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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 05:21

 

Associer la crasse et la couleur, le bonheur !

La pub nous prend pour des cons, la pub nous rend cons (12)

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 05:21

 

Dans son blog, Jean Lévy nous propose une approche très intéressante de la station Radio Classique. De larges extraits [mon titre] :

 

 

L’intérêt de Radio Classique, c’est qu’on ne nous parle pas du coronavirus en permanence et qu’on peut écouter de beaux morceaux de musique, mais c’est aussi l’occasion d’en apprendre plus sur la bourgeoisie à laquelle cette radio s’adresse principalement.

 

Une ambiance feutrée

 

À l’écoute de Radio Classique, l’auditeur se sent tout de suite bien. L’ambiance est chaleureuse, et, comme les flash d’infos sont courts, les fracas du monde restent à la porte. Lors des passages d’antenne, les animateurs se donnent du « Mon cher Christian », « Ma chère Laurence », « Je vous embrasse », « Vous êtes trop aimable », etc. 

 

Cet effet est renforcé en période de confinement par le fait que les animateurs prennent la parole depuis chez eux (on est avec l’animateur Christian Morin dans son salon, puis dans sa cuisine). L’auditeur fait ainsi partie du groupe mais, après tout, c’est le cas pour un peu toutes les radios. La spécificité ici, c’est qu’on sent qu’aucune aspérité ne saurait affleurer, toutes les relations sont complètement ouatés, les avis tombent dans un consensus qui advient de toute façon de lui-même.

 

Une bande-son fossilisée et élitiste

 

Alors que la musique classique est justement le point nodal de la culture dominante (la culture), il est assez remarquable de constater qu’elle fonctionne grandement en circuit fermé. Non qu’il n’y ait plus de compositeurs vivants, mais sur Radio Classique en tout cas on passe surtout des compositeurs morts, et correspondant en gros à la période 1700 – 1950. Le corpus de ces compositeurs est très peu changeant, on en revient toujours à quelques dizaines de compositeurs « majeurs » qui ont tendance à écraser tous les autres en terme de diffusion.

 

Un relevé sur la journée du 10 avril 2020 montre que 50 % des morceaux correspondent à 9 compositeurs seulement (Bach, Beethoven, Brahms, Mendelssohn, Dvorak, Mozart, Schubert, Haydn, Tchaikovski), et Bach à lui seul représente 8 % des morceaux diffusés pour cette journée. La culture du classique, qui se veut pourtant dominante, se caractérise donc paradoxalement sur cette radio par une relative pauvreté par rapport à l’ensemble de ce qui a été produit depuis quatre siècles, en cela qu’elle s’exerce d’abord sur un échantillon restreint de compositeurs, et elle est largement fossile, car peu irriguée par les nouvelles productions, seulement par de nouvelles interprétations.

 

Pourquoi cela satisfait-il particulièrement l’auditeur bourgeois ? D’abord parce que le fait de restreindre le champ d’écoute permet d’approfondir chaque « grand » compositeur et donc de se distinguer du prolo qui ne connaîtra que les airs les plus connus popularisés par un film à succès ou une publicité. C’est aussi pour cela que la musique classique d’aujourd’hui correspondant à des BO de films est comparativement peu diffusée sur une telle radio, le prolo pourrait reconnaître ! Au contraire, on préférera se gargariser entre happy few à comparer différents interprétations d’une même œuvre ancienne, avec une sensibilité aux subtiles variations que seuls les bourgeois ont matériellement le temps de cultiver.

Ensuite, l’éternel retour du même est extrêmement rassurant, car il permet à l’auditeur qui reconnaît un morceau déjà passé de se dire qu’il a de la « culture » et de se sentir valorisé. Se confronter à un nouveau morceau ou un nouveau compositeur, c’est au contraire accepter sa méconnaissance, ce qui est peu compatible avec l’image d’assurance et de légitimité que la bourgeoisie veut donner d’elle-même. Ce mécanisme de l’éternel retour d’une même production est d’ailleurs le principe au fondement du festival de Bayreuth en Allemagne, qui tourne depuis bientôt 150 ans sur les 10 mêmes œuvres de Wagner ! 

 

Enfin, mettre en avant un faible nombre de « grands » compositeurs corrobore l’idéologie dominante du mérite et du génie individuel, en montrant par l’exemple qu’il est tout à fait normal d’attribuer 50 % des ressources à 9 personnes seulement… ce qui rappelle vaguement quelque chose. Sélectionner aussi radicalement un petit nombre de compositeurs aussi bons soient-ils, c’est en écarter combien d’autres, et sur quels critères ? Les compositrices, les latins, les contemporains, les dénigrés, les précurseurs, les originaux… ?

