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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 05:39

J'ai plaisir à reproduite un article de Philippe Meyer paru dans La Montagne le 21 mai 2017.

 

The Voice, The Wall, The Battle, Focus, Secret story, Money drop, Wish list, The Island, Cash investigation, The Voice kids, The Island, Punchline, AcTuality, les chaînes de télévision rivalisent de titres d’émission en anglais. C’est une maladie hautement contemporaine et nos rues regorgent d’enseignes anglicisantes : Carrefour-city ou Street-food, Bodyshop, Best-buy ou Space Hair. Ajoutons-leur les innombrables titres de films que les distributeurs ne prennent plus la peine de traduire, en tout cas pas en français : le long métrage tchèque intitulé « Stasti », mot qui signifie « bonheur », a été commercialisé en France sous le titre « Something like Happiness ». Nous transposons en anglais jusqu’aux titres… anglais. « Hang over » (« Gueule de bois ») est devenu « Very bad trip » ; « No Strings attached » («Sans engagement ») s’est affiché comme « Sex friends » ; « The boat that rocks » (« Le bateau qui tangue ») s’est mué en « Good morning England », quant à « Made in Dagenham » (« Fabriqué à Dagenham » – une banlieue de Londres), il fut rebaptisé « We want sex equality ».


Les Québécois se paient notre tête, eux qui ont fait de « Fame », « La Fièvre des planches », de « Crossroads », « La Croisée des chemins », de « In the cut », « A vif », de « In her shoes », « Chaussure à son pied » et de « Missing », « Porté disparu », tandis que nous avons conservé les titres anglais de ces longs métrages. Sans doute les Canadiens francophones n’ont-ils pas toujours été bien inspirés et «Ferrovipathes» ne donne guère envie de voir « Trainspotting », tandis que « Fiction pulpeuse » est une traduction aussi erronée que comique de « Pulp Fiction », qui désigne en anglais ce que nous appelons les romans de gare.

Signe de reconnaissance


Le cinéaste Luc Béraud observe que, du temps où nous traduisions systématiquement les titres de films étrangers, nous n’avions pas toujours non plus la main heureuse. « My Darling Clementine », devint « La Poursuite infernale », quoique ce film soit dépourvu de poursuite aussi bien que de vision de l’enfer ; «Stagecoach to Kansas », (« Diligence pour le Kansas »), devint « Tonnerre sur le Texas », et « No Way out » (« Sans issue ») s’appela à Paris « La Porte s’ouvre » ! Sans parler de « Wish you were there », (« Je voudrais que tu sois là »), devenu en France, sinon en français, « Too much ! ». On voit par là de quoi le mieux est l’ennemi.


Ce n’est pas une raison pour jeter le bébé avec l’eau du bain. Les abus de dénominations à l’anglaise sont comme la prolifération de rubans sur les vêtements des marquis de Molière : des artifices destinés à montrer qu’on fait partie des gens en vue puisque l’on parle le sabir qui leur tient lieu de signe de reconnaissance. Parler de « benchmarking » vous pose son homme. Comparaison ferait parfaitement l’affaire mais manquerait d’allure, ne suggérerait pas que l’on est dans la mondialisation comme le poisson dans l’eau. Le comique involontaire de ce patois des gens désireux de paraître importants n’a guère de rapports avec la langue à laquelle ils croient emprunter leur vocabulaire.


Mon ami Alex Taylor, si polyglotte qu’il en est hexalingue, ne cesse de s’émerveiller devant notre penchant pour des mots en – ing. « Après un footing autour du camping, il gara sa voiture au parking. Après avoir consulté son planning, il passa au pressing récupérer son smoking. » Aucun Anglais n’utiliserait un seul de ces vocables qui nous semblent sonner si britannique. Il dirait : « After his jog around the camp-site, he left his car in the carpark. Then he checked his schedule and went to the dry-cleaner to get his tuxedo [1] back. » Cette fausse anglicisation en expansion constante est bouffonne. Pour nous sauver du ridicule, il est temps de pousser un cri : « Help ! » Le ciel vous tienne en joie.

 

Philippe Meyer

 

 

[1] Pardon, cher Philippe, mais un Britannique n'aurait pas utilisé le mot “tuxedo ” qui est zunien, à moins d'être américanisé lui-même. Outre-Manche, on utilise “dinner jacket".

