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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 07:25

J'en ai un tout petit peu ras le bol de cette manie qu'ont les médias d'orthographier les noms d'origine étrangère dans leur graphie “ anglaise ”, pour le bien du bon peuple qui aime la simplicité.

 

Un exemple nous est donné ici par France 2 à propos de la ville des prochains JO d'hiver. Il s'agit de Sotchi et non de Sochi (Sot Chie ?).

 

On retrouve également cette tendance de plus en plus lourde dans la graphie des noms arabes. On voit fréquemment Musa au lieu de Moussa.

 

Je sais bien que le français aime à franciser les noms étrangers (Douvres, Munich, Anvers), mais les étrangers savent aussi s'occuper de nous comme il faut. Tenez : connaissez vous la ville française de Rijsel ? Facétieux Flamands qui sont partis de Ter Ijsel, équivalent de L'Isle, donc Lille.

 

Dans ce domaine comme ailleurs, le but du globish est d'éradiquer toutes les différences, la sédimentation des langues, donc l'Histoire.

 

Méprisons la langue française (10)
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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 06:17

Le discours prononcé par le Solférinien en chef à l'université de Strasbourg est extrêmement inquiétant. Hollande va effectivement plus loin que Sarkozy dans la voie de la privatisation et de la  financiarisation de l'université. Je propose ici la réaction du Snesup à ce discours :


 

Intervenant à l’Institut de Science et d’Ingénierie Supramoléculaires de Strasbourg, à l'occasion de son déplacement à Strasbourg sur le thème de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR), le président de la République a dessiné des perspectives à court terme. 

Au-delà du choix symbolique de la ville de Strasbourg, de sa dimension européenne, de la qualité scientifique des recherches de l'Université de Strasbourg, la recomposition territoriale est au centre du discours de F. Hollande. Au détour d’une interpellation des élus de la région Alsace, le président a révélé l’un des pans de la prochaine loi de décentralisation. Les universités, la recherche pourraient prochainement faire explicitement partie des « domaines de compétences directes » des Régions. Mettant au centre de son dispositif les métropoles, comme maillons nécessaires au développement économique, indissociable de la formation et de la recherche, il choisit d’accélérer la restructuration tant des territoires que de l’université et de la recherche publique.

Si l’enseignement supérieur et la recherche sont présentés comme épargnés dans les 50Md€ de coupes budgétaires dans les services publics « pour aider les entreprises », on peut craindre que ces annonces creusent des inégalités à la fois entre les établissements et également entre les  territoires, inégalités qu’il conviendrait au contraire de réduire d’urgence.
 


En précisant le lancement du deuxième plan d’investissement d’avenir, et une pléthore de nouveaux appels à projets soumis à un jury international, le président de la République se réapproprie une méthode, initiée par le gouvernement précédent,  et vivement rejetée par la communauté scientifique. Elle a créé de profondes fractures au sein des établissements, des équipes et des personnels. En distinguant les établissements à « dimension mondiale » de ceux « de taille régionale », il remet en selle le modèle d’un ESR à deux vitesses. Le maintien du Crédit Impôt Recherche « élargi », toujours plus attractif pour les entreprises, dont le contrôle  est perçu comme « tatillon », continue de priver le Service Public d’ESR des ressources dont il a besoin.

« L’excellence attire l’excellence » dit le président de la République : que dire du devenir de ceux –très majoritaires- qui ne seront pas retenus, de ces collèges universitaires dont on tait le nom, de leurs liens avec la recherche…

Au centre de cette intervention, l’attractivité (internationale, de chercheurs, d’étudiants…) est omniprésente. « Tout ne se résume pas à la taille [des structures] ». Malgré les précautions d’usage, la masse critique figure désormais comme un enjeu incontournable. La recomposition sous forme de COMUE ou d’établissements fusionnés dotés d’antennes sous tutelle, pouvant contractualiser directement avec l’Etat voit son calendrier accéléré. « En juillet 2014, tout doit être prêt». Comment, dans de telles conditions, les acteurs de l’ESR, pourraient ils se consacrer sereinement à leurs missions ? Comment croire un seul instant aux « ressources sécurisées dans le temps » quand les universités sont frappées par l’austérité et que s'annoncerait une année blanche pour l'emploi scientifique au CNRS? Et enfin, comment croire, avec de tels calendriers, à une volonté de concertation, à l'heure où le suffrage indirect est par ailleurs poussé un peu partout ?