 

Allons même plus loin

 

Ce qui est embêtant avec les plus grands maîtres de leur art, c’est que le résultat est d’une telle qualité qu’il donne une impression d’évidence et de facilité. Quoi de plus évident et aérien que la musique de Mozart, l’exemple-type du « génie » ? En comparaison, son contemporain Salieri a été éclipsé, presque oublié. Peut-être sa musique nous paraîtrait-elle moins facile et plus besogneuse, mais c’est aussi par manque d’écoute et méconnaissance. Pourtant, si on l’écoutait plus, on pourrait mieux comprendre le processus de création d’une œuvre encore plus géniale, de Mozart par exemple. On a donc l’impression que l’œuvre des plus grands est donc moins le résultat de leur travail acharné que celui de leur fameux « génie », comme s’ils avaient été touchés par la grâce de Dieu et non comme s’ils avaient travaillé comme des dingues. En focalisant l’attention sur les fameux génies, on invisibilise donc le laborieux processus de création de tous, c’est-à-dire le travail.

 

Des publicités assoiffées d’argent

 

Les publicités sont particulièrement intéressantes, car elles donnent des indications précises sur le profil sociologique des auditeurs de la radio et leurs centres d’intérêt. Certaines annonces sont assez anodines, bien qu’assez profilées sociologiquement, pour l’agneau français en semaine de Pâques ou jejouedupiano.com. Mais la majorité sont au contraire très significatives, et concernent en premier les dons et l’économie de la charité :

 

- Pour léguer à l’Église catholique : « Je crois en l’Église, je lègue à l’Église ».

- Pour faire un don à la Fondation des femmes ou à SOS Villages d’enfants.

- Pour donner à « Urgence Coronavirus », campagne de dons lancée par la Fondation de France.

- Pour assister au concert « Passionnément Mozart » à domicile, qui sera l’occasion de faire des dons pour « soutenir nos soignants ».

 

L’avantage de la charité, c’est que c’est un système qui permet de choisir la cause pour laquelle on donne, et de recevoir directement en retour une gratification morale correspondant au transfert d’argent, se traduisant même parfois symboliquement (galas, concerts, voire plaques commémoratives pour les plus grands donateurs ou mécènes), et surtout qui ouvre droit à défiscalisations.

 

Parlons-en, justement, d’autres publicités se rapportent directement à ce qu’ils appellent des investissements :

 

– Pub pour acheter des actions Habitat et Humanisme : « J’avais quelques économies et je cherchais un placement avec un impact social. J’ai appris qu’Habitat et Humanisme faisait un bon travail avec les personnes en difficultés. Alors j’ai investi dans leur société foncière, comme ça je sais que mon argent a une vraie utilité sociale. Et en plus j’ai quand même un avantage fiscal. »

 

Admirez les euphémismes : ce monsieur a « quelques » économies, les pauvres sont des « personnes en difficultés », et tout à la fin, juste au détour d’une phrase, on mentionne la défiscalisation – pardon, « l’avantage fiscal » – , ici un dispositif Madelin. L’hypocrisie est totale, puisque c’est le cœur même du système de financement. Sachant qu’une défiscalisation, c’est soit moins de service public, soit compensé par une hausse des impôts, c’est bien le pauvre qui va subir ou payer pour la rentabilité des « quelques économies » de cet homme bien propre sur lui et soucieux du bien commun. Bien entendu, le bourgeois a l’impression d’être utile en permettant à un pauvre de se loger. Enfin goûtons sans réserve cet aveu en creux, « la vraie utilité sociale » impliquant que la plupart des autres « investissements » sont bien complètement nuisibles, mais cela personne ne s’en est rendu compte à Radio Classique.

 

– Pub pour le cabinet ARC, spécialisé dans les recouvrements de créances : « Votre argent n’attend pas !».

 

Au moins le slogan est clair. Au cinéma, les gros bras biens méchants qui disent au héros « On te laisse 24 heures pour payer, sinon tu laisses tes dents sur le trottoir », eh bien c’est le métier du cabinet ARC, mais proprement et en costume-cravate. C’est surtout révélateur que ces bonnes âmes charitables qui écoutent Radio Classique ne perdent pas le nord quand il s’agit d’argent.

 

– Pour Investir, le journal des finances, qui incite à investir en Bourse : « Investir rapporte ! »

 

A ce stade, on se dit surtout que la quasi-totalité des pubs se rapportent directement à l’argent en tant que tel, soit pour en avoir plus, soit pour le donner en purifiant son âme, soit un mélange des deux : c’est obsessionnel. Il n’y a pas de pub pour une mutuelle ou des promos en magasin, et une seule qui soit en rapport avec un bien à acheter réellement – et encore, de l’agneau en semaine de Pâques. Les auditeurs de Radio Classique ne sont pas à ce niveau-là n’est-ce pas ?

