Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 août 2022 3 03 /08 /août /2022 05:05

Le site du Mouvement pour un socialisme du 21ème siècle poursuit sa défense de la langue française

 

Nous devons défendre notre langue contre ces deux menaces qui la guettent : l’invasion du « globish » et l’invention de l’écriture inclusive.

 Le 18 janvier 2020 nous avons publié un texte intitulé « Défense de la langue française »(1). Aujourd’hui,  suite au  rapport de l’Académie Française publié le  3 février 2022 « Pour que les Institutions françaises parlent français »,  nous voulons apporter notre contribution  à la défense de notre langue, enrichir  et compléter  notre premier texte sur ce sujet.


Le rapport de l’Académie française porte sur la communication institutionnelle en langue française, il concerne toutes les institutions publiques ou privées, «  il ne considère que la communication en langue écrite et ses aspects rédactionnels au regard de la langue française ». Il dénonce l’usage intempestif de la langue anglaise ou plutôt du franglais dans la communication et l’invention de mots et de formules difficiles à comprendre qui se veulent parfois humoristiques ! (2)

I- L’invasion du « globish »

1- L’Académie Française dénonce l’usage intempestif de la langue américaine

Voici une liste de quelques-uns de ces abus relevés sur le site de l’Académie  :
* La fête de la gastronomie s’appelle maintenant Good France ( goût de France)
* Un TGV de la SNCF est baptisé OUIGO  ( we go)
* L’université de Cergy-Pontoise s’appelle désormais CY – Cergy Paris Université – et le nom des filières change pour se décliner sous celui de CY : CY Sup, CY Graduate Schools, CY Tech,  CY Education . Plus tard sera créé CY Alliance . CY oralisé veut dire Voir Pourquoi  ( see why ) et  ce changement de nom doit  améliorer le rayonnement des écoles de Cergy à l’international !!!
* Les Régions pensent séduire les touristes en utilisant le « globish » : My Loire Valley, Only Lyon, Maubeuge Creative Cities,  Annecy Mountains ,  Smile in Reims , etc.

Ajoutons :
 La banque postale qui devient  « Ma french bank » et La France « une start-up nation »
 Une affiche annonçant les événements à venir conclut avec la phrase « Save the date ! »
Sans parler des enseignes des magasins dont les noms sont américanisés : les Carrefour Market, les Carrefour City, le  Drive, Les Relay …..
Votre magasin n’est pas ouvert ou fermé : il est open ou close …
Macron convoque chaque année une conférence internationale à Paris qu’il a nommée  « Choose France ! »…
La loi Toubon est excellente mais comme nous le voyons aujourd’hui elle est allégrement ignorée et bafouée. Nous rejoignons Georges Gastaud qui préside l’association C.O.U.R.R.I.E.L  pour   « Stopper la politique de substitution linguistique de l’anglais à la langue française » (3)

2- L’hégémonie culturelle nord-américaine

Une langue n’est pas seulement un outil de communication, c’est aussi un outil  de domination.


Les colonisateurs ont toujours imposé leur langue aux peuples qu'ils soumettaient.  La langue véhicule une culture, des idéologies et des formes de pensées… C'est bien pourquoi les Etats-Unis tentent  de dominer la planète entière avec leur dollar et... leur langue ! La lutte contre le néolibéralisme passe aussi par la lutte contre l'invasion des anglicismes et du « globish », cette version dégénérée de la langue de William Shakespeare, Virginia Woolf ou Charles Dickens.


Tout un chacun est sommé de connaître l’anglo-américain. Parfois, certains propos de personnalités étrangères rapportés dans les bulletins d’informations audio-visuels ne sont plus traduits par les présentateurs. Un oubli ? Une intention délibérée ?

3- Prendre exemple sur les Québécois

Le Québec, province francophone du Canada anglophone, est particulièrement actif dans la défense de la langue française  – il aimerait d’ailleurs être plus aidé par la France dans ce combat .


L’Office québécois de la langue française à Montréal travaille au développement de la langue française et impose des substituts aux mots anglais ou américains. Le « Parking » se dit « Stationnement », « l’autostop » est traduit par « Pouce », le « shopping » est remplacé par « magasinage », …

En informatique leur  recherche d’équivalents français a été systématique, au besoin des mots nouveaux ont été inventés  : mail remplacé par  courriel, spam par pourriel, live par direct, data center par  centre de données, e-book par  livre électronique, geek par  maniaque, hoax par canular, hacker par pirate, to post par  publier, scanner par  numériser, etc.

II- L’invention de l’écriture inclusive

1- Déclaration de l’ACADÉMIE FRANÇAISE sur l'écriture dite « inclusive » adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017


Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.


Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.


Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

2- « L’écriture inclusive c’est du scribouillage » dixit Bernard Pivot

Bernard Pivot a fait cette déclaration le 21 décembre 2017 dans une émission de la  RTS (Radio Télévision Suisse),  invité par  Romain Clivaz :  « C'est du scribouillage, du bricolage, du tripatouillage. On ne peut pas l'utiliser. C'est illisible, donc c'est idiot ».


Il ajoute que « la langue française ne va pas bien,  elle  est infestée de mots américains, c'est un peu dommage. Le français ne se nourrit plus que d'une seule langue."


Il ajoute aussi que "l'orthographe est en déliquescence. C'est pour ça que pendant 20 ans j'ai fait une dictée en amusant les gens."

