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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 07:02

Dans son blog, Jean Matouk revient sur la grève des professions médicales :

Ils ne veulent pas être « fonctionnarisés ». Mais ne le sont-ils pas, en grande partie, depuis 1945 et l’invention de l’assurance maladie obligatoire, puisque c’est grâce au remboursement des patients que les médecins accèdent à une clientèle captive, financée par la collectivité ? Tel « spécialiste » qui, dans l’hôpital, opère des membres, en demandant des honoraires supplémentaires – 1 000 euros pour un genou, par exemple – croit-il qu’il aurait une telle clientèle sans l’assurance maladie ob ligatoire ?

 

Quel culot ont les « kinés » de se joindre à cette manifestation, eux qui bénéficient plus que tous les autres soignants du système ? Souvent, voici la décomposition de la séance d’une demi-heure remboursée : dix minutes d’exercice sur un instrument, cinq minutes sur un autre, cinq minutes de vrai massage-kinésithérapie et dix minutes de « froid » , ou d’un autre instrument producteur de flux divers.

Mais les moins justifiés à figurer dans le « défilé » d’hier, ce sont les internes, qui, à 70%, sont issus de familles aisées, qui suivent des études gratuites, avec formation par des médecins hospitaliers très compétents, payés parce qu’ils assurent des gardes, mais qui, contrairement à tous les autres étudiants dans des établissements publics, refusent à leur sortie d’assurer la moindre période de service public, et de supporter la moindre contrainte d’installation.

 

 

Renaud Revel, dans L’Express, écrit sur un nouveau suicide à France Télévisions :

Le sixième recensé depuis 2010, a jeté l’effroi. Le tragique événement s’est produit sur le site de France 3 Lorraine où un collaborateur de cette station a été retrouvé inanimé dans sa voiture. C’est le deuxième salarié de France 3 Lorraine à s’être donné la mort en deux ans. Un rapport réalisé en mai 2014 à la demande des syndicats, suite à deux tentatives de suicide, mettaient l’accent sur « les nombreux facteurs de risques réunis chez France Télévisions. » Il posait le constat d’une « dégradation actuelle des conditions de travail ».

 

Selon Marianne, deux journalistes du Monde ont décidé de véhiculer une nouvelle rumeur: Patrick Buisson serait le conseiller occulte de Mélenchon.

Après Mélenchon agent de Poutine, voilà Mélenchon collabo de Sarkozy. La collusion coupable a été établie par deux journalistes du Monde qui ont publié un livre sur Patrick Buisson, l’ex-éminence grise de l’ex-président de la République. À en croire les deux inspectrices en vadrouille, Patrick Buisson a été le conseiller occulte de Mélenchon en 2012 afin de l’inciter à faire le jeu de Nicolas Sarkozy en critiquant François Hollande. La preuve : ils se connaissent depuis longtemps, ils se parlent et ils se croisent dans les studios de télé sans s’étriper. On sait même que Jean-Luc Mélenchon a assisté à la remise de la Légion d’honneur à Patrick Buisson, en compagnie de Jean-Christophe Cambadélis, ce qui pourrait laisser croire que ce dernier (ancien trotskiste, comme Mélenchon) est – bon sang, mais c’est bien sûr ! – lui aussi du complot anti-Hollande.

 

Sur le site du Grand Soir, Maxime Vivas nous dit qui sont les beaufs et les Bidochon qui ne veulent pas savoir qui sont les troupes de choc du FN.
Par flemme qu’ils ont de se défendre, par couardise, ils délèguent tout au FN qui s’occupera aussi des étrangers-pas-de-chez-nous. 
Je sais, il ne faut pas dénigrer ces 33 % de nos concitoyens qui confondent le loup et le petit Chaperon rouge.

 

 

Il faut faire comme s’ils n’avaient jamais entendu dire ce qu’est le FN, d’où il vient, combien de tatoués à croix gammée s’y camouflent en attendant que sonne l’heure, combien d’antisémites, combien de nostalgiques de la gégène, de l’Algérie française et de l’OAS (pas vrai, Ménard ?). Il faut faire comme s’ils ne savaient pas que des brutes épaisses constituent les wagons de la locomotive FN, wagons où l’on trouve des jeteurs potentiels de basanés dans la Seine. Le 6 avril 2011, Serge Ayoub saluait l’élection de Marine Le Pen à la présidence du FN. Il prévenait : « Je suis particulièrement content que la locomotive qu’est le FN marche parce que les wagons suivront... ». Mais savent-ils que Serge Ayoub, alors leader du groupe d’extrême droite Jeunesses nationalistes révolutionnaires et du mouvement Troisième Voie, est un familier de Marine Le Pen et qu’il participa à sa campagne électorale pour les législatives de 2012 à Hénin-Beaumont ?

 

Mais il y a plus grave : Le Figaro Madame revient sur la paternité du prince Harry (le seul rouquin de la famille). Charles ne serait pas son père. Je n’en dors plus.

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 06:17

C’est un type formidable et un artiste étourdissant. “ Banksy ” est un pseudonyme. Il s’appelle peut-être Robert Banks, un patronyme très britannique, ou Robin Gunningham, qui ne l’est pas moins (vieux nom écossais). Celui qu’on surnomme désormais outre-Manche le « guerillero des graffitis » serait né vers 1974 du coté de Stoke City et serait un ancien élève de l’enseignement privé.

 

Banksy pourrait être cet homme sur cette photo prise en Jamaïque en 2010 :

 

Banksy

Ceci pourrait être un auto-portrait :

Banksy

Il a commencé son activité d’artiste des rues en créant des pochoirs sur les murs de diverses villes britanniques. Sur la photo censée le représenter en Jamaïque, on voit à ses pieds des bombes aérosols de peinture. Rapidement, plusieurs municipalités du pays ont décidé de protéger ces créations. Tout aussi rapidement, Brad Pitt et Angelina Jolie ont fait l’achat de quelques-unes d’entre elles.

 

Dans sa jeunesse, Banks/Gunningham/Bansky fit partie d’un groupe de graffeurs de Bristol, le DBZ, DryBreadZ., par exemple responsable de ce graff :

Banksy

Les œuvres de Banksy sont assurément antimilitaristes, anticapitalistes et antiimpérialistes. Voir sa fillette brûlée au napalm :

Banksy

En 2004, il fait imprimer des faux billets de 10 livres à l’effigie de Lady Diana. Il en disperse une bonne part lors du carnaval de Notting Hill.

 

En 2005, il est à la base du projet “ Santa’s Ghetto ”. Il est désormais mondialement connu pour cela. Il se rend en Cisjordanie à l'occasion de l'anniversaire de l'avis rendu par la Cour Internationale de Justice de La Haye condamnant la barrière de séparation israélo-palestinienne, dont il va faire une toile géante. Il réalise clandestinement neuf fresques en territoire palestinien sous le regard des policiers qui tirent quelques coups de feu mais le laissent faire, en braquant leurs fusils sur les dessinateurs néanmoins. Les œuvres sont d’inspiration non violente. On le voit ici en plein travail, dessinant la “ Fillette aux ballons ” :

Ici le résultat final :

Banksy

Banksy n’est pas suivi par tous les Palestiniens dans son entreprise, comme quand un vieil homme lui dit : « On ne veut pas que ce mur soit beau, on ne veut pas de ce mur, rentrez chez vous ».

