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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 05:38

 

 

Et si l’on refondait le droit du travail… demande Alain Supiot dans le numéro d'octobre du Monde Diplomatique : « Proclamant avoir été élu pour les réformes qu’il préconise, et non contre l’extrême droite, le président de la République française entend déréglementer un peu plus le marché du travail. Devant la montée de la contestation dans la rue, même les syndicats les plus proches du pouvoir jugent le projet déséquilibré au détriment des salariés. Adapter le droit aux nouvelles formes d’organisation du travail en prenant réellement en compte les aspirations humaines conduirait à de tout autres réformes. »

 

 

Pour Martine Bulard, il faut négocier sans préalable avec Pyongyang : « Du haut de la tribune des Nations unies, le président américain a promis de « détruire complètement la Corée du Nord » en cas d’attaque. Les dirigeants français et russe, eux, prônent le dialogue, mais ils font de l’arrêt du programme nucléaire une condition préalable et non un objectif de la négociation. Une approche qui a déjà échoué. »

 

 

Jean de Gliniasty   estime que Macron a une certaine idée de la France : « Le président Emmanuel Macron a pris quelque distance avec les orientations néoconservatrices de ses deux prédécesseurs en matière de politique étrangère. Après une campagne marquée de manière inédite par les questions diplomatiques, cette apparente inflexion souligne la singularité de la position française, baptisée « gaullo-mitterrandisme ».

 

 

Une réflexion de Frédéric Lordon sur le complot des anticomplotistes : « L’image est familière : en haut, des gens responsables se soucient du rationnel, du possible, du raisonnable, tandis que ceux d’en bas, constamment ingrats, imputent à leurs dirigeants une série de malveillances. Mais l’obsession du complot ne relève-t-elle pas plutôt des strates les plus élevées de la société ? Les journalistes reprenant les idées du pouvoir privilégient eux aussi cette hantise. »

 

 

Malgré tout, au Portugal, la gauche essaye (Marie-Line Darcy et Gwenaëlle Lenoir) : « Miné par la corruption et défiguré par la purge imposée par l’Union européenne, le Portugal se redresse lentement, notamment en augmentant le pouvoir d’achat des salariés et des retraités. »

 

 

Pour Renaud Lambert, Cuba veut le marché… sans le capitalisme : « Le président Raúl Castro a annoncé qu’il quitterait ses fonctions en 2018. Pressenti pour le remplacer, le premier vice-président Miguel Díaz-Canel est né un an après l’arrivée des guérilleros à La Havane en 1959. Une telle passation constituerait une petite révolution, dans la foulée de celle que M. Castro a tenté d’impulser en vue d’« actualiser » le modèle économique cubain. »

 

 

Emmanuel Haddad  décrit l’improbable justice internationale en Syrie : « Alors que les pourparlers sur l’avenir de la Syrie doivent reprendre à Genève, les forces fidèles à M. Bachar Al-Assad tirent profit du cessez-le feu conclu avec l’opposition non djihadiste pour réduire les zones contrôlées par l’Organisation de l’État islamique. Mais la perspective d’une paix durable semble presque aussi éloignée que celle d’un jugement pour les exactions commises depuis six ans. »

 

 

Au Tirménistan, un cheval qui incarne une nation (David Garcia) : « Le Turkménistan vient d’accueillir les cinquièmes Jeux asiatiques des sports en salle et des arts martiaux. Des athlètes d’une soixantaine de pays y rivalisaient sous le haut patronage... d’un cheval ! L’histoire de l’akhal-téké, l’un des ancêtres du pur-sang, offre un témoignage privilégié sur un pays encore très opaque. »

 

 

Le Monde Diplomatique (111)