3- Au départ,  il s’est agi de féminiser certains mots

Des métiers autrefois uniquement masculins sont maintenant aussi exercés par des femmes. Il a fallu inventer des mots pour les désigner...pas de problèmes pour certains – on ajoute un e – plus compliqué pour d’autres ...Un médecin ne peut devenir au féminin une médecine, un tribun une tribune, un pèlerin une pélerine. Ces exemples amusants sont donnés par Bernard Pivot.


On se contentera de dire une médecin, une ministre, une professeur, une maire….on a ajouté un « e » au mot député :  elle est députée de Paris. On ajoutera parfois  le mot femme : une femme soldat. Mais il n’est pas choquant de dire « Elle est médecin, elle est ingénieur, elle est pilote …. »

Défense de la langue française

4- L’assaut des féministes

Les « inclusivistes » partent du postulat suivant : la langue aurait été "masculinisée" par des grammairiens durant des siècles et il faudrait donc remédier à « l’invisibilisation » de la femme dans la langue. L’exemple, unique et tant cité, de la règle d’accord "le masculin l’emporte sur le féminin" ne  prétend pas désigner  une quelconque  supériorité  de l’homme sur la femme. Cette prétendue « règle » n’a pas été imposée par un cénacle de « machos » car une langue n’est pas une création de grammairiens - ni de grammairiennes -,  elle se construit  peu à peu  par  ses locuteurs, ses usagers.


 En  anglais il existe un genre neutre en plus du féminin et du masculin.  Cette particularité n’existant  pas dans  la langue française, c’est le masculin qui sert de genre  neutre et on l’utilise pour les formes impersonnelles ( il pleut), pour un indéterminé ( ils ont encore augmenté les impôts). Et c’est par défaut qu’il intervient dans l’accord par résolution (la fille et le garçon sont partis),  il n’y a là aucune domination symbolique ou socialement interprétable.


Pour conclure, remarquons aussi que les mots « masculin » et « féminin »  n’ont évidemment pas le même sens appliqués au sexe ou à la grammaire ! Quand  on dit  une table personne ne pense qu’elle a un sexe féminin ! Le buffet ne possède pas non plus d’ attributs masculins !

5- L’écriture inclusive est-elle utile aux paresseux ?

Pourquoi écrire cher.es ami.es, et non pas chers amis et chères amies ? Pour gagner  de l’espace ? Du temps ? Aller toujours plus vite ? C’est de la paresse  !


Le célèbre «  Travailleurs, travailleuses » de Arlette Laguillier serait remplacé par travailleu.r.s.e.s ou plutôt  travailleu.rs.ses ?  Mais c’est imprononçable…Or une langue vivante écrite doit pouvoir être oralisée ! Cette écriture inclusive rend impossible la lecture à voix haute pourtant très recommandée dans les apprentissages. Ces formes fabriquées posent des problèmes considérables de découpages, d’accords, d’orthographe et de lecture. La circulaire ministérielle de novembre 2017 demandait  de "ne pas faire usage de l'écriture dite inclusive".

Le MS21 approuve l’injonction ministérielle et rejette cette écriture inclusive  qui complexifie les pratiques, qui poserait des problèmes à tous ceux qui ont des difficultés d’apprentissage.


Le combat pour la défense des droits des femmes est sérieux, il importe de ne pas le ridiculiser ni de le dévaloriser en se trompant de cible.   

Notes et sources

(1) La défense de la langue  française : un enjeu de souveraineté
https://www.ms21.org/affiche-article_172.html

(2) https://www.academie-francaise.fr/sites/academie-francaise.fr/files/rapport_de_la_commission_detude_sur_la_communication_institutionnelle_definitif.pdf

(3) http://courriel-languefrancaise.com/

Sources :

* RTS , l’invité de Romain Clivaz
* Académie Française
* Tribune rédigée par les linguistes Yana Grinshpun (Sorbonne Nouvelle), Franck Neveu (Sorbonne Université), François Rastier (CNRS), Jean Szlamowicz (Université de Bourgogne) : Une "écriture excluante" qui "s’impose par la propagande" : 32 linguistes listent les défauts de l’écriture inclusive.
Publiée le 18/09/2020 à 19:09
*Yves Charles Zarka : "L’écriture inclusive détruit la langue française en tant que telle"    Entretien paru dans le journal « Marianne » le 03/09/2021 à 12:38

Partager cet article
Repost0
1 août 2022 1 01 /08 /août /2022 05:01

Revue de Presse 417

Selon le World Socialist Website, Roger Waters, 78 ans, musicien et militant de renom, cofondateur du groupe Pink Floyd et sa force créatrice de 1968 à 1984, effectue actuellement une tournée de son concert et de son installation multimédia « This Is Not a Drill » (Ceci n’est pas un exercice) à travers l’Amérique du Nord. Au moins un million de personnes sont attendues pour assister aux représentations.

La tournée, qui s’est arrêtée à Detroit le 23 juillet, utilise le vaste catalogue artistique de Waters pour dénoncer le caractère impitoyable de l’élite dirigeante aux États-Unis et dans le monde entier. Pratiquement chaque chanson est orientée vers des questions urgentes de notre époque : la guerre impérialiste, le fascisme, le poison du nationalisme, la détresse des réfugiés, les victimes de l’oppression étatique, la pauvreté mondiale, les inégalités sociales, l’attaque sur les droits démocratiques et le danger de l’annihilation nucléaire.

