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23 septembre 2018 7 23 /09 /septembre /2018 05:37

 

Intellectuellement parlant, Éric Zemmour est une horreur (en souhaitant rétrospectivement 12 balles dans la peau à Maurice Audin, il a atteint le fond de l'abject).

 

Hapsatou Sy est une femme d'affaires de droite qui, depuis des années, utilise divers plateaux de télévision, de manière souvent arrogante et polémique, pour être connue en tant que femme d'opinion ... et d'affaires.

 

On découvre, à l'occasion de la sortie de Zemmour sur les prénoms, que Madame Sy (patronyme sénégalais aussi courant que Martin en France) ne se prend pas pour de la petite bière.

 

Du haut de son immense personne, elle en appelle directement au président de la République car elle veut que Zemmour soit interdit d'antenne "au moins pour un certain temps" (c'est comme le fût du canon qui met "un certain temps" à refroidir). Elle veut que le président et la Gardienne des Sceaux "condamnent publiquement les propos d’Eric Zemmour et effectuent un rappel à l’ordre national entre ce qui relève de la liberté d’expression et ce qui relève du délit."

 

Affirmer comme Zemmour qu'appeler son enfant Mohammed ou Brandon fait de vous un mauvais Français (je simplifie son propos) n'est pas délictueux. Cela relève d'une expression inepte qui relève de l'idéologie maurassienne classique.

 

Lorsque, comme Madame Sy, on fréquente des émissions de débat poubelles ("trash"), il faut s'attendre, de temps en temps, à en prendre plein la figure, surtout lorsqu'on fonctionne de manière abrupte. Une émission poubelle, du type de celles d'Ardisson, n'est pas conçue pour faire avancer la cause de l'humanité et de l'intelligence. C'est un produit commercial à audience.

 

MANU, HAPTASOU TE SONNE !
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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 05:30

 

Evariste (Res Publica) analyse « l’écologie médiatique » selon Nicolas Hulot : « Il semble complètement abscons de vouloir admettre à Nicolas Hulot sa sincérité au titre d’un engagement écologique trompé et d’une bonne volonté mise à mal : il savait où il mettait les pieds en entrant dans le gouvernement ultralibéral d’Emmanuel Macron et il n’en fait pas mystère en évoquant les vœux de réussite pour ce gouvernement. Nicolas Hulot est un bateleur remarquable de la question écologique, mais il serait bien naïf de le considérer comme porteur de la cause écologique. On ne sort pas innocemment de l’univers médiatique de TF1 pour incarner la transition écologique et énergétique, comme sortir de la Banque Rothschild pour incarner l’intérêt général et lutter contre les inégalités sociales ! Le système financier et médiatique que l’on sert a sa logique et sa cohérence. Au mieux, peut-on lui décerner, si le personnage vous semble sympathique, le titre de tintin écologique au pays du capitalisme roi. S’il reste un excellent vulgarisateur de la cause écologique, son positionnement politique est d’une totale incohérence et sa démission une soumission à l’ordre établi en souhaitant le succès à Macron. Cette démission n’incarne aucunement un quelconque courage mais plutôt un reniement à la cause écologique qu’il entend défendre au nom d’un ordre établi dont il fait partie. Son successeur ne fera pas mieux. »

 

 

Sur le site Regards.fr, Catherine Tricot s’interroge sur la stratégie de Mélenchon à court et moyen terme : « le rôle d’opposant n°1 ne suffit pas à Jean-Luc Mélenchon. Il veut imposer durablement sa marque idéologique sur la gauche. Et il a toujours dit que son objectif était de gouverner. Pour cela il va lui falloir élargir, rassembler plus encore et conforter sa crédibilité. Comme le PCF l’a fait si souvent avant lui, il s’adresse aux socialistes. C’était l’objet de l’autre rendez-vous de Marseille avec l’aile gauche du PS. Après le départ de Benoît Hamon et le faible score d’Emmanuel Maurel en interne (18%), les anciens camarades de Jean-Luc Mélenchon se demandent s’ils peuvent encore peser et rester au PS. Mélenchon veut les convaincre de venir chez lui. »

 

 

Dans Marianne, Emmanuel Lévy nous informe que l'évasion fiscale explose et atteint les 100 milliards d'euros ! Fallait-il s’attendre à autre chose, demande-t-il, après la suppression de 3 100 postes de contrôleurs ? Cent milliards d’euros, c’est 1,5 fois ce que payent les Français au travers de l’impôt sur le revenu. De quoi assurer à l’Etat un budget en équilibre, puisque les 100 milliards viendraient financer non seulement les 82 milliards du déficit budgétaire, mais également toute la politique publique en faveur de l’écologie – 7 autres milliards – et celle de la transition écologique – 11 milliards d’euros.

