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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 05:03

Nous sommes en 1933, à la Société des Nations. Goebbels vient de découvrir que son photographe, Alfred Eisenstaedt, était juif. Il lui décoche un regard haineux.

 

 

 

 

Une découverte de Goebbels

Eisenstaedt combattit durant la Première Guerre mondiale avant de devenir photographe professionnel. Toléré un temps par les nazis, il fut ensuite persécuté. Il émigra aux États-Unis en 1935 et rejoignit la rédaction de Life pour qui il réalisa 90 couvertures de 1936 à 1972.

 

Il est l'auteur de la célébrissime photo “ V-D in Times Square ” :

Une découverte de Goebbels
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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 05:04

Par Philippe Arnaud, dont le regard est encore plus acéré qu'avant les vacances !

 

 

Un JT parmi d’autres, sur France 2

- Premier sujet : David Pujadas, annonce, avec un ton satisfait, que les Allemands se sont décidés à faire la chasse aux fraudeurs. Mais de quels fraudeurs s’agit-il ? Il s’agit des immigrés roumains et bulgares, qui fraudent à diverses prestations sociales. Et, selon les journalistes, cette pulsion de sévérité ferait suite à une demande de la population allemande. Un journal allemand (le Bild), titre même : "S’ils [les immigrés] ne sont pas honnêtes, qu’ils s’en aillent".

Remarque 1. Le choix de ce sujet - et de ce reportage - n’est pas innocent. Message subliminal : "Qu’est-ce qu’on attend, nous Français, pour virer tous ces Roms, Arabes, Afghans, tricheurs, voleurs, délinquants, voyous ?" Ce qui, c’est le moins que l’on puisse dire, est caresser le Front National dans le sens du poil, ainsi que tel ancien ministre de l’Intérieur (depuis appelé à de plus hautes fonctions...), qui estimait que les Roms n’étaient pas intégrables en France et n’avaient qu’une vocation : retourner en Roumanie.

Remarque 2. Ce que le journal "oublie" de mentionner, c’est qu’à côté de ces "fraudes" aux prestations sociales des immigrés pauvres de l’Europe pauvre, la fraude fiscale en Allemagne se monte, selon le SPD à 150 milliards d’euros et que, périodiquement, des scandales révèlent que les riches Allemands "planquent" leur argent en Suisse, au Luxembourg ou au Liechtenstein, tous Etats ou micro-Etats situés près de l’Allemagne et germanophones, par exemple le patron du très prospère Bayern de Munich et ancien footballeur Uli Hoeness, qui révèle avoir fraudé le fisc pour 18,5 millions d’euros ! [C’est dire, au passage, combien il doit gagner...].

David Pujadas étale avec complaisance les "trois francs six sous" que grappillent les pauvres et passe sous silence les tombereaux de grosses coupures que les riches – et les grandes sociétés – dérobent à la collectivité.

 

Pujadas, des fraudeurs et des Arabes dans une piscine

- Deuxième sujet. Les journalistes montrent, en Libye, des membres de milices armées occupant l’ambassade des Etats-Unis (vidée de ses occupants depuis plusieurs mois) et qui sautent à qui mieux mieux dans la piscine de cette ambassade. Message subliminal : "Depuis que les islamistes ont gagné en Libye, c’est le "foutoir" complet !" Ces Arabes sont décidément indécrottables : quand ils ne vivent pas dans la dictature, ils vivent que dans l’anarchie !" ."On" fait bien de se protéger contre eux, etc.

 

Remarque 1. Ce que le journal "oublie" de mentionner, c’est que l’anarchie en Libye est le fruit exclusif de la politique des pays occidentaux : surtout de la France, du Royaume-Uni, des Etats-Unis. Si ces pays n’avaient pas pilonné les forces armées libyennes (au mépris des résolutions de l’ONU), jamais les opposants au président Kadhafi n’auraient réussi à l’emporter ! Les journalistes présentent avec mépris, étonnement, condescendance une situation dont leur gouvernement (avec d’autres) est directement responsable...

 

Remarque 2. Il s’agit d’une remarque tout à fait anecdotique : la présence d’une piscine dans l’ambassade américaine à Tripoli. Se représente-t-on le gaspillage scandaleux que signifie l’installation d’une piscine en Libye, un des pays les plus chauds (c’est en Libye qu’on a relevé le record de chaleur du monde, 58° C) et les plus secs du monde (il n’y a aucun cours d’eau d’importance), un pays qui souffre de stress hydrique ?