L'aliénation linguistique, ça continue et ça s'amplifie !
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 06:41

Il y a une dizaine d'années, Notre Président publiait "Enseignement supérieur, recherche, innovation. Quels acteurs ?" dans la revue Esprit.

Chers collègues, si vous ne vous bougez pas, si vous êtes aussi passifs que durant le passage de la loi LRU, vous êtes morts !



 Il importe donc que la recherche soit davantage financée par projet à l’image de ce qui ce pratique partout à l’étranger.


La vie de la recherche est une vie de projets ... Mais il faut permettre à des enseignants-chercheurs, une fois leurs projets  retenus, d’obtenir des financements importants, des moyens humains supplémentaires et éventuellement la capacité de 
 racheter des heures d’enseignement.
 La création de l’ANR en 2005 et le financement de projets de recherche sélectionnés après appel à candidature constituent un premier pas en ce sens pour aligner la France sur ces bonnes pratiques. 


Mais les dépenses de personnel et leur affectation, qui représentent l’essentiel des moyens attribués à la recherche publique, ne sont pas concernées et la part des crédits distribués est très loin d’atteindre les 30% du Royaume-Uni. 


 

Macron sur l'Université (et les universitaires)

La montée en puissance de l’Anr ne doit cependant pas conduire à promouvoir un modèle uniforme. Il importe ... de mettre en place des statuts de chercheurs pour des durées données de quatre à douze ans par exemple et avec des postes permanents pour les directeurs, sur le modèle de ce que fait le Max Planck en Allemagne. Toutefois il est indispensable, pour développer les incitations et la performance dans le système de recherche français, de promouvoir une organisation de la recherche davantage pilotée sur la base d’un financement par projet.

 

Si la logique de l’autonomie est conduite à son terme, les unités mixtes de recherche devraient relever entièrement de l’université. Ceci devrait progressivement conduire à revoir le statut des personnels travaillant dans ces unités, plus rien ne justifiant la dualité d’aujourd’hui. En d’autres termes, les unités mixtes de recherche devraient avoir vocation à intégrer l’université tandis que les chercheurs qui y travaillent seraient associés aux charges d’enseignement de l’établissement.

 

Enfin, il importe de souligner que les universités, quand bien même elles seraient autonomes et évaluées, n’ont pas vocation à piloter la recherche française. Les axes stratégiques doivent être définis au niveau du ministère voire de l’Union européenne.

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 05:27

Ci-dessous un cri du cœur lancé par Fald, professeur d'allemand, dans les colonnes du Grand Soir :

 

Ce jeudi 11 mai avant 8 heures, je suis dans ma voiture, en route pour une réunion des trop rares retraités qui restent syndiqués.

 

J’écoute France Inter et c’est votre heure, Madame Charline Vanhoenacker, et vous êtes généralement assez drôle, sauf quand vous faites un sketch avec un partenaire. Là, ça gueule, ça bafouille, et c’est incompréhensible, pas seulement pour les presbyacousiques de mon acabit.

 

Mais ce n’est pas mon soucis immédiat.

 

Ce matin là, le sujet, c’est Marion nièce de l’héritière de l’héritier de Montretout-Sauf-Le-Fric, qui arrête la politique pour, soi-disant, jouer les mères de famille et probablement pour aller se faire plus de galette chez un de ses amis du MEDEF.

 

La chronique démarre pas trop mal, avec quelques piques bien senties contre la néofasciste de service, et puis, soudain, la connerie ! La connerie avec un grand C ! Un C grand comme un K ! Un C gros comme un Q : vous dites qu’entre autres choses typiquement nazies, la Marion va apprendre à sa fille... à parler allemand !

 

L’allemand, je l’ai enseigné tout au long de mon anti-carrière. Au demeurant en me battant contre les "Européens convaincus" qui veulent réduire l’enseignement des langues à quelques rudiments de globish et à un vague vernis touristique d’espagnol, avec un nombre d’heures de cours qui ne permet même pas un saupoudrage.

 

L’allemand, Madame Vanhoenacker, ce n’est pas que la langue d’Adolf. Je vous répèterai ce que j’ai souvent dit à ceux qui se croyaient aussi spirituels que vous : si les Arabes, les Viêts, et en ce qui vous concerne, les Congolais, n’avaient retenu de notre langue que les vociférations des sous-offs français et belges, vous les prendriez pour des cons, Madame Vanhoenacker, et vous auriez raison.