 

Toujours dans le World Socialist Website, John Pilger revient sur le harcèlement dont est victime Julian Assange : « Jusqu’à l’audience de la Haute Cour l’année dernière, je pensais que les hauts magistrats du pays rejetteraient l’appel américain et récupéreraient quelque chose de la notion mythifiée de la justice britannique, ne serait-ce que pour la survie du système, qui dépend en partie de la « posture » adoptée dans les arcanes de l’establishment britannique. Cette démonstration d’« indépendance » en faveur de la justice s’est produite dans le passé. Dans le cas de Julian, les faits étaient sûrement trop extravagant s– aucun tribunal correctement constitué ne pourrait les examiner – mais j’avais tort. La décision prise par le Lord Chief Justice d’Angleterre et du Pays de Galles en octobre dernier, selon laquelle les États-Unis avaient en fait le droit de fabriquer et d’introduire tardivement des « assurances » qui n’avaient même pas fait l’objet d’une procédure régulière, cela a été tout à fait choquant. On n’avait eu aucune justice, pas de procédure ; la ruse et le caractère impitoyable du pouvoir américain se sont révélés. La force prime le droit.

Aujourd’hui, les États-Unis savent qu’ils sont sur le point de mettre la main sur Julian. Contrairement aux précédents parlements à Westminster, pas une seule voix ne s’élève pour le défendre. Malgré une campagne tenace qui souligne la menace que l’extradition de Julian représente pour une « presse libre », il est à peine évoqué dans les médias, qui lui restent intensément hostiles. Les journalistes n’ont jamais été aussi dociles qu’aujourd’hui, et le cas de Julian est un rappel – pour certains – de ce qu’ils devraient faire. Il leur fait honte. »

 

Dans Initiatives Communistes, Georges Gastaud qualifie la phase actuelle du capitalisme d’« exterminisme » : « Les preuves s’accumulent désormais, non plus année après année, mais mois après mois quand ce n’est pas jour après jour : l’exterminisme est bel et bien le stade suprême d’une société capitaliste depuis longtemps parvenue au stade « réactionnaire sur toute la ligne » (Lénine) de l’impérialisme. Par exterminisme, nous n’entendons pas seulement le fait crucial que les Etats dominants du capitalisme contemporain, Etats-Unis d’Amérique en tête, se montrent froidement et principiellement capables d’envisager la guerre d’extermination nucléaire mondiale pour peu que ce seuil insurpassable d’escalade militaire leur paraisse nécessaire pour consolider leur branlante hégémonie mondiale (sans parler de l’utilisation par Truman de l’arme nucléaire à l’encontre du Japon déjà vaincu en 1945, il faut rappeler que, lors de la « crise des euromissiles » de 1984, Ronald Reagan puis George Bush Senior ont cyniquement exercé un chantage à la croisade nucléaire antisoviétique totale pour exiger – et finalement, pour obtenir ! – de Gorbatchev et d’Eltsine la liquidation contre-révolutionnaire totale de l’URSS et du camp socialiste). Mais il faut aller plus loin sans doute et affirmer que, structurellement, le maintien planétaire du mode de production capitaliste, qu’a provisoirement remondialisé la contre-révolution antisocialiste des années 1990, est devenu incompatible à moyen, voire à court terme, avec la survie de l’humanité, si ce n’est avec le maintien de formes de vie tant soit peu complexes sur notre planète.

 

Revue de Presse 417

Selon le World Socialist Website, Roger Waters, 78 ans, musicien et militant de renom, cofondateur du groupe Pink Floyd et sa force créatrice de 1968 à 1984, effectue actuellement une tournée de son concert et de son installation multimédia « This Is Not a Drill » (Ceci n’est pas un exercice) à travers l’Amérique du Nord. Au moins un million de personnes sont attendues pour assister aux représentations.

La tournée, qui s’est arrêtée à Detroit le 23 juillet, utilise le vaste catalogue artistique de Waters pour dénoncer le caractère impitoyable de l’élite dirigeante aux États-Unis et dans le monde entier. Pratiquement chaque chanson est orientée vers des questions urgentes de notre époque : la guerre impérialiste, le fascisme, le poison du nationalisme, la détresse des réfugiés, les victimes de l’oppression étatique, la pauvreté mondiale, les inégalités sociales, l’attaque sur les droits démocratiques et le danger de l’annihilation nucléaire.

 

Toujours dans le World Socialist Website, John Pilger revient sur le harcèlement dont est victime Julian Assange : « Jusqu’à l’audience de la Haute Cour l’année dernière, je pensais que les hauts magistrats du pays rejetteraient l’appel américain et récupéreraient quelque chose de la notion mythifiée de la justice britannique, ne serait-ce que pour la survie du système, qui dépend en partie de la « posture » adoptée dans les arcanes de l’establishment britannique. Cette démonstration d’« indépendance » en faveur de la justice s’est produite dans le passé. Dans le cas de Julian, les faits étaient sûrement trop extravagant s– aucun tribunal correctement constitué ne pourrait les examiner – mais j’avais tort. La décision prise par le Lord Chief Justice d’Angleterre et du Pays de Galles en octobre dernier, selon laquelle les États-Unis avaient en fait le droit de fabriquer et d’introduire tardivement des « assurances » qui n’avaient même pas fait l’objet d’une procédure régulière, cela a été tout à fait choquant. On n’avait eu aucune justice, pas de procédure ; la ruse et le caractère impitoyable du pouvoir américain se sont révélés. La force prime le droit.

