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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 05:16

Dans Le Monde Diplomatique, Samuel Gontier analyse les manipulations télévisuelles lors de la grève des cheminots : « Ce 3 avril 2018, premier jour de la grève des cheminots, la même image tourne depuis des heures sur BFM TV : celle d’un quai de gare bondé, barrée d’une flèche rouge désignant une « passagère poussée sur les voies ». Le présentateur interpelle un représentant de l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) : « Vous avez vu les scènes de pagaille qu’on a montrées ! Ça ne pourra pas durer trois mois comme ça ! » Il va y avoir des morts !

 

Lancé la veille dans une tribune du Point intitulée « Recenser les décès liés aux grèves, quelle bonne idée ! », le sujet a gagné le petit écran. « On a répertorié deux blessés, des tonnes de malaises dans les rames », alerte la députée Emmanuelle Ménard, apparentée Front national, dans « 24h Pujadas », sur LCI. « Et ça pourrait durer trente-six jours dans les trois prochains mois ! », renchérit David Pujadas, qui se tourne vers M. Adrien Quatennens, député de La France insoumise : « Quand on voit (...) ce qui s’est passé, les gens qui rentrent par les fenêtres, les deux blessés, vous dites : “On est prêts à faire trente-six jours de cette grève-là” ? » Au risque de provoquer une hécatombe ?

 

 

Le site Anti-K évoque les délégation de service public, quand les services rentables sont livrés au privé : « La majorité des usagers boivent de l’eau gérée par le privé. Veolia empoche 20 millions d’euros par an juste sur le contrat du syndicat des eaux d’Île-de-France. Il existe un écart de prix allant de 3 à 8 € le mètre cube d’eau selon l’endroit où on habite. Dans l’exemple des autoroutes, l’État a récupéré 14,8 milliards en 2005 au moment de la signature de la délégation, mais les autoroutes rapportent 4 milliards d’euros de dividendes par an aux entreprises gérant les concessions Vinci, Eiffage et Abertis. Dans le transport aérien, si Vinci remporte l’appel d’offres de la vente de l’aéroport de Paris, il deviendrait l’actionnaire majoritaire de cette entreprise et propriétaire de l’aéroport. Le risque est d’avoir un groupe qui devienne majoritaire sur le réseau aéroportuaire français et qu’ensuite il favorise ses propres aéroports en développant par exemple les liaisons Rennes-Lyon et en délaissant Rennes-Toulouse. Vinci pourrait favoriser les activités les plus rentables au détriment du service public aéroportuaire. Pour le train, sur la ligne Tours-Bordeaux, le risque est de voir les prix flamber pour les voyageurs pour faire face au contrat que la SNCF a signé avec le consortium mené par Vinci. »

 

 

 

Revue de presse (245)

 

Marianne  revient sur l’opacité de ParcourSup : « Le code source ne permet pas à l'étudiant de répondre à la seule question qui vaille : pourquoi ai-je été recalé ? Selon la loi "pour une République numérique" de 2016, toute administration publique se fondant sur des algorithmes pour régir des décisions individuelles doit pourtant en informer chaque citoyen qui en fait la demande. A ces derniers doivent être communiquées les "règles" et les "principales caractéristiques de mise en œuvre" du programme informatique qui traite leur dossier. Mais cette disposition a été contrecarrée par l'amendement sur le "secret des délibérations" des candidatures de Parcoursup. Il entrave notamment cette obligation de clarté et devrait permettre aux établissements du supérieur de ne pas dévoiler aux lycéens les raisons pour lesquelles ils ont eu, ou non, une place dans la filière de leur choix. »

 

 

Dans Res Publica, Bernard Teper cite Karl Marx, penseur écologique avant l’heure : «  Chaque progrès de l’agriculture capitaliste est un progrès non seulement dans l’art d’exploiter le travailleur, mais encore dans l’art de dépouiller le sol ; chaque progrès dans l’art d’accroître sa fertilité pour un temps, un progrès dans la ruine des sources durables de fertilité…la production capitaliste ne développe donc la technique et la combinaison du procès de production sociale qu’en épuisant en même temps les deux sources d’où jaillit toute richesse : la terre et le travailleur ».

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 05:42

Qui sont désormais les « paillassons de Washington, demande Serge Halimi : « Les suppliques et les marques d’affection de trois dirigeants européens — M. Emmanuel Macron, Mme Angela Merkel et M. Boris Johnson — venus cajoler M. Donald Trump n’auront servi à rien : le président des États-Unis a riposté en les humiliant. Il les menace de représailles commerciales et financières s’ils ne violent pas l’accord qu’ils ont eux-mêmes conclu il y a trois ans avec l’Iran. Les États-Unis ayant radicalement changé de position sur le sujet, leurs alliés n’ont plus qu’à s’aligner. Aux yeux de M. Trump, Paris, Berlin et Londres ne pèsent pas lourd, beaucoup moins en tout cas que Riyad ou Tel-Aviv. »