 

Enfin, il faut noter l’omniprésence des publicités pour sauver les chrétiens d’Orient en soutenant l’association SOS chrétiens d’Orient. Il s’agit d’une association issue des milieux de la droite catholique qui vise à encourager le maintien sur place des chrétiens persécutés en Irak, Syrie, Liban, Égypte. Si l’on peut comprendre la solidarité entre coreligionnaires, on peut aussi lire en creux que cette action de soutien est nécessaire à cause de ces méchants musulmans. Gageons que c’est aussi une manière de se placer dans la lignée de Charles Martel et Godefroy de Bouillon, héros d’un passé d’autant plus fantasmé qu’on peut le présenter à peu près comme on le souhaite. Cela tombe bien, Franck Ferrand est là, qui opère sur la même radio.

 

Bon conteur, mauvais historien : « Franck Ferrand raconte »

 

À l’antenne et sur le site internet de la radio, l’émission d’Histoire de Franck Ferrand est souvent mise en avant, où il raconte en 30 minutes un épisode historique en général assez bref. Il centre systématiquement les événements qu’il raconte sur un personnage historique particulier, qu’il adore psychologiser et décrire physiquement dans les moindres détails, autant d’éléments très efficaces narrativement, mais en général dépourvus de valeur et d’intérêt historiques. Franck Ferrand porte assez peu d’intérêt pour les mécanismes systémiques (sociaux-culturels, religieux, commerciaux) qui constituent le contexte, pourtant autrement important pour comprendre les enjeux et l’origine des situations historiques décrites. L’Histoire se présente alors comme une suite de règnes de rois omnipotents et de dates flottant dans le vide, sans lien entre elles, et sans les peuples. Surtout ne parlons pas à Franck Ferrand de matérialisme historique, de démographie, d’économie !


 

Radio Classique : la voix de son maître, celle de la bourgeoisie bien établie et cultivée comme il faut

Le récit que les bourgeois se font d’eux-mêmes

 

Un bourgeois exploitant le travail d’autrui, détruisant le droit du travail, maltraitant les soignants et les vieux dans les EHPAD en exigeant une rentabilité de 10 % ou 15 % sur son placement ne se voit pas comme une ordure capitaliste, non. Il se fait seulement un autre récit de lui-même que celui que nous faisons à Frustration. On ne raisonne qu’à partir de ses affects personnels, et ces affects nous font adhérer à un corpus de valeurs. C’est ensuite sur ces valeurs adoptées au préalable que se construit le récit qu’on va défendre avec des arguments allant dans leur sens. Quelles sont les valeurs qui émergent d’une écoute critique de Radio Classique ?

 

Radio Classique ne donne pas l’image d’une radio qui serait outrageusement réactionnaire. Elle donne plutôt une image d’évidence, celle du récit que la bourgeoisie se donne à elle-même : chaleureuse et bienveillante sur la forme, sûre d’elle-même, entreprenante et généreuse sur le fond (nous dirions : individualiste, opportuniste et inconséquente). Elle entretient une image du passé largement fantasmatique, glorifiant quelques individus démiurgiques – les génies et les héros – dont elle se voit la continuatrice et seule capable d’apprécier la valeur, et dont elle pense tirer sa légitimité à dominer.

 

Celle-ci va donc de soi, mais s’il en fallait une preuve c’est qu’elle est cultivée, et méritante de l’être : c’est du boulot, d’aller écouter Wagner ! La musique classique remplit le rôle de code culturel qui permet aux conservateurs de créer un espace propice à développer leur récit. Ce code ne change jamais pour faciliter la reconnaissance entre pairs et la reproduction des élites, mais on fait bien en sorte de le laisser peu accessible aux autres catégories de la population afin de protéger l’entre-soi des bourgeois. Cet éloignement du monde se manifeste aussi par l’euphémisation de tout ce qui pourrait heurter leur sensibilité : la pauvreté ou le prolétariat sont, par exemple, des concepts inexistants. Une fois protégée du monde extérieur par ses codes, mais aussi ses lieux et ses relations, la bourgeoisie peut alors se permettre de raisonner en circuit fermé, hermétique au monde réel.

 

D’abord, le travail est invisibilisé derrière le talent : seul compte le résultat apparemment tombé du ciel, et qu’on va pouvoir évaluer avec un étalon : l’argent. L’argent n’est pas un moyen pour vivre comme chez les gens lambda, mais bien une valeur en soi, complètement obsessionnelle, avec ses deux mécanismes opératoires : les placements et la charité, l’un et l’autre étant en général vus de manière complètement séparée, mais pouvant accidentellement se combiner pour plus de satisfaction morale. La forme compte aussi beaucoup dans ce récit. Comment des gens aussi bienveillants et chaleureux entre eux pourraient-ils être des salauds ? C’est impossible.