Á lire un important dossier sur la révolution russe en questions : « du séisme qui bouleversa la Russie en 1917 émerge le récit d’une révolution sociale qu’accompagna avec radicalité le parti bolchevique, force politique dont le projet émancipateur passait prioritairement par l’éducation des masses (« Priorité à l’éducation des masses »). Sa démarche autoritaire, aggravée par le « communisme de guerre », suscitait déjà des critiques au temps de Lénine, avec une interrogation-clé : agir avec le peuple ou seulement en son nom (« Au nom du peuple ou avec le peuple ? ») ? La révolution d’Octobre ébranla le monde ; elle secoua également l’art, réinventé jusque dans sa finalité. Mais, en l’absence des répliques escomptées en Europe, son cours économique ou diplomatique dut s’infléchir (« Diplomatie, de l’idéologie au réalisme »). La faillite du modèle soviétique remet-elle en cause l’internationalisme qui accompagna ses premiers pas (« Le siècle de Lénine ») ? »

 

 

Pour Jacques Berthelot, l’agriculture africaine dans la tenaille libre-échangiste : « Pour la première fois depuis dix ans, la famine ne recule plus dans le monde, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ce désastre s’explique pour partie par le changement climatique et par les conflits armés. Il vient également des accords de libre-échange, qui imposent une ouverture des frontières déstabilisant les agricultures locales. »

 

 

Noter pour mieux voter ?, demande Charles Perragin : « M. Jean-Luc Mélenchon vainqueur de la présidentielle ! Voilà ce qui aurait pu se produire si les électeurs avaient attribué des notes à chaque candidat plutôt que d’en choisir un seul. M. Emmanuel Macron l’aurait tout de même emporté avec d’autres types de scrutin. Au-delà de ces résultats, une meilleure prise en compte des souhaits des citoyens intéresse les chercheurs. »

 

 

Thierry Discepolo  narre la saga d’Actes Sud : « Réussir à publier de la littérature, et en même temps faire prospérer son entreprise, réussir à devenir le neuvième groupe d’édition français, et en même temps s’affirmer ancré dans une région, conjuguer les chiffres et l’éthique : Actes Sud aurait dépassé ces paradoxes, et sa responsable Françoise Nyssen, aujourd’hui ministre de la culture, incarnerait harmonieusement l’union de la quête de spiritualité et d’efficacité économique… »

 

 

Richard V. Reeves revient sur un épisode insolite de la présidence de Barack Obama : « Fin janvier 2015, M. Barack Obama eut à souffrir un bref mais cuisant moment d’embarras politique. Une proposition de mesure budgétaire qu’il venait d’envoyer au Congrès se révéla mort-née avant même d’être soumise au vote – tuée dans l’œuf par le président lui-même. »

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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 05:45
Institutrice il y a un siècle
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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 05:21

 

 

Dans L’Humanité, Max Leguem, Directeur d’une MJC, explique pourquoi il faut relancer la dynamique des maisons des jeunes et de la culture. « Une société qui n’éduque plus est une société qui ne répare plus et qui ne pardonne plus. J’en veux pour preuve que, dans le même temps où l’on ferme les MJC, on revient sur l’ordonnance de 1945 sur la protection des mineurs, on ouvre des prisons, des hôpitaux psychiatriques, on crée des polices municipales et des systèmes très coûteux de surveillance vidéo.  

 

J’ai appris dans les MJC qu’éduquer à la citoyenneté consistait à encourager la croyance des personnes en leur capacité d’agir sur la société pour la changer. Quand cette croyance s’éteint, s’éteint aussi la démocratie. »

 

 

Dans Initiative communiste, Léon Landini, président du PRCF et ancien résistant, s’exprime à propos du prétendu dérapage de Jean-Luc Mélenchon sur la rue face aux nazis : « Nous assistons dans nos médias à une attaque en règle, (à laquelle s’est joint le secrétaire confédérale de FO, Jean Claude Mailly) à l’encontre de Jean LucMélenchon, parce que hier dans son discours il a dit que c’est la rue qui a participé à la libération de notre pays.