L'obligation de concentration inscrite dans la loi ESR est concrétisée par la carotte du plan d'investissement d'avenir et le bâton de la « relégation » en collège universitaire, selon un plan de restructuration qui oublie le maillage territorial des formations. Formations que d'ailleurs le président a souverainement ignorées, ne prononçant « enseignement supérieur » qu'une fois en fin de discours. Il est par ailleurs frappant de noter que ce discours s'est déroulé dans une université qui, toute excellente, internationale et fusionnée qu'elle soit, se trouve dans une situation budgétaire fort précaire. Après le vote difficile de son budget (avec un mois de retard), le rectorat a exigé une réduction de 20% en 2014 des budgets de ses composantes, services et laboratoires. Nous saurons rappeler que le Service Public d'Enseignement Supérieur et de Recherche nécessite vraiment un changement de politique, de paradigme et de discours.
Université : Hollande bat Sarkozy sur le fil
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 10:41

J'ai remarqué récemment, un jour que j'avais les écoutilles un peu plus ouvertes que d'habitude, que, dans le TGV, on n'annonçait plus “ La SNCF ceci cela ” mais “ SNCF ceci cela".

 

Sylvain, un cheminot (ici sur twitter : amv_ac) m'explique le sens de cette petite arnaque langagière. “ La SNCF ”, cela renvoie banalement à l'epic (établissement public à caractère industriel et commercial). “ SNCF ”, c'est le groupe.

 

Ne me demandez pas ce que ce groupe groupe, je n'en sais rien. Mais en sociolinguiste amateur, je sais flairer les mensonges et les nuages de fumée de la langue.

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 06:08

Qu'a bien voulu signifier cet entrepreneur dynamique – et tellement colonisé dans sa tête – juste en face de chez moi ?

 

Un colonisé pur sucre ("pure and simple") aurait affiché : "Digital Sound" (son numérique).

 

Mais pourquoi ce compromis ? Pourquoi cet ordre des mots anglais avec un mot français ?

 

Ce colonisé sait-il que "digital" en anglais vient de "digit" qui signifie, au choix, chiffre ou doigt ? Sait-il que la digitale est une jolie fleur vénéneuse en forme de vulve ou de capote anglaise (d'où l'expression "le doigt de la vierge") ?

 

En plus, son panneau est laid.

 

 

Méprisons la langue française (8)
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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 06:42

Là, c'est le bouquet ! Non seulement, le commerçant méprise sa propre langue, mais en plus il veut se faire passer pour un spécialiste en traductologie.

 

Et il se plante. C'est l'inverse qu'il aurait dû écrire, le mot "salon" connotant davantage que "room", étant sémantiquement plus précis et plus riche que le vocable anglais.

 

En allemand, le mot "salon" est repris tel quel pour la coiffure ou pour la littérature. Idem en anglais : "literary salon", "beauty salon", "hairdressing salon".

 

Dans L'Ange Bleu, on a tous en mémoire Marlene Dietrich chantant :

 

Ich bin die fesche Lola, der Liebling der Saison
Ich hab' ein Pianola zu Haus' in mein' Salon
Ich bin die fesche Lola, mich liebt ein jeder Mann
Doch an mein Pianola, da la ich keinen ran

Méprisons la langue française (7)
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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 11:02

Peter Seeger est mort. Comme d’autres de ma génération, je le suivais depuis des dizaines d’années. Auteur-compositeur-interprète de très grand talent, il fut aussi un militant politique particulièrement courageux. Membre du parti communiste des Etats-Unis, proche des syndicats de gauche, des mouvements pacifistes, il refusa de témoigner devant la commission McCarthy. Pour cela, il fut condamné à 10 ans de prison mais une cour d’appel casse cette sentence. Il milita contre la guerre du Vietnam et fut l’ami de Martin Luther King.