 

Ludwig Van Beethoven et Charline Vanhoenacker : deux barbares ?

De même, si j’appliquais à tous les gens dont le nom commence par "Van" le vers de Jacques Brel "Nazis pendant les guerres et catholiques entre elles", vous me prendriez pour un con et vous auriez raison. Seulement voila, Madame Van-comment, déjà ?, ni le grand Jacques ni le petit moi ne sommes assez idiots pour ça.

 

Les germanistes, Madame Vanhoenacker, aiment les bouquins que Goebbels faisait brûler en place publique, ils aiment les œuvres de ces gens forcés par Hitler, comme l’a dit Bertolt Brecht, à changer de pays plus souvent que de chaussures.

 

Les étudiants néofascistes, on les retrouve massivement en fac de droit. En fac d’allemand, ils sont sporadiques et quasi clandestins.

 

Alors, Madame Vanhoenacker, vous et tous les petits insolents officiels du régime qui ne peuvent pas évoquer l’allemand sans se mettre à gueuler comme Francis Blanche dans le rôle de Papa Schulz, et qui ne peuvent pas se moquer des Le Pen sans les faire passer pour des germanistes, je voudrais leur dire qu’on peut aussi être un bon humoriste sans être un foutu connard.

 

[PS : “ Beethoven ” est un patronyme néerlandais qui signifie champs de betteraves. Un type sourd avec un nom aussi ridicule, comment voulez-vous qu'il puisse réussir dans la musique ? ]

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 05:42

Le site Cerises propose une analyse de combat pour les élections législatives : «Insoumis de tous poils, unissez-vous pour une nouvelle percée spectaculaire le 11 juin ! »

 

Emmanuel Macron n’est pas seulement un pur produit de l’élitisme républicain de bon papa. Le jeune loup incarne à la fois la volonté antidémocratique de casser le Code du travail, la fuite en avant libérale de l’Union européenne et aussi un consternant désintérêt pour les enjeux écologiques. Jusqu’aux élections législatives des 11 et 18 juin, il devrait en partie retenir ses coups : il doit en effet tenter à toute vitesse d’opérer une recomposition d’ampleur, sans laquelle il n’obtiendra pas de majorité pour gouverner. Il s’attachera à solliciter un consensus en vue d’une future loi sur la transparence de la vie politique, et il mettra probablement un bémol à son intention de liquider 120 000 emplois publics et de diminuer de 60 milliards les dépenses publiques.

 

 

Bernard Tepper, dans Res Publica, dresse le bilan santé des années Hollande : « 3,2 millions de Français vivent dans un désert médical. Et le projet néolibéral promet d’agrandir ces déserts médicaux. Déjà dans plusieurs endroits de la France métropolitaine, des médecins refusent les malades atteints de pathologies lourdes faute de temps pour pouvoir les suivre. Les internes sont en grève contre le projet de raccourcissement d’un an de leur formation au moment où celle-ci se complexifie. L’espérance de vie n’a pas augmenté du 31 décembre 2014 au 31 décembre 2016. Les réformes néolibérales ont fait croître comme jamais les dépassements d’honoraires. Ils sont aujourd’hui de 14,5 milliards d’euros avec 2,8 milliards pour les médecins, 5,9 milliards pour l’optique, 4,8 milliards pour les dentistes et 1 milliard pour les audioprothésistes. Sans compter certains actes techniques. »

 

 

Selon Paris Match, les Lyonnais ont été émus par la nomination de leur maire Gérard Collomb : « Dans son laboratoire lyonnais, Collomb transgresse les dogmes et n'a de cesse de fustiger « ces socialistes archaïques » qui lèvent les yeux au ciel lorsqu'il ne cesse, à longueur de meetings, de parler de sa réussite. L’alliance avec le Modem ? Des années que Collomb la pratique. Son côté pro-business ? Totalement assumé de la part de celui qui, en 2011, soutenait déjà Dominique Strauss-Kahn. « Je sais qu’on ne peut pas tourner le dos aux entreprises », clame-t-il, lui qui n’hésite pas à faire des randonnées en 4x4 avec les princes de Dubaï. Son penchant pour la sécurité ? Confronté à la délinquance dans sa ville, Collomb fut le premier grand maire socialiste de France à développer la vidéosurveillance. »

 

Tout le monde ne sait pas que Gérard Collomb est aussi un grand défenseur de la langue française :

 

 

Revue de Presse (207)

 

Selon l’AFP, La France arrive à la 15e place d'un classement des systèmes de santé établi par une étude publiée vendredi, qui souligne que l'écart entre les pays les plus et les moins performants s'est creusé depuis 1990.