 

 

Ibrahim Warde revient sur le « diktat iranien de Donald Trump : « Donald Trump a bâti sa carrière sur le principe que tout est renégociable. Une fois un immeuble terminé, le promoteur invoquait la piètre qualité des travaux (ou d’autres prétextes) pour éviter d’honorer ses engagements. Il imposait alors de nouvelles conditions aux divers corps de métier, en leur déclarant par exemple : « Je ne vous paierai que 75 % du montant dont nous avions convenu. » C’était à prendre ou à laisser. Ceux qui refusaient sa proposition n’avaient qu’à le traîner devant les tribunaux, prenant ainsi le risque de procédures judiciaires coûteuses et à l’issue incertaine face à des avocats aussi retors que coriaces. Dans son livre Trump : Think Like a Billionaire (« Penser comme un milliardaire »), en 2004, il conseillait à ses lecteurs de « toujours contester les factures ». Ses procédés de mauvais payeur étaient bien connus des fournisseurs et des banquiers, dont beaucoup refusaient de traiter avec lui. »

 

 

L’Europe connaît un « bouleversement démographique » : « en 1900, l’Europe abritait un Terrien sur quatre. En dépit d’un gain de 180 millions d’habitants entre 1950 et 2000, elle n’en abrite aujourd’hui plus qu’un sur dix. Sur tout le continent, la croissance démographique s’essouffle, une majorité de régions connaissant même une décroissance. Mais cette évolution globale cache de fortes disparités. Les habitants de l’Ouest n’ont guère pris conscience du chaos qui a suivi, dans l’Est, la chute du mur de Berlin, avec l’explosion des inégalités, de la pauvreté et de la mortalité. Si les « thérapies de choc » dictées par les experts financiers occidentaux n’ont pas achevé le malade, elles l’ont rendu anémique et très dépendant du carburant économique de l’Ouest. Dénatalité et exode conduisent à un bilan démographique sévère : vingt-quatre millions d’habitants en moins depuis 1989 dans les anciens pays de l’Est, hors Russie. Un garçon qui naît aujourd’hui en Ukraine peut espérer vivre soixante-six ans, soit treize de moins qu’un Suisse ou un Suédois. Treize années, c’est aussi ce qui sépare l’espérance de vie d’un Français riche de celle d’un Français pauvre. »

 

 

Dieu peut se rassurer, nous ne sommes pas immortels (Claude Aubert) : « Une vie toujours plus longue : telle était la promesse des « trente glorieuses », donnant la mesure des progrès sociaux et médicaux acquis depuis la seconde guerre mondiale. Les gains d’espérance de vie forment le socle de nombreuses politiques, notamment du recul de l’âge de départ à la retraite. Pourtant, ils ne sont pas immuables… »

 

 

 

John Bellamy Foster rappelle que Marx s’était intéressé à l’exploitation de la nature : « Pour certains, la crise écologique invaliderait les analyses de Karl Marx, coupable d’avoir délaissé la question environnementale. Le productivisme débridé des régimes se réclamant de lui a paru conforter cette critique. D’autres, tel l’intellectuel américain John Bellamy Foster, suggèrent au contraire que socialisme et écologie forment, chez lui, les deux volets d’un même projet. »

 

 

Stefano Liberti estime que « Les paysans mozambicains font reculer l’agro-industrie : Les agro-industriels du Sud ressemblent à ceux du Nord : ils rêvent de profits faciles en développant les cultures commerciales au détriment de la paysannerie vivrière. C’est ainsi qu’est né le projet ProSavana, qui associe le Japon et le Brésil au Mozambique. Mais la résistance inédite des paysans des trois États a permis de stopper l’opération. »

 

 

Martine Bulard et Sung Il-kwon évoquent, pour la Corée du Nord, « La politique du rayon de soleil : M. Donald Trump a annoncé le 24 mai à M. Kim Jong-un l’annulation de la rencontre américano-nord-coréenne prévue pour le 12 juin. Au-delà des ruses rhétoriques visant à arracher des concessions à l’autre partie, tous deux divergent sur la méthode pour dénucléariser la péninsule. Le président sud-coréen Moon Jae-in, lui, ne ménage pas ses efforts pour aboutir à un traité de paix. »

 

 

Florence Beaugé pense que la libération pour les Saoudiennes est « très calculée : Empêtrée dans sa guerre au Yémen et désireuse de faire porter le chapeau de l’obscurantisme à l’Iran, l’Arabie saoudite met en avant ses efforts pour améliorer la condition des femmes dans le royaume. Des réformes à pas comptés, qui restent fragiles et qui ne répondent que partiellement à une grande attente en matière de changement. »

 


 

Le Monde Diplomatique (219)

 