 

Voici un texte que j’ai écrit il y a plusieurs mois et qui prouve que « la rue » a effectivement contribué centralement à la libération de notre pays :

 

La rue a effectivement participé à la Libération de la France, beaucoup plus que les grands financiers et que les patrons des grandes entreprises qui avaient continués à s’enrichir en collaborant avec l’occupant. Les 15 divisions désignées par le Général Eisenhower n’étaient-elles pas sorties de la rue ?  Alors pourquoi vouloir minimiser la participation du peuple français à sa propre Libération ? J’ajouterai que les 94 000 soldats de l’armée française débarqués le 15 août 1944 sur les côtes de Provence n’étaient pas sortis de la rue, alors que nos gouvernants n’évoquent que le débarquement du 6 juin mais jamais celui du 15 août.

 

 

Revue de Presse (215)

 

Dans le site Mémoires des Luttes, Bernard Cassen réfléchit au mot « Europe », selon lui pris en otage : « Les institutions de l’UE se considèrent comme plus « européennes » que les peuples d’Europe et, de ce fait, dépositaires et gardiennes d’un bien commun européen qu’elles ont elles-mêmes défini. Elles s’estiment donc fondées à remettre les récalcitrants sur le droit chemin, tout particulièrement en matière budgétaire, voire à les sanctionner s’ils s’en écartent trop.

 

Cette infantilisation des citoyens et des gouvernements s’explique en partie par une confusion sociologique : quelle que soit leur situation hiérarchique, la plupart des fonctionnaires de la Commission, du Conseil, de la Cour de justice, ainsi que beaucoup de membres du Parlement, ont tendance à se considérer comme une avant-garde européenne et à percevoir l’avenir de l’UE comme une simple extrapolation de leurs « bulles » de Bruxelles et de Luxembourg. Ils ont intériorisé l’idéologie libérale des traités qui leur sert de culture commune.

 

On peut soutenir que cette promotion d’une Europe sans aspérités, donc avec le moins possible d’affirmation du rôle et de la diversité des Etats, n’est pas étrangère au poids persistant des mouvements d’extrême-droite, nationalistes et xénophobes, particulièrement à l’Est. Curieusement, cette relation dialectique est rarement explorée…

 

 

Le journaliste Patrick Chêne a récemment révélé, dans Gala, avoir été opéré d’un cancer de la vessie. Découvrant la lune il en a profité pour dire tout le bien qu’il pensait de l’hôpital public, comprenant que les soins y étaient globalement gratuits : « Respectez les médecins, respectez les infirmières, respectez les aides-soignantes », implore-t-il.  « Vous sortez de 15 jours d'hospitalisation, qui coûte 2000 euros par jour, vous allez à la caisse, vous donner votre carte vitale et vous sortez votre carte bleue parce que vous avez l'habitude et on vous dit 'non, non, c'est ok' ». Une période de soins au cours de laquelle, l’ancien commentateur du Tour de France assure n'avoir rencontré « que des gens formidables ». Et de conclure : « ce service public là est exceptionnel».

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 05:41

 

 

Ils étaient huit à Lima pour représenter la candidature de Paris. Cinq d’entre eux :  Valérie Pécresse (résidente de la région Île-de-France, ancienne ministre de droite), Guy Drut (ancien champion olympique, ancien ministre de droite), Tony Estanguet (triple champion olympique de canoë), Youssef Halaoua (vidéaste), Anne Hidalgo (maire solférinienne de Paris), se sont exprimés en anglais alors que le français est la première langue officielle de l’olympisme et que, lorsqu’il y a conflit entre la traduction d’un document en français et en anglais, c’est la version française qui fait foi.

 

Techniquement parlant, s’exprimer en anglais n’a aucun intérêt pratique car des traductions simultanées sont systématiquement offertes.

 

Hidalgo avait déjà foulé aux pieds le français avec son slogan « Made For Sharing » affiché en lettres lumineuses sur la Tour Eiffel en février.

 

Les susnommés ont lâché le français en rase campagne pour la langue de la pub, mais aussi de la CIA et de Lehman Brothers.