 

En 2006, il place une poupée gonflable de taille réelle sur un banc de Disneyland (Californie). Elle est vêtue d’un uniforme orange comme ceux de Guantanamo et de la plupart des prisonniers aux Etats-Unis.

 

Au cours de l'été 2009, une exposition consacrée à 100 de ses œuvres attire 300 000 personnes au Musée de Bristol.

 

La plupart des œuvres de Bansky sont élaborées avec des pochoirs, seule technique lui permettant de travailler rapidement sans être pris en flagrant délit.

 

En 2007, au festival de Glastonbury, il s’est amusé à singer les éléments de Stonehenge avec des toilettes publiques.

Banksy

En 2013, son graff “ Slave Labour ” est vendu 1,1 million de dollars :

Banksy

En 2014, : une de ses œuvres représente un groupe de pigeons s’adressant à une hirondelle : « Les immigrants ne sont pas les bienvenus », « Retourne en Afrique » et « Laisse-nous nos vers de terre » sur un mur de la station balnéaire, plutôt populaire, Clacton-on-Sea, est effacée par la mairie car jugée « offensante et raciste ». La municipalité ne s’était pas rendu compte qu’il s’agissait d’une œuvre antiraciste, de Banksy, qui plus est.

 

Comme disait Coluche, jusqu’où s’arrêtera-t-il ?

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 06:50

Homa Arjomand est une militante iranienne vivant en exil au Canada. Elle a joué en 2005 un rôle important dans la campagne – victorieuse – contre l’adoption par l’État de l’Ontario  d’une législation permettant la mise en place de tribunaux jugeant des affaires civiles selon le droit islamique (charia). Elle s’exprime dans Res Publica :

 

Cette politique a contribué à diviser la société canadienne en différentes religions et en communautés ethniques. Elle a promu la tolérance et le respect pour des opinions et des croyances dites minoritaires au lieu de promouvoir le respect des droits des personnes de cette communauté.

 

Les femmes et les enfants sont restés privées de sécurité pour leur corps et leur esprit, privées de garantie de ce qui fait une vie normale dans la société actuelle, privées de l’assurance d’une indépendance personnelle, privées d’une égalité de statut au sein de la famille. Outre le multiculturalisme, la mise en place du relativisme culturel a constitué un barrage énorme à l’intégration des femmes, des enfants et de la jeunesse.

 

Dans Mediapart, Michel Deléand et Louise fessard observent que l’enquête sur la mort de Rémi Fraisse avance péniblement : les magistrats ont refusé une reconstitution des faits ainsi que l’audition du préfet du Tarn, responsable du dispositif de maintien de l’ordre à Sivens la nuit du 25 octobre 2014. D’autres plaintes de zadistes sont en souffrance.

 

Me Dupond-Moretti s’est également étonné auprès des juges d’instruction de propos désobligeants sur la famille Fraisse tenus par un des gendarmes participant à l'enquête. L’avocat écrit le 6 janvier : « Mes clients considèrent à juste titre qu’il est déjà surprenant que des gendarmes enquêtent sur des faits reprochés aux gendarmes, surtout lorsque de telles manifestations de partialité leur sont rapportées. »

 

Sur son blog, Jean-Marie Bourget évoquent les gratifications reçues par les acteurs locaux du film Timbuktu : ils ont découvert sur place, à Oualata, où s’est passé le tournage sous protection de l’armée mauritanienne, qu’ils allaient recevoir un per diem (défraiement) de 10 euros par jour, et un salaire de 46 euros par jour de tournage effectif. Certains sont restés trois semaines à Oualata, mais n’ont tourné que trois ou quatre jours, ce qui ne leur a pas permis de rentabiliser le voyage loin de chez eux.

 

Abderrahmane Sissako a-t-il pu se permettre ces petitesses parce qu’il est conseiller culturel du chef de l’État mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, un général ayant accédé au pouvoir en 2008 par un coup d’État ?

 

Dans L’Humanité, Jean-Emmanuel Ducoing pose une question qui n’est malheureusement plus taboue : «Et si l’imaginaire collectif et les représentations sociales avaient basculé à droite et à son extrême…» Il explique que « fifille-la-voilà s’avance gaiement, sans complexe et sans vergogne, osant proférer tout et son contraire en ratissant le plus large possible, quitte à se goinfrer de thèmes de gauche pour mieux semer la confusion, tout en laissant glisser, mine de rien, ses obsessions xénophobes associées à une critique du néolibéralisme de fraîche date. Terrifiante mécanique attrape-tout, qui consiste à donner une pseudo-vision du monde commune à des gens dont les intérêts matériels sont divergents et qui, s’ils votaient de la sorte, voteraient surtout contre eux-mêmes. La schizophrénie du moment, qui consiste à ce que des dominés soutiennent des dominants, paraît pour l’heure sans limite. »

 

Selon Le Monde, l'Utah pourrait recourir de nouveau à des pelotons d'exécution pour les condamnés à mort. Un cas de figure qui pourrait se produire si les produits d'injection létales utilisés habituellement étaient indisponibles, comme cela fut le cas récemment dans plusieurs Etats. Selon le républicain Paul Ray, les pelotons d'exécutions sont une alternative humaine et rapide aux injections létales.

Revue de Presse (121)

Le journal marxiste Révolution ne voit pas l’avenir en rose : « Mais même si une reprise s’engage en France – ce qui pourrait stimuler la lutte gréviste, elle sera faible et de courte durée. La crise actuelle n’est pas une simple phase du cycle croissance-récession ; c’est une crise organique du capitalisme, qui n’est plus capable de développer les forces productives comme par le passé. Des économistes bourgeois le comprennent, désormais ; ils parlent de « stagnation séculaire ». Cela signifie des décennies d’austérité, de contre-réformes et de chômage de masse. »

 

Pour finir, un bouquet de fleurs dans ce monde de brutes : Gala nous informe que Tristane Banon attend un heureux événement. Le responsable ne serait pas DSK mais Pierre Ducroq, un ancien joueur du PSG.

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 06:50

Le 11 mars dernier, Mediapart a publié un article très intéressant sur Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand.

 

D’une manière générale, j’aime lire des portraits de personnalités avec qui je ne partirais pas deux heures en camping. Avec Schäuble, je suis servi : dans l’Allemagne de droite, il se situe à la droite de la droite, obsédé qu’il est dans sa défense de l’austérité (quand j’étais plus jeune, on disait « pauvreté ») pour la grande majorité des Européens. Pas que des Grecs, évidemment.