Richard D. Kahlenberg  raconte comment son père l’a fait entrer à Harvard : « Pour sélectionner leurs étudiants, les universités américaines prennent en compte divers critères : les résultats scolaires, l’origine ethnique, le lieu de résidence ou encore le sexe. Les établissements les plus prestigieux considèrent également la filiation du candidat. Ils favorisent les enfants d’anciens élèves, pratiquant ainsi une forme de discrimination positive… pour les riches. »

 

 

Renaud Lambert entrevoit une « tentation de l’espoir pour le Mexique : Le 1er juillet, les Mexicains éliront 500 députés, 128 sénateurs, 9 gouverneurs et un nouveau président. Favori des sondages, le candidat de gauche Andrés Manuel López Obrador propose une réponse modérée au cocktail explosif qui ravage le pays : violence, corruption et misère. Mais l’élite — dont les franges économique, politique et mafieuse ont désormais fusionné — acceptera-t-elle le jeu démocratique ? »

 

 

Tigrane Yegavian évoque le « second printemps arménien : « Après trois semaines de manifestations pacifiques et de désobéissance civile, un jeune député de l’opposition est devenu premier ministre d’Arménie, le 8 mai dernier. Une population urbaine, créative, polyglotte a réussi à renverser un pouvoir verrouillé, typique de l’espace postsoviétique, dans un mouvement qui évoque davantage celui de l’indépendance que les « révolutions de couleur ». »

 

 

 

Pour Sébastien Gobert, la réforme policière est « vaine » : « Présentée comme une réponse aux aspirations des manifestants de 2014, la réforme de la police ukrainienne s’est focalisée sur la corruption des agents de terrain, laissant intacte l’instrumentalisation de l’État par des clans politiques. Pour y remédier, les bailleurs internationaux exigent la création d’organes judiciaires ad hoc. Une solution qui comporte le risque d’une mise sous tutelle du pays.

 

 

Laurent Perpigna Iban décrit la « bataille pour la paix au Pays basque : 

Après un demi-siècle de lutte armée marqué par de nombreux attentats et par plusieurs tentatives de résolution pacifique du conflit, l’organisation basque Euskadi ta Askatasuna (ETA) a annoncé début mai sa dissolution. Le gouvernement conservateur espagnol parie sur une défaite totale des indépendantistes, mais son refus de tout geste de conciliation pourrait empêcher les plaies de se refermer. »

 

 

Pour la gauche comme pour la droite, « Le terroir ne ment pas : L’aspiration à la transformation du monde passe parfois par un retour à des valeurs qu’on croyait périmées. Ainsi, le terroir, auquel on prête une capacité à nourrir l’identité individuelle et collective, une authenticité qu’on oppose à la mondialisation capitaliste, sinon au progrès, est à nouveau tendance. Des conservateurs comme des révolutionnaires font son éloge. (Evelyne Pieiller).
 

François Ruffin nous appelle à « déjouer la résignation » : « Il y a un an, les élections législatives françaises offraient à M. Emmanuel Macron une très large majorité parlementaire. Pourtant, dans la Somme, un candidat de gauche, M. François Ruffin, parvenait contre toute attente à battre le candidat du parti du président et celui du Front national. La chronique de sa victoire locale livre des leçons plus générales sur le militantisme de terrain et sur les coalitions sociales. »

 

 

Quant à Serge Halimi, « Pour les socialistes en déroute, l’échec, c’est les autres…Confrontés à un désastre électoral, la plupart des responsables politiques remettent en question les choix qu’ils ont faits. Mais les socialistes français semblent incapables d’imaginer une autre stratégie que celle qui les a condamnés. »
 
 
Éric Dussert et Cristina Ion nous invitent à une « bonne sieste à la bibliothèque : 

Créées dans le sillage de la Révolution française, les bibliothèques ont longtemps été considérées comme de précieux lieux d’éducation populaire. Désormais, elles sont incitées à prouver leur rentabilité sociale en promouvant le « vivre-ensemble », censé garantir une plus grande démocratisation culturelle. »

 

 

Samuel Gontier analyse les manipulations télévisuelles lors de la grève des cheminots :  « Ce 3 avril 2018, premier jour de la grève des cheminots, la même image tourne depuis des heures sur BFM TV : celle d’un quai de gare bondé, barrée d’une flèche rouge désignant une « passagère poussée sur les voies ». Le présentateur interpelle un représentant de l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) : « Vous avez vu les scènes de pagaille qu’on a montrées ! Ça ne pourra pas durer trois mois comme ça ! » Il va y avoir des morts !

Lancé la veille dans une tribune du Point intitulée « Recenser les décès liés aux grèves, quelle bonne idée ! », le sujet a gagné le petit écran. « On a répertorié deux blessés, des tonnes de malaises dans les rames », alerte la députée Emmanuelle Ménard, apparentée Front national, dans « 24h Pujadas », sur LCI. « Et ça pourrait durer trente-six jours dans les trois prochains mois ! », renchérit David Pujadas, qui se tourne vers M. Adrien Quatennens, député de La France insoumise : « Quand on voit (...) ce qui s’est passé, les gens qui rentrent par les fenêtres, les deux blessés, vous dites : “On est prêts à faire trente-six jours de cette grève-là” ? » Au risque de provoquer une hécatombe ?