 

 

 

Les JO de Paris au prix de la mort de langue française

 

Article 24 de la Charte de l’Olympisme : 1 - Les langues officielles du Comité International Olympique sont le français et l’anglais. 2 - À toutes les Sessions, une interprétation simultanée doit être fournie en français, anglais, allemand, espagnol, russe et arabe. 3 - En cas de divergence entre le texte français et le texte anglais de la Charte olympique et de tout autre document du CIO, le texte français fera foi.

 

Denis Masseglia (Président du Comité national olympique et sportif français, CNOSF), Nantenim Keïta (championne du monde et championne paralympique du 400 m malvoyant) et Laura Flessel (championne du monde et championne olympique d’escrime, actuelle Ministre des Sports) se sont exprimés en français.

 

Guy Drut, dans son discours en anglais, a prononcé « Montréal » à l’anglaise. Les Québécois ont sûrement apprécié.

 

Anne Hidalgo est présidente de l’Association internationale des maires francophones (AIMF). 

 

 

PS : Le tunisiano-français Youssef Halaoua, qui s'est exprimé également en arabe et en français, a bien montré à quel point il était colonisé dans sa tête et qui sont ses vrais maîtres : « Pour m'entraîner, quand j'étais plus jeune, je regardais des vidéos des grade évaluation speech (remises des diplômes) aux Etats-Unis. Donc quand les Américains me disent tu as bien parlé, c'est un rêve de gosse». 

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 05:47

 

 

A l'éducation Nationale on est envahi par des ''personnes en cessation d’intelligence''

 

J’étais déjà tombée de ma chaise pendant une soirée de parents quand la maîtresse a écrit sur le tableau que nos enfants allaient apprendre à manier « l’outil scripteur » au lieu de tenir un crayon.

 

Je me suis habituée au fait que les rédactions sont des « productions  écrites »,

les sorties en groupe des « sorties de cohésion »

et les élèves en difficulté ou handicapés des « élèves à besoins éducatifs spécifiques».

 

Mais cette année, sans discussion aucune, la palme est attribuée au Conseil supérieur des programmes et à sa réforme du collège.

 

Donc, demain l’élève n’apprendra plus à écrire mais à « maîtriser le geste graphomoteur et automatiser progressivement le tracé normé des lettres ».

 

Il n’y aura plus de dictée, mais une « vigilance orthographique ».

 

Quand un élève aura un problème on tentera une « remédiation ».

 

Mais curieusement le meilleur est pour la gym…pardon, pour l’EPS  (Education physique et sportive).

 

Attention, on s’accroche : courir c’est « créer de la vitesse », nager en piscine c’est « se déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé et traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête », et le badminton est une « activité duelle médiée par un volant ».

 

Alors, les amis, ne perdons pas ce merveilleux sens du burlesque et inventons une nouvelle catégorie :

 

la « personne en cessation d’intelligence », autrement dit, le con.

 

Signé Martine Meunier, mère d’une élève. 

 

Ah ! non, re-pardon… Martine Meunier « génitrice d’une apprenante ».

 

 

 

 

 

 

Quand Martine Meunier tente de parler Educ' Nat' ?
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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 05:43

Les Italiens aussi savent être colonisés dans leur tête...

Dans un supermarché de Cuneo

 

Mais, dans ce domaine, rien ne vaut les Nantais.

 

La Lord Mayor (mairesse ?) de Nantes Johanna Roland a annoncé que le prochain stade de football de Nantes s'appellerait “ Yello Park ”. Si on passe sur la faute volontaire dans le mot “ yello ”, on se demande bien pourquoi ce stade ne sera pas nommé dans notre langue. Il faut dire qu'en français “ parc jaune ” sonne de manière un peu débile. Que Madame la Lord Mayor sache qu'en anglais aussi.

 

L'important est que, sans le dire clairement, la mairesse nous livre la raison profonde de cet emprunt débile : “ Nous tenons à ce qu'il y ait 100 % de financement privé. La ville n'interviendra ni en financement direct, ni en garantie d'emprunt." 

 

Hé oui, quand on cède au capitalisme la gestion du bien public, on fait dans le gallo-romain  dans le Wall Street English.