 

Donc si des gens sont pauvres ou que l’Hôpital public se délabre, il n’y a pas de cause bien définie, à part que c’est la faute à pas de chance probablement, ou bien ils ne se sont pas donné les moyens de sortir de cette situation. Et ça, on ne peut rien faire, sauf s’ils sont chrétiens d’Orient / femmes battues / Église en détresse, car là, évidemment, ce sont des causes valables puisqu’elles touchent leurs affects bourgeois. Enfin, avec ce mode de pensée individualiste, aucun raisonnement systémique ne peut prendre place dans leur univers : aucun lien, apparemment, entre le soutien aux soignants par une collecte de dons et une défiscalisation dont on bénéficie. La main gauche ignorant ce que fait la droite, la morale est sauve.

 

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 05:20
La pub nous prend pour des cons, la pub nous rend cons (11)

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 05:19

Dans 20 Minutes, Ken Loach dénonce, un « énorme scandale » dans la gestion du NHS, le service de santé public, par les gouvernements successifs. « Cette crise a révélé un chaos absolu, qui devrait nous amener à exiger que, à l'avenir, cette offre relève du service public ». Les maisons de retraite sont détenues par des sociétés privées. Et les soignants sont employés par des sociétés privées. Ils y travaillent au jour le jour, sans contrat sur la durée, parfois via des boîtes d'intérim. Ils touchent le salaire minimum et, souvent, n'ont aucune garantie horaire. Ils peuvent être appelés ou renvoyés dans la minute. »

 

Communistes Hebdo rappelle les appréciations de diverses organisations mondiales concernant le système de santé à Cuba : Le constat des organisations mondiales sur Cuba est concordant. Cuba est :

« Un modèle » selon l’Organisation mondiale de la santé.
* Pour l’ONU, « le système de santé à Cuba a valeur d’exemple pour tous les pays du monde ».
* Selon Margaret Chan directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé jusqu’en 2017: « Cuba a basé son système de santé sur la médecine préventive et ses résultats sont exceptionnels. »
En 2019, Cuba a formé au sein de ses différentes universités plus de 35.000 personnels de santé de 136 nations du monde. 

 

 

RT France donne des détails sur l’espionnage subi par Julian Assange à l’ambassade d’Equateur : «Chargée de surveiller Julian Assange à l'ambassade d'Equateur, la société UC Global aurait fait chanter une diplomate avec des photos d'elle extrêmement intimes. Elle se serait également intéressée au bébé et à la famille du lanceur d'alerte.

 

L'intrigue autour de Julian Assange se poursuit. Une enquête ouverte à l'été 2019 contre l'espagnol David Morales et sa société de sécurité Undercover Global (UC Global), accusés d'avoir espionné durant des années le fondateur de Wikileaks à l'ambassade d'Equateur à Londres, révèle que la société espagnole s'est permise un zèle sans limite pour le compte des autorités étasuniennes. 

 

Dans une plainte lancée par des avocats du lanceur d'alerte devant la justice espagnole, David Morales et sa société sont accusés d'atteinte à la vie privée et à la confidentialité des échanges entre avocats et clients, ainsi que de corruption et de blanchiment. L'acte d'accusation révèle désormais que la société de sécurité espagnole se serait aussi intéressée de très près à la famille de Julian Assange. Toujours selon l'acte d'accusation, UC Global aurait aussi volé des photos extrêmement intimes d'une diplomate équatorienne pour la faire chanter. Objectif ? Empêcher qu'elle ne rompe le contrat permettant la surveillance de l'entreprise sur l'ambassade équatorienne.

 

 

 

Dans son blog, El Diablo reprend un entretien de Patrice-Hans Perier sur la géopolitique du Coronavirus : « Lorsque Macron nous dit « Nous sommes en guerre », il parle un langage crypté. Cela signifie la fin de l’habeas corpus au gré de l’imposition de mesures d’exception qui ne sont que les préliminaires à la suspension des libertés civiles et à l’instauration de la loi martiale. Ce confinement forcé pourrait fournir aux autorités publiques et privées l’occasion de mettre en œuvre les mesures d’exception suivantes :

 

– Traçabilité totale via les portables et cartes à puce ;

 

– Passeports intérieurs afin de pouvoir circuler d’un point à un autre au niveau local ;

 

– Enfermement des personnes contaminées ou récalcitrantes dans des camps ;

 

– Rationnement de la population au moyen d’un système de points « bonus-malus », tels que préconisés par Jacques Attali ;

 

– Contrôle total d’Internet avec, à la clef, fermeture des sites de réinformation ou des comptes des récalcitrants. Les fournisseurs de service étant obligé de transmettre aux services de renseignement l’historique de navigation et toutes les pages consultées par les citoyens « récalcitrants » ;

 

– Abolition de l’argent liquide et système faisant en sorte que les ministères des Finances puissent gérer toutes vos transactions : entrées et sorties d’argent numérique ;

 

– Vaccins obligatoires et, in fine, puçage de la population à des fins de traçabilité ;

 

– La technologie 5G sera mise en œuvre afin de tisser la nouvelle toile du confinement permanent.