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 05:34

Depuis que la Suède est passée de la social-démocratie au social-libéralisme, le mot « réforme », au lieu de signifier « plus et mieux », veut dire « moins et moins bien ». Dans les années 1990, prenant prétexte de la baisse de la croissance, les socio-démocrates (sous la direction d’Ingvar Carlssons) opèrent un virage à droite. Il s’agit – on n’en sera pas surpris – d’« alléger la fiscalité » et de rendre le marché du travail « plus flexible ». Le système des retraites est également profondément « réformé » : il combine la répartition et la capitalisation, l’âge de départ légal en retraite étant de 65 ans. Une politique de rigueur budgétaire devient une exigence absolue, avec une inflation fixée par la Banque de Suède à 2%. Petit couac : le peuple, pour une fois consulté par référendum, rejette l’euro alors que la quasi totalité des partis politiques souhaitait son adoption.

 

Dans ce contexte, on pouvait naturellement s’attendre à ce que le système éducatif soit, lui aussi, « réformé ». Après vingt ans de « réformes », c’est-à-dire de privatisation, la classe politique reconnaît son échec. Le président du Comité parlementaire sur l’Éducation, Tomas Tobé (droite) estime qu’avoir accordé une « confiance aveugle aux écoles privées » fut une erreur. Le ministre de l’Éducation Jan Björklund (droite dure) regrette la privatisation et souhaite une renationalisation partielle, tout comme le Parti de l’environnement-Les Verts, 7% de l’électorat : « pardonnez-nous, notre politique a détruit nos écoles ».

 

Malgré ses imperfections, le classement PISA a une qualité : il ne change pas de critères. Alors que la Finlande caracole dans le peloton de tête, la Suède en a disparu alors qu’elle était la première nation européenne en 1998. Elle se situe désormais en dessous de la moyenne de l’OCDE, derrière la France en mathématiques et en sciences. En 2009, la France était classée 22ème et la Suède 26ème (Royaume Uni 28ème, États-Unis 30èmes).

 

 

En quoi consistait la « réforme » suédoise ? Il s’était agi, en 1988, d’abandonner un système public et national au profit d’un système décentralisé, reposant sur l’autonomie des établissements scolaires, l’idéologie individualiste friedmanienne n’étant jamais loin. Pas de décrets en provenance de la Direction nationale des Établissements, mais des « objectifs » à atteindre. Les enseignants devaient favoriser la réflexion dans un milieu où l’élève, ou plutôt « l’apprenant », occuperait une « place centrale » et éprouverait du « plaisir à apprendre ». L’enseignant devait favoriser le « processus métacognitif des élèves », développer la « conscience de leur savoir », de leurs « compétences » grâce à une « auto-évaluation » permanente.

 

Derrière ces dispositions pieuses et a priori sympathiques, une réalité plus prosaïque se fit jour. Le financement par les communes entraîna de fortes disparités entre les établissements. L’absence de critères et de contrôles nationaux poussèrent de nombreux établissements à abaisser leurs exigences pour attirer des élèves, et donc du financement. L’écart entre les mauvais élèves et les bons ne fit que s’amplifier. Les nuits de la révolte urbaine, à Stockholm en mai 2013 ne furent pas étrangères aux méfaits d’une organisation scolaire qui ségrégue la population jeune, qui n’est plus un facteur d’intégration efficace alors que 15% de la population est d’origine immigrée. Le système est dans un cercle vicieux : les différences sociales produisent de la ségrégation éducative, les choix parentaux renforcent la ségrégation sociale.

 

À partir de 1992, l’État autorisa la création d’écoles « indépendantes », avec financement public, mais gérées par des acteurs privées comme des églises ou des entreprises. Les établissements privés furent subventionnés au même niveau que ceux du public et pyrent solliciter des fonds privés, les parents recevant, depuis 1992, un skolpeng (chèque-éducation). Ils représentent aujourd’hui environ 10% du total. Cette réforme radicale fut acceptée aux forceps par les syndicats et par le parti social-démocrate en 1994. Dans leur ensemble, les parents furent abusés par l’illusion que la concurrence serait un facteur de qualité et déboucherait sur une baisse du coût pour les contribuables. Ils crurent également qu’avec les enseignants, ils seraient les autogestionnaires innovants d’un système en perpétuelle amélioration.

 

Dans une étude publiée en Grande-Bretagne en 2010, la chercheuse Susanne Wiborg détailla les méfaits du nouveau système, sa critique fondamentale étant le passage d’une notion de « services universels » à des choix multiples pour les usagers. L’offre de choix s’est réalisée aux dépens de la qualité. En 1988, 1% des enfants étaient scolarisés dans des établissements privés. 25 fois plus aujourd’hui. La moitié des lycées de la capitale sont privés.

 

Les enseignants ne sont plus recrutés sur concours mais sur contrat. Leurs rémunérations s’en ressentent, imposées par des chefs d’établissement de plus en plus gestionnaires. L’effet pervers étant que des salaires plus bas débouchent sur des recrutements plus médiocres, sans critères nationaux.