 

 

Cyril Hanouna, un proche des époux Macron, s’est lancé dans une diatribe contre TF1 à laquelle je n’ai pas compris grand-chose (Reprise par Télé-Obs) : « Arrêtez de faire les abrutis, arrêtez cette petite guerre [...] vous êtes obnubilés [dans la version sonore, il dit « obnibulé »] par C8 parce que vous étiez les patrons de C8 et que vous avez été mis dehors. Il faut arrêter d'avoir de la rancœur [...] et arrêtez de faire les connards. Xavier Gandon et Ara Aprikian, les deux patrons de TF1, ils commencent à me péter les couilles". »

 

 

Le site L’1dex nous informe qu’une toile de David Hockney « pourrait battre un record :  80 millions de dollars pour le tableau d’un  artiste vivant. Portrait of an Artist (Pool with Two Figures, Portrait d’un artiste, une piscine avec deux personnages), correspond à «l’apogée» des deux thèmes les plus célèbres du Britannique, grand maître du pop-art, a-t-il expliqué: les piscines et le double-portrait, soit deux personnes en interaction. Selon l’agence Bloomberg et le site Artnet, le tableau appartiendrait au milliardaire britannique Joe Lewis, propriétaire du Tavistock Group et du club anglais de football Tottenham Hotspur. Sa fortune atteindrait quelque 5,4 milliards de dollars, selon le magazine Forbes. »

 

Certains humains vivent dans des mondes parallèles au nôtre…

Revue de presse (249)

 

Je rappelle que cette revue de presse est à écouter tous les lundis de 17h à 18 h dans l'excellente émission culturelle de Maxime Vivas “ Excusez-moi de vous interrompre ” sur Radio Mon Païs (90.1)

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14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 05:09

Une des raisons de cet énorme désamour est la pratique importante de la censure par Facebook. Ce qui rapproche tous les censeurs de tous les temps et de toutes les latitudes, par delà les opinions et les modes, c’est la bêtise : un acte de censure ne peut être rationnellement justifié. Donc Facebook fera les gros yeux devant la photo bien innocente d’une paire de fesses mais laissera passer des textes quasi fascistes. Ci-dessous un texte publié par l'1dex.

 

C’est un véritable exode. Un quart (26%) des utilisateurs de Facebook aux États-Unis ont supprimé de leur smartphone l’application du réseau social depuis un an, selon un sondage publié mercredi 5 septembre par l’institut indépendant Pew Research Center.

Sans surprise, le mouvement est encore plus marqué chez les 18-29 ans: 44% affirment avoir effacé l’application de leur téléphone portable entre juin 2017 et juin 2018. Supprimer l’application ne signifie pas pour autant se désabonner de Facebook, mais c’est un indicateur important car l’utilisation de ce réseau se fait majoritairement sur mobile.

Facebook: non. Messenger: oui

 

Au deuxième trimestre 2018, l’entreprise revendiquait 185 millions d’utilisateurs actifs quotidiens dans la zone États-Unis et Canada, soit 2 millions de plus que l’année d’avant à la même période. Comment expliquer que le nombre d’utilisateurs actifs continue de grimper, alors que les gens déclarent supprimer l’application Facebook?

Comme expliqué dans le document financier remis à la Securities and Exchange Commission (Sec) aux États-Unis, la définition de l’utilisateur actif (quotidien et mensuel), inclut les personnes utilisant l’application de messagerie Messenger. Il est donc très probable que les Américains abandonnent le réseau social Facebook, mais continuent de plébisciter la messagerie.

Le sondage a été réalisé du 29 mai au 11 juin, sur un échantillon de 3 413 utilisateurs de Facebook, issus d’un échantillon plus large de 4 594 personnes.

Une image écornée

 

Le premier réseau social au monde a été mi-mai au centre du scandale lié au cabinet britannique Cambridge Analytica (CA), qui a collecté indûment les données de millions de ses usagers. L’affaire a suscité une prise de conscience chez beaucoup d’internautes, qui se sont soudainement inquiétés de la diffusion de leurs données personnelles.

 

L’entrée en vigueur, fin mai, du nouveau Règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) a encore attiré un peu plus l’attention des usagers sur le sujet. Facebook a réagi en facilitant la modification des paramètres d’utilisateurs.

 

Sur les douze mois étudiés par le Pew Research Center, 54% des détenteurs de pages Facebook aux États-Unis assurent avoir modifié leurs paramètres d’utilisateurs. Parmi les 18-29 ans, la proportion monte à 64%. Et 42% des personnes interrogées indiquent avoir volontairement cessé de consulter leur page durant plusieurs semaines, voire davantage. Quelque 74% des usagers du réseau social ont répondu avoir effectué au moins une de ces trois actions (supprimer l’application, modifier les paramètres, ne plus consulter) durant les douze mois de la période considérée.

Au-delà des questions de confidentialité, qui concernent finalement tout autant les autres applications de l’écosystème Facebook (Messenger, WhatsApp et Instagram, qui détrône même Snap sur le terrain des stories), l’une des explications de ce désaveu du réseau social tient aussi à la mutation des usages.

Facebook a fini par toucher tellement de monde que plusieurs générations s’y rencontrent désormais, poussant les plus jeunes à s’en aller pour éviter leurs parents et même grands-parents…

 

Source

 

 

Facebook en chute libre aux Etats-Unis
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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 05:25
 

 

 

La privatisation de l’enseignement français est un projet solidement ancré au sein du patronat et des institutions qui servent ses intérêts. Qu’il s’agisse du Medef, du ministère de l’éducation, ou bien de l’Union européenne, cela fait de nombreuses années que les perspectives de profits considérables que représente une privatisation de l’éducation hantent la politique scolaire française.