Aujourd’hui, les États-Unis savent qu’ils sont sur le point de mettre la main sur Julian. Contrairement aux précédents parlements à Westminster, pas une seule voix ne s’élève pour le défendre. Malgré une campagne tenace qui souligne la menace que l’extradition de Julian représente pour une « presse libre », il est à peine évoqué dans les médias, qui lui restent intensément hostiles. Les journalistes n’ont jamais été aussi dociles qu’aujourd’hui, et le cas de Julian est un rappel – pour certains – de ce qu’ils devraient faire. Il leur fait honte. »

 

Dans Initiatives Communistes, Georges Gastaud qualifie la phase actuelle du capitalisme d’« exterminisme » : « Les preuves s’accumulent désormais, non plus année après année, mais mois après mois quand ce n’est pas jour après jour : l’exterminisme est bel et bien le stade suprême d’une société capitaliste depuis longtemps parvenue au stade « réactionnaire sur toute la ligne » (Lénine) de l’impérialisme. Par exterminisme, nous n’entendons pas seulement le fait crucial que les Etats dominants du capitalisme contemporain, Etats-Unis d’Amérique en tête, se montrent froidement et principiellement capables d’envisager la guerre d’extermination nucléaire mondiale pour peu que ce seuil insurpassable d’escalade militaire leur paraisse nécessaire pour consolider leur branlante hégémonie mondiale (sans parler de l’utilisation par Truman de l’arme nucléaire à l’encontre du Japon déjà vaincu en 1945, il faut rappeler que, lors de la « crise des euromissiles » de 1984, Ronald Reagan puis George Bush Senior ont cyniquement exercé un chantage à la croisade nucléaire antisoviétique totale pour exiger – et finalement, pour obtenir ! – de Gorbatchev et d’Eltsine la liquidation contre-révolutionnaire totale de l’URSS et du camp socialiste). Mais il faut aller plus loin sans doute et affirmer que, structurellement, le maintien planétaire du mode de production capitaliste, qu’a provisoirement remondialisé la contre-révolution antisocialiste des années 1990, est devenu incompatible à moyen, voire à court terme, avec la survie de l’humanité, si ce n’est avec le maintien de formes de vie tant soit peu complexes sur notre planète.

 

 

 

Selon le World Socialist Website, Roger Waters, 78 ans, musicien et militant de renom, cofondateur du groupe Pink Floyd et sa force créatrice de 1968 à 1984, effectue actuellement une tournée de son concert et de son installation multimédia « This Is Not a Drill » (Ceci n’est pas un exercice) à travers l’Amérique du Nord. Au moins un million de personnes sont attendues pour assister aux représentations.La tournée, qui s’est arrêtée à Detroit le 23 juillet, utilise le vaste catalogue artistique de Waters pour dénoncer le caractère impitoyable de l’élite dirigeante aux États-Unis et dans le monde entier. Pratiquement chaque chanson est orientée vers des questions urgentes de notre époque : la guerre impérialiste, le fascisme, le poison du nationalisme, la détresse des réfugiés, les victimes de l’oppression étatique, la pauvreté mondiale, les inégalités sociales, l’attaque sur les droits démocratiques et le danger de l’annihilation nucléaire.

Selon le World Socialist Website, Roger Waters, 78 ans, musicien et militant de renom, cofondateur du groupe Pink Floyd et sa force créatrice de 1968 à 1984, effectue actuellement une tournée de son concert et de son installation multimédia « This Is Not a Drill » (Ceci n’est pas un exercice) à travers l’Amérique du Nord. Au moins un million de personnes sont attendues pour assister aux représentations.

La tournée, qui s’est arrêtée à Detroit le 23 juillet, utilise le vaste catalogue artistique de Waters pour dénoncer le caractère impitoyable de l’élite dirigeante aux États-Unis et dans le monde entier. Pratiquement chaque chanson est orientée vers des questions urgentes de notre époque : la guerre impérialiste, le fascisme, le poison du nationalisme, la détresse des réfugiés, les victimes de l’oppression étatique, la pauvreté mondiale, les inégalités sociales, l’attaque sur les droits démocratiques et le danger de l’annihilation nucléaire.

 

 

Toujours dans le World Socialist Website, John Pilger revient sur le harcèlement dont est victime Julian Assange : « Jusqu’à l’audience de la Haute Cour l’année dernière, je pensais que les hauts magistrats du pays rejetteraient l’appel américain et récupéreraient quelque chose de la notion mythifiée de la justice britannique, ne serait-ce que pour la survie du système, qui dépend en partie de la « posture » adoptée dans les arcanes de l’establishment britannique. Cette démonstration d’« indépendance » en faveur de la justice s’est produite dans le passé. Dans le cas de Julian, les faits étaient sûrement trop extravagant s– aucun tribunal correctement constitué ne pourrait les examiner – mais j’avais tort. La décision prise par le Lord Chief Justice d’Angleterre et du Pays de Galles en octobre dernier, selon laquelle les États-Unis avaient en fait le droit de fabriquer et d’introduire tardivement des « assurances » qui n’avaient même pas fait l’objet d’une procédure régulière, cela a été tout à fait choquant. On n’avait eu aucune justice, pas de procédure ; la ruse et le caractère impitoyable du pouvoir américain se sont révélés. La force prime le droit.