 

Nourrie par la ségrégation sociale, la ségrégation scolaire dirige les meilleurs élèves vers les meilleurs établissements privés, des établissement généralement financés par les contribuables. Comme c’est désormais la tendance dans le monde et dans tous les domaines, l’État suédois a créé, au profit des classes les plus aisées, une concurrence artificielle, nullement libre et nullement non faussée, et qui vise à la destruction du secteur public. L’éducation est devenue un vrai marché.

 

Deux-tiers des établissement privés sont gérés par des entreprises à but lucratif, parfois par des fonds d’investissement, que l’on retrouve en Suède ou ailleurs, par exemple dans les domaines de la santé (on connaît en France l'agrressivité des fonds de pension suédois dans ce secteur). Parmi les fonds d’investissement les plus performants, on note Acade Media et ses 50 000 élèves, une filiale d’EQT, 18 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires d’Acade Media est d’1 milliards d’euros, le retour sur investissement de 10% par an. Cet arbre cache la forêt des nombreux établissements privés qui font faillite, comme JB Education, contrôlé par des fonds danois. En mai 2013, 1 000 enseignants furent licenciés, 10 000 lycéens étaient dans les affres. Au moment où ces fonds suédois se lancent à l’assaut du système britannique, même les amis de Mr Cameron se méfient !

 

La classe politique suédoise envisage de s’attaquer désormais aux universités publiques en les transformant en fondations (comme cela a commencé en Finlande).

 

Aujourd’hui, seuls les verts (qui furent de gauche avant de glisser vers la droite) et le parti centriste sont opposés à la renationalisation, comme 12% des Suédois seulement. Le patronat commence à considérer l’enseignement privé comme une sorte de patate chaude depuis les pauvres performances de la Suède dans le classement PISA.

 

 

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 05:28

Très belle, comme toujours, photo de René Maltête (recadrée par moi pour des raisons techniques). Nous sommes en 1967. Ce sont les premières élections législatives auxquelles je me suis vraiment intéressé, même si je n'avais pas le droit de vote puisque la majorité était encore à 21 ans.

 

 

Souvenir des législatives de 1967

 

Les Gaullistes avaient inventé ce slogan tautologique un peu débile mais assez efficace. Le Canard Enchaîné l'avait détourné à qui mieux mieux : “ La majorité, c'est mou ”, “ La majorité, c'est flou ”. Effectivement, les sondages prédisaient une victoire de la droite d'extrême justesse, une possible victoire de la gauche. On imagine que De Gaulle aurait alors démissionné car il eût été inconcevable pour lui d'appeler Mitterrand à Matignon.

 

Sans parti pris, je peux dire que le désir de changement, mais aussi la vigueur politique était du côté de la gauche, avec un parti communiste aux alentours de 20%. L'électorat de droite était très divisé entre les Gaullistes purs et durs, les centristes atlantistes style Lecanuet, et une frange importante de nostalgiques de l'Algérie française qui vomissaient De Gaulle. Heureusement que l'UDR moutonnait pas mal, même si ses chefs mirent le paquet. Je me souviens en particulier d'un débat de haute tenue et très houleux, à Grenoble, retransmis en direct par Europe n° 1, entre Mendès France et Pompidou. Ce dernier savait que la victoire n'était nullement assurée. Pendant une heure et demi, il exprima une dureté qui masquait une haine réelle contre Mendès et qui trahissait la peur de tout perdre.

 

À la fin de la soirée électorale du deuxième tour, la gauche était victorieuse. Il manquait heureusement les résultats des DOM-TOM où le parti gaulliste avait manipulé les élections comme jamais. Le lendemain matin, la droite était majoritaire. Les moutons pouvaient continuer de moutonner sans imaginer, car personne ne l'avait prévue, l'explosion de Mai 68 quelques mois plus tard.

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 05:28

Dans les grandes banques d'affaires, comme celles des Rothschild, presque tout est rédigé en sabir anglo-américain, donc on pense en sabir anglo-américain.

 

Malgré de longues études dans un lycée de jésuites bien français, le surdoué Macron n'a pas échappé à la règle.

Méprisons la langue française (23)

Invité dans une réunion de patrons, et même en tant que Secrétaire Général adjoint à la Présidence de la République, il ne peut s'empêcher de produire ce charabia de colonisé dans sa tête :

 

"Nous sommes une société mature mais averse au risque où l'entreprenariat est insuffisamment considéré et où règne l'anarcho-syndicalisme."