 

Publiée dans la revue médicale britannique The Lancet, cette étude se base sur un indicateur qui mesure la qualité et l'accessibilité des systèmes de santé.

 

Andorre atteint un score de 95, suivi de l'Islande (94) et de la Suisse (92). La France a un total de 88. A l'autre bout de l'échelle, on trouve la Somalie (34), l'Afghanistan (32) et, en dernier, la Centrafrique (29).

 

 

Dans L’Humanité, le psychanalyste Jacques Roth nous parle de progrès : « Il semblerait que le dicton « on n’arrête pas le progrès » ait subi une inversion de sens. Autrefois il promettait quelque chose de si joyeux qu’il semblait moralement interdit qu’on pût souhaiter stopper sa marche. Aujourd’hui cela signifie plutôt qu’il n’est dans le pouvoir d’aucun humain de l’arrêter, comme si le progrès s’était émancipé de nos propres désirs et échappait à toute maîtrise.

 

Qualifié de progrès, le processus qui nous aspire est gorgé de dénis et de rationalisations spécieuses qui ne cessent de s’opposer à ce que ses caudataires pacifient durablement le monde. Cette servitude résulte pour une part importante du caractère hégémonique de la gouvernance par les nombres au service du marché total, que Karl Polanyi épinglait comme un solipsisme toujours déconnecté du bien commun. Ce qu’illustre par exemple la récente attitude de l’UE face aux perturbateurs endocriniens. Et si l’espérance naïve et désinvolte en un progrès paradoxal dans ses effets détournait les humains d’un progrès moral inversement proportionnel aux turpitudes attachées aux menées de la science, de la technique et du marché… ? »

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 05:31

Ce numéro s’intéresse particulièrement aux « nouveaux droits de la nature ». Les Zindignés ont interrogé les auteurs de l’important ouvrage (coordonné par Samanta Novella) Des droits de la nature. Leur conclusion tombe sous le sens : « Le pire ne sera évité que si les “ terriens ” (ceux qui savent qu’ils appartiennent à la Terre) l’emportent par leurs luttes et par le droit sur les “ modernes ” (ceux qui croient que la terre leur appartient).

 

Dans son édito (“ Rien ne va plus ”) Paul Ariès reprend une sombre analyse de Loïc Wacquant qui « expliquait que le nouveau projet des puissants était de punir les pauvres avec l’irrésistible ascension de l’État pénal qui ne répond pas à l’augmentation de la criminalité mais aux dislocations provoquées par le désengagement social de l’État et par l’imposition à tous du travail précaire comme nouvelle norme d’existence. »

 

Éva Lacoste explique pourquoi la nappe phréatique rhénane est en danger. « Les déchets toxiques entreposés près de Mulhouse risquent de contaminer la plus grande nappe phréatique d’Europe. Malgré l’opposition des citoyens et des élus locaux, le préfet a autorisé leur prolongation illimitée en couches géologiques profondes. »

 

Les Zindignés n° 42

Les Zindignés ont demandé à Marie Toussaint « comment les citoyens peuvent s’emparer du droit pour répondre à l’injustice climatique ». L’enjeu est immense, dit-elle : « à partir des nombreuses avancées en droit de l’environnement des multiples courants qui animent un débat juridique essentiel, inventer et donner corps aux concepts juridiques adaptés à la petite taille de notre planète et à son rythme biologique. »

 

Gilles Herlédan propose une analyse sur « Populisme et passions tristes » : « Il n’y a pas de politique sans affect. Mais lorsque la confusion rend difficile de penser, ils prennent barre sur tout raisonnement. Le populisme croissant l’atteste. Le populisme récuse les systèmes de représentation, se veut anti-intellectuel, il est complotiste et nie la différence entre droite et gauche. Pour l’auteur, le discours de François Fillon illustra parfaitement ces postures.

 

Thierry Brucvin revient longuement sur la planification écologique, principalement défendue, récemment, par La France Insoumise. Il convient de « trouver un équilibre entre le pôle de la décision collective et le pôle de la liberté d’initiative des organismes de production situés à la base.