 

Si Schaüble n’est pas calife à la place de Merkel, c’est en grand partie parce qu’il a connu deux épreuves brutales dans le cours de son existence. Une dont il fut responsable, l’autre dont il fut victime. Le 12 octobre 1990, un malade mental – qui ne sera pas jugé vu son état – lui tire dessus lors d’une réunion électorale. Schäuble devient paraplégique. Malgré ce handicap, il réintègre la vie politique et est adoubé comme successeur désigné de Helmut Kohl, qui commençait, à ce moment-là, à collectionner quelques casseroles. Schaüble était sur le point d’atteindre le nirvana – il était devenu un homme politique de premier plan ayant, par exemple, signé le traité d’unification des deux Allemagne – lorsqu’un scandale dans le financement de son parti stoppa net cette ultime ascension.

 

Le 16 février 2000, Schäuble annonça qu’il n’était plus candidat à la présidence de la CDU, ce qui permit l’accession à cette fonction de la jeune Angela Merkel. Quelques semaines plus tôt, Schäuble avait reconnu (après de longues dénégations) avoir touché en 1994 une commission en liquide de 100 000 DM de la part du sulfureux homme d’affaires Karlheinz Schreiber. De nationalités allemande et canadienne, Schreiber était un influent industriel, marchand d’armes et homme d’affaires. Il fut impliqué dans le scandale Airbus en 1995 au Canada, de par ses relations avec l’ancien premier ministre Brian Mulroney. Il fut extradé vers l’Allemagne en août 2009, inculpé et condamné à huit ans de prison pour évasion fiscale. Plus généralement, le scandale des caisses noires de la CDU (des comptes secrets à l'étranger sur lesquels Kohl avait la haute main) éclaboussèrent de nombreuses personnalités et entreprises européennes, comme Ferrero (y'a bon Nutella !). L’argent reçu par Schäuble avait été imputé par la trésorerie de la CDU sous la rubrique « versements divers ». Schäuble finit donc par avouer et s’excuser auprès du Parlement pour avoir « transgressé la loi ».

 

Cet homme, qui aura été élu et ministre pendant 43 ans, n’ira donc pas plus loin, ni plus haut.

 

 

Après avoir lu l’article qui lui était consacré par Mediapart, je décidai d’apposer un bref commentaire. Je pensai d’abord à quelque chose du genre : « Et ce sont ces gens-là qui nous gouvernent ! » J'estimai que c’était un peu banal et j’eus l’idée d’une petite phrase qu’à la réflexion je trouve encore très bonne : « Un paraplégique corrompu, ce pourrait être le début d'une nouvelle surréaliste. » J’hésitai avant de valider car ces mots contenaient une attaque personnelle – ce que je déteste et que j’interdis sur ce blog – et qui plus est, relative à une infirmité. Je validai tout de même car ma saillie était à la fois littéraire et spéculaire. En quelques mots, j'avais installé l’individu Schaüble à cheval sur le monde réel et celui de la fiction (à un certain degré, les personnes de son acabit deviennent des personnages et peuvent fasciner comme tels – voir les Balkany). Le choix de la « nouvelle » – et non de la pochade ou du roman – m’apparut comme très bon car une nouvelle se termine toujours là où elle a commencé. Par ce double mouvement d’éternel retour et de miroir, Schäuble devenait mon prisonnier, mais il était surtout prisonnier de lui-même.

 

Bref, Mediapart censura mon commentaire. Lorsque je découvris cette effacement orwellien (les lecteurs ne connaissant pas l’identité du censuré), j’eus envie de demander une explication au censeur. Mais l’auteur d’un ouvrage sur la censure que je suis se souvint que ce type de démarche était absolument inutile car on ne peut expliquer et justifier la censure que par de la mauvaise foi.

 

Ce qui m’amusa peut-être le plus, c’est que d’autres commentaires étaient bien plus violents que le mien. Je vous laisse juges :

 

Qu'un tel voyou répète au peuple Grec : "il faut rembourser sa dette", quel beau symbole !

 

incarne magnifiquement le surmoi pervers

 

je trouve qu'il ressemble à Hitler 

 

Une pourriture de belle espèce

 

Comprendre SCHAUBLE c'est aussi revenir quelques années en arrière... lorsqu'il était ministre de l'intérieur, et qu'il s'opposa, non sans hystérie, au principe de double nationalité.

 

casque à boulons

 

casque à pointe

 

Avec Schaüble, on peux parler d'Holocauste "social" : la mort à petit feu.

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 06:46

Je n’en peux plus de cette “ bienpensance ” ridicule qui croit faire avancer la cause des femmes (qui en a bien besoin) en nous balançant des barbarismes ineptes du style auteure, recteure et acteure. Je me suis exprimé dès novembre 2010 sur ce qu’il va désormais falloir appeler les suceures des films porno si l’on veut être un tout petit peu logique.

 

 

 

Méprisons la langue française (34)

Ce n’est pas parce qu’on ne doit plus dire un Noir mais un « Black » (pourquoi pas un « Schwarz » ?) qu’on fait avancer d’un millimètre la condition et l’image des gens de couleur en France. Notre société complètement éclatée par les coups de boutoirs du capitalisme financier et de ses relais politiques (UMP, PS, FN peut-être demain) ne résoudra pas ses problèmes en violant ainsi la langue française qui a d’autres ressources que ces barbarismes politiquement corrects. Donc, je le répète, de droite.

 

Un ami m’a fait passer ce qui est – pour l’instant – le pompon en la matière. Le plus extraordinaire est que cette production provient d’un milieu éminemment culturel :

 

Samedi 7 février à 15h Atelier « Cultures & Sociétés » Avec Hervé LE CORRE qui rencontre ses lecteur-e-s

Bibliothèque de Mériadeck 85 Cours Maréchal Juin, 33000 Bordeaux
http://bibliotheque.bordeaux.fr/in/faces/details.xhtml?id=103f457e-5a85-4085-a909-2f84c9dea462

 

C’est insensé : des « lecteures ». C’est de la folie ou de la connerie en barre. Pardonnez ma retenue !

 

Une amie professeur (pardon mille fois : professeure) agrégée de français (le français ou la française ?) à qui j’ai communiqué cette horreur (cette horreure ?) m’a retourné le commentaire suivant :

 

Tu réagis en mâl's réactionnair's; moi qui suis acteure de l'éducatione nationale depuis ma formation d'instituteure, j'approuve cette modernisativité . il faut vivre avec sa temporalisation. Il faut s’attendre à ce que, bientôt, au pluriel le féminineee l'emporteeeee sur le masculineeee......

 

Alors que tout le monde sait qu'il fallait dire "lecteuse"....

 

Au fait, puisqu’on est chez les monstres, j’ai vu récemment dans un journal étasunien « s/h/e ». L’équivalent française serait « i/el/le » (vous avez reconnu le pronom personnel).

 

Une collègue de Lyon m’a mis sous le nez la phrase suivante : « A teenager often thinks they are immortal », le « they » (pour ne pas avoir à choisir entre « he » et « she ») renvoyant bien sûr à teenager.

 

Quelques derniers pour la route. Des opposants au barrage de Sivens ont écrit ceci (en pleine incohérence) :

 

Nous, sympathisant-e-s tarnais de la lutte contre le barrage de Sivens,
sommes indignés des méthodes utilisées par la FNSEA (Fédération
Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles) et les JA (Jeunes
Agricoles) pour assiéger et tenter d'affamer des militants écologistes
légitimes.