 

Je passe rapidement sur la référence à l'anarcho-syndicalisme qui témoigne soit d'une singulière bêtise politique, soit plutôt (car l'homme n'est pas bête) du désir de plaire à ses bons maîtres. D'autant qu'il vient de concéder que "les normes sociales et autres" (notez le mépris de "et autres" et l'utilisation de "normes" à la place de "lois"), "les Français y sont attachés et on ne peut pas spontanément tout faire basculer." En d'autres termes, il faudra un peu de vaseline pour imposer la dictature, pardon l'hégémonie totale, du CAC 40. J'ajouterai que, malgré une pratique syndicale de près de 50 ans, j'ai croisé un maximum de trois pelés et un tondu anarcho-syndicaliste dans notre pays.

 

Je ne sais pas trop ce qu'est une société "mature", mais je devine. En revanche, l'expression "une société averse au risque" me scandalise. Voilà un exécrable exemple d'anglais en français. L'expression "averse à" n'existe pas dans la langue des jésuites français. En revanche "to be averse to doing" signifie "répugner à faire". "I am not averse to an occasional drink" signifie "j'aime bien boire un petit coup de temps en temps".

 

Si je voulais pinailler, je terminerais en signalant que "l'entreprenariat est insuffisamment considéré" est un calque de l'anglais ("entrepreneurship is insufficiently considered"), avec l'utilisation de la voix passive, et aussi dans la mesure où les verbes "to consider" et "considérer" ne sont pas parfaitement superposables.

 

Alors comme ça, ce jeune homme a épousé sa prof de français âgée de 20 ans de plus que lui, et il est toujours aussi approximatif dans sa langue maternelle ! C'est bien triste. Mais quand on pense dans une langue autre que la sienne, on pense mal.

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 05:59

À Jérusalem, bien sûr. En 1900. Pas de postes de contrôles, pas de soldats armés jusqu'aux dents. Pas de haine. Pas d'humiliation. Des gens vivant en bonne intelligence. Dans l'endroit le plus religieux de la terre, mais aussi le plus laïc.

Où et quand cette photo a été prise ?
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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 05:57

La langue allemande, ce coup-ci.

 

J’ai sous les yeux une carte postale qu’une amie m’envoie de Berlin. Sept sites historiques bien connus de la ville :

 

  • La porte de Brandebourg
  • L’hôtel de ville (la mairie rouge, Rotes Rathaus)
  • La colonne de la victoire
  • La cathédrale de Berlin
  • L’église du souvenir
  • Le parlement
  • La place du Marché des Gendarmes

 

Une huitième vignette représente le « Sony-Center ». À noter : « Center », orthographe étasunienne, surtout pas « Zentrum », ou je ne sais comment en japonais.

 

Situé sur la Place de Potsdam,  cet édifice a été construit dans les dernières années du XXe siècle par l’architecte germano-étasunien Helmut Jahn. L’éclairage a été assuré par le plasticien français Yann Kersalé. Le tout – magnifique – a coûté 750 millions d’euros.

 

Que des Japonais intitulent un bâtiment qui leur appartient dans la langue de leur choix, c’est peut-être leur droit. On peut tout de même regretter qu’ils méprisent la langue du pays d’accueil. Mais que le Syndicat d’initiatives de Berlin (ville historique de 800 ans) fasse figurer sur une carte postale un édifice d’affaires privé au même titre que des bâtiments qui renvoient à l’histoire de l’Allemagne est plutôt confondant.

 

 

Méprisons la langue française (22)
Méprisons la langue française (22)
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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 06:16
La milice, c'était ça

D'origine juive hongroise, Victor Basch fut un grand philosophe français dont les travaux sur Kant ont marqué des générations d'étudiants (comme Valentin Feldman). Dreyfusard, socialiste, soutien des Républicains espagnols, Il fut par ailleurs l'un des fondateurs de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen.

 

Au début de l'occupation, son logement parisien est pillé. Il s'enfuit en zone non-occupée et s'installe à Caluire-et-Cuire dans la banlieue lyonnaise.

 

Militant des droits de l'homme, socialiste, franc-maçon, Basch est activement recherché par la milice lyonnaise dirigée par Paul Touvier. Il est repéré et arrêté le 10 janvier 1944 par Joseph Lécussan, chef régional de la milice, aidé par la Gestapo. Hélène, l'épouse de Basch demande à être arrêtée en compagnie de son mari.

 

Lécussan relata la suite des événements en ces termes : "Moritz [le responsable de la gestapo] jugea Victor Basch trop âgé pour pouvoir l'arrêter, et nous décidâmes de l'exécuter."

 

Lécussan conduira le couple à Neyron dans l'Ain. Victor et Hélène seront abattus de plusieurs coups de feu le soir même.

 

Sur le corps de Victor Basch, sera retrouvé un écriteau laissé par les miliciens sur lequel était inscrit :

 

« Terreur contre terreur. Le juif paie toujours. Ce juif paye de sa vie l'assassinat d'un National. À bas De Gaulle-Giraud. Vive la France. »

 

— Comité National Anti-Terroriste, région lyonnaise.