 

Par le passé, de nombreuses mesures ont laissé apparaître cette volonté de transformer l’école française, prétextant vouloir s’aligner sur différents « modèles » étrangers (masquant la réelle dynamique derrière les réformes), pour « moderniser » ce « bloc monolithique » que serait le système éducatif français. On peut citer la réforme du baccalauréat (vers la casse du diplôme national), la sélection à l’université (loi ORE), le renforcement de l’autonomie des universités (loi LRU), etc.

 

Cela se concrétise une nouvelle fois : le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer vient d’annoncer vouloir donner « un peu d’air au système » en renforçant le rôle du secteur des ressources humaines, permettant aux établissements scolaires d’embaucher jusqu’à 10 % des enseignants par ce moyen. L’important ici n’est pas le chiffre, mais le principe d’embauche, allant contre l’affectation selon un concours unique à échelle nationale qui se pratique actuellement. C’est à nouveau une grave entorse faite au caractère national et homogène de l’éducation. Désormais, le plus dur est accompli, et nous pouvons déjà prévoir l’augmentation de ces 10 % au fil des années, voire au fil des annonces...

 

Grâce aux expériences passé, on sait que lorsqu’on accroît l’autonomie des établissements (qu’ils soient scolaires ou hospitaliers), on tend systématiquement vers davantage d’inégalités entre les zones et les régions. Dans ce cas précis, on peut craindre que les meilleurs établissements ne s’accaparent les meilleurs professeurs.

 

Pour en revenir à des principes plus généraux qui permettront de comprendre pourquoi cette dynamique libérale est à craindre, nous devons dire que l’école privée s’est révélé être un échec scolaire et financier, celle-ci étant moins bonne et coûtant plus cher ! On peut citer l’exemple de la Suède : écarts qui se creusent, pression sur les enseignants, pratiques managériales, moins bons résultats scolaires, dépendance au numérique, hausse de la violence (le résultat de la relation client-prestataire entre élèves et professeurs), hausse de la précarité, et surtout, nouvelles formules d’enseignements qui privilégient « l’esprit d’entreprise » (qui est en réalité un esprit d’employabilité, de flexibilité, de mobilité, pour préparer à la future exploitation), les matières « utiles » contre la philosophie, l’histoire, la littérature (comment alors l’école pourrait elle former au rôle de citoyen ?), etc. Une véritable catastrophe pour l’école suédoise qui était l’une des meilleures d’Europe au début du siècle ! Voilà ce qui attend ceux qui voudront laisser la gestion du système scolaire à des entreprises cotées en bourse !

 

En France, les réformes successives ne font qu’accroître la colère des enseignants (trop souvent considérés comme des « fainéants de fonctionnaires ») de plus en plus débordés par le manque d’effectifs, l’augmentation du nombre d’heures de travail, l’incompréhension de la hiérarchie convertie à la pensée nouvelle managériale, et une situation qui ne s’améliore ni pour les notes ni pour le comportement des élèves. Certains s’indignent de la qualité de l’éducation française et vantent les mérites d’autres systèmes (anglo-saxons, finlandais, allemand, ...), sans comprendre pourquoi la situation se dégrade de jours en jours : suppression de postes d’enseignants, coupes budgétaires, précarisation avec le recours aux contractuels, gel des salaires des enseignants titularisés, rétablissement du jour de carence, etc. Ou comment saboter un service public pour mieux le critiquer par la suite (1).

 

La bataille pour l’enseignement n’est pas une bataille idéologique. Il s’agit d’une bataille d’intérêts. On peut donner l’exemple des « Entretiens Enseignants-Entreprises », séminaires financés en grande partie par l’État, dans lesquels le discours en faveur de la libéralisation de l’enseignement est largement diffusé. Ici, pas de batailles théoriques entre professeurs d’économie, de sociologie, d’histoire ou de philosophie. Dans un compte-rendu fait par le Monde Diplomatique, on retrouve lors d’une séance, côte à côte, des personnalités comme Emmanuel Macron, Denis Kessler (ancien vice-président du Medef), Pascal Lamy (ancien commissaire européen du commerce et ancien directeur général de l’OMC), etc. Sans oublier une série de grands patrons du CAC 40. Autrement dit : patronat, lobbyistes, think-tanks libéraux et membres du gouvernement se côtoient pour prêcher la bonne parole new age. Le tout s’inscrivant dans un plan du ministère de l’éducation (qui admet ne pas avoir autant de liens avec les syndicats comme la CGT ou la CFDT qu’avec le Medef !). Il paraît donc évident que ce projet reflète les intérêts de la classe capitaliste et des institutions qui la représentent. Cette classe veut s’emparer des milliers de milliards de dollars que représentent ce marché potentiel, mais également transformer l’éducation de manière à exploiter davantage les travailleurs issus du système scolaire (ou carrément au sein du système scolaire avec l’exploitation des apprentis et des stagiaires) : responsabilité, flexibilité, esprit d’entreprenariat remplaceront peu à peu les savoirs acquits de l’Humanité essentiels à chaque citoyen français.