 

 

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28 mai 2018 1 28 /05 /mai /2018 05:33

 

 

Dans Mémoire des Luttes, Immanuel Wallenstein se souvient de son Mai 68 à l’université Columbia : « L’une des plus remarquables leçons de Columbia, c’est la très grande spontanéité qui a caractérisé le soulèvement. Nous savons maintenant que peu de temps avant le début des événements, les dirigeants de l’organisation des Étudiants pour une société démocratique avaient le sentiment qu’il était pratiquement impossible d’amener des étudiants non seulement à soutenir leurs objectifs mais à se mobiliser pour les défendre. Ce qui se jouait, c’était la fin de la domination géoculturelle du libéralisme centriste et la réouverture d’une lutte idéologique à trois voies entre la gauche globale, la droite globale, et le libéralisme centriste qui s’efforçait de conserver une certaine assise comme alternative réelle. »

 

 

Sylvie Larue, dans le site Cerises, dénonce les avancées réactionnaires de La Poste : « À la recherche de tous les gisements possibles de productivité et de rentabilité, la direction de la Poste veut modifier en profondeur le métier de facteur et le service postal de proximité. Il s’agit de déposséder les facteurs de la maîtrise de leur tournée, les couper de leurs collègues en supprimant des temps de travail en équipe, en finir avec les tournées quotidiennes dans tous les quartiers, poursuivre le recours aux CDD et augmenter le nombre de salariés précaires, augmenter la charge de travail en sortant les temps de pause du temps de travail. 

En refusant la tournée “ sacoche ”, les facteurs refusent une nouvelle fragmentation de leur travail. Cette organisation rompt l’unité de la tournée en séparant le tri de la distribution, elle interdit un ensemble d’opérations cognitives permettant d’anticiper quotidiennement sur sa tournée pour la rationaliser. Elle oblige à des tournées plus longues, des sacoches plus lourdes, une exposition plus longue au froid et au soleil. »

 

 

Evariste, dans Res Publica souhaite et croit à la convergence des luttes : « Et puis tout d’un coup, des médiations ont permis un accord de la Confédération CGT d’une part et des organisations politiques dont la plus importante, la FI,  pour une convergence le 26 mai, enfin !Sans doute cette convergence arrive un peu tard mais c’est mieux que rien et peut augurer sans doute un avenir moins divisé pour le camp qui dit lutter contre le capital.

 

 

Le Grand Soir s’intéresse à la peine de mort en Arabie saoudite : « L’Arabie saoudite a procédé à près de 600 exécutions depuis le début de 2014, selon Human Rights Watch. Alors que le royaume a ratifié la Charte arabe des droits humains, qui exige que la peine de mort ne soit utilisée que pour les “ crimes les plus graves ” et dans des circonstances exceptionnelles, l’Arabie saoudite applique la peine de mort à un certain nombre d’infractions, dont des infractions non violentes liées à la drogue et à la sorcellerie.

« C’est déjà assez grave que l’Arabie saoudite exécute tant de personnes, mais beaucoup d’entre elles n’ont pas commis de crimes violents », a déclaré Mme Whitson dans un rapport d’avril sur 48 personnes exécutées depuis janvier. La moitié des personnes exécutées ont été accusées d’infractions non violentes liées aux drogues.

Selon le groupe Reprieve, le taux d’exécution en Arabie saoudite a doublé depuis que Mohammed ben Salman a été nommé prince héritier en 2017. Le groupe a déclaré en mars que 133 exécutions ont eu lieu au cours des huit mois qui se sont écoulés depuis sa nomination en juin dernier, contre 67 au cours des huit mois précédents. Il a déclaré que plusieurs des condamnés à mort en Arabie saoudite ont été condamnés pour des crimes commis alors qu’ils étaient encore des enfants. »

 

 

 

Revue de presse (244)
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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 05:33

 

 

Communiste Hebdotire le bilan de Mai 68 : « Les événements de Mai 1968 nous rappellent que seuls des mouvements sociaux de grande ampleur sont susceptibles de faire reculer, au moins provisoirement, le patronat et le pouvoir politique à son service. Ce sont bien les luttes, que l’on appelle aujourd’hui, convergentes, unies et déterminées de larges fractions du salariat conduite par une organisation syndicale de classe qui sont en mesure d’imposer ces reculs. Ils nous indiquent aussi que sans une bataille de classe politique indiquant le chemin de la prise du pouvoir par la classe ouvrière  et les travailleurs, toutes les manœuvres sont possibles pour détourner de cet objectif et imposer une alternance sans risque pour le grand capital. Car c’est bien la question du pouvoir politique qui est posée. »

 

 