 

Autre incohérente débilité dans un texte militant :

 

Organisé par Toulouse Syrie Solidarité avec le soutien des premiers signataires : FSU31-UPT-ETM31-ACAT-Fondation Copernic31-Ensemble31-Mouvement de la Paix-PG-NPA31-LDH Tarbes Bagnères

 
Toulouse Syrie Solidarité rassemble des citoyen-ne-s dont l’objectif est de soutenir les populations civiles en Syrie et les associations qui luttent pour la liberté, la démocratie et le respect des droits humains dans leur pays.

Le Collectif organise des manifestations, des rencontres culturelles et des débats pour donner la parole à des citoyen-ne-s, écrivain-e-s, cinéastes et artistes syriens.
Toulouse Syrie Solidarité soutient également, des projets d’aide humanitaire menés par des associations laïques de la société civile à l’intérieur de la Syrie ou dans les camps de réfugiés : aide aux victimes de la répression, aux écoles, soutien de projets culturels, en partenariat avec le CODSSY (Collectif de Développement et de Secours Syriens).
 
Toujours dans la militance pure et dure (où l'on voit qu'on ne salue même plus les femmes) :
 
Bonjour à tous !
Pour ceux que cela intéresserait,
ci-après, le programme local de notre 3e édition de la Semaine du Féminisme :
 

[PROGRAMME de la Semaine]

Jeudi 12 Mars, 18h30, amphi B200 (Université Bordeaux Montaigne) // Projection du film Tomboy 

Lundi 16 Mars, 18h30, amphi B200 // Conférence "Féminismes et laïcité", avec Magali Della Sudda, docteure en Histoire et sociologie des religions, chercheuse au CNRS et à l'institut Émile Durkheim (et, sans doute, Mehdi Ghouirgate, professeur de civilisation arabe à Bordeaux Montaigne)

 
 
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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 06:20

Ils en ont du mérite, les enfants miséreux de la terre, de se rendre à l'école, républicaine ou pas !

De la misère ordinaire (9)
De la misère ordinaire (9)
De la misère ordinaire (9)
De la misère ordinaire (9)
De la misère ordinaire (9)
De la misère ordinaire (9)
De la misère ordinaire (9)
De la misère ordinaire (9)
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De la misère ordinaire (9)
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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 06:45

La Carpette anglaise, est un prix humoristique d’indignité civique et culturelle, décerné chaque année depuis 1999 à un membre des “ élites françaises ” pour son acharnement à promouvoir la domination de la langue de Wall Street et de la CIA en France. Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de cette même langue.

 

Le lauréat 2014 est Peter Moscovici (membre de la Commission européenne et ancien ministre) qui s'est vu décerner la Carpette anglaise de l'année pour avoir adressé à Michael Fir Tree, ministre des Finances et des Comptes publics de la France, une lettre entièrement en anglais !!!

 

Vu l'audace de sa performance, Pierre Moscovici (Peter Mosko’s Son ?) a été distingué dès le premier tour de scrutin. Le prix à titre étranger a été attribué, au premier tour de scrutin également, à madame Paula Ovaska-Romano, directrice du Département pour les langues et directrice déléguée de la Direction générale de la traduction de la Commission européenne, pour avoir violemment tancé en anglais une responsable associative qui la sollicitait en italien et avoir qualifié, à cette occasion, l’italien de “ langue exotique ”.

A Peter Moscovici le prix de la Carpette anglaise 2014
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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 06:20

Rue 89 nous apprend que l’État vend 3,69% de Safran : un bijou de famille pour faire de la location ensuite. Safran, c’est la boîte issue de la fusion en 2005 de Snecma et de Sagem. Moteurs d’avion, trains d’atterrissage, hélicoptères, fusées, civil et militaire, du lourd de chez lourd, du fleuron français, du stratégique. Rentrées escomptées : un milliard d’euros.

 

Et c’est une mauvaise affaire. C’est François Lenglet, de France 2 qui le dit. Il est en colère.

 

Sur Safran, Lenglet trouve stupide de vendre une participation qui rapporte chaque année des dividendes à l’Etat, alors que l’Etat, en ce moment, pourrait s’endetter quasiment à coût zéro.

 

Mais alors, pourquoi l’Etat prend-il cette décision stupide ? À cause que Bruxelles, dit Lenglet. Il faut adresser un signal à la Commission. Montrer qu’on rentre des sous, qu’on fait tout pour faire baisser le déficit. Il lui en faut, à la Commission. La loi Macron au 49-3, c’est déjà fini, oublié, il faut passer à autre chose, l’Ogre réclame chaque jour sa ration.

 

Guy Konpnicki, dans Marianne, nous parle de la fessée, plus exactement de la pensée affaissée qui conduit à demander l’interdiction de la fessée.

 

En l’état actuel de la loi, les organisations de protection de l’enfance et les tribunaux se trouvent saisis chaque année d’une centaine de milliers de cas de maltraitance supposée. Inutile de préciser que les tribunaux comme les services sociaux et les associations se trouvent débordés, que des milliers de signalements venant des enseignants, des médecins et des familles demeurent sans suite faute de moyens. Une loi visant la fessée provoquerait une multiplication des procédures, rendant plus difficile encore le secours à l’enfance maltraitée.

 

Au demeurant, les châtiments corporels ne sont pas, loin s’en faut, les seules formes de la maltraitance. Nombre de parents qui ne lèvent jamais la main sur leurs enfants utilisent des méthodes punitives redoutables comme les privations ou le chantage affectif. L’égoïsme des parents, prenant par exemple l’enfant en otage des disputes et séparations d’adultes, fait beaucoup plus de dégâts qu’une fessée.

 

Jean Ortiz a publié de très toniques “ Chroniques boliviennes ” sur le site du Grand Soir. Je cite sa conclusion : « La presse annonce que le prix du gaz domestique dans le département de Tarija a diminué de presque la moitié. Le taux de croissance dépasse 5%. Les retraités de plus de 65 ans perçoivent la « Renta (allocation) Dignidad »...

 

Insupportable bilan pour les apôtres de la religion du marché ! Washington espère bien un jour prochain prendre sa revanche. Elle avait échoué en 2008. Les intérêts de classe de ses multinationales ont été affectés par les changements en cours, par la nationalisation des hydrocarbures (2006 en Bolivie). De Buenos Aires à Caracas, l’impérialisme accélère désormais sa contre-offensive pour reconquérir la main... Les rapports de domination, s’ils ont été entamés, n’ont pas disparu pour autant. La catégorie « impérialisme » n’est pas périmée, « loin s’en faut », prévient Roberto, petit paysan de Huarina : 400 mètres carrés de terre pour les patates et la quinoa, deux vaches, quelques brebis. « On vend un peu de lait et on s’en sort. Jamais nous ne reviendrons en arrière. Nous voulons faire de la politique un « bien commun ». Le responsable à la justice de la communauté a autant de pouvoirs qu’un juge. »

 

L’Équipe estime à plus d’1 milliard de dollars la fortune de Michael Jordan, le meilleur basketteur des années 90. Il est 1 741ème sur la liste des milliardaires. Il faut dire qu’il a connu un petit raté : un divorce à 162 millions de dollars en 2007, « à l’époque le plus coûteux de la planète people ».