 

 

 

 

Revue de Presse (319)
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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 05:29

Il s'agit tout de même de triple sec qui titre à 40° !

 

 

La pub nous prend pour des cons, la pub nous rend cons (10)

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 06:11

 

La gouvernance ou, plutôt, la « bonne gouvernance », est aujourd’hui un concept qui vaut jugement moral.

 

Le terme « gouvernance », selon Bernard Cassen dans un article du Monde Diplomatique  de 2001, a une histoire chargée et n’est pas le fruit du hasard. Utilisée en ancien Français du XIIIème siècle comme équivalent de « Gouvernement » (l’art et la manière de gouverner), il passe en anglais « Governance » au siècle suivant avec la même signification. Puis il tombe en désuétude. Son grand retour s’effectue à la fin des années 1980 dans le discours de la Banque mondiale, repris par les autres agences de coopération, le Fonds Monétaire International (FMI) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Confrontés aux échecs répétés des programmes économiques d’inspiration néolibérale mis en place par les institutions financières internationales dans un ensemble de pays en voie de développement, les experts incriminent le cadre politico-institutionnel défaillant de ces pays et recommandent d’agir en amont sur leur mode de gouvernement. Selon les experts, ce sont des distorsions d’ordre politique qui sont à l’origine de la plupart des problèmes économiques rencontrés en Afrique, en Amérique Latine, en Europe orientale ou encore dans les pays de l’Est.

En 2016, Anne-Cécile Robert, publie, toujours dans Le Monde Diplomatiqueun article intitulé “ De l’art d’ignorer les peuples ”. Elle explique que la plupart des candidats à la présidentielle française proposent de réformer, d’une façon ou d’une autre, les institutions de la Ve République. Si de nombreux élus, chercheurs ou militants diagnostiquent une « crise de la démocratie », le mal pourrait se révéler plus profond : l’installation rampante d’un nouveau régime politique, la gouvernance, dont l’Europe est le laboratoire.

Par un retournement spectaculaire, dans nos démocraties modernes, ce ne sont plus les électeurs qui choisissent et orientent les élus, ce sont les dirigeants qui jugent les citoyens. C’est ainsi que les Britanniques, comme les Français en 2002 (échec de M. Lionel Jospin au premier tour de l’élection présidentielle) et en 2005 (« non » au référendum sur le traité constitutionnel européen), ont subi une psychanalyse sauvage à la suite du « Brexit » du 23 juin 2016. Alain Minc estima que le résultat piteux pour les “ élites ” au référendum n’était pas « la victoire des peuples sur les élites, mais des gens peu formés sur les gens éduqués.  »

 

Les « élites » gouvernent sans le soutien du peuple, au moment même où on organise, traité après traité, des transferts de souveraineté de plus en plus importants à Bruxelles. Parmi les plus déterminants figurent les pouvoirs monétaire et budgétaire. La démocratie est délégitimisée. Place aux experts et à la société civile.

 

Entré en vigueur en 2009, l’article 11 du traité de Lisbonne recommande aux institutions européennes d’entretenir « un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les associations représentatives et la société civile ».On peut donc y trouver des syndicats et des associations très progressistes, mais aussi des lobbys, des groupements patronaux, des cabinets d’experts, voire des sectes, etc. La « société civile » ne repose en effet sur aucun critère de représentativité ou de légitimité. Le peuple est un lobby parmi d’autres.

 

Loin d’être purement technique, la gouvernance est un concept idéologique tiré de la science administrative anglo-saxonne, notamment étasunienne, contemporain de l’essor du néolibéralisme. La gouvernance vise au moins d’État, à l’extension du marché. Avant d’avoir croisé le chemin de Nafissatou Diallo, Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international, saluant la Tunisie de M. Zine El-Abidine Ben Ali en 2009 par des mots déconnectés de la réalité, ne prévoyant en aucun cas le révolution de janvier 2011 : « La politique économique adoptée ici est une politique saine et constitue un bon modèle à suivre pour de nombreux pays émergents. »

 

Les résultats des derniers référendums (« Brexit » au Royaume-Uni, rejet par les Pays-Bas de l’accord d’association avec l’Ukraine) laissent penser que l’État-nation demeure, pour la plupart des peuples du Vieux Continent, le cadre légitime de la démocratie.