Dans un supermarché de Cuneo

 

J'ai actuellement quelques problèmes avec ma messagerie, mes annuaires électroniques ayant été piratés et détruits. Je téléphone donc à Orange où une employée me répond très aimablement et m'explique que la marche à suivre est d'envoyer un courriel explicatif à l'adresse "abuse@orange.fr".

 

Je fais la bête : "abuse, comme quand on abuse du vin ?". "Non", répond-elle, "cela signifie qu'il y a un problème". "Mais", dis-je, "abuser de bonnes choses, ce n'est pas un problème …"

 

Je lui explique qu'Orange a repris le verbe anglais "to abuse", qui est un mot très fort, au sémantisme large, avec des idées de mauvais traitements, d'insultes, de sévices (sexuels ou autres).

 

"Ah, mais c'est parce qu'on est à l'international", justifie-telle.

 

"Tu parles, Charles, comme si c'était le problème", lui balançai-je alors, concluant avec la facétie que l'on me connaît : " Je vous remercie et vous laisse car je ne voudrais pas abuser de votre temps".

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 05:33

… et au mathématicien Joël Malaval. Ils ont publié récemment un exercice de mathématiques pour classes terminales aussi xénophobe qu'aberrant, comme l'a expliqué Jean-Michel Hureau dans les colonnes du Grand Soir.

Honte aux éditions Nathan !

 

Outre son aspect immoral, inepte, irréaliste et cynique, cet exercice comporte un aspect morbide que son auteur n’avait peut-être pas imaginé. En effet, lors du 4ème voyage, il y a 131,1 migrants ce qui laisse à penser qu’une jambe ou un bras doit traîner dans le bateau. Dés lors, le résultat est faux. Mieux, lors du 6ème voyage, plusieurs morceaux de migrants des précédents voyages se sont reconstitués pour former le 161ème dont 160 sont entiers, supposés vivants, et un amas de morceaux équivalent à 1,051 migrants. Il n‘est pas précisé si les morceaux sont rapatriés pour être embarqués au voyage suivant ou donnés en pâture aux requins puisqu’il est demandé d’arrondir à l’unité seulement au 8ème voyage. L’auteur aurait-il trouvé un moyen d’organiser une filière d’immigration en pièces détachées ? Reste à savoir comment reconstituer un être vivant à partir des morceaux. On ne connaît pas non plus le taux moyen de mortalité à chaque voyage ce qui limiterait l’effet de l’immigration clandestine et donc en réduirait l’impact sur des esprits encore en formation. Certes, cela augmenterait la difficulté mais puisque l’auteur se voulait réaliste en illustrant l’exercice d’une magnifique photo, autant rendre encore plus abject le caractère de sa production.

 

D’autant plus qu’on peut se demander quelle est la réponse attendue puisqu’au bout de 8 semaines, 194,87171 migrants sont arrivés dont seulement 193 sont entiers si on ne tient pas compte des morceaux accumulés. Et comme il n’est pas précisé comment arrondir à l’unité, le résultat peut tout aussi bien être 194 que 195. En fait, même mathématiquement, cet exercice est aberrant.

 

PS : Suite aux innombrables protestations, l'ouvrage a été retiré du commerce et sera remboursé. Une nouvelle version sera disponible « très prochainement », selon l’éditeur qui présente ses « vives excuses aux associations d’aides aux migrants, réfugiés, et demandeurs d’asile », auxquelles il assure son « soutien très actif ».

 

Honte aux éditions Nathan !
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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 05:45
Détente et politique (4)
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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique Jokons
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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 05:08

 

Dans La Tribune, Grégoire Normand explique que le niveau de vie des Français est encore inférieur à celui de 2008. La stagnation du niveau de vie des Français peut en partie s'expliquer par une faible revalorisation des salaires depuis la crise. En revanche, la situation des plus aisés s'est nettement améliorée depuis 2014 après plusieurs années de baisse.