 

Je sens que je vais me replonger dans le livre de Pierre-Louis Basse 19 secondes et 83 centièmes qui raconte la victoire de Smith et de Carlos dans le 200 mètres des Jeux Olympiques de Mexico en 1968.

Revue de presse (120)
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 06:42

Une livraison dense et complète.

 

Pour Serge Halimi, il faut soutenir la Grèce :

Appuyée par la plupart des capitales européennes, l’Allemagne n’accepte pas l’arrivée au pouvoir à Athènes d’un gouvernement de gauche déterminé à appliquer son programme. Elle prétend tirer argument de sa domination économique et financière pour contraindre la Grèce à tenir le cap d’une politique d’austérité qui l’a ruinée.

Les Grecs n’ont pas besoin qu’on leur explique la signification du terme « démocratie ». Pourtant, les leçons pleuvent sur leurs têtes depuis qu’ils ont porté au pouvoir une force de gauche déterminée à tourner le dos aux politiques d’austérité qui depuis six ans les tourmentent. Les admonestations leur sont dispensées d’autant plus copieusement que les maîtres d’école savent de quoi ils parlent. Eux qui ont imposé des traités rejetés par le suffrage populaire et renié leurs engagements de campagne sitôt leur élection acquise. Désormais, une épreuve de force les oppose à ceux qui veulent tenir ce qu’ils ont promis, et à quoi ils croient. Elle sera d’autant plus rude que ces derniers pourraient diffuser à des tiers, jusqu’alors résignés à leur impuissance, des idées menaçantes pour l’ordre social. Au-delà du sort de la Grèce, cet affrontement engage le destin de la démocratie européenne.

 

Remarquable dossier consacré à Bouygues, le bâtisseur d’un dictateur (David Garcia)

 :

Absence totale de liberté et culte caricatural de la personnalité n’ont pas empêché le Turkménistan d’entretenir de bons rapports tant avec les Occidentaux qu’avec les Russes ou les Chinois. Ce pays neutre d’Asie centrale, au sous-sol gorgé de gaz, représente un client de choix pour les entreprises étrangères qui savent ne pas poser trop de questions, à l’instar du champion français du bâtiment.

 

Bouygues s’enrichit dans l’ombre d’un satrape :

Dans « Bouygues, le bâtisseur du dictateur », David Garcia révèle l’ampleur de l’implantation du champion français du bâtiment dans l’un des pays les plus fermés du monde. Ce travail s’appuie sur un reportage réalisé au Turkménistan en juillet dernier et plusieurs mois de recherche auprès de nombreux protagonistes.

Pour remporter de juteux marchés dans la satrapie de Saparmourad Niazov, les responsables du « roi du béton » n’ont pas ménagé leurs efforts. Témoin capital de cette période, le directeur de Bouygues Turkmen Aldo Carbonaro a dû nouer des relations privilégiées avec le « Turkmenbachi » ou « père des Turkmènes », qui dirigea sans partage son pays de l’indépendance en 1991 à sa mort en 2006. Après avoir quitté l’entreprise qui est aussi propriétaire de la chaîne TF1, Aldo Carbonaro a rédigé le document que nous révélons ici. Ces « mémoires » étonnantes témoignent avec une certaine candeur de l’état d’esprit qui régnait entre le bâtisseur et le dictateur.

 

Cécile Marin voit dans Achkhabad, un luxe de pastiches :

Ville nouvelle tsariste fondée en 1881, détruite par un tremblement de terre en 1948, Achkhabad abrite environ un million d’habitants aujourd’hui. Dans la reconstruction d’un nouveau centre-ville monumental et l’édification des symboles d’un pouvoir autoritaire, Bouygues s’est taillé une part de choix en imposant le style « persico-palladien » conceptualisé par son architecte Robert Bellon.

 

Pour Igor Delanoë, l’Ukraine est entre guerre et paix :

La chute du chaudron de Debaltsevo ruine les espoirs de reconquête militaire contre les insurgés du Donbass. Après un an de déconfiture, les dirigeants ukrainiens ont dû accepter de nouveaux accords à Minsk. Mais la perspective d’une solution politique durable, s’appuyant sur le respect des minorités et un dialogue avec Moscou, semble lointaine.

 

Pour Jens Malling, de la Transnistrie au Donbass, l’histoire bégaie :

Tandis que les gouvernements d’Ukraine et de Moldavie rêvent de l’Ouest, une petite république dissidente, enclavée entre ces deux pays, ne partage pas leurs aspirations. Même dépourvue de reconnaissance internationale, la Transnistrie entrave les projets occidentaux depuis vingt-deux ans, en requérant l’aval de la Russie pour toute solution. Ce « conflit gelé » éclaire les enjeux des combats au Donbass.

 

Laurent Geslin et Sébastien Gobert  se sont penchés sur la question de l’uranium :

Privée de charbon par les combats au Donbass, en conflit avec Gazprom pour son approvisionnement en gaz, l’Ukraine mise de plus en plus sur le nucléaire pour satisfaire ses besoins en énergie. Mais la fourniture en combustible des centrales atomiques héritées de l’Union soviétique dépend elle aussi des bonnes relations avec la Russie. S’en affranchir n’est pas sans risque.

Le Monde Diplomatique (80)

Pierre Rimbert voit dans la Loi Macron un obscur objet du désir :

L’histoire retiendra-t-elle que, le 11 janvier dernier, près de quatre millions de Français secoués par les attentats de Paris ont manifesté en faveur de… la loi Macron ? De prime abord, le rapport ne saute pas aux yeux entre la tuerie de Charlie Hebdo et un texte qui étend le travail dominical, facilite les licenciements collectifs, privatise des aéroports et supprime les peines de prison pour les patrons coupables de piétiner le droit syndical.

Aux esprits étriqués qui n’auraient pas saisi le lien, le représentant d’un cabinet de lobbying invité sur la chaîne BFM Business expliquait dès le lendemain du grand défilé : « Le moment d’unité nationale autour de ce qui s’est passé peut avoir des prolongements dans le vote de ces textes, parce que les prémices étaient déjà là, dans une sorte de consensus sur la nécessité de libéraliser l’économie. » Sans doute nouées par la timidité, les foules n’avaient pas osé, jusque-là, crier leur désir de loi Macron. A en croire l’extralucide Nicolas Baverez, cette pulsion impérieuse serait même le véritable motif des manifestations. « Le 11 janvier 2015, écrit-il, les Français ont adressé au monde et à leurs dirigeants un message de dignité et de courage, dont l’esprit est clair : sortir du déni, lever les tabous, passer des paroles aux actes. Ces principes (...) ne seront crédibles que s’ils s’appliquent aussi à la réforme économique et sociale » (Le Point, 12février 2015). Sur les pancartes « Je suis Charlie », il fallait en réalité lire « Je suis Macron ».