 

Enfin un article passionnant de Jean-Marc Sérékien sur le drame vécu par les Saames, « peuple venu de la préhistoire face aux appétits de l’industrialisme et du capitalisme », peuple européen qui se voudrait encore autochtone.

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 05:42

Un correspondant m'envoie ceci :

 

La réforme de l’orthographe imposée par la ministre française de l’Éducation nationale, prévoit de simplifier la (notre) langue française afin que les plus mauvais en orthographe n’aient plus de complexes… En obligeant les plus doués à rejoindre le niveau des plus nuls !
 
Ainsi, le "ph" de "pharmacie" sera remplacé par un "f" pour donner "farmacie" ; "orthographe" s’écrira "ortografe" et "analphabète" deviendra "analfabète".
 
Or, chaque mot prend son sens dans ses racines :
 
ainsi, le mot "analphabète" est issu des deux premières lettres de l'alphabet Grec, " alpha " et "beta " précédées du préfixe privatif " an " qui lui donnent son sens originel, à savoir : "qui ne connaît pas les lettres", donc qui ne sait ni lire, ni écrire.
 
Si désormais on écrit "analfabète", c'est totalement différent, et il faut revoir l'étymologie du mot ; et par conséquent, son sens.
 
Donc, "analfabète" est issu de :
 
- "anal" : qui a rapport à l'anus,
- "fa" : la quatrième note de la gamme,
- "bète" : personne un peu sotte.
 
Un "analfabète" est donc un con qui fait de la musique avec son trou de balle !
 
A ne pas confondre avec "les trous du cul" qui pondent "des réformes à la con" au ministère de l’Éducation nationale !
Réformer l'orthographe ?
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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 05:38

Je trouve qu'au nom de l'équité, chère à la CDFT, la France et l'Allemagne devraient augmenter substantiellement leurs droits d'inscription.

Être étudiant, ça coûte !
Être étudiant, ça coûte !
Être étudiant, ça coûte !
Être étudiant, ça coûte !
Être étudiant, ça coûte !
Être étudiant, ça coûte !
Être étudiant, ça coûte !
Être étudiant, ça coûte !
Être étudiant, ça coûte !
Être étudiant, ça coûte !
Être étudiant, ça coûte !
Être étudiant, ça coûte !
Être étudiant, ça coûte !
Être étudiant, ça coûte !
Être étudiant, ça coûte !
Être étudiant, ça coûte !
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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 05:40

 

Gilles Raveaud, économiste à l’Institut d’études européennes (IEE) de l’université Paris 8, a récemment publié un livre sur l’économiste Bernard Maris, assassiné dans les locaux de Charlie Hebdo : Bernard Maris expliqué à ceux qui ne connaissent rien à l’économie (Les Échappés, 2017, 300 pages). Mireille Azzoug, directrice honoraire de cet institut, a rédigé le commentaire suivant :

 

Gilles Raveaud, économiste et maître de conférences à l’Institut d’études européennes (université Paris 8), dans lequel a également enseigné Bernard Maris, a consacré à celui qui était non seulement son collègue, mais aussi un maître et même un père spirituel, ce très beau livre, illustré par les dessinateurs Coco, Félix, Juin, Riss, Vuillemin et Willem.

 

Le titre se veut un clin d’œil à la démarche de Bernard Maris, qui sa vie durant s’était acharné à mettre à la portée de tous une « science économique » dont il récusait la prétention scientifique – « science au mieux de l’incertitude », disait-il – dénonçant la mathématisation, « instrument de terreur » et procédé d’exclusion du peuple. Pour lui l’économie n’était rien de plus qu’un « discours » qu’il s’évertuait à déconstruire et à démystifier, en l’extrayant de sa gangue idéologique et académique.

 

Dans une langue alerte, non dénuée d’humour, Gilles Raveaud, après avoir rappelé le parcours universitaire et intellectuel de Bernard Maris, expose les principales prises de position de cet économiste « citoyen » profondément hétérodoxe. Pour Bernard Maris « parler d’économie c’était parler de l’homme, de la vie des gens, de ce dont les gens ont besoin ». L’économie devait rester une science sociale, qu’il confrontait sans cesse à « la science politique ou à la sociologie mais aussi, à la psychologie, à la psychanalyse, à la littérature, à l’art ».

 

Contestant le libre marché et la concurrence, qui sont tout sauf libres, le règne de l’argent et de l’individualisme, la croissance et la mondialisation dite « heureuse », il rappelait sans cesse que l’économie est aussi le discours du pouvoir.