 

 

 

Les mots chéris des médias et des politiques (18)
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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 05:18
La pub nous prend pour des cons, la pub nous rend cons (9)

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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 05:29

 

Philippe Barre, dans Res Publica, envisage le monde d’après : « Tout d’abord se rappeler que nous ne sommes pas dans un débat rationnel et argumenté entre « démocrates. Non, les violences policières contre les manifestants en lutte contre les lois travail, contre les Gilets Jaunes, contre les manifestantes de la Santé ou celles des retraites… Les contrôles policiers dans les quartiers populaires… La géolocalisation numérique de la population. Les attaques contre les droits sociaux, au nom de la « guerre contre le virus »… Tout cela nous démontre que le gouvernement et le patronat se radicalisent. Si nous sommes en guerre, c’est une « guerre sociale ». La lutte des classes quoi !

 

Pour construire un autre monde d’après, un « Plus jamais cela », il faut se poser dès aujourd’hui la question de l’urgence sociale qui va arriver : hyper inflation, explosion du chômage etc. Très concrètement, « la France d’en bas », qui est en première ligne sur le front, va être la première à subir les conséquences du « capitalovirus ». Le très faible pouvoir d’achat, les difficultés pour payer les loyers, pour s’alimenter touchent déjà les classes sociales les plus pauvres. D’autres couches de salariés, d’autoentrepreneurs, d’artisans vont être pris dans la tourmente d’une crise sociale et économique comme nous n’en avons jamais connue. Il faut repolitiser le quotidien pour pouvoir le changer… »

 

 

 

Pour Pascal Fourier dans Medipart, les enseignants ne seront pas les futurs “ héros ” : « Qu'est-ce qu'un collège ou un lycée ? 600 ou 800 élèves, parfois plus encore, rassemblés dans un bâtiment et encadrés par une cinquantaine d'enseignants (auxquels on doit ajouter le personnel de direction et le personnel technique). Disons 70 adultes environ pour un établissement de 800 élèves.


Qu'est-ce qu'un collège ou un lycée par temps d'épidémie ? Une vaste marmite à diffusion du virus. Le Président Macron a annoncé des tests pour les personnes présentant des symptômes. Les enfants et adolescents n'en présentent pas. Pourtant, ils peuvent diffuser le virus... Autant donc de diffuseurs potentiels du virus que d'élèves, chaque élève ayant des contacts avec les membres de son foyer, qui peuvent être porteurs du virus de façon asymptomatique dans ces débuts.

 

 

 

 

Revue de Presse (318)

 

Pour le site Révolution, la continuité pédagogique a débouché sur un chaos dans l’Education nationale. La continuité pédagogique a en réalité été mise sur pied dans un mélange d’approximation et d’improvisation. 

 

Le jeudi 12 mars, alors que l’épidémie commençait à se répandre dans tout le pays et que quatre départements avaient déjà fermé l’ensemble des établissements éducatifs, Blanquer assurait à la matinale de France Info, qu’il n’avait « jamais envisagé la fermeture totale de toutes les écoles de France ». Malheureusement pour lui, Emmanuel Macron lui apportait un démenti cinglant le soir même en annonçant la fermeture des écoles, collèges, lycées et universités pour au moins 15 jours. 

 

Réagissant à l’allocution du président, Blanquer affirma ensuite que « la France a les moyens d’un enseignement à distance. ». Mais dès le week-end, le site du CNED et son dispositif de classes virtuelles étaient déjà en maintenance, surchargés par le grand nombre d’enseignants qui tentaient de préparer leurs cours du lundi. L’annonce de Macron ne laissait en effet aux enseignants que trois jours pour s’y préparer. 

 

Le vendredi, les directions d’établissements ont donc organisé en urgence des réunions le lundi suivant, pour mettre au clair avec toutes leurs équipes ce qu’il conviendrait de faire. 

 

Dès la fermeture des bureaux de vote, les consignes gouvernementales changèrent. Il était maintenant demandé aux personnels de l’Éducation nationale de ne pas organiser de réunions en présentiel.

 

Les problèmes techniques se sont aussi multipliés. Même si les documentalistes des différents établissements se démenaient pour identifier tous les outils numériques utilisables pour les cours à distance, ceux-ci n’avaient pas été conçus pour être utilisés aussi massivement que l’exigeait la « continuité pédagogique ». Les espaces numériques de travail (ENT) et l’application Pronote ont ainsi régulièrement planté lors de la première semaine de cours à distance.

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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 05:22


Ils sont désormais partout, dans le sport, dans l’Éducation nationale ou dans les hôpitaux. Des décisions sont prises en fonction de la combinaison de millions, de milliards de paramètres dont on ne sait pas grand-chose. Pour notre bonheur, bien sûr.