 

 

 

Ci-dessous, la maison des époux Basch, la seule dans une rue

bordée d'immeubles.

La milice, c'était ça
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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 05:14

Les communistes français sont généralement soucieux de l’intégrité de la langue française et ils dénoncent généralement les empiètements du globish, la langue du grand capital dans le pré-carré linguistique.

 

On lit pourtant régulièrement ceci dans le quotidien L’Humanité.fr :

Méprisons la langue française (21)

Certes, ce journal n’est plus l’organe du parti communiste français, est financé par Lagardère, et cela fait belle lurette qu’il a oublié ce qu’étaient une faucille et un marteau.

 

Mais tout de même. « Digitale » ! Puisque nos amis de L’Humanité  s’expriment comme des cadres dynamiques mais illettrés, pour la nième fois, revenons-y.

 

En français, « digital » vient de digitus, le doigt. Donc, « empreintes digitales ». D’où aussi la fleur qui a une forme de doigt.

 

Mais, depuis les années 60, nous sommes pollués par l’anglo-étasunien digital, qui vient de digit, qui a le sens de doigt depuis le 17e siècle, et aussi de chiffre (de zéro à neuf). Cela fait plus de trente ans que toutes les commissions officielles, l’Académie française et le Journal Officiel recommandent de remplacer « digital » par « numérique », mais L’Humanité, en rebelle patentée, refusent ces injonctions. Je suppose que ses collaborateurs « digitalisent » comme des bêtes.

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 05:41

Dans ce numéro d’août 2014, Serge Halimi se demande si l’on peut parler d’ « équilibre » lorsqu’on rend compte de la guerre israélo-palestinienne : « L’expédition punitive de l’armée israélienne à Gaza a réactivé l’une des aspirations les plus spontanées du journalisme moderne : le droit à la paresse. En termes plus professionnels, on appelle cela l’« équilibre ». La chaîne de télévision américaine d’extrême droite Fox News se qualifie ainsi, non sans humour, de « juste et équilibrée » (fair and balanced). Dans le cas du conflit au Proche-Orient, où les torts ne sont pas également partagés, l’« équilibre » revient à oublier qui est la puissance occupante. Mais, pour la plupart des journalistes occidentaux, c’est aussi un moyen de se protéger du fanatisme des destinataires d’une information dérangeante en faisant de celle-ci un point de vue aussitôt contesté. Outre qu’on n’observe pas ce même biais dans d’autres crises internationales, celle de l’Ukraine par exemple, le véritable équilibre souffre pour deux raisons. D’abord parce que, entre les images d’un carnage prolongé à Gaza et celles d’une alerte au tir de roquettes sur une plage de Tel-Aviv, une bonne balance devrait pencher un peu... Ensuite, parce que certains protagonistes, israéliens dans le cas d’espèce, disposent de communicants professionnels, tandis que d’autres n’ont à offrir aux médias occidentaux que le calvaire de leurs civils.

Or inspirer la pitié ne constitue pas une arme politique efficace ; mieux vaut contrôler le récit des événements. Depuis des décennies, on nous explique donc qu’Israël « riposte » ou « réplique ». Ce petit Etat pacifique, mal protégé, sans allié puissant, parvient pourtant toujours à l’emporter, parfois sans une égratignure... Pour qu’un tel miracle s’accomplisse, chaque affrontement doit débuter au moment précis où Israël s’affiche en victime stupéfaite de la méchanceté qui l’accable (un enlèvement, un attentat, une agression, un assassinat). C’est sur ce terrain bien balisé que se déploie ensuite la doctrine de l’« équilibre ». L’un s’indignera de l’envoi de roquettes contre des populations civiles ; l’autre lui objectera que la « riposte » israélienne fut beaucoup plus meurtrière. Un crime de guerre partout, balle au centre, en somme.

 

 

Quand les réfrigérateurs envoient des courriels (Evgeny Morozov) : Quarante-cinq ans après les premiers pas de l’homme sur la Lune, la course technologique emprunte une voie singulière : en janvier dernier, un réfrigérateur connecté à Internet envoyait inopinément des rafales de courriels indésirables... Au-delà de son folklore, la numérisation de la vie quotidienne engendre un modèle économique qui contraste avec les promesses mirifiques de la Silicon Valley.

 

 

En Amérique latine, les coups d’Etat se font maintenant en douce (Maurice Lemoine) : Habituée aux putschs, l’Amérique latine est redevenue, après l’hiver des dictatures, un laboratoire d’expérimentations politiques à gauche. Mais, désormais, les Etats-Unis et leurs alliés ont appris à renverser — ou tenter de renverser — sans trop d’effusions de sang les gouvernements qui les dérangent.