Aujourd’hui, les États-Unis savent qu’ils sont sur le point de mettre la main sur Julian. Contrairement aux précédents parlements à Westminster, pas une seule voix ne s’élève pour le défendre. Malgré une campagne tenace qui souligne la menace que l’extradition de Julian représente pour une « presse libre », il est à peine évoqué dans les médias, qui lui restent intensément hostiles. Les journalistes n’ont jamais été aussi dociles qu’aujourd’hui, et le cas de Julian est un rappel – pour certains – de ce qu’ils devraient faire. Il leur fait honte. »

 

Dans Initiatives Communistes, Georges Gastaud qualifie la phase actuelle du capitalisme d’« exterminisme » : « Les preuves s’accumulent désormais, non plus année après année, mais mois après mois quand ce n’est pas jour après jour : l’exterminisme est bel et bien le stade suprême d’une société capitaliste depuis longtemps parvenue au stade « réactionnaire sur toute la ligne » (Lénine) de l’impérialisme. Par exterminisme, nous n’entendons pas seulement le fait crucial que les Etats dominants du capitalisme contemporain, Etats-Unis d’Amérique en tête, se montrent froidement et principiellement capables d’envisager la guerre d’extermination nucléaire mondiale pour peu que ce seuil insurpassable d’escalade militaire leur paraisse nécessaire pour consolider leur branlante hégémonie mondiale (sans parler de l’utilisation par Truman de l’arme nucléaire à l’encontre du Japon déjà vaincu en 1945, il faut rappeler que, lors de la « crise des euromissiles » de 1984, Ronald Reagan puis George Bush Senior ont cyniquement exercé un chantage à la croisade nucléaire antisoviétique totale pour exiger – et finalement, pour obtenir ! – de Gorbatchev et d’Eltsine la liquidation contre-révolutionnaire totale de l’URSS et du camp socialiste). Mais il faut aller plus loin sans doute et affirmer que, structurellement, le maintien planétaire du mode de production capitaliste, qu’a provisoirement remondialisé la contre-révolution antisocialiste des années 1990, est devenu incompatible à moyen, voire à court terme, avec la survie de l’humanité, si ce n’est avec le maintien de formes de vie tant soit peu complexes sur notre planète.

 

 

Revue de Presse 417
Partager cet article
Repost0
25 juillet 2022 1 25 /07 /juillet /2022 04:44

Sur le site suisse L’1dex, Albina du Boisrouvray raconte son avortement clandestin en 1958 : « Moi qui ai dû avorter clandestinement en 1958 — quand l’IVG était encore illégale — je pense très fort aux femmes américaines qui vont être obligées de prendre des risques considérables pour leur santé.

L’avortement fut exécuté à la hâte pendant un week-end de l’été, grâce à la complicité d’une amie qui prit tout en charge.

Une fois ma décision prise, je m’étais interdis de ressentir quoi que ce fût. Je me cadenassai.

Pas d’émotions ni d’attendrissements. Fidèle à moi-même, je gérais mes erreurs. Point barre.

Cet avortement clandestin fut une véritable épreuve physique et intime avec comme conséquences directes une dégradation de ma santé, une inquiétante anémie et une tendance aux hémorragies.

C’est à nous de prendre la décision, c’est à nous qu’il revient le droit de choisir. À personne d’autre. Point barre.

Ce matin, je pense très fort aux millions d’américaines qui vont être privées de ce droit et qui vont devoir prendre des risques considérables pour leur santé. Et je leur dis : ne vous résignez jamais.

Continuez le combat, pour vous et pour nous toutes.

 

 

L’Obs nous informe que Michelle Obama a quitté Fayard à son tour, au profit de Flammarion. Après la romancière la plus lue en France, Virginie Grimaldi, c’est au tour de Michelle Obama de claquer la porte de la maison d’édition Fayard. Depuis qu’Hachette Livre, sa maison mère, est passé en mai dernier sous le contrôle du milliardaire Vincent Bolloré, Fayard enchaîne les ruptures.

 
Selon Le Monde, La Roumanie est saisie d’une poussée de fièvre militaire. Inquiet du risque de prolifération de la guerre, Bucarest veut accueillir plus de 10 000 soldats américains et acquérir des sous-marins français.
 

« J’ai signé une lettre d’intention avec le ministre français de la défense pour l’achat de sous-marins Scorpène et d’hélicoptères, a déclaré le ministre de la défense, Vasile Dîncu, le 19 juillet. Pour l’instant, on envisage d’acquérir deux sous-marins et deux hélicoptères. 

 

Maurice Ulrich, dans L’Humanité, relève avec ironie qu’Aurore Berger, la vibrionnante députée des Yvelines devenue enfin présidente du groupe de la majorité relative à l’Assemblée nationale, n’a qu’un souci, l’intérêt des Français. La preuve, mercredi matin, sur France Inter, elle l’a redit à chacune de ses phrases. Elle ne comprend pas, par exemple, que la gauche discute des mesures qui vont dans l’intérêt des Français. Elle comprend bien, en revanche, que LR et le RN votent certains textes, ce qui ne vaut pas soutien à l’action du gouvernement, quand il s’agit de l’intérêt des Français. Est-elle favorable à la taxation des superprofits des grands groupes, comme en Angleterre, en Italie, en Allemagne, comme le souhaitent même certains membres de la majorité relative. Pas précisément, car, pense-t-elle, ça ne va pas vraiment dans l’intérêt des Français.