 

C’est peut-être dans le football que cela a commencé. Grâce ou à cause de Valeri Lobanovski, entraîneur du Dynamo de Kiev dans las années 70-80. Pour lui, le football était un grand système composé de deux systèmes comprenant 22 sous-systèmes, interagissant les uns avec les autres dans une aire de jeu. Lobanovsli eut pour héritier Arsène Wenger, entraîneur d’Arsenal. Surnommé « le professeur » dans le milieu footballistique, Wenger était obsédé par les statistiques. Il connaissait ses joueurs au millimètre près.

Sous le banquier éborgneur, tous les citoyens, les enfants y compris, sont en compétition les uns avec les autres. Il n'est donc pas étonnant que les évaluations mathématiques passent avant les évaluations humaines. Dans l’Éducation nationale, les algorithmes furent longtemps tenus secrets. Ainsi, en 2016, l’EN attendit que les vœux des élèves de Terminale sur la plateforme Admission PostBac fussent définitivement renseignés et classés par ordre de préférence pour publier l’algorithme qui allait décider de leur orientation future. Opacité et illégalité (tout citoyen a en droit accès à ce qui le concerne dans l’administration) régnèrent ainsi un bon moment au détriment des élèves. Le ministère finit par dévoiler une infographie expliquant le fonctionnement de l’algorithme et révélant les critères utilisés pour départager les candidats dans les filières dites « en tension » comme les staps, la psycho, ou la médecine.

Retenons bien l’expression « en tension » car on nous la ressert à toutes les sauces. Aujourd’hui, par exemple, on ne dit pas que la quantité de masques est notoirement insuffisante mais qu’elle est « en tension ». Dans les faits, la gestion par algorithmes a servi ces dernières années au banquier éborgneur et à sa bande pour masquer (sic) puis organiser la pénurie de manière incompréhensible pour les citoyens, et aussi pour mettre en place une sélection sociale qui n’a jamais dit son nom mais qui est de plus en plus efficace.

Á côté des résultats bruts aux examens, le ministère introduisit un paramètre en soi intéressant mais tout aussi arbitraire que les autres, celui de la valeur ajoutée des établissements, c’est-à-dire de la capacité à faire progresser les élèves. Un algorithme fait la différence entre le taux de réussite obtenu par un lycée une année donnée et celui que l'on pouvait attendre, compte tenu de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet. Quand un bachelier provient d’un milieu social défavorisé ou qu’il a obtenu des notes un peu faibles au brevet des collèges, l’algorithme prend en compte le résultat qu’il aurait dû obtenir au bac et le résultat réel. Et si le résultat réel est supérieur au résultat attendu, cela signifie que le lycée a permis de faire progresser cet élève.

Tout cela est bien gentil mais ne prend pas réellement en compte les réalités du terrain.

Un exemple vécu. Le lycée que fréquentait ma fille nageuse avant de partir pour Font-Romeu est situé dans un quartier plutôt populaire de Lyon. Le proviseur et les enseignants, pénétrés de leur mission républicaine, n’hésitèrent pas ces dernières années à recruter des élèves à problèmes issus de milieux défavorisés. Très bonne élève, Rébecca avait une moyenne générale de 17,5/20 (qu'elle a gardée au lycée de Font-Romeu). Si elle était restée dans cette établissement en première et terminale, le risque était pour elle de voir ses notes baissées au bac dans la mesure où cet établissement avait la réputation – fondée, je n'en sais trop rien ? – de surnoter les élèves faibles. Dans les classements officiels, ce lycée est à la traîne, avec une note de 7,3/20. Comme il y a tout de même une justice, le lycée le plus bourgeois de Lyon qui pratique une vraie sélection sociale n’a que 12,3/20 alors que le lycée climatique de Font-Romeu que fréquente actuellement Rébecca est noté 14,3/20, ce qui est plutôt bien au niveau national.

Je signale pour la bonne bouche que le lycée La Providence, celui de Bri-Bri d’amour et du banquier éborgneur, a la plus mauvaise note des lycées privés d’Amiens. C'est bien beau de faire du théâtre...

Parlons algorithmes
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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 05:12

L’expression « Françafrique » est utilisée depuis les années soixante pour désigner la relation spéciale établie entre la France et ses anciennes colonies.

 

Cette relation a été théorisée et construite par De Gaulle et son homme de main et de l’ombre Jacques Foccart, secrétaire général de l’Élysée aux affaires africaines et malgaches de 1960 à 1974. Il faut avoir à l'esprit que, pendant la Deuxième Guerre mondiale, Foccart a travaillé avec les Allemands de l'organisation Todt (selon Pierre Péan, Foccard a rejoint les forces de libération de la France en avril 1945). Il sera rappelé aux affaires par Chirac en 1986 et 1995. Derrière ce mot : des réseaux, des barbouzes, des coups tordus, des coups d’État aidés en sous main par la France. Et puis beaucoup d’argent. Mitterrand nommera un “ conseiller pour les affaires africaines ”, dentiste “ de gauche ”, franc-maçon influent. Lui succèdera le fils cadet du président, Jean-Christophe, connu en Afrique pour son surnom “ Papamadi ”. Nicolas Sarkozy supprimera la cellule africaine, ne conservant qu’un conseiller diplomatique, Claude Guéant, comme par hasard. François Hollande ne recréera pas de cellule africaine.

