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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 06:42

Depuis le début du conflit, L'Humanité publie chaque jour une affiche pour Gaza. Ci-dessous trois d'entre elles.

Des affiches pour Gaza
Des affiches pour Gaza
Des affiches pour Gaza
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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 05:37

Aujourd'hui, les neuneux des médias ont imposé "crash". Mais comment faisions-nous autrefois, nous pauvres ploucs, qui parlions d'accident d'avion ou encore d'écrasement d'avion ? 

 

Au fait, crash au pluriel, ça donne quoi en langage neuneu des médias ?

 

PS : Au vu de cette photo, les passagers ont été "sévèrement" "impactés".

 

Méprisons la langue française (20)

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 05:35

Bravo à ce restaurateur lyonnais plein de bon sens, mais tout de même très aliéné pour ce qui est de l'usage du patois anglo-américain.

Méprisons la langue française (24)
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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 05:21

Aujourd'hui, les neuneux des médias ont imposé "crash". Mais comment faisions-nous autrefois, nous pauvres ploucs, qui parlions d'accident d'avion ou encore d'écrasement d'avion ? 

 

Au fait, crash au pluriel, ça donne quoi en langage neuneu des médias ?

Méprisons la langue française (20)
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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 05:35

Pour cette fois, ne la méprisons pas. On avait oublié que le mot "laser" est en fait l'acronyme de « Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation », en français : « amplification de la lumière par émission stimulée de rayonnement »).

 

Saluons cette esthéticienne qui propose une épilation définitive à lumière pulsée. Mais comme personne ne saurait être parfait, on se demande ce que peut bien vouloir dire l'expression "Photo Rajeunissement".

Méprisons la langue française (19)
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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 05:38

On achève cette rubrique avec Yvonne De Gaulle.

 

La légende veut qu’après avoir convolé, De Gaulle se soit vanté d’avoir « épousé des biscuits ». Le fait est que Jacques, le père d’Yvonne était à la tête d’une grosse biscuiterie calaisienne.

 

La famille Vendroux était de lointaine origine néerlandaise (les Van Droeg, producteurs de tabac de la région de Delft). Née en 1900 à Calais, Yvonne reçoit une éducation très conservatrice : elle vouvoie ses parents et apprend la couture. Elle apprend à lire chez elle, puis étudie chez les dominicaines d’Asnières-sur-Seine. Pendant la Première Guerre mondiale, les Vendroux envoient leurs enfants à Cantorbéry.

 

En 1920, elle rencontre Charles (une rencontre arrangée par ses parents). Elle s’éprend violemment de lui. Ils auront trois enfants : un garçon qui finira amiral et deux filles, dont Anne, trisomique.

Sous les ors de l’Élysée (14)

À Colombey-les-deux-Églises, dans la résidence de la Boisserie (les deux pièces ouvertes aux visiteurs attestent un goût très sûr), il n’y a, selon le magazine étasunien Time, ni machine à laver, ni aspirateur, ni fourneau à gaz. La cuisinière fait la cuisine sur un poêle à charbon, la bonne fait le ménage avec un balai. » À noter qu’avant l’achat de la résidence, celle-ci s’appelait « la Brasserie ». Les De Gaulle ont donc utilisé un terme qui n’existait pas avant eux dans la langue française.

 

À l’Élysée, où ils payent leurs factures d’électricité, les De Gaulle vont, pendant onze ans, mener une vie simple et discrète. La très catholique Tante Yvonne veille à ce que son mari ne nomme au gouvernement aucun ministre divorcé. Elle ne pourra empêcher son mari de recevoir Brigitte Bardot au palais. Juste après l’entrée en fonction de son mari, elle demande au musée du Louvre une piétà. En 1966, elle n’est pas pour rien dans la censure provisoire du film de Kacques Rivette La Religieuse de Diderot. Mais elle se prononce pour la pilule contraceptive. Son couturier est Jacques Heim, celui de Piaf et de Ludmilla Tcherina. Elle aime beaucoup les chansons de Charles Aznavour. Elle ne lit que Le Figaro.

 

Jamais de sa vie elle n’est sortie sans chapeau. De même, on n’a jamais vu De Gaulle sans cravate. Pour Yvonne De Gaulle, Françoise Sagan était une créatrice diabolique.

 

De Gaulle meurt en 1970. Yvonne reste à Colombey jusqu’en 1978. Elle se retire chez les sœurs de l’Immaculée Conception de l’avenue de Breteuil à Paris. Elle meurt au Val de Grâce le 8 novembre 1979.