 

 

Le site Communistes explique l’émigration des Marocains par la misère et la répression qu’ils subissent : « Le 24 juin des centaines de migrants ont tenté de passer la frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Melilla.

 

Violemment repoussés par les forces armées frontalières, au moins une cinquantaine d’entre eux ont trouvé la mort. Une soixantaine ont été arrêtés et poursuivis par la justice marocaine pour entrée illégale sur le territoire.

En 2020, plus de 25 millions d’Africains ont migré à la recherche d’un avenir meilleur. Au Maroc, la moitié des 37 millions d’habitants envisagent d’émigrer et ce taux atteint 70 % chez les moins de 30 ans. Les moins de 24 ans constituent 45 % de la population totale. Quelles perspectives d’avenir leur pays leur offre-t-il pour les conduire si nombreux à l’émigration ? Le chômage frappe presque 32 % des jeunes qui ne sont ni en emploi ni en études, il est en augmentation continue. Quand 55% des adultes demeurent hors de la population active et 60 % dans l’économie dite « informelle » c’est-à-dire échappant au regard de l’État, donc à toute règle. Règles qui, quand elles existent, restent souvent de simple affichage, ainsi l’école obligatoire jusqu’à 15 ans (depuis 2000) laisse 10 % des enfants de 7 à 14 ans au travail.

 

 

Revue de Presse 416
Partager cet article
Repost0
22 juillet 2022 5 22 /07 /juillet /2022 04:43

 

Dans Le Grand Soir, François Ruffin évoque l’enfant que pourraient avoir en commun le Rassemblement National et la République en Marche. Pour lui, les malheurs de la politique française ont commencé en 2005 : «  J’en reviens, comme souvent, date fondatrice, au 29 mai 2005. Ce jour-là, à 55 % les Français voté « non » au Traité constitutionnel européen, « non » à la « concurrence libre et non faussée », « non » à « la libre circulation des capitaux et des marchandises ». A hauteur de 80% chez les ouvriers, 71% chez les chômeurs, 67% chez les employés.

Qu'en a-t-il été de ce rejet ?


Le projet libéral est démocratiquement mort. Et nos dirigeants le savent. Jamais plus ils ne hasarderont un référendum là-dessus, c’est-à-dire sur l’essentiel, sur l’organisation de l’économie. Ils en devinent le résultat, qui dépasserait désormais, et de loin, les 55% de refus : combien ? 60%, 65%, 70% ?

Ont-ils renoncé, pour autant, à leur projet libéral ? Pas du tout : depuis Bruxelles, la concurrence s’étend à tous les domaines de nos vies, le rail, l’université, la santé, au point d’en paraître une loi naturelle, universelle…

 

 

L’Obs s’est intéressé à la ville de Lisbonne par le biais de sa cuisine : « L’art de vivre lisboète est aussi affaire de voyages au bout du monde. L’écrivain Edite Vieira explique : « Nous devons aux peuples qui ont traversé le Portugal des plats et des aliments que nous avons adoptés. Les Phéniciens nous ont légué vignes et oliviers ; les Carthaginois, les pois chiches. A l’agriculture et la pêche des Romains se sont ajoutés les cinq siècles d’occupation arabe à laquelle on doit certains légumes. Les découvertes maritimes des Portugais ont, quant à elles, introduit l’usage d’épices et de sucre. Tout n’était qu’échanges : en Inde, le sarapatel est un plat de l’Alentejo à base de viscères de porc et, au Brésil, le vatapá est une açorda de poisson. La cuisine appartient à la culture d’un peuple, mais elle est toujours en mouvement et se transforme forcément. Bien souvent, on englobe le patrimoine culinaire portugais dans la cuisine méditerranéenne, mais nous sommes atlantiques ! »

 

 

Le Monde se demande si nous n’allons pas bientôt assister à la fin de Reconquête !, le parti d’Éric Zemmour : « Le bateau tangue encore à Reconquête !. Les têtes d’affiche qui avaient rallié l’épopée ultranationaliste claquent la porte ou s’éclipsent sur la pointe des pieds. Jérôme Rivière, premier transfuge du RN, dénonce en interne une « autocratie » due à Eric Zemmour et Sarah Knafo. Gilbert Collard tape du poing sur la table des réunions et, en privé, rit de sa propre mésaventure politique. Nicolas Bay, vice-président de Reconquête !, a glissé sous les radars, officiellement pour mettre en place « une voilure pérenne ».

Benjamin Cauchy, ex-figure des « gilets jaunes » et porte-parole du parti d’extrême droite, a annoncé, mardi 12 juillet, la fin de son « contrat ».  Jacline Mouraud, autre visage des « gilets jaunes » et membre du comité politique, songe à prendre le chemin de la sortie : « J’attends de voir ce qui se passe, et à ce jour il ne se passe rien. On n’a aucun contact avec personne. Un parti politique, c’est fait pour discuter, on le laisse se perdre. Ils ont beaucoup de mal à encaisser les constats, mais les résultats sont là. » 

 

 