 

Le rôle de l’UE est également central. Par le processus de Bologne, par les GOPE, et par les traités, cette institution européenne aux mains du capital veut soumettre la France à ses désirs. Les représentants du Medef le répètent eux-mêmes sans cesse dans leurs discours, considérant la France en retard par rapport au projet européen et appelant très clairement à ne pas respecter les décisions des parlements nationaux pour des questions aussi graves que la suppression du salaire minimum (le SMIC étant une absurdité dans l’Europe libérale !).

 

Il faut comprendre que toutes les mesures et réformes successives depuis plusieurs années, pouvant paraître isolées au premier abord, révèlent une dynamique qui vise à libéraliser l’école dans le SEUL but de faire davantage de profit et d’exploiter davantage les travailleurs. Le patronat prétend vouloir renouer le lien entre l’entreprise et l’école, tout en imputant le chômage au mauvais travail des professeurs ! Si nous continuons de nous laisser prendre nos conquis sociaux, produits de luttes sociales historiques, nous ne retrouverons dans une situation accablante. Cette bataille n’est pas qu’une simple bataille sociétale, c’est une bataille de classes qui relève directement de la contradiction entre prolétariat et capital.

 

(1) Technique dont nous avons vu l’efficacité avec la SNCF...

 

Source (Jeunes pour la Renaissance Communiste en France)

 
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7 septembre 2018 5 07 /09 /septembre /2018 05:16

J'ai publié tout récemment sur Facebook cette photo archi-connue, que l'on trouve aujourd'hui partout, y compris sur Wikipédia :

Facebook : encore du Graal !

 

Facebook m'a censuré. Il est vrai que lorsqu'on censure "L'Origine du monde de Gustave Courbet", on a de la marge.

 

J'ai réagi ainsi :

 

"Facebook a censuré mon article sur la publicité "j'enlève le bas". Aux pudibonds de Facebook, je rappelle que cette publicité, contraire aux bonnes mœurs selon eux, a 38 ans, que ces photos ont recouvert tous les murs de France, pas ceux des Etats-Unis, pays qui produit le plus de films pornos au monde. Le mannequin nue est vue de dos et non de face."


J'ai demandé un réexamen de cet acte de censure.

 

Je cite ici quelques réactions de lecteurs amis :

 

"Oui et cela m'est arrivé sur un dessin satirique concernant l'affaire Benalla. Donc pas seulement de la pruderie..."

 

"Pour l'instant les nageuses sont épargnées."

 

"Ils censurent au moindre téton féminin qu’il y a c’est classique avec Facebook ils mettent ça dans la catégorie contenu sexuel."

 

"Le puritanisme des GAFA n'empêche pas la pornographie la plus abjecte et dégradante, parce qu'elle rapporte des tonnes de dollars."

 

"Quelle misère ! Les étasuniens sont les pires dans la violence et la pudibonderie. Des tartuffe puissance 10. Et ils nous imposent leurs moeurs de tarés ! Que la bête meure !"

 

Après examen, Facebook a maintenu sa position :

 

"Nous avons à nouveau examiné votre publication et elle ne respecte pas les Standards [notez le S majuscule de Standards : Facebook, c'est la Bible] de notre communauté sur les scènes dénudées ou l’activité sexuelle. Personne d’autre que vous ne peut voir cette publication."

 

Dans ce contexte, une information qui fait chaud au cœur : un quart des utilisateurs de Facebook aux États-Unis ont supprimé de leur smartphone l'application du réseau social depuis un an.

 

PS : Pour mémoire

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5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 10:38

Je reprends ici un communiqué de presse du député François Ruffin, ainsi que sa lettre, en picard, adressée au ministre de l'Éducation nationale

 

Et si la langue Picarde disparaissait définitivement ?  La langue est déjà "sérieusement en danger", selon l'UNESCO. Mais voilà que l'UPJV, l'Université de Picardie Jules Verne, vient de supprimer l'option "langue et culture Picardes" à la fac. L'enseignement existait pourtant depuis 1986. Plus de 200 étudiants suivaient encore cette option l'an dernier.

"Je ne peux que lier ça à la disparition de la région Picardie, on devient le versant sud des Hauts-de-France, il y a une forme de mépris" s'inquiète le député "Picardie Debout" de la Somme, François Ruffin. Il vient d'écrire au ministre de l'éducation nationale, Jean-Michel Blanquer pour réintroduire l'option à l'UPJV. "Si c'était en Corse ou en Bretagne, ça n'aurait pas duré 5 minutes cette histoire".