 

 

France Info, pour faire vite et pas trop dérangeant, nous bassine qu’il créa la version originale de “ Si j’avais un marteau ”, reprise par Claude François, avec des paroles du même Claude. Ci-dessous, la version française :

 

Si j'avais un marteau

Je cognerais le jour

Je cognerais la nuit

J'y mettrais tout mon cœur

Je bâtirais une ferme

Une grange et une barrière

Et j'y mettrais mon père

Ma mère, mes frères et mes sœurs

Oh oh, ce serait le bonheur

 

Si j'avais une cloche

Je sonnerais le jour

Je sonnerais la nuit

J'y mettrais tout mon cœur,

Pour le travail à l'aube

Et le soir pour la soupe

J'appellerais mon père

Ma mère, mes frères et mes sœurs

Oh oh, ce serait le bonheur

 

Si j'avais une chanson

J'la chanterais le jour

J'la chanterais la nuit

J'y mettrais tout mon cœur

En retournant la terre

Pour alléger nos peines

J'la chanterais à mon père

Ma mère, mes frères et mes sœurs

Oh oh, ce serait le bonheur

 

Si j'avais un marteau

Et si j'avais une cloche

Puis si j'avais une chanson à chanter

Je serais le plus heureux

Je ne voudrais rien d'autre

Qu'un marteau, une cloche et une chanson

Pour l'amour de mon père

Ma mère, mes frères et mes sœurs

Oh oh, ce serait le bonheur

 

 

C'est le marteau du courage

C'est la cloche de la liberté

Mais la chanson c'est pour mon père

Ma mère, mes frères et mes sœurs

Oh oh, pour moi c'est le bonheur

C'est ça le vrai bonheur

Si j'avais un marteau

 

Malin, le Clo-Clo. Il nous propose des paroles un peu surréalistes, apolitiques, consensuelles et bien pensantes.

 

La version originale (de 1949) est tout autre. Le marteau ne sert pas à cogner la nuit pour construire une maison. C’est celui d’un juge qui se bat pour la justice et la liberté.

 

 

 

If I had a hammer,


I'd hammer in the morning,


I'd hammer in the evening,


All over this land,
I'd hammer out danger,


I'd hammer out a warning,


I'd hammer out love between,


My brothers and my sisters,


All over this land.

If I had a bell,


I'd ring it in the morning,


I'd ring it in the evening,


All over this land,


I'd ring out danger,


I'd ring out a warning,


I'd ring out love between,


My brothers and my sisters,


All over this land.

If I had a song


I'd sing it in the morning


I'd sing it in the evening


All over this land


I'd sing out danger


I'd sing out warning


I'd sing out love

Between
my brothers and my sisters


All over this land

Well, I've got a hammer 
and I've got a bell


And I've got a song to sing
all over this land


It's the hammer of justice


It's the bell of freedom


It's a song about love

between my
brothers and my sisters


All over this land

It's the hammer of justice


It's the bell of freedom


It's a song about love between my brothers and my sisters


All over this la-a-and

 

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 10:56

 

Le Comité Technique des personnels des Universités (CTU) a examiné le projet de décret statutaire des enseignants-chercheurs le 9 janvier 2014. Le vote final du CTU est sans équivoque : 0 voix pour, 9 voix contre (SNESUP-FSU, SupAutonome, FERC-SUP CGT), 4 abstentions (SGEN-CFDT, Sup'Recherche UNSA). Les syndicats qui se sont abstenus sont, ce n’est pas une insulte, les relais du pouvoir solférinien dans l’enseignement supérieur.

 

La représentante de la ministre Fioraso (absente) a opposé une fin de non-recevoir à la quasi totalité des très nombreux amendements proposés par les syndicats à l’unanimité.

 

 

Le projet Hollande/Fioraso maintient le principe de la modulation des services, bien utile dans le contexte de conditions budgétaires dramatiquement dégradées des universités (la liste des établissements en faillite s’allonge), le rapport d'activités périodique, obligatoire, non confidentiel, et n'apporte aucune garantie sur le droit et la liberté de recherche, aucune amélioration aux conditions de travail et de carrière, et multiplie les dispositions dérogatoires au recrutement et à la promotion. Opacité, donc et recul des pratiques démocratiques (pour ce qu’il en reste).

 

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 07:23

... Ce n'est pas triste.

 

L'avenir de l'Université française est actuellement entre les mains de quelques ambitieux Solfériniens qui veulent redécouper l'institution comme ils le feraient pour des circonscriptions législatives ou cantanoles.

 

Ci-dessous, les enjeux expliqués par Sauvons l'Université ! (25 janvier 2014).