Selon L’Humanité : « Pour la seconde fois en deux mois, au Sénat comme à l’Assemblée nationale, le gouvernement a utilisé un artifice de procédure pour s’opposer au relèvement des retraites paysannes à hauteur de 85% du SMIC contenu dans une proposition de loi des parlementaires communistes. Mais en séance publique, le gouvernement a demandé un « vote bloqué » sur l’ensemble d’un texte modifié par son amendement numéro 3 en application de l’article 44 alinéa 3 de la Constitution en vertu duquel « si le gouvernement le demande, l’Assemblée saisie se prononce par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le gouvernement ». Voilà qui mérite d’être connu dans nos campagnes quelques mois après la baisse des pensions imposée à l’immense majorité des retraités par ce gouvernement via la hausse du prélèvement de 1,7% de la CSG sur les pensions brutes. Avec cette hausse on leur fait financer l’UNEDIC alors que les retraités ne sont plus indemnisables au titre du chômage ! »

 

 

Le site Anti-K nous explique qu’à Nancy une loi anti-terroristes a été utilisée contre le mouvement étudiants : « Un étudiant est poursuivi pour n’avoir pas donné le code PIN de son téléphone portable pendant sa garde à vue faisant suite à l’intervention de la police sur le campus le 3 mai. Il est accusé du refus de donner la clef d’un système de chiffrement ayant pu servir à la commission d’un délit. Une infraction inscrite dans la loi sur la sécurité quotidienne votée en France au lendemain des attentats du World Trade Center en 2001.L’acceptation de mesures potentiellement attentatoires aux libertés pour lutter contre le terrorisme est quasiment unanime au sein de la population. L’idée selon laquelle ces mesures ne concernent que les individus préparant des attentats l’est tout autant. Pourtant, c’est bien une disposition provenant d’une loi antiterroriste qui est utilisée aujourd’hui contre un étudiant mobilisé contre la réforme de l’enseignement supérieur.

 

 

Annie Lahmer, conseillère écologiste d’Île-de-France, s’exprime sur les enfants violés dans la revue Regards.fr : « Demander à des enfants de moins de 15 ans de témoigner, de raconter un viol, de prouver que c’est un viol, ce n’est pas possible. Déjà nous, en tant que femmes, on a du mal à aller témoigner, et là on va demander à des enfants de le faire ? C’est complètement aberrant. C’est surtout pour qu’il y ait moins de procès aux assises. »

 

 

Enfin, j’avoue que mon cœur saigne quand l’amour passe et repasse. Paris Matchnous confie que « On les pensait fâchés… Et pourtant ! Entre Igor Bogdanovet Julie Jardon, tout semble aller pour le mieux. Ils étaient récemment sur le tapis rouge du Festival de Cannes. Contre toute attente, malgré leurs différends judiciaires et les 44 ans qui les séparent, les deux tourtereaux sont apparus sur le tapis rouge plus amoureux que jamais. Après une rupture douloureuse, Igor tenta de s’introduire dans l’appartement de Julie qui porta plainte pour violation de domicile. Depuis, difficile de savoir où en est leur romance. Si la jeune femme s’est affichée rapidement au bras d’un nouvel homme, elle a cependant été photographiée en janvier dernier en compagnie d’Igor. Et cette nouvelle apparition médiatique au Festival de Cannes sème davantage le doute : les deux amoureux passionnels auraient-ils décidé de se laisser une dernière chance ? »

 

 

Revue de presse (244)
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17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 05:30
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14 mai 2018 1 14 /05 /mai /2018 05:30

 

Pour Anna Feigenbaum (Le Monde Diplomatique), depuis la Grande Guerre, les gaz lacrymogènes, ces “ larmes en or ” présentées comme inoffensives, sont devenues une arme universelle de la répression : « Comme les manifestants français – ceux de Mai 68, mais aussi ceux qui se mobilisent pour  Notre-Dame-des-Landes ou contre la sélection universitaire à Nanterre, les protestataires du monde entier font une expérience commune : l’inhalation de gaz lacrymogène.  »

 

Pour L’Obs, le roi du Maroc Mohammed VI est enfin légitimé car le grand hebdomadaire de gauche et de référence en a fait un pipeul : « Maroc : Mohammed VI, ses amours, ses emmerdes... Divorce, vacance du pouvoir, santé… Mohammed VI est au centre de rumeurs et de critiques déstabilisatrices. Entre politique du silence, dissimulation et manipulation, le palais brouille les cartes. »

 

 

 

Revue de presse (243)

 

Après cela, Le Grand Soir peut toujours nous parler longuement, sous la plume de Patrice Aubert, de la SNCF et du TGV en tant que modèle économique et idéologique : « Si, au début de l’introduction du TGV, la SNCF ciblait le transport des voyageurs, rapidement avec le développement du concept de mondialisation et de la logique de flux qu’il sous tend, et des « mobilités » qu’imposent ce modèle, le TGV se fit rapidement « outil de la mobilité du business » au service des métropoles. Le rôle des TGV ne fut plus de répondre aux besoins de déplacement des « usagers », mais de répondre aux besoins du business des centres de commandement de la mondialisation, dénommés Métropoles. Il fallait transporter le plus rapidement possible vers Paris, Métropole mondiale, les managers des métropoles mondialisées secondaires (Lyon, Marseille, Nice, Bordeaux, Lille), expliquant le développement des lignes TGV. »