 

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Fin de l'enseignement du picard ... en picardie !
Fin de l'enseignement du picard ... en picardie !
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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 05:17

Alain Gresh évoque un documentaire (quatarien) interdit sur le lobby israélien : « Une enquête menée par la chaîne qatarie Al-Jazira dévoile les méthodes des groupes de pression américains favorables à Israël. Mais, soucieux de ne pas s’aliéner ces organisations dans son contentieux avec l’Arabie saoudite, le Qatar a gelé la diffusion du reportage. »

 

 

Pour Serge Halimi et Pierre Rimbert, le clivage est trompeur entre libéraux et populistes : « Les réponses apportées à la crise de 2008 ont déstabilisé l’ordre politique et géopolitique. Longtemps perçues comme la forme ultime de gouvernement, les démocraties libérales sont sur la défensive. Face aux « élites » urbaines, les droites nationalistes mènent une contre-révolution culturelle sur le terrain de l’immigration et des valeurs traditionnelles. Mais elles poursuivent le même projet économique que leurs rivales. La médiatisation à outrance de ce clivage vise à contraindre les populations à choisir l’un de ces deux maux. »

 

Hélène Richard nous rappelle quand la Russie rêvait d’Europe : « Au sortir de la guerre froide, les Russes voyaient leur avenir dans une Europe réconciliée et dotée de mécanismes de sécurité communs. En portant le glaive de l’Alliance atlantique jusqu’à leur porte, les Occidentaux ont pris le risque d’une réaction nationaliste. »

 

 

Où est née la mondialisation,demande Alain Bihr ?: « L’intention est légitime : construire une « histoire mondiale » échappant à la surestimation de l’histoire occidentale. Pour autant, cela nous interdit-il d’observer que des faits historiques majeurs ont bien eu l’Europe pour acteur initial ? Ainsi, par exemple, la mondialisation. Longtemps instrument de domination de l’Occident, celle-ci a aujourd’hui trouvé d’autres artisans ailleurs. »

 

 

En Colombie, la paix est-elle « réduite en miettes », demande Loïc Ramirez ?: « Le 17 juin 2018, les Colombiens ont élu un nouveau président, M. Iván Duque, pourfendeur des accords de paix signés avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Le scrutin a également été marqué par une percée de la gauche, présente au second tour, alors que celui-ci opposait traditionnellement les deux droites. Mais l’espoir de normalisation se heurte à la recrudescence des organisations criminelles. »

 

 

 

Pour Charles Enderlin, Israël devient une « ethnocratie » : « La Knesset a adopté le 19 juillet dernier une loi à valeur constitutionnelle définissant Israël comme « l’État-nation du peuple juif », qui suscite d’intenses polémiques. Pour le premier ministre Benyamin Netanyahou, ce texte qui fonde les droits des citoyens israéliens en fonction de leur origine et de leurs croyances fait figure d’accomplissement idéologique. »

 

 

Christophe Jaffrelot  nous présente le nouveau champion des militaires pakistanais : « Après plusieurs tentatives, l’ancien joueur de cricket Imran Khan a accédé au pouvoir au Pakistan, le 17 août, et dirige un gouvernement de coalition. Son discours anticorruption et son projet d’un « nouveau Pakistan » ont séduit 32 % des électeurs et permis à son parti d’arriver en tête à l’Assemblée nationale, avec 116 sièges (sur 272). Mais rien n’aurait été possible sans le soutien plus ou moins visible des militaires. »

 

 

Quand l’Occident affirmait que « L’OTAN ne s’étendrait pas d’un pouce vers l’est » (Philippe Descamps) : « «Ils nous ont menti à plusieurs reprises, ils ont pris des décisions dans notre dos, ils nous ont mis devant le fait accompli. Cela s’est produit avec l’expansion de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord [OTAN] vers l’est, ainsi qu’avec le déploiement d’infrastructures militaires à nos frontières. »Dans son discours justifiant l’annexion de la Crimée par la Fédération de Russie, le 18 mars 2014, le président Vladimir Poutine étale sa rancœur envers les dirigeants occidentaux.

 

 

Laurent Bonelli et Fabien Carrié proposent d’en finir avec quelques idées reçues sur la radicalisation : « N’importe quel bavard a son idée arrêtée sur la « radicalisation » et sur le terrorisme. Désormais, il est possible de confronter toute cette glose à la réalité des dossiers instruits par la justice française. Et on découvre alors la place réelle qu’occupent l’échec scolaire, les réseaux sociaux, la volonté de provoquer, la sexualité, la religion dans le basculement de milliers de jeunes vers la violence. »

 

 

Pour Cédric Gouverneur, le saumon est un mets de luxe qui devient un fléau écologique : « La moitié des poissons consommés dans le monde provient désormais d’élevages. Le saumon fait la richesse de la Norvège ou du Chili, dont il est le deuxième produit d’exportation. Dans les fjords de l’Atlantique comme dans ceux de la Patagonie, l’aquaculture industrielle, réponse lacunaire à l’épuisement des ressources halieutiques, fait peser d’importantes menaces environnementales et sanitaires. »

 

 