 

FIN

Sous les ors de l’Élysée (14)
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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 05:09

Le matin du 16 janvier 1954, lorsque nous apprîmes dans la cour de mon école primaire d’Hénin-Liétard (« Liétard », j’y tiens) le décès de Madame Coty, l’épouse sans aspérités d’un président lui aussi sans aspérités (quoique doté d’une réelle personnalité), nous fûmes tristes. Parce que cette dame, qui ressemblait à toutes les dames françaises de 70 ans, était entrée dans notre existence sans avoir forcé le destin et sans se plier aux règles de ce qu’on n’appelait pas encore la pipeulisation.

 

Dans un ouvrage republié en 1954 (Nouveaux portraits), Françoise Giroux rendit hommage à la modestie de cette fille d’armateur havrais élevée dans des pensions religieuses et dans un couvent de Southampton, ce qui lui donna une parfaite maîtrise de l’anglais : « Aussitôt après l'élection, lorsqu'elle s'est vue dans les journaux, elle a reçu un choc : « Regardez-moi », dit-elle attristée, « je ne prétends pas être mince, mais enfin tout de même... » ». Elle déclare aussi : « je ne suis pas une pin-up, je suis une grand-mère ».

Sous les ors de l’Élysée (13)

Les chansonniers l’affublèrent de surnoms plutôt vachards : « Madame sans gaine », « la bûche de Noël », « Madame des tas ».

 

La mort soudaine, due à une crise cardiaque, de la Première dame de France, fut l’occasion d’une vraie émotion populaire. 22 000 personnes assistèrent à une messe en l’église de la Madeleine ou sur le parvis. Le président René Coty avait fini par accepter le principe d’une cérémonie officielle à Paris mais avait refusé que les obsèques de sa femme au Havre fussent payées par l’État.

 

Lorsque René Coty fut élu président de la République au seizième tour de scrutin, les journalistes se précipitèrent à l’appartement qu’occupait le couple au quai aux Fleurs à Paris. Ils tombèrent sur Madame Coty, une personne de bonne corpulence, les mains pleines de farine, en train de faire une tarte. Ce fut parti pour « potiche et godiche » et autres surnoms peu flatteurs. Malgré l’étole de vison qu’elle portait presque toujours, que son mari lui avait offerte « pour faire présidente », Germaine Coty incarna, renvoya parfaitement l’image de la femme au foyer des années cinquante, discrète, dévouée à son mari.

Sous les ors de l’Élysée (13)

Très ébranlé par le décès de son épouse, René Coty envisagea de démissionner (n’imaginant pas une seconde que, quatre ans plus tard, De Gaulle le pousserait gentiment par la porte) mais il se retint, ne voulant pas ajouter de la crise aux crises.

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 05:32

Vincent Auriol était le fils d’un boulanger. Il perdit un œil à l’âge de 10 ans en jouant avec un pistolet à amorces. À la faculté de Toulouse, il fit des études de droit (il suivit les cours de Jaurès). Il s’engage à la SFIO dès la fondation de ce parti.

 

En 1912, il épouse Michèle Aucouturier, une fille d’ouvrier. Ils auront un fils qui épousera la grande aviatrice Jacqueline Douet.

 

Après la Première Guerre mondiale, il imagine un système de prêts payés par les actionnaires des banques allemandes pour reconstruire les régions sinistrées françaises. Ministre des Finances de Léon Blum pendant le Front Populaire, il déclare : « Les banques je les ferme, les banquiers je les enferme. » La Banque de France (à l’époque privée) dut vendre une grande partie de son or pour financer les réformes du Front Populaire. Auriol se prononce contre les accords de Munich. Il avait été auparavant favorable à une intervention en Espagne pour soutenir le gouvernement légal. Il est l’un des 80 parlementaires qui refusent les pleins pouvoirs à Pétain. En septembre 1940, il est arrêté par Vichy. Jugé à Muret, il bénéficie d’un non-lieu. Il est placé en résidence surveillée. Il entre dans la clandestinité en 1942. Il rejoint De Gaulle en 1943.

 

Il est élu au premier tour président de la République en 1947.

 

Avec son épouse, il fait remanier le palais de l’Élysée, inoccupé depuis sept ans. C’est pour Madame Auriol que fut forgée l’expression « Première dame de France ». Cette fille de militant syndicaliste s’était elle aussi engagée dans la résistance, à Lyon où elle décodait des messages chiffrés de l’état-major allié. Très élégante, elle s’habillait chez Balmain. Elle fit introduire dans la cuisine de l’Élysée la garbure et le cassoulet du sud-ouest.

 

Elle décéda en 1979, treize ans après son mari. Tous deux reposent au cimetière de Muret, lieu d’ancrage politique de Vincent Auriol.