 

Renaud Lambert revient sur le problème de la dette publique :

L’échec de leurs politiques a privé les partisans de l’austérité de l’argument du bon sens économique. De Berlin à Bruxelles, les gouvernements et les institutions financières fondent désormais leur évangile sur l’éthique : la Grèce doit payer, question de principe ! L’histoire montre toutefois que la morale n’est pas le principal arbitre des conflits entre créditeurs et débiteurs.

 

Damien Millet et Eric Toussaint expliquent à quoi l’Equateur dit « non » :

En 2007, sept mois après avoir été élu, le président équatorien Rafael Correa a fait procéder à un audit de la dette du pays. Les conclusions ont montré que de nombreux prêts avaient été accordés en violation des règles élémentaires du droit international. En novembre 2008, l’Equateur a donc décidé de suspendre le remboursement de titres de la dette venant à échéance les uns en 2012, les autres en 2030. Ce faisant, ce petit pays d’Amérique du Sud est parvenu à racheter pour 900 millions de dollars des titres valant 3,2 milliards de dollars.

 

A Athènes, les médias sont à genoux (Valia Kaimaki) :

Rarement partis de l’argent et presse se sont trouvés en aussi étroite symbiose qu’à Athènes. La « relance démocratique » annoncée par Syriza pourra-t-elle libérer l’information ?

Contrairement à ce qui se passe dans la plupart des pays européens, en Grèce les chaînes de télévision et de radio privées disposent, depuis 1989, de licences dites « provisoires », sans avoir jamais versé le moindre centime à l’Etat.

Il y a quelques années, le journaliste Paschos Mandravelis résumait ainsi la situation : le fonctionnement des médias grecs ne s’inscrit pas dans le cadre d’un marché de l’information, mais dans celui d’un « marché de la politique  ». La proximité entre ces deux mondes est d’ailleurs apparue au grand jour en novembre 2011, lorsque le directeur du quotidien Ta Néa, Pantelis Kapsis, a quitté son poste pour rejoindre le gouvernement de M. Lucas Papadémos, un ancien banquier. Comme l’a souligné le journaliste Nikos Smyrnaios à l’époque, la famille Kapsis ne disparaissait pas pour autant de la presse : Manolis, le frère de Pantelis, « offici[ait] tous les soirs au journal télévisé de Mega Channel, où, en tant que commentateur politique, il sout[enait] ce même gouvernement  ».

 

«  Où sont les Sartre, les Foucault ? », demande Philippe Descamp :

Leur opposition aux politiques d’austérité vaudra-t-elle aux Grecs autant de sympathies que leur combat contre la dictature des colonels ? Après le coup d’Etat du 21 avril 1967, la solidarité internationale s’étendit à de larges secteurs d’opinion, au-delà de la gauche. Costa-Gavras raconte comment son film « Z » en devint l’emblème.

 

Joël Gombin dénonce la mythologie du front républicain :

Le duel entre les candidats socialiste et frontiste lors du second tour de la législative partielle du Doubs, le 8 février dernier, s’est conclu par l’échec du Front national, qui a pourtant mobilisé une bonne partie des électeurs de droite. Une nouvelle fois, les dirigeants politiques se sont focalisés sur l’opportunité d’un front républicain. Et si celui-ci n’avait jamais existé ?

 

Ô le joli titre de Benoît Bréville et Pierre Rimbert : “ Une gauche assise à la droite du peuple ” :

L’ancrage du Front national et le discrédit des partis de gouvernement redessinent la carte des idées politiques. Les acteurs de ce grand chambardement se réclament tous des couches populaires. Mais ils escamotent volontiers les antagonismes entre classes sociales au profit d’approches plus immédiatement accessibles à des masses supposées dépolitisées : France périphérique contre bobos des métropoles, peuple contre élite.

 

Philippe Pons explique pourquoi les Nord-Coréennes réveillent le « royaume ermite » :

Contrairement aux idées reçues, la grisaille disparaît progressivement des rues de Pyongyang, les femmes de la capitale ayant tendance à suivre la mode venue de Chine. Au-delà de leur apparence vestimentaire, elles ont conquis une force nouvelle en promouvant les marchés parallèles, plus ou moins tolérés par le pouvoir.

 

La Russie appelée à la rescousse par Kim Jong-un (Philippe Pons) :

Pour sa première visite à l’étranger, le dirigeant Kim Jong-un a choisi Moscou, et non Pékin. Encore fragile, le rapprochement russo-nord-coréen pourrait peser sur les équilibres régionaux.

 

Les pratiques mémorielles explosent. Geneviève Clastres nous voit « En bermuda dans les tranchées » :

Depuis la fin des années 1990, les pratiques mémorielles explosent. Au niveau mondial comme à l’échelon national, les lieux organisés pour le souvenir se multiplient : musées, mémoriaux, sites, etc. L’Unesco se voit appelée en renfort pour donner son estampille, gage d’un appel d’air touristique. Mais cette vogue inquiète certains historiens, et pose toute une série de questions délicates.

 

Une réflexion d’ Ignacio Ramonet : “ Hugo Chávez, Dieu et la révolution ” :

Caracas a annoncé avoir déjoué une tentative de coup d’Etat mi-février. En dépit des événements de ce type, c’est de l’intérieur du processus bolivarien qu’a émergé la principale menace pour son avenir : la corruption (lire « Le Venezuela miné par la spéculation »). Celle-ci s’oppose à l’éthique révolutionnaire que l’ancien président Hugo Chávez, décédé en 2013, revendique dans un livre d’entretiens avec Ignacio Ramonet, dont nous présentons ici un extrait.

 

Pendant ce temps, le Venezuela est miné par la spéculation (Ladan Cher) :

En dépit des pénuries, les étagères des boutiques de Caracas sont pleines : les commerçants compensent le manque de variété des produits proposés en entassant les mêmes, sur des mètres et des mètres de linéaires. Mais les murs de pâte dentifrice ne comblent pas tout à fait Mme Cecilia Torres, qui fait la queue depuis plusieurs heures dans l’espoir d’obtenir du lait ou de la lessive : « Il faudrait trouver la pierre philosophale qui transforme le dentifrice en lait », ironise-t-elle.

 

Le temps de la haine entre les Etats-Unis et l’Iran est-il révolu  ?, demande Trita Parsi :

La perspective d’un accord sur le nucléaire iranien esquisse un possible réchauffement des relations entre Téhéran et Washington. Sans aller jusqu’à la renaissance d’une vieille alliance datant de l’époque du chah, ce rapprochement pourrait rebattre les cartes stratégiques du Proche-Orient. A condition que les deux parties acceptent d’oublier leur défiance mutuelle.

 

Marius Schattner évoque lecoup de poker de M. Netanyahou :

Malgré l’opposition du président Barack Obama, les deux Chambres du Congrès américain ont invité le premier ministre israélien à prononcer un discours, le 3 mars. M. Benyamin Netanyahou espère tirer un bénéfice politique de ce rendez-vous, deux semaines avant un scrutin législatif dont son camp reste le favori. Mais l’alliance entre la gauche et le centre dispose d’atouts, dans un contexte de mécontentement des couches moyennes et populaires.