 

Le site Anti-K évoque une action très originale menée par des femmes en Argentine : « Après qu’une lycéenne de Buenos Aires a été sanctionnée pour ne pas avoir porté de soutien-gorge, des milliers de jeunes filles du pays ont rejoint les luttes pour les droits des femmes. On surnomme cette lutte « l’affaire du soutien-gorge ». Une dénomination qui pourrait prêter à sourire, si l’anecdote n’illustrait un profond bouleversement chez les jeunes filles argentines. Lundi 23 avril, Bianca, lycéenne de 16 ans, s’est vue sanctionnée car elle ne portait pas de soutien-gorge sous sa robe longue : d’abord invitée à se couvrir de sa veste par la directrice croisée dans un couloir, puis renvoyée se rhabiller chez elle. « Il y a encore quelques années, personne n’aurait rien fait contre cette décision machiste, signale Gianina, lycéenne de Reconquista. Mais là : organisation, réaction, action ! On ne se laisse plus faire ! » Le lycée a été tapissé de panneaux aux messages de soutien féministes, et un grand « lâcher de soutiens-gorge » a été prévu deux jours plus tard devant le ministère de l’Education en protestation.

 

 

 

Sur le site Regards, Philippe Golub est inquiet pour l’Europe depuis la décision de Trump de dénoncer l’accord avec Téhéran : « L’Europe va se retrouver dans une situation extrêmement difficile puisque les États-Unis vont bientôt réimposer des sanctions extraterritoriales sur toutes les entreprises ou instituions financières qui ont réinvesti l’Iran.

Toutes ces entreprises vont être assujetties aux lois extraterritoriales américaines et se verront imposer des pénalités lourdes si elles ne respectent pas les termes de la loi américaine et l’embargo américain. Or, le marché américain est de la plus haute importance pour toutes les entreprises internationales ou transnationales du monde, celles de l’Europe aussi, bien entendu. En l’absence d’une politique européenne commune hardie, ces entreprises n’auront d’autre choix que de se plier aux sanctions américaines, au diktat américain.

C’est ce qu’on appelle, en matière de relations internationales, le pouvoir structurel des Etats-Unis : leur position structurelle dans le système économique mondial leur permet d’imposer leurs préférences aux autres acteurs et de contraindre leurs choix. Les Européens n’ont pas, pour l’heure, les moyens de répliquer efficacement aux lois extraterritoriales américaines.

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12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 08:22

Et même de la culture populaire !!!

Comment, mais c'est de l'art !
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12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 05:24

 

Le cinéaste Roman Polanski vient d’être expulsé de l’Académie des Oscars.

 

Il y a 41 ans, Polanski a eu une relation sexuelle très ambiguë avec Samantha, une ado de 13 ans qui avait accepté, encouragée par sa mère, de se laisser photographier par lui dans la villa de Jack Nicholson. Ayant ingéré de l’alcool et un puissant sédatif, l’enfant était dans un état de grande confusion : elle déclara plus tard avoir « laissé faire » Polanski, pouvoir « à peine se souvenir de ce qui était arrivé », étant « dans une sorte de brouillard ». Dans son autobiographie, elle écrivit ceci : « Il me demande si j’éprouve du plaisir, c’est le cas. Et ça, c’est déjà assez horrible en soi. Mon esprit se débat mais mon corps me trahit ».

 

Polanski reconnut sa responsabilité morale et légale dans ce qui était rien moins qu'une agression sexuelle caractérisée. La jeune adolescente accepta ses excuses et s’exprima au tribunal en sa faveur.

 

Comme c’est souvent le cas aux États-Unis, sans que ce soit pour autant une garantie de bonne et saine justice, Polanski et la famille de la victime transigèrent. La famille de Samantha (qui ne voulait pas de procès public pour ne pas exposer l’enfant) accepta l’abandon des accusations les plus graves – Polanski était inculpé pour six chefs : avoir fourni une substance prohibée à une mineure, s'être livré à des actes licencieux et de débauche, s'être rendu coupable de relations sexuelles illicites, de perversion, de sodomie et de viol – et une condamnation sans procès. Quelques mois plus tard, Polanski changea de stratégie en plaidant coupable de rapports sexuels illégaux avec un enfant mineur, les autres charges étant abandonnées à la suite de la négociation.

 

Le juge Rittenband condamna Polanski à 90 jours de prison et à une « évaluation diagnostique ». Il accorda au réalisateur un sursis afin qu'il puisse terminer en Europe et en Polynésie la préparation d'une nouvelle version du film The Hurricane de John Ford. Polanski fut emprisonné dans l’établissement pénitentiaire de Chino où il passa 42 jours avant d’être libéré pour bonne conduite.