… D’autant que les élevages de Norvège sont intouchables de Norvège : « Non loin de Bergen, en Norvège, Lerøy, numéro deux mondial du saumon d’élevage, nous fait visiter son élevage-pilote de Sagen 2. Un hangar abrite des bassins où est élevée une armée de lumps. L’aquaculture a fait de ce petit poisson-ventouse un allié : le lump est un prédateur du parasite lakselus (« pou du saumon », Lepeophtheirus salmonis). « Nous produisons environ six millions de lumps par an,explique M. Harald Sveier, directeur technique de Lerøy. Cela permet de réduire de 90 % l’usage de traitements contre les poux. »Lerøy nous présente également un prototype unique, surnommé « le tube ». Trois cent mille jeunes saumons sont élevés durant plusieurs mois dans cette structure en plastique de cinquante mètres de long flottant dans le fjord, dotée d’un courant artificiel et alimentée par une eau pompée en profondeur : « À trente-cinq mètres, l’eau est trop froide pour les poux, précise M. Sveier. Les saumons nagent dans le courant et sont en meilleure forme. Déjections et déchets sont récoltés et traités » — au lieu de s’accumuler et de polluer le fjord. »

 

 

Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin crient haro sur le tourisme de masse en Croatie : « La Croatie compte près de sept cents îles, dont une cinquantaine sont habitées. Ces perles de l’Adriatique attirent toujours plus de visiteurs estivaux, mais se vident de leurs résidents permanents. Irrités par certains grands projets, ceux-ci commencent à remettre en cause cette mono-industrie du tourisme qui fait office de politique publique de développement. »

 

 

En Centrafrique, les Nations unies sont en déroute (Juan Branco) : « Sous-équipée, mal pensée, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique multiplie échecs et scandales. Les casques bleus, qui ont perdu soixante-treize hommes depuis 2016, sont accusés d’avoir tiré sur une foule désarmée à Bangui mi-avril. Entre misère et guerre civile larvée, la Centrafrique est le théâtre d’une lutte d’influences internationale. »

 

 

Violette Goarant dénonce le fiasco de la privatisation de l’école en Suède : « Au cours de la campagne pour les élections générales qui se tiennent en Suède le 9 septembre, la poussée attendue de la droite xénophobe a occulté le débat sur l’avenir des services publics. À la tête d’un gouvernement minoritaire depuis quatre ans, les sociaux-démocrates n’ont même pas réussi à plafonner les profits des entreprises privées qui ont investi la santé ou l’éducation, au détriment de la qualité des services et de la réussite des élèves. C’estune école “deux en une” »,résume Mme Elsa Heuyer. Cette professeure de français du lycée Drottning Blanka a dû apprendre à « optimiser »le temps et l’espace au bénéfice d’AcadeMedia, l’« entreprise éducative » cotée en Bourse qui l’emploie à temps (très) partiel : 28,7 %. Situé au sud de Stockholm, son lycée, un établissement privé sous contrat, dit friskola(friskolorau pluriel), partage ses locaux avec un autre du même groupe. Rentabilité oblige, Mme Heuyer doit gérer deux niveaux dans la même classe : « En pratique, je suis obligée de diviser le temps de cours par deux. »

Exerçant, eux, à temps plein, ses collègues professeurs d’espagnol, Mme Sandra Nylen et M. Adrian Reyes, enseignent également une autre matière — un fait commun en Suède. Ils assurent en outre un tutorat pour une quinzaine d’élèves chacun, jouant le rôle de ce qu’on appelle en suédois un mentor.Par courriel ou par téléphone, ils doivent maintenir un contact permanent avec les parents pour le suivi des absences et de la scolarité, toutes matières confondues. « Lorsqu’un élève rencontre des difficultés, c’est de la faute dumentor  »,soupire M. Reyes. Il n’est ainsi pas rare de voir un professeur aider un élève à faire remonter ses notes dans une autre matière que celles qu’il enseigne. « Je m’assure sans cesse auprès de mes élèves que tout va bien, car je sais que mon directeur va me demander des comptes,raconte Mme Nylen avec nervosité. Mais que faire lorsqu’ils échouent dans plusieurs matières ? »

 

 

À qui profite la paix scolaire, demande Laura Raim ?: « Vendre un service sans avoir à supporter le « coût du travail » : n’est-ce pas le rêve de tout actionnaire ? Ce rêve est devenu réalité pour certains fonds d’investissement, qui placent leur argent dans des écoles privées françaises dont les enseignants restent rémunérés par l’éducation nationale. Un état de fait qui n’est toutefois qu’un indice de la séduction croissante exercée par l’enseignement privé. »

 

 

Aux Etats-Unis, les enseignants voient rouge (Clément Petitjean) : « M. Donald Trump aime se prévaloir de sa défense des « Américains oubliés » qui vivent très loin des grandes métropoles, en particulier dans les États pauvres et ruraux ayant souvent voté pour lui. Or c’est précisément là qu’un mouvement social met en cause la politique républicaine d’abandon des services publics. Dans cet affrontement, les enseignants jouent un rôle-clé.

Chicago, avril 2018. Dans le décor improbable d’un hôtel de luxe situé aux abords de l’aéroport O’Hare, environ deux cents personnes, poing levé, scandent des slogans de soutien aux enseignants de l’Arizona, du Kentucky et de l’Oklahoma : « Tenez bon ! », « Ne reculez pas ! ». Ce moment de solidarité vient conclure un atelier de la conférence syndicale bisannuelle organisée par la revue militante Labor Notes.À la tribune, six professeurs, un homme et cinq femmes, arborent un vêtement rouge, couleur emblématique du mouvement Red for Ed (« les rouges pour l’éducation »), une appellation qui joue sur l’ambiguïté autour de la couleur rouge : celle-ci est en effet associée à la fois à la tradition socialiste et au Parti républicain, qui gouverne les États dans lesquels la vague de grèves s’est développée depuis fin février.