 

En quelque 300 pages, Gilles Raveaud passe en revue le testament économique de Bernard Maris, à travers la vingtaine d’ouvrages et les très nombreuses chroniques dans la presse et aussi sur les ondes qu’il nous a légués.

Un livre hommage à Bernard Maris
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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 05:24

Le site Ruptures nous met en garde contre l’association Pulse of Europe. Il s’agit d’une « initiative citoyenne » visant à vanter les mérites de l’intégration européenne. Elle a été lancée à Francfort (comme son nom ne l’indique pas) fin 2016. Le représentant légal et président avait pour nom Daniel Röder.

 

Dans le civil, le Dr Röder est avocat d’affaires. Et comme la curiosité de nos confrères ne s’est pas arrêtée là, ces derniers ont trouvé que ledit cabinet a pour spécialités : le conseil en réduction d’effectifs (« plans sociaux, négociations, licenciements collectifs ») ; en acquisitions et cessions d’entreprises, et vente aux enchères de celles-ci ; et en privatisations. Le cabinet du bon docteur Röder a ainsi été maître d’œuvre dans le rachat par des Chinois de l’aéroport de Francfort-Hahn.

 

Donc, un président de Pulse of Europe dont la spécialité est la cession d’entreprises, les plans sociaux et les privatisations… Tout d’un coup, les motivations de cette émouvante passion pro-européenne s’éclairent…

 

 

Toujours dans Ruptures on apprend que la Commission européenne a annoncé qu’elle engageait « une procédure d’infraction contre l’Autriche concernant l’application de la loi autrichienne visant à lutter contre le dumping social et salarial dans le secteur du transport routier ».

 

Vienne est donc poursuivi pour avoir mis en place des mesures protectrices, la Commission estimant que « cette pratique limite le marché intérieur de l’UE de manière disproportionnée ».

 

Voici comment l’institution suprême de l’UE justifie la procédure d’infraction : « Tout en soutenant pleinement le principe du salaire minimum national, la Commission estime que l’application de la législation autrichienne à toutes les opérations de transport international comportant un chargement et/ou déchargement effectué sur le territoire autrichien constitue une restriction disproportionnée à la libre prestation de services ainsi qu’à la libre circulation des marchandises. »

 

Les quatre piliers de la libre circulation (capitaux, marchandises, services et main-d’œuvre) sont non négociables quand on appartient à l’Union européenne. Ils font partie de ce qu’on appelle « l’acquis communautaire ». L’effet cliquet auquel recourt la construction européenne depuis ses débuts garantit qu’aucune entorse majeure au dogme néolibéral n’est possible.

 

 

Théphraste R ; du Grand Soir, nous explique que, désormais, Macron peut tout : « Un banquier peut promettre de ne pas abroger la loi El Khomri, de ne pas défendre les intérêts de la France face à l’Allemagne, il peut rabrouer ses soutiens (Pour Valls : « Je n’ai pas fondé une maison d’hôtes »), singer Sarkozy et son Bouquet’s avec son repas à la Rotonde, traiter des ouvrières d’illettrées et les habitants du Pas-de-Calais d’alcooliques.

 

Via le secrétaire d’En Marche il peut faire dire à Attali de se taire.

 

Il peut couper l’herbe sous les pieds de Hollande en se présentant à l’élection quand le président sortant hésitait.

 

Il peut dénoncer la « laïcité revancharde » de Vals.

 

Il peut promettre au peuple de France la perte de ses droits sociaux, la soumission à la Finance, la capitulation devant l’Europe des marchands. »

 

 

Sophie Fontanel (L’Obs) s’esbaudit devant les tenues de Bri-Bri d’amour Macron : « Anne Sinclair avait eu cet hiver quelques paroles cinglantes sur Brigitte Macron ; on lui avait en effet rapporté qu'à l'enterrement de Michel Rocard, Brigitte aurait opté pour une tenue (noire) un peu trop Vie et pas assez Mort et surtout, très "fashion week".

 

C'est quoi cette police des bonnes mœurs ?! Non mais on rêve ! Ah la bienséance, cette engeance...

 

Alors qu'au fond (et même en surface), c'est assez encourageant que Brigitte Macron se mette des jupes un peu trop courtes, et des talons un peu trop hauts.

