralisme américain : « Dans le domaine de l’économie, les Etats-Unis sont parvenus à imposer une idéologie de la croissance purement économique et financière, mesurée à la seule aune de l’augmentation du PIB : la valeur d’échange prime sur la valeur d’usage … Hamburgers, hot-dogs, bagels, donuts annonçait à son dernier menu le très parisien bistro “ La chat bossu ”, sis rue du Fg Saint-Antoine. Quant à l’assimilation des valeurs étasuniennes, inspirées qu’elle sont par le plus brut des libéralismes anglo-saxons, la messe est dite. Le programme électoral de (Mac)Donald Trump n’en est que l’expression extrême. »

 

 

Un long entretien de Paul Ariès avec Philippe Vion-Dury sur les algorithmes qui rythmes nos vies : « Il appartiendra à la société civile d’arracher les algorithmes des mains des multinationales, de hacker les GAFA et de proposer des services d’intérêt général qui pourraient mettre à profit les indéniables avantages que peuvent offrir ces systèmes. »

 

 

Les Zindignés ! n° 43

Un autre entretien de Paul Ariès avec Paul Liret sur le retour de l’idée coopérative : « L’économie coopérative est une réalité universelle qui correspond aux besoins inhérents des êtres humains de s’unir pour répondre à leurs besoins économiques communs. »

 

 

Odile Marcel et Régis Ambroise présentent le « paysage de l’après-pétrole » : « Son objectif est de redonner durablement à la question du paysage un rôle central dans les politiques d’aménagement du territoire, dans un contexte de transition énergétique et plus largement de transition vers un développement durable. »

 

 

Florent Bussy nous dit qu’il en a marre de voter utile : « Voter utile, c’est voter pour le candidat le mieux placé pour éliminer celui qu’on ne souhaite pas voir élu. Nous avons voté pour Jacques Chirac pour éviter Jean-Marie Le Pen, pour Ségolène Royal pour éviter Nicolas Sarkozy, pour François Hollande pour éviter de nouveau Sarkozy. Nous sommes nombreux à avoir voté Emmanuel Macron pour éviter Marine Le Pen. Cela fait donc plus de 15 ans que notre démocratie est atteinte du syndrome du vote utile. Il n’est plus un vote qui fasse l’économie de cet argument. Au point que nous soyons nous-même tentés de l’utiliser.

 

Militant de la France Insoumise, je me suis vu cette année expliquer sur les marchés que « cette fois-ci,  le vote utile, c’est Mélenchon ». Et utiliser les arguments qui sont ceux de nos adversaires et qui nous ont empêchés d’exister politiquement. Le « vote utile » nous a privés de toute chance de défendre nos chances face à François Hollande en 2012. La manipulation de son discours du Bourget sur sa lutte contre la finance a achevé de nous rendre impuissants, en reprenant la ligne principale de notre programme, mettre l’humain au centre. »

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 06:09

 

 

Valère Staraselski. Le Parlement des cigognes. Paris : le cherche midi, 2017.

 

On a plaisir à lire Staraselski, son écriture concrète, directe, expressionniste : « Au matin, derrière les hautes et doubles fenêtres de l’hôtel, toutes garnies de lourds rideaux festonnés, le jour n’en finissait pas de se lever. L’aube durait. On aurait dit qu’un reste de nuit gisait au dehors. Cependant, sans que rien ne l’ait laissé prévoir, ce jour gris, ce jour couleur ciment, s’annula brusquement. Une grosse boule, à la fois puissante et resplendissante apparut. Durant l’espace d’un moment, la lumière qu’elle dispensait rendit les toits enneigés de Cracovie d’une incroyable couleur orangée. »

 

 

Âgé de soixante ans, Valère Staraselki a produit une œuvre (romans, essais, nouvelles) aussi multiple et variée que sa vie professionnelle. Avec Le Parlement des cigognes, il nous invite – en faisant se rencontrer un nonagénaire juif polonais et de jeunes Français en voyage professionnel à Cracovie – à un devoir de mémoire concernant le sort des juifs de Pologne sous la botte nazie et, en fin d’ouvrage, sous le régime communiste (les khouligans fascistes).

 

 

Aux Juifs, les nazis disaient ne rien vouloir prendre : seulement la vie. Et ils déployèrent des trésors d’horreur imaginative pour massacrer des dizaines de milliers de civils parfaitement innocents. Avec la participation, résignée ou enthousiaste de nombreux Polonais catholiques.

 

 

Le devoir de mémoire est d’autant plus difficile à accomplir que les assassins ont fait disparaître toutes les traces de leurs crimes : les cimetières juifs avec leurs pierres tombales qui leur servirent à construire des routes, les ultimes témoins de 1945. Les Polonais « de souche » leur prêtèrent main forte par peur des représailles : il fallait tuer les Juifs pour ne pas être tués par eux après la victoire des alliés. Tous ces Polonais se connaissaient : un habitant de Kracovie sur quatre était juif. Un Juif dénoncé rapportait un kilo de sucre.

 

 

Staraselski nous emmène dans le décor naturel de La Liste Schindler de Spielberg, au camp de Płaszów, là où l’espérance de vie était de quatre semaines. Les Russes approchant, les Allemands firent exhumer et brûler 9 000 cadavres par une unité de Juifs contraints. Les exécutants furent ensuite massacrés. Pas de témoins ! Cela dit, autant les Polonais d’aujourd’hui organisent des voyages organisés vers Auschwitz, autant Cracovie ne figure pas – à l’exception de l’usine de Schindler – au programme des tour-opérateurs. Il y aurait pourtant beaucoup à faire, ne serait-ce que respirer la mort « jusque dans les mouvements de l’air et les rayons du soleil ». On comprendrait alors pourquoi les Juifs des ghettos partirent ensemble, résignés, à la mort : « Á quoi bon vivre s’il ne reste plus personne ! Qu’il m’arrive ce qu’il arrive aux autres, voilà ce que nous pensions … Tous ! Plutôt la mort que la séparation ! … »

 

 

Le nonagénaire parviendra par miracle à s’échapper d’un train qui le menait vers un camp d’extermination, à se dissimuler des soldats allemands qui le traquèrent et des Polonais qui le pistèrent. De cette fuite infernale, il gardera les stigmates de taches de vieillesse qu’il baptisera tristement « fleurs de cimetière ».

 

 

Pour le héros du livre, lorsque l’on a tout perdu, il ne reste que la beauté à contempler et à saisir : « les papillons qui voltigent dans les branchages, la brise pure de la forêt et des champs, les crépuscules qui s’allongent au printemps et même le cri des corneilles qui annoncent le soir. » Donc la beauté des cigognes en plein massacre. Dans ce monde de l’abomination, seules les cigognes furent porteuses d’humanité. La Pologne en compte encore 160 000. Quand elles font claquer leur bec, des cigognes en assemblée peuvent faire penser à un débat d’élus en démocratie. Jamais les cigognes, jamais aucun animal ne s’est rendu coupable de massacres à échelle industrielle.

Note de lecture (169)

Œuvre de Monique Lauray, inspirée par “ Nuit et Brouillard ” de Jean Ferrat, offerte au Musée national de la Résistance.

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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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