 

 

Laurent Bonelli explique pourquoi le bon délinquant n’est pas l’évadé fiscal ou le patron voyou mais le petit récidiviste : « Un bon délinquant, un homme qui a commis une série de petits vols, de petites escroqueries, de petits attentats aux mœurs (...), quoiqu’il n’ait peut-être encore assassiné personne ni volé sur les grands chemins, un récidiviste en un mot, mérite un traitement privilégié de la part des tribunaux correctionnels. On le punit alors, non à cause de ses délits passés, remarquons-le, mais bien en raison des délits futurs qu’il commettrait si on ne le punissait pas. » Cette citation de Gabriel Tarde, l’un des fondateurs de la criminologie, date de 1890. Elle aurait aisément pu se glisser dans les débats parlementaires concernant la loi relative à la prévention de la récidive et à l’individualisation des peines adoptée par le Parlement le 17 juillet 2014. Elle résume en effet une préoccupation constante de ceux qui s’intéressent à la pénalité : comment éviter la récidive ?

 

 

La sexualité bouge en Algérie (Pierre Daum) : De nombreuses sociétés traditionnelles et religieuses proscrivent les rapports sexuels avant le mariage. Cet interdit est en général transgressé, avec plus ou moins d’hypocrisie. En Algérie, la tension est d’autant plus vive, parfois douloureuse, que l’immigration et Internet ont généralisé la connaissance de pratiques amoureuses jugées répréhensibles.

 

 

Pour Alain Gresh, Gaza est insoumise : Déclenchée le 8 juillet, l’offensive israélienne contre Gaza, aérienne puis terrestre, a provoqué la mort de plus de sept cents personnes (au 24 juillet). Il est pourtant peu probable que les assiégés capitulent. Toute l’histoire de ce territoire, qui a produit les principaux cadres du Fatah, confirme la solide tradition de résistance de la population, qui ne s’est jamais résignée à la disparition de la Palestine après 1948.

 

 

En Egypte, rien n’arrête le mouvement ouvrier, selon Moustafa Bassiouni : Due à la baisse des subventions aux produits de première nécessité, la récente hausse des prix a provoqué un fort mécontentement en Egypte. Avec la fin du ramadan, les luttes ouvrières pourraient repartir de plus belle. La vague de grèves de février 2014 qui a contraint à la démission le gouvernement de M. Hazem Al-Beblaoui aurait dû représenter une avancée majeure pour le mouvement ouvrier égyptien. Pour la première fois depuis le 3 juillet 2013, jour de l’éviction du président Mohamed Morsi (Frères musulmans), des débrayages de grande ampleur sont intervenus dans les services publics et dans le secteur industriel d’Etat : les employés du textile et des filatures, des transports et des services de propreté se sont joints à ceux des postes, du secteur de la santé ou de la justice. S’y sont ajoutées des dizaines de grèves et d’autres initiatives dans le secteur privé. Pour le seul mois de février 2014, le Centre El-Mahrousa pour le développement socio-économique a recensé plus d’un millier de sit-in, débrayages ou manifestations, avec plus de deux cent cinquante mille grévistes, contre moins de cinquante actions en janvier et moins de quatre cents en mars.

 

 

Une bonne question de Jean Ping pour Sarkozy : Fallait-il tuer Kadhafi  ? L’élimination de Mouammar Kadhafi, le 20 octobre 2011, a signifié la fin de son régime despotique, mais pas celle du chaos en Libye. Les dégâts collatéraux des raids aériens occidentaux affectent aujourd’hui tous les riverains du Sahara. Afin d’éviter un tel désastre, l’Union africaine avait proposé une solution politique, en passe d’aboutir au moment de l’intervention étrangère ; ce dont témoigne un acteur de premier plan.

 

 

Comment les médias français rendent-ils compte de la guerre en Ukraine (Mathias Raymond) : Après l’écrasement d’un avion malaisien dans la zone contrôlée par les séparatistes ukrainiens, le 17 juillet, la presse russe a répandu les informations les plus fantaisistes, pourvu qu’elles ne dérangent pas le pouvoir en place à Moscou. Dans un conflit où chacun se voit sommé de choisir son camp, les médias français ne font pas exception au manque général de discernement et de rigueur.

 

 

En Australie, cela vaut désormais le coup d’être mineur de fond (Maxime Lancien) : Son extension affole les urbanistes, et son enrichissement vertigineux enchante le gouvernement : grâce à l’activité minière, la ville de Perth, située sur la côte occidentale australienne, attire de nombreux ouvriers. Ces « gueules noires », dont le salaire dépasse celui de hauts cadres, réactivent un vieux complexe d’infériorité national et suscitent la gêne de leurs concitoyens.