 

La loi Fioraso, qui a pour l’essentiel cherché à consolider la précédente loi LRU, demande aux universités de faire d’ici au mois de juillet prochain un choix décisif. Si la « politique de site » est une obligation à laquelle aucune université ne peut se soustraire, il reste en effet à déterminer la façon dont chacune d’entre elles s’inscrira dans cette politique. Il est clair que le dessein du ministère est la simplification de la carte nationale des établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche à une trentaine de pôles (un pour chacun des barons du PS ?). Pourtant, à la lecture précise du texte de loi, les choses ne sont pas entièrement bouclées. Peut-être quelques-uns ne s’en sont-ils pas encore aperçus, peut-être certains préfèrent d’ailleurs l’ignorer, peut-être d’autres ont-ils choisi de ne pas le voir, mais, contrairement à ce qui est dit ici ou là, il n’est pas exact que la seule solution soit la fusion des universités (à l’image de ce qui s’est déjà fait à Marseille, à Strasbourg, en Lorraine ou dans trois des quatre universités de Bordeaux) ou la création d’une « Communauté d’universités ou d’établissements » (COMUE ou CUE au choix !) qui, sans engager de fusions, relève d’une logique identique. Certes, la loi dispose que tous les PRES seront automatiquement transformés en COMUE dans un délai d’un an à partir de sa promulgation, mais cette dénomination ne recouvre rien tant que les statuts de ladite COMUE n’auront pas été votés. Autrement dit, le nom ne débouchera sur une chose qu’à ce moment-là ; auparavant, la question n’est pas de sortir ou non d’une COMUE, qui n’existe encore que sur le papier, mais de choisir entre la COMUE et un autre statut : l’ASSOCIATION.

 

En effet, le texte de loi dispose qu’il existe une possibilité de regroupement en « association d’universités et d’établissements d’enseignement supérieurs ». Qui plus est, la même loi énonce qu’en Ile-de-France, les « associations d’universités » ne sont pas nécessairement coordonnées par un seul établissement promoteur ou directeur et qu’elles peuvent relever d’une multi-coordination. Cette double forme dérogatoire (implicitement pour le premier point, national, explicitement pour le second, propre à un site particulier) n’a probablement pas été pensée pour créer une alternative aux formes fusionnelles ou proto-fusionnelles : elle a sans doute été d’abord conçue pour des « grandes écoles » et autres établissements publics de l’enseignement supérieur (voir le cas de l’Institut National Polytechnique de Grenoble), soucieux de préserver leur autonomie en se limitant à une association avec les COMUE ou avec les universités qui leur sont proches territorialement parlant.

 

La suite ici.

 

 

Quand les lobbies solfériniens s'occupent de l'Université...
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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 06:16

 

L’éditorial pose la question de savoir s’il existe un « bon anthropocène ». « Le désir insatiable de domination du monde naturel nous a conduit à la catastrophe. […] Ce n’est pas parce qu’il y a le feu à la planète que nous sommes antiproductivistes mais par ce que le productivisme n’est pas la solution à la misère sociale, culturelle, politique, anthropologique. »

 

Paul Ariès nous met en garde contre capitalisme vert, le grand projet du capitalisme tout court : « Le capitalisme vert entend bien adapter la planète aux besoins du productivisme ». Tout est prêt : « les capitaux, les fantasmes (le culte de la toute puissance, l’idée d’un monde sans limites), le vertige de la technoscience. »

 

Pour Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz, l’Anthropocène est le signe de notre puissance, mais aussi de notre impuissance. Ils mettent en garde contre l’extinction de la biodiversité, de composition de l’atmosphère, de l’acidification des océans et des lacs, du déferlement d’éléments radioactifs et de molécules toxiques dans les écosystèmes. Au-delà de l’histoire des vainqueurs, préviennent-ils, il faut redécouvrir la pluralité des options possibles.

 

 

Pionnier de la fécondation in vitro, Jacques Testart prend position contre le tri sélectif d’embryons et la banalisation de l’eugénisme. Il estime que les dérives de la procréation assistée flirtent avec le transhumanisme. Il pose par ailleurs que « le vivant, contrairement à la machine, n’est pas qu’un assemblage judicieux de morceaux utiles, et qu’on ignore largement comment il devient cette autre chose, cette propriété unique où certains voient la marque du divin et d’autres celles de la complexité, ce qui n’explique rien. »

 

Paul Ariès évoque l’avènement du surhomme par la géo-ingénierie : « il faut combattre la folie qui consiste à vouloir adapter l’humanité aux besoins du productivisme. On pourrait, pour réduire les besoins d’éclairage, modifier par le génie génétique les yeux humains sur le modèle de ceux des chats. » Brrrr ! Sans parler de l’immortalité grâce aux nanotechnologies.