 

 

Le Monde Diplomatique (222)

 

François Albera présentent les affiches de l’espoir : « Clément Moreau, Frans Masereel, Félix Vallotton… à partir de la fin du XIXe siècle, ces artistes utopistes et proches du mouvement ouvrier ont été des virtuoses de la gravure sur bois. Leurs œuvres dénoncent la violence sociale et témoignent des bouleversements de leur époque, de la révolution spartakiste à la montée du nazisme. »

 

 

Quand d’immenses hommes politiques manquent de flair (Régis Debray) : « «Tout homme est crédule, un polytechnicien est un homme, un polytechnicien est crédule. » Synonyme de crédule : facile à tromper.

 

Qui passe pour être les moins naïfs des hommes ? Les politiques, qui sont des roués professionnels, et les experts, habilités à distinguer le vrai du faux. Et, chez les seconds, qui sont les moins songe-creux ou les plus fiables ? Les économistes. Et qui était le plus sérieux de tous, sinon le premier ministre Raymond Barre, qualifié de « meilleur économiste de France » ? Et le président Valéry Giscard d’Estaing, polytechnicien d’une intelligence reconnue par tous ?

 

Or il se trouve que deux charlatans, inconnus au bataillon mais accrédités par une élite issue de l’École polytechnique et de l’École des mines, ont, pendant trois ans (1976-1978), fait danser les plus hauts personnages de l’État (et cracher, au passage, des centaines de millions de francs).

 

Résumons ce rocambolesque épisode qui attend encore son Balzac.

 

Un réparateur de télévisions italien, Aldo Bonassoli, allié avec un comte belge un peu fantaisiste, Alain de Villegas, font savoir aux deux locataires de l’Élysée et de Matignon, par le truchement d’Antoine Pinay, ancien président du Conseil, qu’ils ont fait « la découverte du siècle »,à savoir un procédé de détection à distance des couches pétrolifères encore non localisées, dont l’appropriation par Elf Aquitaine donnerait à la France une formidable avance sur les puissances concurrentes, en même temps qu’une sortie assurée de la crise pétrolière. Ils exigent des autorités contactées le secret le plus absolu — d’autant qu’un tel procédé aurait un usage stratégique : repérer par un simple survol des océans les sous-marins nucléaires soviétiques en maraude. »

 

PS : J’ai connu, vers 1980, une jeune parente d’Antoine Pinay. Je confirme totalement ce que dit Debray le concernant. Ce que j’avais trouvé fascinant, à l’époque, c’est que Pinay avait 90 ans (il lui en restait 13 à vivre). J’imaginais, de loin, ce vieillard complètement excité, frétillant de la queue (une dernière fois ?) à l’idée de jouer, comme toujours bien sûr, un rôle capital, historique, planétaire, spatial, pour la France. Et je me disais que, décidément, les hommes politiques, tant qu’on ne les avait pas abattus comme le canard de Robert Lamoureux, étaient increvables, inarrêtables. Á de rares exceptions près.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 05:23
Civilisation ...
Civilisation ...
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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 05:33
 ParcoursSup met 158000 jeunes au supplice
62 000 étudiants sans affectation, 96 000  qui  ne savent toujours  pas  où ils seront à la  rentrée   :  voilà  les  vrais   chiffres  de Parcoursup,  à  deux   semaines  de la  fin  de la  procédure.

 

Un article d'Olivier Chartrain dans L'Humanité.

Quand on n’a pas envie de compter, on peut toujours compter… sur sa capacité à jouer sur les mots. C’est apparemment un exercice qu’affectionne Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieurElle s’y est livrée avec gourmandise hier matin sur France Inter. Interrogée sur le nombre d’étudiants encore en attente sur la plateforme Parcoursup, dont la phase principale se termine le 5 septembre, elle a martelé deux chiffres. Ils seraient « plus de 591 000 à savoir où ils seront à la rentrée », tandis qu’« un peu moins de 15 000 candidats » seraient toujours en attente d’une réponse, ces derniers étant bien entendu « accompagnés par les commissions » académiques d’ accès à l’enseignement supérieur (CAAES), créées à cet effet.

 

Or, ces chiffres répétés comme des mantras par la ministre sont faux. Il suffit pour le vérifier de consulter le site officiel de Parcoursup. Hier, 490 705 candidats avaient définitivement accepté une proposition (soit 60,4 % des 812 000 inscrits). Frédérique Vidal leur a tout simplement additionné les 95 635 qui ont reçu une proposition, mais ne l’ont toujours pas acceptée et restent en attente pour d’ autres vœux, correspondant plus à leur projet. Or ceux-là, de fait, ne savent toujours pas « où ils seront à la rentrée ». Ce qui ne va pas sans poser de nombreux problèmes, en premier lieu pour leur logement.