 

Un bon retour sur « Selma » et la légende noire (Adolph Reed Jr) :

Programmé en France à partir du 11 mars, le film « Selma » a déclenché une âpre controverse au moment de sa sortie dans les salles américaines en décembre 2014. Tandis que certains l’ont vu comme une arme pour mobiliser les Noirs contre la brutalité policière et les discriminations, d’autres l’ont accusé de réécrire l’histoire et de célébrer l’existence d’une « communauté noire » imaginaire.

 

 

Enfin, Ibrahim Warde nous décrit SwissLeaks ou la grande évasion :

Pour lutter contre la fraude, le fisc rejoue à l’infini la scène où le mari de La Dame de Shanghaï (1947) poursuit son épouse dans le palais des glaces imaginé par Orson Welles. A chaque fois qu’il pense l’abattre d’un coup de revolver, c’est un miroir du labyrinthe qui s’effondre ; les amants s’enfuient par une porte dérobée. Les limiers de l’affaire SwissLeaks n’échapperont probablement pas à ce scénario. Déclenchée à la suite de la soustraction par l’informaticien Hervé Falciani de fichiers appartenant à la HSBC Private Bank (filiale suisse de l’établissement britannique), cette affaire apparaît toutefois inédite par son ampleur : pas moins de cent six mille comptes sur une période allant de 2005 à 2007, épluchés par cent cinquante-quatre journalistes de soixante médias issus de quarante-sept pays. Sur la bande-son, on entend les commentaires et recommandations des relationship managers, ces gestionnaires de fortune au service de la clientèle privée internationale.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 06:46

Mon âge fait que j’ai connu des contextes multiples et variés. Je vais en décrire trois, en remontant dans le temps.

 

Il y a une vingtaine d’années, j’étais responsable d’un DEA à l’université de Poitiers. Je reçois un jour une demande de rendez-vous de la part d’une étudiante égyptienne qui souhaite poursuivre ses études en Poitou. À l’heure convenue, elle entre dans mon bureau, précédée par un homme très élégant, habillé à l’occidentale, la barbe bien taillée, qui se présente comme son mari. L’étudiante, quant à elle, est habillée à l’orientale, presque entièrement voilée : je distingue ses yeux, son nez et sa bouche. Ses mains sont gantées. Sous sa robe aux couleurs sobres, je devine un pantalon. Lorsqu’elle s'installe sur le siège que je lui offre, je découvre de grosses chaussettes grises. Nous sommes en juin, il fait bien chaud.

 

Je lui pose les questions d’usages dans ce type d’entretien : quel a été son cursus jusqu’alors, sur quel auteur envisage-t-elle de travailler, pourquoi, selon quelle problématique, etc. ? À chaque fois, c’est le mari qui me répond. À aucun moment ,je n’entendrai le son de la voix de cette dame qui m’avait salué d’un rapide signe de tête en entrant dans mon bureau. In pectore, je me demande ce qu’elle est venue faire dans une université française. Je suis hors de moi car – je vais y revenir – j’ai vécu et travaillé précédemment en pays musulman. Je lui dis calmement qu’il est exclu de poursuivre notre collaboration tant que je ne l’entendrai pas s’exprimer en français, éventuellement en anglais. Je la salue donc. Je ne l’ai jamais revue.

 

Dans les années 1980, j’ai vécu en Côte d’Ivoire et au Sénégal. À l’époque, la population ivoirienne était musulmane à 30-40%. Au Sénégal, les musulmans étaient très largement majoritaires (environ 90%). Dans ces deux pays, je n’ai jamais vu une seule femme intégralement voilée. Y compris dans des villes comme Odienné et son immense mosquée, ou encore Touba, en pays mouride, où l’islam est vécu de manière très intense. Je pourrais ajouter que je n’ai jamais rencontré de femmes intégralement voilées au Burkina Faso, au Mali (qui souffre beaucoup ces temps-ci) ou au Niger (85% de la population est musulmane). Dans les universités d’Abidjan et de Dakar où j’ai enseigné, les collègues et les étudiantes musulmanes étaient vêtues à l’occidentale ou à l’africaine (soit de manière permanente, soit en alternant), leurs cheveux étant couverts, ou pas (les tresses et autres parures capillaires n'étaient pas élaborées pour les chiens !). Les hommes étaient le plus souvent vêtus à l'occidentale, parfois d'un boubou africain. En plus des congés et fêtes « chrétiennes », ces deux pays célébraient le ramadan, l’Aïd el Kebir (dénommé Tabaski – mot wolof – dans cette partie de l’Afrique) étant chômé. Il n’y avait strictement aucun problème, aucune tension, aucun prosélytisme déplacé. Je me souviens qu’un adventiste du septième jour, qui nous avait dit ne pas vouloir composer le samedi, s’était fait rembarrer par le doyen (musulman pratiquant) pour qui aucune dérogation n’était prévue pour les adventistes, les mormons, les Témoins de Jéhovah, etc.

 

Je remonte jusqu’à ma prime enfance, dans la première moitié des années cinquante. Mes grands-parents habitent un village du Lot-et-Garonne où résident, depuis un bon moment, une petite dizaine de familles d’origine maghrébine, de nationalité française. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’elles sont bien intégrées au reste de la population, composée, pour un quart, d’immigrés européens. Les femmes sont vêtues de manière « mixte », un peu à l’algérienne, un peu à la française. Le boucher est juif, fort peu pratiquant. De toutes façons, il n’y a pas de synagogue à des lieues à la ronde. Je ne l'ai jamais vu coiffé d'une kippa. Il fête la pâque juive en famille, en compagnie de sa femme et de ses beaux-parents (non juifs). Il a un nom allemand. Né vers 1925, il est le seul rescapé de sa famille. Il ne vend rien de halal ou de casher. Toute la population du village, lot-et-garonnais de souche (« comme on dit »), immigrés européens ou maghrébins, se fournit chez lui, au même étal. La viande est découpée avec le même couteau, le même hachoir. Il n’y a strictement aucun problème identitaire. Les enfants maghrébins, les enfants d’origine italienne ou espagnole parlent la même langue : le français du Lot-et-Garonne, pas cette construction complètement artificielle qu’on appellera le français des banlieues. D’ailleurs, ces gosses ne savent même pas ce qu’est une banlieue. Il y a trois familles originaires du nord de la France, dont mes grands-parents. Ils sont agnostiques et mangent de tout. Dans quelques mois débutera la Guerre d’Algérie. Cela ne changera strictement rien à rien.

 

Tout cela pour dire que le voile intégral, les burqas de Londres – et parfois de Lyon, les tentes Trigano noires qui rasent les murs, ne sont pas tombées du ciel, ni même du Coran. Elles relèvent du monde séculier, du prosélytisme, du militantisme, de la provocation. Le Pen père les adore car, comme il l’a exprimé à plusieurs reprises, « comme ça, on peut les compter ». Les extrémistes de droite de tout pays, comme les extrémistes religieux, ont un point commun : ils savent admirablement jouer avec – et se jouer de – la République qu’ils vomissent. Et plus cette République n’a à offrir qu’un ventre mou, plus ils savent s’en servir, la manipuler et la retourner comme une crêpe.