 

 

Jordan Pouille explique pourquoi les vacances des Russes au Vietnam sont désormais tendance : Les « printemps arabes » et les manifestations thaïlandaises à répétition ont modifié les habitudes des vacanciers russes. Sur les plages de Mui Ne et de Phan Thiet, à deux cents kilomètres de Ho Chi Minh-Ville, pêcheurs et hôteliers s’adaptent à ces nouveaux arrivants.

 

 

Une nouvelle de l’écrivain chinois Yan Lanke pour le Diplo, “ Le bras oublié ” : Parfois interdit, parfois diffusé sans problème, Yan Lianke compte parmi les écrivains les plus imaginatifs de la Chine contemporaine. Engagé et humaniste, il s’empare des réalités de son pays (le sang contaminé, la bureaucratie, la pauvreté dans les campagnes, le maoïsme...) pour en tirer des romans baroques aux situations improbables et, souvent, à l’humour ravageur. Il a écrit cette nouvelle pour « Le Monde diplomatique ».

 

 

Une critique raisonnée de Thomas Piketty et son pari d’un capitalisme à visage humain (Russell Jacoby) : A en juger par son succès immense aux Etats-Unis, le dernier livre de Thomas Piketty tombe à pic. Empruntant son titre à Karl Marx, il détaille un phénomène — l’envol des inégalités dans les pays occidentaux — qui suscite une réprobation croissante. Mais là où Marx espérait qu’une révolution sociale transformerait le monde, Piketty imagine qu’un impôt mondial sur le capital le réformera.

 

 

Pour Pierre Rimbert, les robots sont désormais en roue libre : On ignore si elle égayait déjà l’homme de Neandertal dans sa caverne, mais la figure de l’arroseur arrosé offre à l’humanité une source de joie intarissable. En mai dernier, le Financial Times révélait qu’une campagne de publicité en ligne de la marque Mercedes-Benz avait été majoritairement visionnée par... des robots. D’ingénieux filous ont en effet conçu des programmes capables de feindre la présence d’internautes sur des sites factices afin d’appâter les annonceurs et d’empocher leurs euros. Ces automates numériques, appelés « bots » — diminutif de robots —, « miment des mouvements de curseur et des clics de souris, donnant l’impression qu’une vraie personne est en train de visiter le site », explique le quotidien britannique, qui s’alarme : « La dérangeante vérité de la publicité en ligne — un marché de 120 milliards de dollars [95 milliards d’euros] —, c’est que son secteur le plus dynamique et le plus innovant est de plus en plus exploité par des criminels » (1).

 

 

Laura Raim nous apprend qu’on peut désormais devenir actionnaire d’un athlète (d’un blogueur ?) : Privatiser des baleines, créer un marché des organes, spéculer sur les cyclones : les folies du libéralisme n’ont de limites que celles de l’imagination. En bonne logique, il fallait que les individus eux-mêmes soient réduits à l’état d’actifs financiers. Il suffit pour cela de considérer une personne comme un « capital humain » divisé en parts échangeables sur un marché. Et susceptible de dégager un retour sur investissement. Xavier Dorison et Thomas Allart ont conçu leur bande dessinée HSE. Human Stock Exchange (Dargaud, 2014) comme une œuvre d’anticipation. Il faudra peut-être songer à la reclasser dans la catégorie « documentaires ». L’argument ? Alors que l’économie des pays industrialisés est anéantie par une crise sans précédent, un seul actif financier semble résister : l’être humain. Les « gagnants » de la société peuvent en effet se faire coter sur un marché spécifique et toucher le montant de leur capitalisation. Sélectionnés en fonction de critères drastiques – profession, revenus, mais aussi situation conjugale, taux de glucose, coefficient socio-relationnel –, ils versent une partie de leurs revenus sous forme de dividendes à leurs actionnaires.M. Adam Steege, un individu bien réel, pourrait presque être un personnage de HSE. Pour financer sa start-up de matériel chirurgical, ce diplômé de Columbia a ouvert un profil sur le site Upstart, créé en 2012. Alors que sur les sites de financement participatif classiques, comme Ulule, c’est le projet que l’on vend aux investisseurs. ici, c’est... l’individu. Le curriculum vitae de M. Steege a visiblement convaincu : l’ingénieur de 27 ans a levé 60 000 dollars (45 000 euros) auprès de vingt-six investisseurs, à qui il doit désormais 6 % de ses revenus annuels pendant dix ans.

 

 

Pour Clarice Victor, le management est de plus en plus cynique : Au travail, dans bien des cas, la « culture d’entreprise » et la motivation des salariés ont remplacé les structures contraignantes. Mais dans certains secteurs, comme le monde du conseil et de la banque, il est difficile de se persuader qu’on œuvre au bien de l’humanité. Paradoxalement, le désabusement peut alors se révéler un allié puissant du management et garantir la cohésion des équipes.