 

Le lendemain de sa sortie de prison, le juge Rittenband, sensible à son avenir politique, déclara qu’il allait condamner le réalisateur à une peine à « durée indéterminée ». Selon le droit du pays, cette prolongation pouvait durer 50 ans. Polanski quitta les États-Unis pour l’Europe.

 

Des autorités étasuniennes ouvrent alors un dossier d’extradition à l’encontre du cinéaste. La France, qui, généralement, refuse l’extradition de ses propres citoyens (Polanski est français), fait savoir que le cinéaste ne sera pas renvoyé aux Etats-Unis. L'accusation, le procureur et la défense dénoncent l'attitude du juge qui est déchargé du dossier en février 1978 pour « irrégularités ».

 

L'affaire est confiée au juge Paul Breckinridge qui refuse de juger Polanski par contumace. 

 

En 1988, Polanski épouse Emmanuelle Seigner, dont il aura deux enfants.

 

En février 2003, alors que le réalisateur est nommé pour l’Oscar du meilleur réalisateur pour son film Le Pianiste (oscar qui lui sera attribué), Samantha prend publiquement sa défense et déclare que leur affaire ne doit pas entrer en considération pour juger son travail..Elle défend également la décision du réalisateur d'avoir fui les États-Unis et réitère son souhait qu'il soit mis fin aux poursuites, répétant, une fois de plus, qu’elle a pardonné. Elle est en correspondance avec Polanski depuis 2009.

 

En état de droit démocratique, que dire de cette affaire, sinon qu’elle est classée et archi classée ?

 

Entre 2010 et 2017, dix femmes (dont une enfant de 9 ans au moment des faits présumés) vont porter contre Polanski des accusations de viol. Aucune de ses plaintes ne débouchera sur une inculpation.

 

L’Académie des Oscars, qui a couronné Polanski en son temps, et qui n’a jamais bougé un petit doigt contre les agressions sexuelles du temps de la splendeur du producteur Harvey Weinstein, a donc décidé, quarante ans après des faits incontestables mais jugés, d’exclure Polanski. Par une lettre non signée. Sans respecter ses propres statuts, ou encore le Code californien des entreprises. Siégeaient au sein de l'Académie, entre autres, Steven Spielberg et Tom Hanks. Samantha a estimé que la décision de l'Académie était « une mesure laide et cruelle qui sert les apparences ».

 

L’un des mythes fondateurs des Etats-Unis est l’épisode des sorcières de Salem : en 1692, 25 personnes furent exécutées pour sorcellerie, dont un homme de 80 ans qui mourut après trois jours d’atroces souffrances, écrasé par de lourdes pierres posées sur lui.

 

J’ai eu récemment connaissance d’une tentative de mini procès de Salem au sein de l’université française. Dans un établissement que je connais indirectement, un enseignant a été condamné par le conseil de discipline à une suspension d’un an sans traitement pour avoir harcelé verbalement plusieurs doctorantes et pour avoir eu, à leur encontre, des gestes déplacés. Pas de viol, pas de tentative de viol, pas d'attouchements directs. Dans l’université française, lorsqu’un jugement est rendu par un conseil de discipline, les composantes sont informées des faits, mais sans que le nom du condamné soit rendu public. Les cas les plus fréquents concernent des étudiants ayant fraudé aux examens. Dans l’affaire que j’évoque ici, l’enseignant nie ce qui lui est reproché et a fait appel. Il est donc considéré comme potentiellement innocent, malgré sa suspension sans solde.

 

Une enseignante étasunienne en poste dans cette université vient de demander à ce que le nom du condamné soit rendu public. De très nombreuses personnes connaissent l’identité de l'enseignant incriminé. Mais cela ne suffit pas pour la puritaine de service : il faut afficher, stigmatiser. Si l’on suivait cette Fouquier-Tinville qui remplace la loi par un prurit moral, on aurait alors la quasi certitude que la carrière de l’accusé serait terminée, même si, en appel, son innocence était reconnue.

 

 

 

 

 

Pour Roman Polanski, contre les juges de Salem
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11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 05:28

Ci-dessous une réflexion de David Roche, professeur d'Études cinématographiques l'université Jean-Jaurès de Toulouse

 

« Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia,

parce qu'en ce jour il se reposa de toute son œuvre

qu'il avait créée en la faisant ».

La Genèse

 

 

On commence à évoquer le caractère anxiogène de Parcoursup pour les étudiants. APB avait laissé 117.000 jeunes dans l’incertitude au mois de juin 2017, combien de candidats seront « en attente » au soir du 22 mai 2018 ? On évoque le chiffre de 100.000, peut-être beaucoup plus à lire la Cour des comptes.