Enfin, Le Monde révèle que le profil du sénateur LR Stéphane Le Rudulier n’est pas aussi lisse qu’il y parait : « Stéphane Le Rudulier n’a pas l’allure du sénateur lambda. Dans un parti en pleine restructuration, cet élu Les Républicains incarne, à 48 ans, un de ces nouveaux visages qui pourraient compter à l’avenir. Porte-parole d’Eric Ciotti dans la course à la candidature LR en 2021, l’élu des Bouches-du-Rhône, en pleine ascension, se présente comme un universitaire sympathique et réfléchi. Gérard Larcher, le patron des sénateurs de droite, lui donne du « professeur » quand il le croise. Alain Marc, sénateur (ex-LR) de l’Aveyron, loue son sérieux, son calme et son expertise en droit constitutionnel, qu’il a pu observer lors d’une mission commune à Mayotte. Mais cette façade lisse et consensuelle cache d’autres réalités : derrière le sérieux, une thèse plagiée et un CV gonflé ; derrière la mesure, un assistant parlementaire plusieurs fois condamné et soupçonné d’avoir favorisé des proches avec des opérations immobilières suspectes. »

 

 

Revue de Presse 415
Partager cet article
Repost0
11 juillet 2022 1 11 /07 /juillet /2022 05:01

L’Humanité a rencontré Gauvin Sers qui a fait de sa chanson “ Les Oubliés ” l’hymne des invisibles : « Nous sommes attablés dans un café du Paris popu lorsqu’une femme intervient : « Gauvain, c’est bien vous ? J’aime bien ce que vous faites, je trouve les paroles de votre dernière chanson intéressantes. » S’il le fallait, preuve est faite que « les Oubliés », devenue l’hymne des invisibles, a tapé dans le mille. « Vous n’avez pas pris de position politique ? » ajoute la flâneuse. « Pas directement, je préfère le faire en chansons. » Percée du RN, espoir à gauche, retour du Parlement, tout y passe. « C’est drôle. Drôle et touchant, sans filtre et tellement sincère », relève, amusé, Gauvain Sers. Le chanteur a l’habitude des sollicitations. Ils ne sont pas si nombreux à chanter les humeurs du pays. Formé à l’école des cafés de chansonniers des Renaud, Allain Leprest ou Anne Syslvestre, l’auteur-compositeur-interprète originaire de la Creuse fera son grand retour à la Fête de l’Humanité, en septembre. »

 

Dans un autre domaine, L’Humanité a dressé un portrait peu amène de l’ancien Premier ministre japonais assassiné, Shinzo Abe, « faucon, bigot et antisocial. Nostalgique des années 1930-1940, qu’il considère comme celui de la splendeur du Japon, il consacre son dernier mandat à la révision de la constitution pacifique et au réarmement du pays. Shinzo Abe est l’incarnation des contradictions du Japon d’après-guerre. Issu d’une longue dynastie politique qui a émergé à la fin de l’ère Meiji, dans les dernières heures du 19ème siècle, l’ancien premier ministre a profondément transformé le visage du pays au cours de la dernière décennie. Irrésistiblement nationaliste, ce dernier aura jusqu’à son assassinat, vendredi 8 juillet lors d’un meeting à Nara, fait prospérer l’héritage familial. Ses deux grands-pères parlementaires, dont l’un premier ministre de 1964 à 1972, lui lèguent la passion de la politique et une certaine idée du rôle du Japon en Asie. Côté maternel, il descend de Nobusuke Kishi, chargé de l’administration, ou plutôt de la domination coloniale sur la Mandchourie en 1932. »

 

 

 

Le World Socialist Website revient sur la démission annoncée de Boris Johnson : « Johnson est le premier dirigeant d’une grande puissance impérialiste à tomber pendant la guerre par procuration de l’OTAN contre la Russie en Ukraine. Et la véritable raison de sa chute – dissimulée par d’interminables références pieuses à ses mensonges, à son manque d’«intégrité» et à l’atteinte portée au parti conservateur – est que l’élite dirigeante britannique a perdu confiance en sa capacité à mener la guerre contre la classe ouvrière au pays et une guerre contre la Russie qui menace de dégénérer en troisième guerre mondiale.

 

Il est arrivé au pouvoir en exploitant la confusion politique créée par le Brexit, en manipulant cyniquement le sentiment anti-Union européenne et les griefs sociaux dans les quartiers populaires défavorisés. Il a cherché à donner un vernis populiste aux rêves thatchériens de la droite conservatrice d’un Royaume-Uni libre de conquérir les marchés mondiaux et capable de garantir les investissements spéculatifs internationaux par une politique de déréglementation à grande échelle et d’exploitation brutale de la classe ouvrière.

 

La poursuite de ce programme a fait de Johnson la figure la plus détestée de l’histoire politique britannique. Pour des millions de travailleurs, il sera à jamais connu comme un criminel politique dont le programme d’« immunité collective » visant à mettre fin aux confinements a entraîné près de 200 000 décès et laissé des millions de personnes en deuil ou souffrant elles-mêmes du COVID de longue durée.

 

Les deux membres du cabinet qui ont précipité la chute de Johnson, l’ancien Chancelier Rishi Sunak et l’ancien Secrétaire à la santé Sajid Javid, sont tous deux des banquiers d’affaires multimillionnaires, qui ont basé leur campagne pour la direction du parti sur des appels à restreindre drastiquement les augmentations de salaire et à mettre fin aux emprunts gouvernementaux.

Ils ont déclenché une course à la direction dominée par d’anciennes figures militaires. Parmi eux, on retrouve le favori pour remplacer Johnson, l’ancien capitaine de la garde écossaise et secrétaire à la défense Ben Wallace; la réserviste de la Royal Navy et ancienne secrétaire à la défense Penny Mordaunt; le vétéran de la guerre en Irak et en Afghanistan et président de la commission des affaires étrangères des Communes, le lieutenant-colonel Tom Tugendhat; ainsi que divers fauteurs de guerre comme la secrétaire aux affaires étrangères Liz Truss.