 

La paupérisation des chômeurs en France s'explique par "une augmentation du nombre de chômeurs auparavant ouvriers ou n'ayant jamais travaillé alors que l'effectif diminue pour les chômeurs issus de professions mieux rémunérées". Le taux de pauvreté a ainsi atteint 15,3% chez les ouvriers en 2015 contre 14,4% en 2014.

 

Par ailleurs, la hausse du chômage durant les années qui ont suivi la crise n'a pas eu les mêmes effets selon les catégories sociales. Les ouvriers représentent la catégorie sociale la plus frappée par le chômage avec un taux de 14,6% en 2015 contre 4% pour les cadres en 2015. Entre 2008 et 2015, "le taux de chômage des ouvriers non qualifiés est passé de 14,7 % à 20,3 %, celui des cadres de 2,8 à 4 %".

 

 

Dans Marianne, Jean-Luc Mélenchon revient sur la contre-réforme du Code du Travail : « Il faut bien prendre la mesure de la signification de cette réforme : c'est le renversement de la hiérarchie des normes sociales. Jusqu'à présent, le système français avait une originalité extrêmement protectrice pour les travailleurs. Il y avait la loi, puis on pouvait négocier dans la branche, ou dans l'entreprise, à condition que le résultat soit meilleur que la loi. C'est ce qu'on appelle le « principe de faveur ». Et une fois qu'un accord était signé, la loi étendait le bénéfice de l'accord à tous les salariés. Si bien qu'on avait en France un taux de couverture par les conventions collectives de plus de 90 % des salariés, le record en Europe. Mais tout cela reposait sur l'idée très républicaine que la loi est première. La nouvelle loi Travail casse tout cela.

 

 

Selon le site Mirador, « cinq ans après l’incendie d’Ali Entreprises, les usines au Pakistan continuent d’être dangereuses ! L’incendie de l’usine Ali Enterprises et ses nombreux morts ont clairement révélé le besoin urgent de changements significatifs dans l’industrie pakistanaise et mondiale du vêtement. Malheureusement, cet incendie illustre à quel point les systèmes d’audit d’entreprise étaient inadéquats pour identifier et réparer les défauts de sécurité, ce qui aurait permis de sauver la vie des travailleurs. Quelques semaines avant l’incendie mortel, l’usine a reçu la certification SA 8000 à la suite d’un audit effectué par RINA, une société d’audit privée, qui comprenait un contrôle sur les normes de sécurité. En dépit de cette tragédie, l’industrie de l’habillement continue de s’appuyer sur les mêmes systèmes de contrôle et d’audit inefficaces. »

 

 

Revue de Presse (213)

 

Durant la campagne présidentielle, les médias s’étaient gaussés du souhait de Mélenchon de réactiver les liens de la France avec l’ALBA. Dans son blog, Jean Lévy relate que, à l’occasion de la catastrophe qui a frappé les Antilles, « le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a ordonné l´envoi d’aide humanitaire à Cuba, à Antigua ainsi qu’aux habitants de Saint Martin.

 

Le ministre de l’intérieur vénézuélien a annoncé que ce don de 10 tonnes de vêtements, de matelas, d’eau potable, et d’aliments non périssables à la collectivité d’outre mer française, s’inscrivait « dans le cadre du respect mais aussi de la solidarité avec le peuple de Saint Martin ». Bien peu de médias ont souligné le geste du Venezuela. Cette aide venant d’un pays qui connaît une crise économique révèle de grandes incohérences dans la politique menée par le président Macron. Il y a peu, il qualifiait le gouvernement de Nicolas Maduro de « dictature ». Par quel mystère le pouvoir français approuve-t-il désormais des liens de coopération avec un régime non démocratique ? Le gouvernement français sait très bien que le gouvernement vénézuélien n’a rien de dictatorial mais pour des raisons médiatico-politiciennes, le président a décidé de soumettre la diplomatie de notre pays à des tactiques politicardes contre la France Insoumise. Autrement dit, d’utiliser l´appareil d´Etat à des fins partisanes et électorales.

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 05:38
Détente et politique (3)
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