 

C’est Félix Houphouët-Boigny, le futur président ivoirien qui utilisa le premier ce terme en 1955. Dans son esprit, il s’agissait d’une notion positive. Plus tard, on jouerait sur le mot : France-Afrique, France-à-fric.

 

Les anciennes colonies françaises étant considérées comme une chasse gardée, le Quai d’Orsay n’était pas concerné par une politique opaque, sous l’égide de la cellule foccardienne relayée par le ministère de la Coopération, aujourd’hui disparu. La Françafrique, c’était aussi des milliers de fonctionnaires de toutes sortes, de l’instituteur au conseiller spécial de président de telle ou telle République (Houphouët-Boigny confiant les clés de son cabinet à des préfets ou d’anciens gouverneurs français) en passant par des médecins et des militaires.

 

La Françafrique, c’était aussi des flux financiers incontrôlés : de l’argent français déversé dans des projets pharaoniques avec d’énormes commissions à des potentats africains, de l’argent africain revenant en France alimenter les caisses noires de partis politiques (les rétro-commissions).

 

Dans le domaine économique, la Françafrique, c'était la garantie pour la France de l’accès aux matières premières stratégiques comme l’uranium et aux cultures d’exportation  comme le café ou le cacao, des cultures imposées aux Africains au détriment des cultures vivrières. Dans le domaine politique, la Françafrique, c’était la grandeur de la France, à l’ONU en particulier où, pendant longtemps, les anciennes colonies votèrent comme un seul homme selon les desiderata de la “ Métropole ”.

 

Entre la France et les anciennes colonies ont été signés de nombreux accords de coopération militaire, avec des clauses secrètes qu’on ne découvrira qu’en temps de crise. Par exemple, l'Accord de Défense entre les Gouvernements de la République française, de la République de Côte d'Ivoire, de la République du Dahomey et de la République du Niger du 24 avril 1961, établit l'installation de bases militaires françaises dans ces trois pays, et évoque des « Accords spéciaux » selon lesquels ces trois pays peuvent demander l'aide de la France en matière de défense. La deuxième annexe de cet accord de Défense, concernant les « matières premières et produits stratégiques » (uranium, hydrocarbure), stipule que ces mêmes pays, « pour les besoins de la Défense, réservent par priorité leur vente à la République française après satisfaction des besoins de leur consommation intérieure, et s'approvisionnent par priorité auprès d'elle » et « lorsque les intérêts de la Défense l'exigent, elles limitent ou interdisent leur exportation à destination d'autres pays ».

 

En 2008, Nicolas Sarkozy décide la fermeture de bases françaises situées en Afrique : le 43eBima (Abidjan), Ouakam (Dakar), les Forces Françaises du Cap-Vert. Il ne reste alors que deux bases militaires françaises dans des pays africains, à Djibouti et à Libreville. Néanmoins, la présence militaire française reste importante au Tchad, au Mali et en Côte d’Ivoire. 200 soldats sont maintenus à Bangui.

 

En 2011, Sarkozy engage l’armée française dans une intervention militaire en Libye. En 2013, Hollande fait de même au Mali et en Centrafrique. L’opération Barkhane (contre les salafistes djihadistes) est lancée en août 2014. Au 1er janvier 2017, les forces françaises stationnées en Afrique sont de 3 600 hommes.

 

La Françafrique, ce sont aussi d’énormes magouilles. Un réseau considérable de politiques corrompus impulsé par Elf dans les années 1980. Des enrichissements inouïs de dirigeants africains sous l’agide de banques françaises, mais aussi de celle du Vatican. Au moins 150 milliards d’euros ont été détournés par les dirigeants africains. D’après l’ONG Transparency International, les avoirs en France de Denis Sassou Nguesso du Congo, de Teodoro Obiang de Guinée équatoraiale et de feu Omar Bongo du Gabon s’élèvent à 160 millions d’euros.

 

Depuis Clinton, les Etats-Unis ont progressé à grands pas dans le “ pré carré  ” de la France, un peu plus, pour l’instant, que la Chine, troisième partenaire économique de l’Afrique. La coopération chinoise a ceci de très particulier qu’elle construit par elle-même. Ce sont des ouvriers chinois qui bâtissent, ce qui ne diminue pas le chômage de masse des Africains. Quant au transfert de technologie, il ne faut pas rêver.

 

 

Les mots chéris des médias et des politiques (18)
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