 

Et ce que j'ai découvert me rend Brigitte Macron très sympathique. Je ne suis pas certaine qu'il faille la "relooker", comme j'entends dire. Car sa manière de s'habiller, en fait, exprime quelque chose de primordial : l'amour de la vie. Et de la mode. »

Revue de presse (205)
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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 05:33

Les chasseurs d'Alaska, aux Etats-Unis, peuvent remercier Donald Trump. Leur nouveau président vient de révoquer les lois prévues par son prédécesseur pour protéger la vie sauvage. Désormais, ils ont le droit de tirer sur les ours en pleine hibernation et d'utiliser des avions ou des hélicoptères pour repérer leur cible.

 

 

La "beaufitude" du président américain resurgit, alors qu'il défend publiquement le présentateur vedette de Fox, Bill O'Reilly, embourbé dans un scandale de harcèlement sexuel.

 

Donald Trump comptait peut-être sur les frappes aériennes en Syrie, dans la nuit du jeudi 6 avril, pour apparaître, enfin, comme un grand chef de guerre.

 

Mais voilà qu’au lendemain de cet acte de bravoure, plutôt bien accueilli par les leaders européens, "Mister T" est é nouveau mis en cause sur son attitude envers les femmes. Le 5 avril en effet, Trump a eu la mauvaise idée de voler au secours de son ami Bill O’Reilly, 67 ans, vedette de Fox News, accusé de harcèlement sexuel.

 

Et Trump d’affirmer au New York Times, à propos de Bill : « Je le connais bien – c’est une bonne personne ! ». Rappelons qu’O’Reilly et son employeur, la 21st Century Fox de Rupert Murdoch, ont depuis 2002 versé environ 13 millions de dollars à cinq plaignantes, qui ont accepté de retirer leurs accusations.

 

 

De la Trumpitude (6)

Encore du golf. Le président américain Donald Trump voue une grande passion au golf, et elle coûte très cher aux contribuables étasuniens. Selon les médias américains, le montant dépensé depuis le début de son mandat est estimé à 20 millions de dollars.

 

Il a notamment passé plusieurs week-ends à Mar-A-Lago (Floride), où il a reçu le président chinois et le premier ministre japonais. Au total, il s’est adonné à sa passion durant neuf des dix derniers week-ends.

 

Depuis le début de son investiture, Donald Trump a joué 18 % du temps au golf, ce qui est bien plus que Barack Obama. Vanity Fair indique que s’il continue à ce rythme, le train de vie des Trump pourrait représenter un coup d’un milliard de dollars d’argent public durant son mandat.

 

 

Le directeur du Budget du président Donald Trump a lancé un appel au peuple des États-Unis : quelles administrations souhaitez-vous réformer, voire éliminer ? Une page internet permet de soumettre ses idées avant la grande réorganisation annoncée de la bureaucratie fédérale.

 

Dans un formulaire sur le site de la Maison-Blanche, un menu déroulant propose la liste des 20 grands départements et agences du gouvernement fédéral, de la CIA au ministère de l'Agriculture, ainsi que plus d'une centaine de directions à l'intérieur de ces départements, par exemple l'administration de l'inspection des grains, précédés de la question suivante : « Quelle agence voudriez-vous réformer ? »

 

L’animateur vedette David Pakman, dont le talk-show est distribué sur une centaine de chaînes câblées, n’y va pas avec le dos de la cuiller. Il y a quelques semaines, il évoquait les difficultés supposées du président Trump à lire un texte élaboré de manière fluide, se demandant même si le président, au fond, savait « vraiment » lire.

 

Sa démonstration, à la fois assez convaincante et un brin exagérée, avait fait grand bruit.

 

Cette fois, il enfonce le clou, et pose tout aussi sérieusement la question suivante : et si ces difficultés à lire, qui semblent par moment affecter le président, étaient liées à des premiers signes de démence, à un début de la maladie d’Alzheimer par exemple ?

 

Selon David Pakman, voilà qui expliquerait bien des choses : les comportements erratiques du président, ses brusques changements d’humeur, ses réponses bizarres et inappropriées lors des conférences de presse, les oublis récurrents, l’incapacité à se concentrer, tout comme l’absence de gêne ou de freins sociaux qui peuvent le conduire à se moquer en public d’un journaliste handicapé en l’imitant grossièrement ou à dire, candidement, qu’il est « le président le plus intelligent et le plus capable » de l’histoire des Etats-Unis…

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