 

Pour Fabien Piasecki, la géo-ingénierie et le transhumanisme font peser un risque majeur de catastrophes climatiques mais aussi de désespècement (sortie de l’espèce humaine).

 

Robin Delobel explique pourquoi la Conférence du climat qui s’est tenue à Varsovie en 2013 restera comme celle de l’immobilisme et de l’antagonisme.

 

Frédéric Thomas pose un regard lucide sur l’« extarctivisme » en Amérique du Sud : « le continent a opéré un tournant à gauche. Pourtant le paradoxe de cette nouvelle phase est de reconduire, voire d’accentuer, le même modèle de développement qu’auparavant. »

 

G. Boitel et D. Loufrani décortiquent le concept d’« agroécologie ». L’agriculture industrielle d’aujourd’hui a du mal à concilier ces deux termes.

 

Yannis Youlountas dénonce la répression qui s’abat sur des projets d’autres modèles (Marinaleda, Exarcheia, Val Susa). En regrettant évidemment que le projet altermondialiste a été dépassé par la montée des nationalismes dans un climat entretenu de peur économique et sociale.

 

Maxime Vivas dénonce les menées de Robert Ménard à Béziers, nouvelle terre de prédilection du FN qui va, là comme ailleurs, jouer sur la peur et la haine. Ménard est soutenu par Nicolas Dupont-Aignan, l’idole des maisons de retraites, pour qui « Robert, c’est Jeanne d’Arc ! ».

 

Aurélien Bernier postule que l’alliance PCF/PS aux municipales sera perdante et rappelle que le PCF s’était déjà condamné dans les années 8à en s’alliant aux Solfériniens.

 

Pour Christian Sunt, « les Bonnets rouges ne nous feront pas croire au Père Noël ! » L’écotaxe n’est pas responsable de la crise bretonne, crise d’un modèle de développement encouragé et financé par l’Union européenne et son programme de liquidation de l’agriculture paysanne.

 

Florent Bussy pose une question toute bête : « Qu’est-ce qu’une catastrophe nucléaire ? » Sa réponse est intelligente.

 

« Les journalistes manipulent l’information » contre « les journalistes sont objectifs ». Fausse alternative, comme le démontre Laurent Paillard.

 

De quoi Google est-il le nom, demande Yann Fiévet : « Nous devrions nous y faire : l’emprise de Google s’accroît chaque jour davantage et il serait illusoire de vouloir y résister. La firme, omniprésente dans l’univers de nos cyber-activités, recouvre nos vies d’une prétendue bienveillance. Ce serait au nom de l’émergence d’un monde plus sûr que Google, en compagnie de huit autres sociétés privées américaines, participe activement au système Prism mis en place par la NSA pour surveiller tous les recoins de « la toile ». La volonté arachnéenne veille sur nous ; allons en paix ! Cependant, non contente d’apaiser notre inquiétude à propos de la dangerosité du monde, inquiétude par ailleurs savamment entretenue par les maîtres de la « médiasphère », Google se veut un agent puissant de la Culture universelle. »

 

Pour finir, Mathylde nous offre une recension d’un livre sur Jean Cocteau et du dernier roman d’Hélène Frappat, Lady Hunt.

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 10:27

La rupture avec Valérie était somptueusement représentée lors de la dernière conférence de presse présidentielle. À droite de Hollande, une tapisserie de Jean-François de Troy, peintre français du XVIIIe siècle, intitulé “ Le Repas d'Esther et d'Assuérus ”.

 

Assuérus, qu'on assimile à Xerxès Ier s'éprend d'Esther lors d'un repas intime. Il avait auparavant répudié son épouse légitime qui avait refusé de se présenter devant lui et ses convives lors d'un grand repas. Les conseillers du roi organisèrent alors une sélection parmi les jeunes filles vierges du royaume.

 

Source : le figaro.fr

 

François Hollande, 2500 après Xerxès
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