 

Sous les ors de l’Élysée (12)
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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 05:22

Ci-dessous, un article de Jacques Marie Bouget (pour le Grand Soir) sur le vocabulaire utilisé par les médias dominants français pour parler de la guerre à Gaza.

 

Les mots en guerre, je veux dire les mots que les médias utilisent pour parler de la guerre, perdent leur sens au premier coup de canon. La poudre met le feu aux dictionnaires et ce qui voulait dire noir signifie blanc.

 

En ces heures les journalistes ont deux champs d’exercice pour leur sémantique, celui d’Ukraine où Poutine est « Hitler » et Svoboda « Gandhi », celui d’Israël où la politesse due à « un pays ami » a réussi à faire passer la langue militaire pour la vérité à répéter.

 

Un exercice pratique, pris au hasard, mais qui est un échantillon de cet infini. Dimanche soir, le 20 juillet à 22 heures, face à la chaine I Télé, j’apprends que des combattants, forcément du « Hamas », ont « enlevé » un soldat de Benjamin Netanyahou. Sur le plateau ils sont trois estampillés journalistes, et qui se renvoient cette information comme une boule de billard électrique. Si, pour l’un, le militaire a été « enlevé », pour un autre il a été « kidnappé ». En passant je signale que, par essence, ce mot qui contient « kid », ne peut être utilisé que lors de l’enlèvement d’un enfant. Le mieux est à venir, une jeune consœur évoque un « otage ». Ca y est ! Nous sommes dans un schéma connu, celui du soldat Shalit, capturé les armes à la main mais néanmoins « otage » pour la France. Pour une journaliste d’I Télé, un soldat qui fait la guerre et se fait prendre, n’est donc pas un « prisonnier ». Mais un « otage » victime d’un « rapt », d’un « enlèvement » comme jadis le malheureux baron Empain. Voyez que les rails de la SNCF ne sont pas seuls à être dévoyés : les mots déraillent aussi. Téléspectateurs et auditeurs vigilants, il y a longtemps que vous savez que l’armée Israélienne n’existe pas. Dans les hauts parleurs n’existe que « Tsahal », ce qui veut dire « Armée de Défense ». Un petit nom gentil qui fait que le missile est moins cruel quand il tombe. « Tsahal » ça fait nom de fleur, ou nom de gâteau, en tout cas un nom qui ne fait aucun mal.

 

 

En choisissant les bons mots pour la dire, la guerre est beaucoup plus acceptable

  Vous me direz que rien n’oblige un citoyen à regarder les infos à la télé. C’est vrai et Internet lui est préférable. Mais lundi à 13 sur France 2, me voilà face à un autre confrère posté en Israël. Il ne risque qu’un coup de soleil mais porte quand même un gilet pare balles floqué d’un logo « Press ». Dans son cas il est préférable que son occupation professionnelle soit indiquée tant ses propos inspirent le doute sur le métier. Ce reporter nous dit « Tsahal a encore du travail, beaucoup de travail pour boucher des dizaines de tunnels ». Car il le sait, lui avec son calicot « Press » collé sur la poitrine, le travail que « Tsahal » « doit » accomplir. Il en connait la raison et l’utilité. Et il la justifie sans ciller.

 

Lire la suite ici.

Vous me direz que rien n’oblige un citoyen à regarder les infos à la télé. C’est vrai et Internet lui est préférable. Mais lundi à 13 sur France 2, me voilà face à un autre confrère posté en Israël. Il ne risque qu’un coup de soleil mais porte quand même un gilet pare balles floqué d’un logo « Press ». Dans son cas il est préférable que son occupation professionnelle soit indiquée tant ses propos inspirent le doute sur le métier. Ce reporter nous dit « Tsahal a encore du travail, beaucoup de travail pour boucher des dizaines de tunnels ». Car il le sait, lui avec son calicot « Press » collé sur la poitrine, le travail que « Tsahal » « doit » accomplir. Il en connait la raison et l’utilité. Et il la justifie sans ciller.

 

Lire la suite ici.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 06:35

On voudra bien excuser cette photo ratée : j'ai bougé. Pardon : "I moved". Mais le TER Auch-Toulouse branlait du chef.

 

Face à une telle ineptie linguistique de la SNCF (on doit dire désormais "SNCF" mais même les employés de la société ont du mal), on reste pantois.

 

“ Clik'n mouv ”. De l'anglais, qui n'en est pas, incompréhensible, repris dans une phrase explicative en français : “ Cliquez, imprimez votre billet, voyagez ”.

 

SNCF est sinistre et prend ses clients pour des minus habens.

 

 

PS : A noter au passage comment la SNCF a évacué le mot “ train ” de son vocabulaire et de la pratique : TGV, TER, Intercities etc.
Méprisons la langue française (18)
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