 

Étudiantes voilées tunisiennes

 

Se pose aujourd’hui le problème du port du voile intégral dans les universités. Lorsqu’il avait fait légiférer (à reculons), Lionel Jospin, par mollesse et paresse intellectuelle, avait écarté l’université du champ de la loi au motif que les étudiants étaient majeurs et qu’il ne fallait pas jeter de l’huile sur le feu. Aujourd’hui, on ne sait plus comment se saisir des patates chaudes et des bombes métaphoriques qui surgissent à tous les coins de rue. On se souvient de ce très bon film de Bertrand Tavernier L 627. Un flic de terrain (Didier Besace) est chargé de lutter contre un réseau de revendeurs de stupéfiants. Le film est moins un polar que la description réaliste du travail des policiers dans les quartiers délabrés, relégués hors du champ social. Alors que Besace est dans son bureau avec quelques revendeurs qu’il a coincés, un collègue entre sur un : « Il y en a marre de tous ces Arabes ! ». Besace lui répond : « Des Arabes, où as-tu vu des Arabes ? Moi, je vois des prolétaires, des pauvres. »

 

 

 

 

Les récentes et dérisoires incantations au « vivre ensemble » dans la « société commune » laissent soigneusement de côté la seule question qui vaille : un Arabe qui voile sa femme ou sa fille est, neuf fois sur dix, un prolétaire ségrégué (oui, l'apartheid social existe depuis longtemps !), même s’il est un monstre comme Coulibaly, notre symptôme, notre créature, la face cachée de notre société. Voiler les femmes ne contribuera certainement pas à les émanciper intellectuellement et socialement.

 

Jean-Loup Salzmann, le président de la Conférence des Présidents d’Université s’est déclaré totalement opposé à l’interdiction du voile, dont il estime qu’elle violerait la loi de 1905 sur la laïcité : « Cette loi, à laquelle je suis particulièrement attaché, impose la tolérance, la liberté de pensée et d’expression. Pas seulement la liberté d’exprimer ses idées dans la presse satirique, mais aussi la liberté de culte, qui est tout aussi importante. Respecter la religion de l’autre, qu’elle s’accompagne ou non de signes ostensibles, fait partie intégrante de l’obligation de tolérance imposée par cette loi. » Salzmann ajoute par ailleurs qu’il ne sait pas « s’il y a aujourd’hui plus d’étudiantes qui portent le voile qu’il y a dix ans ». Cet universitaire à la vue basse en France devrait tenter sa chance outre-Manche. Dans Oxford Street, à Londres, il croiserait l'été des princesses saoudiennes légères et court vêtues. Preuve que, même chez les plus purs, des accommodements sont possibles. Mais c’est le mot « culte » qui me gêne surtout dans son propos : en quoi l’Université d’État devrait-elle être un lieu de culte ? Le problème est qu’elle le devient chaque jour davantage, avec des demandes de certains étudiants (pas les adventistes du septième jour, pour le moment) pour pouvoir prier dans des lieux consacrés aux dévotions, avec le refus d’amphithéâtres mixtes, d’interrogateurs du sexe opposé, des exigences de repas hallal au restaurant universitaire, etc. Il faut s’attendre à ce que, pour ne donner qu'un exemple, on trouve, à côté des meilleurs travaux scientifiques sur l’origine des langues, une version « coranique » du langage transmis aux hommes (aux femmes, peut-être) par Seth, le fils d’Adam. Vous savez, celui qui vécut plus de 900 ans. Interdire le voile, ajoute Salzmann, « aurait un côté sexiste ». Bêtement, j’avais toujours pensé que le sexisme était du côté de ceux qui l’imposaient. Vouloir le retrait du voile, estime également Salzmann, c’est saboter le rôle d’ascenseur social de l’Université pour les jeunes musulmanes. Je ne dirais pas que celle-là, c’est la meilleure, mais, venant d’un universitaire favorable à la LRU, loi dont l’un des objectifs est, justement, de détruire l’Université en tant que bastion de la République, cette appréciation est douloureusement amusante.

 

Le port du voile dans les enceintes universitaires, comme d’autres exigences mentionnées plus haut, relèvent du prosélytisme politique, d’une propagande oppressante qui laisse de nombreux enseignants désemparés. À titre personnel, j’avoue que, de manière pragmatique, je suis mal à l’aise face à une femme en burqa. Cela m’est arrivé à plusieurs reprises dans les couloirs d’une piscine lyonnaise où elle et moi (et d’autres) attendions nos enfants. Je ne savais que lui dire, ne serait-ce que pour tuer le temps, mais surtout je ne savais pas quel code utiliser. Pour nous séparer physiquement et mentalement, cette tente de camping noire était plus efficace que le Mur de Berlin. Une étudiante lourdement voilée, un étudiant arborant une barbe non taillée, infligent aux autres – sans dire un mot, sans échanges, ce qui est tout à fait glaçant – une conception violente de leur utilisation politique et religieuse des institutions de la République.

 

Le “ Rapport Tuot ”, remis en 2013 à Jean-Marc Ayrault, solférinien encore plus mollasson que Lionel Jospin, semble avoir été remisé. Ce qu’il proposait ne sera vraisemblablement pas mis en œuvre à terme. Mais que le brillant haut fonctionnaire Thierry Tuot, pur produit de l’École de la République (petit-fils d’agriculteur, fils d’instituteur) ait pu proposer, au prix d’un anglicisme hideux, une société « inclusive », c’est renverser les perspectives. Ainsi, chaque service public eût été soumis à une obligation de repérage des discriminations qu’il produit. C’est bien connu : ce ne sont pas les jeunes femmes voilées qui se discriminent elles-mêmes, c’est l’université qui les discrimine.

 

Sourions un peu. Les 2 000 policiers sikhs britanniques sont autorisés à porter le turban et à rouler en moto sans casque. 

Le gouvernement fédéral canadien permet aux sikhs de conserver leur poignard (avec lame à double tranchant) à l’intérieur des ambassades et autres missions étrangères (les Québécois sont opposés à ce qui est pour eux une atteinte à la Charte de la laïcité).

 

 

Suivons les exemples anglo-saxons et laissons la République céder à toutes les pressions. Au nom des cultures et du respect pour les différences.

 

 

 

PS : Petite question pour le président Salzmann. En septembre dernier, vous accueillez une étudiante de première année. Voilée. Où était cette étudiante trois mois auparavant ? Elle était en terminale, au lycée. Non voilée, forcément.

 

Heureusement, il semble que, loin du président Salzmann, les choses bougent. Des hommes afghans ont défilé dans les rue de Kaboul en burqa jeudi 5 mars 2015. En solidarité avec les femmes qui ont eu l'obligation de porter ce vêtement à la fin des années 1990. Cette action rappelle celle de Turcs qui, au mois de février, avaient enfilé des jupes pour soutenir des femmes.

 

Plus d'information ici.

 

J'ajoute que si les ventres mous du style Salzmann l'emportent, il se passera dans les universités françaises ce qui se passe actuellement  à l'université de Glasgow.

Le voile islamique à l’université n’est pas une mode vestimentaire. Ni religieuse...

Mais en France il est des femmes musulmanes qui se battent pour la République laïque et la laïcité :

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