 

 

Quand la lutte des classes contamine l’alpinisme (Tobias Scheidegger ) : Inventé par des aristocrates, l’art de gravir les montagnes demeura réservé aux classes aisées jusqu’à l’irruption de l’escalade sportive, dans les années 1980. Aux temps héroïques, les alpinistes cherchaient en premier lieu à se distinguer de la masse. Leur sensibilité à la beauté des cimes et à une nature grandiose allait de pair avec leur dédain pour les rustres vivant dans ces contrées reculées.

 

 

Jean-Paul Walch raconte comment l’escalade est devenue un sport : Piolet à la main, un alpiniste chemine sur une crête étroite qui mène à un sommet enneigé. De part et d’autre, une pente glacée plonge vers l’abîme. « Les dirigeants extraordinaires ne se contentent pas de diriger », proclame le slogan. Nous ne sommes pas dans les Alpes ou dans l’Himalaya, mais dans l’hebdomadaire britannique The Economist : la société IE fait la promotion de son diplôme « Leadership positif et stratégie ».

 

 

David Commeillas décrit l’évolution du webdocumentaire : Permettre au spectateur de s’immerger dans un sujet, l’amener à tracer son propre cheminement, privilégier le temps long : après des années de tâtonnements, le webdocumentaire a appris à exploiter pleinement les possibilités offertes par l’interactivité. Reste à trouver un modèle économique pérenne.

 

 

Le Monde Diplomatique (73)

Ignacio Ramonet relate sa dernière sa dernière rencontre avec “ Gabo ”, Gabriel García Márquez, : On m’avait dit qu’il était à La Havane mais que, souffrant, il ne souhaitait voir personne. Je savais où il descendait d’habitude : dans un superbe cottage, loin du centre. J’appelai, et Mercedes, son épouse, balaya mes scrupules : « Pas du tout, me dit-elle avec chaleur. C’est pour éloigner les casse-pieds. Viens, “Gabo” sera content de te voir. » Par une chaleur mouillée, le lendemain matin, je remontai une allée de palmiers et me présentai à la porte de leur villa tropicale. Je n’ignorais pas qu’il souffrait d’un cancer de la lymphe, et qu’il se soumettait à une exténuante chimiothérapie. On le disait très atteint. On lui attribuait même une déchirante lettre d’adieu à ses amis et à la vie... Je craignais de me retrouver devant un moribond. Mercedes vint m’ouvrir et, à ma stupéfaction, me dit avec un sourire : « Entre. Gabo arrive... Il termine sa partie de tennis. »

Ignacio Ramonet relate sa dernière sa dernière rencontre avec “ Gabo ”, Gabriel García Márquez, : On m’avait dit qu’il était à La Havane mais que, souffrant, il ne souhaitait voir personne. Je savais où il descendait d’habitude : dans un superbe cottage, loin du centre. J’appelai, et Mercedes, son épouse, balaya mes scrupules : « Pas du tout, me dit-elle avec chaleur. C’est pour éloigner les casse-pieds. Viens, “Gabo” sera content de te voir. » Par une chaleur mouillée, le lendemain matin, je remontai une allée de palmiers et me présentai à la porte de leur villa tropicale. Je n’ignorais pas qu’il souffrait d’un cancer de la lymphe, et qu’il se soumettait à une exténuante chimiothérapie. On le disait très atteint. On lui attribuait même une déchirante lettre d’adieu à ses amis et à la vie... Je craignais de me retrouver devant un moribond. Mercedes vint m’ouvrir et, à ma stupéfaction, me dit avec un sourire : « Entre. Gabo arrive... Il termine sa partie de tennis. »Ignacio Ramonet relate sa dernière sa dernière rencontre avec “ Gabo ”, Gabriel García Márquez, : On m’avait dit qu’il était à La Havane mais que, souffrant, il ne souhaitait voir personne. Je savais où il descendait d’habitude : dans un superbe cottage, loin du centre. J’appelai, et Mercedes, son épouse, balaya mes scrupules : « Pas du tout, me dit-elle avec chaleur. C’est pour éloigner les casse-pieds. Viens, “Gabo” sera content de te voir. » Par une chaleur mouillée, le lendemain matin, je remontai une allée de palmiers et me présentai à la porte de leur villa tropicale. Je n’ignorais pas qu’il souffrait d’un cancer de la lymphe, et qu’il se soumettait à une exténuante chimiothérapie. On le disait très atteint. On lui attribuait même une déchirante lettre d’adieu à ses amis et à la vie... Je craignais de me retrouver devant un moribond. Mercedes vint m’ouvrir et, à ma stupéfaction, me dit avec un sourire : « Entre. Gabo arrive... Il termine sa partie de tennis. »
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