 

Des étudiants sans réponse ... et donc sans logement

 

Céline Paul est dans ce cas. Avec son bac ES, elle est prise en BTS «  design d’espaces » à Reims, proposition qu’elle n’a toujours pas acceptée car elle habite Quimper et préférerait étudier à Caen ou à Nantes, bien plus près de chez elle. « J’ai longtemps été troisième sur la liste d’attente à Caen, mais je viens de passer première, et deuxième à Nantes. » Elle attend donc encore, sans aucune garantie . « Je n’ai pris de logement nulle part », explique cette boursière  : « Avec mes parents nous nous sommes dit qu’on n’allait pas louer à Reims, alors que je risque d’aller ailleurs. Mais du coup, dans les trois villes , il ne reste pas grand-chose, seulement les appartements les plus chers ou alors les plus excentrés. »

 

D’autres ont sauté le pas et payé des cautions… qu’ils risquent de ne jamais revoir, les Crous (centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires) par exemple ne remboursant plus ces sommes au-delà d’un délai d’un mois. Sans compter ceux qui, déjà locataire , ne savent pas si ni quand ils vont devoir déposer leur préavis. Céline, elle, avoue un « gros stress » : « C’est la première fois que je décohabite, J’aurais aimé pouvoir me préparer dans de meilleures conditions. » Elle n’est de toute façon pas concernée par le dispositif d’« aide à la mobilité  » annoncé par la ministre. Doté de 7 millions d’euros, il doit permettre de distribuer une aide unique variant de 200 à 1 000 euros à des étudiants contraints de s’inscrire dans un établissement éloigné de leur domicile.

 

Quant aux candidats qui n’ont toujours reçu aucune proposition, ils sont en  vérité  62 501, et non 15 000. Pour  obtenir  son  chiffre , cette fois la ministre a  tout  simplement  rayé  de la  carte 47 058 candidats considérés comme « en attente » le 22  juillet avant  la pause estivale, et devenus d’un coup des « inactifs », parce qu’ils n’ont pas fait  appel  à la CAAES et/ou ne se sont pas inscrits en phase  complémentaire  – alors que de nombreux étudiants avouent ignorer l’existence même de ces commissions. Voilà donc  comment  158 136 étudiants sont toujours dans l’incertitude. Un chiffre que la ministre, visiblement, n’a guère envie de prononcer.

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23 août 2018 4 23 /08 /août /2018 06:13

Communiqué du Snesup-FSU de l'université de Nantes

 

Sanctionnés pour présence aux côtés d’étudiants en lutte contre la loi ORE ! Deux collègues enseignants chercheurs de l’université de Nantes viennent de se voir signifier des sanctions (6 mois de retard d’avancement d’échelon pour l’un, blâme pour l’autre) pour avoir été présents lors d’un charivari d’étudiants, faisant suite à la confiscation de cartes d’étudiant lors d’un examen qui a finalement été reporté.

Les organisations syndicales FSU et SUD éducation avaient demandé aux enseignants disponibles d’exercer une mission d’observateurs et si nécessaire de médiateurs pour éviter toute violence, dans cette période de tensions où la présidence de l’université s’acharnait à maintenir des examens alors que les conditions de sérénité et de sécurité pour les étudiants et les personnels présents n’étaient pas remplies et que les forces de l’ordre étaient appelées systématiquement en renfort. Nos deux collègues se sont rendus, dans ce cadre, sur les lieux où la tension montait Ils ont donc été présents quand des étudiants ont demandé des comptes aux cadres administratifs sur la confiscation de leurs cartes. Ils ont finalement dû s’interposer entre étudiants et personnels administratifs pour éviter tout débordement devant l’absence de réponse et l’inaction des cadres de la présidence présents. Des cadres administratifs se sont alors considérés victimes de « démarches vindicatives des étudiants », auxquelles, par leur présence et posture, les deux enseignants-chercheurs se seraient associés. Ils auraient, de ce simple fait, « adopté un comportement contraire à » leurs « obligations statutaires notamment celles d’exercer (leur) liberté d’expression dans le respect des principes de tolérance et d’objectivité ou de respecter les principes de dignité, d’intégrité et de neutralité ».

L'utilisation grandiloquente de principes ne peut masquer la vacuité des accusations. Alors que le rôle de médiateur et d’interposition est reconnu dans la décision de sanction, c’est bien la présence aux cotés d’étudiants en lutte qui est sanctionnée. Cette restriction inédite des droits des enseignants-chercheurs à manifester, à répondre à des consignes syndicales d’observation et de médiation en situation de conflit, est d’une extrême gravité.  Nous dénonçons le tournant autoritariste d’une présidence d’université qui bafoue l’honneur et les droits de collègues universitaires ; nous dénonçons les conséquences délétères des décisions inadaptées de la présidence en situation de crise lors de la lutte contre la loi ORE ;  Nous dénonçons des simulacres de justice disciplinaire qui ne cite que des témoignages ৠcharge et juge en comité restreint ;  Nous refusons toute sanction pour des collègues qui ont agi avec responsabilité et§ courage. Le Snesup-FSU apporte son plein soutien aux collègues pour faire annuler ces sanctions iniques.

 

Nantes, le 31 juillet 2018

Le flicage des universitaires français s'amplifie
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