 

Cela n’a pas l’air d’émouvoir les partisans de la loi ORE qui estiment qu’avec les «attendus» ils pourront enfin sélectionner les étudiants à l’université. Mais ces partisans de la sélection n’ont pas compris l’effet pervers de Parcoursup pour les universités : celui de mettre aussi les licences « en attente ». Loin de renforcer le prestige de la licence, Parcoursup en fait la variable d’ajustement de l’accès au supérieur. Pour le comprendre il faut se replonger dans le calendrier prévu par l’arrêté du 9 mars 2018.

 

Tout commence le 22 mai. Les candidats reçoivent la réponse à leurs vœux. Les universités recherchant les mêmes profils, une minorité de candidats va recevoir plusieurs acceptations, les autres étant « en attente ». C’est le désistement des candidats les mieux placés qui permettra à ceux qui sont moins bien classés de trouver une place. Ce processus va prendre du temps.

 

Dans une vision biblique, messianique même, de Parcoursup, la ministre Vidal prévoit qu’à l’aube du 7ème jour, sans confirmation, le « Oui » disparaît et la place est proposée aux autres candidats. On refait le Monde! Un étudiant reçoit une proposition le 22 mai il doit répondre avant le 28 mai. S’il décline l’offre, une place se libère pour un autre candidat. Nous sommes le 29 mai. Ce nouveau candidat peut accepter la nouvelle offre ou la refuser. Nous sommes le 5 juin. Et l’opération se répète. Nous sommes le 12 juin. Le processus se complique car la procédure est suspendue du 18 au 25 juin. Le troisième candidat aura donc jusqu’au 26 juin pour accepter ou refuser. S’il ne dit rien, le quatrième candidat par ordre de classement décroissant ne recevra une proposition que le 27 juin. La procédure s’accélère, il aura jusqu’au 1er juillet pour accepter ou refuser, délai ramené à 3 jours pour les propositions reçues entre le 29 juin et le 1er septembre. Les collègues qui ont classé les candidatures vont donc devoir attendre plusieurs semaines, plusieurs mois, pour connaître l’effectif de leur formation. Et l’attente va en réalité se prolonger bien plus longtemps pour les licences.

 

Les données disponibles sur la répartition des vœux dans Parcoursup montrent une concentration des candidatures sur certaines universités et sur les filières sélectives. Prenons l’exemple d’un candidat qui postule dans des filières sélectives et dans une licence. Il est accepté en licence, mais est encore « en attente » sur ses vœux sélectifs. Parcoursup donne alors la possibilité au candidat de « bloquer » une proposition tout en conservant ses choix « en attente ». Il confirmera son acceptation en licence, mais maintiendra ses vœux dans les filières sélectives. Aucune place ne se libère pour les candidats moins bien classés. La procédure est « gelée » le temps que les filières sélectives se remplissent, sans que les collègues de licence le sachent. Si notre candidat reçoit quelques jours ou quelques semaines plus tard une réponse positive sur un choix sélectif, il pourra renoncer à son inscription en licence. Soudain des places vacantes vont apparaître et les étudiants les mieux classés vont quitter le navire. J’imagine l’étonnement de certains collègues, mais continuons à raisonner sur les choix probables.

 

Prenons un deuxième étudiant, dont le dossier est un peu moins brillant. Comme le soulignait la Cour des comptes (p. 25), par sécurité il est probable qu’il confirme tout de suite la proposition qui lui est faite. Il n’attendra pas que les candidats les mieux placés arbitrent entre les offres sélectives et les licences. Lorsque des places vont se libérer en fin de procédure, c’est donc dans le vivier des candidats les moins bien classés que les offres vont se discuter et non dans celui des candidats intermédiaires.

 

 


 

 

 

Parcoursup : les licences « en attente »

 

La dernière étape ne fera que renforcer ce phénomène. La ministre ayant insisté sur le fait que cette année tous les candidats pourraient s’inscrire dans le SUP, les recteurs vont avoir fort à faire en septembre. En 2017, on a vu que les difficultés se sont concentrées sur les étudiants titulaires d’un bac pro qui n’étaient pas soumis au dispositif de la « pastille verte », c’est-à-dire ceux qui n’étaient pas obligés de demander une inscription dans une formation non sélective. Avec la disparition de la « pastille verte » dans Parcoursup, le risque est encore plus élevé cette année. Il n'est pas besoin d'être devin pour prédire qu’en septembre de nombreux bacheliers pros vont se retrouver sans affectation. C’est au recteur qu’il reviendra de les inscrire. Dans quelles formations ? Et bien les licences car ce sera le plus simple et les filières sélectives auront fait le plein. Comme Perette les partisans de la sélection dans Parcoursup découvriront, mais bien tard, qu’ils sont gros Jean comme devant. Ils découvriront également que Parcoursup n'a pas seulement sélectionné les étudiants, la plateforme aura aussi sélectionné les universités et leurs formations.

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10 mai 2018 4 10 /05 /mai /2018 05:38

Ce rêve est réalité, à 30 minutes de Calais.

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