 

 

 

 

 

 

 

 

Revue de Presse 414
Partager cet article
Repost0
4 juillet 2022 1 04 /07 /juillet /2022 05:01

ResPublica tire des enseignements des dernières élections législatives : « Quel que soit le résultat des élections depuis que la gauche a accédé au pouvoir en 1981 – les politiques conduites par tous les gouvernements sans exception depuis le virage de la rigueur en juin 1982 ont été des politiques ultralibérales avec privatisation des entreprises du secteur public et des services publics, réduction de la dépense publique, la part de la plus-value revenant au travail ne cessant de diminuer au profit des actionnaires. Il n’est pas étonnant dans ces conditions qu’une grande partie des classes populaires ne voie pas l’utilité d’aller voter si c’est pour subir de toute façon la même politique à son détriment.

 

La composition sociologique de l’Assemblée n’a pas été modifiée en profondeur. Si quelques représentants des classes ouvrières ou assimilables ont été élus, nous sommes loin du reflet de ce qu’est le pays et la principale « discrimination » demeure bien la sous-représentation des « sans voix », des « sans dents », de « ceux qui ne sont rien ». Dans une première approche, la composition de l’AN serait : cadres et professions libérales 58,4 % alors qu’ils représentent 9,5 % de la population ; artisans, commerçants, chefs d’entreprises, 6,2 % pour 3,5 % ; employés 4,5 % pour 16,1% ; ouvriers 0,9 % pour 12,1 % dans le pays ; agriculteurs exploitants 1,9 % pour 0,8 %; retraités 11,6 % pour 26,9 % de la population ; sans activité professionnelle 8,3 % pour 17 %; couches moyennes intermédiaires 8,1 % pour 14,1 % dans le pays.

 

 Les politiques  ultralibérales au niveau mondial depuis la désindexation du dollar sur l’or par Nixon en 1971 et la financiarisation des économies, le tournant de la rigueur en 1982 dans notre pays ainsi que les politiques ultralibérales mises en œuvre dans l’Union européenne depuis l’adoption de l’Acte Unique impulsé par Jacques Delors, ont défait les solidarités édifiées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale sur « des bases démocratiques de l’égale dignité des êtres humains ».



Ce détricotage ne peut qu’aboutir au retour de « solidarités » fondées sur des sentiments d’appartenance communautaire, sur la religion, la « race », la couleur de peau, l’orientation sexuelle, au développement du sentiment de victimisation et des revendications « sociétales » de reconnaissance de ces identités, et donc à l’affaissement des revendications sociales de juste répartition des fruits du travail. Phénomène qui touche même les syndicats de salariés qui s’orientent de plus en plus prioritairement vers ces « revendications sociétales ».

 

 

Selon le World Socialist Website, Le gouvernement du Parti socialiste espagnol (PSOE)-Podemos, en collaboration avec une police marocaine agissant comme garde-frontière de l'Union européenne, a perpétré un massacre barbare aux frontières de l'enclave espagnole de Melilla en Afrique.

 

 Au moins 37 migrants ont été tués et 150 autres blessés lorsque des milliers de personnes ont tenté de franchir la frontière marocaine vers Melilla vendredi. Selon le HCR, beaucoup venaient du Tchad, du Niger, du Soudan et du Soudan du Sud, et seraient considérés comme des demandeurs d'asile potentiels selon le Droit international.

 

 La cause précise des décès reste incertaine. Certains migrants sont peut-être morts asphyxiés ou écrasés à cause d'une bousculade provoquée par les assauts de la police marocaine. Il est possible que d'autres sont morts suite à des chutes du haut de la clôture: à l'endroit de la frontière où a eu lieu le massacre, la clôture frontalière culmine entre 6 et 10 mètres de haut. D'autres ont peut-être été directement tués par des policiers qui les ont frappés avec des pierres et des matraques.

 

 Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a salué le massacre. Présenté dans les médias comme ayant une politique plus « humaine » envers les migrants lorsqu'il est arrivé au pouvoir à la mi-2018, Sánchez a salué la police et dénoncé les victimes avec des mots qui auraient pu être prononcés par n'importe quel dirigeant d'extrême droite, de l'ancien président américain Donald Trump à Santiago Abascal du parti fasciste espagnol Vox.

 

 Sánchez a condamné la tentative de traversée massive des migrants comme une « agression violente » et une « atteinte à l'intégrité territoriale » de l'Espagne. Il l'a cyniquement imputée au trafic d'êtres humains, déclarant: « S'il y a quelqu'un responsable de tout ce qui semble s'être passé à cette frontière, ce sont les mafias qui font le trafic d'êtres humains. »

 

Revue de Presse 413
Partager cet article
Repost0
2 juillet 2022 6 02 /07 /juillet /2022 04:12

Ces trois linguistes, qui me sont très familiers, cheminaient à mon côté. Soudain, je me dis qu'ils (pardon : ielles) possédaient une masse de connaissances considérable, étant spécialistes, entre autres, des verbes prépositionnels et verbes à particule, du norois, du vieil-anglais, des constructions détachées en rupture, plus généralement des grammaires anglaise et française.

 

Et je me dis aussi qu'ils appartenaient à un temps révolu, celui où l'université française était le royaume de la science, de la connaissance, de l'épanouissement, de la culture.

 

Place, désormais, aux compétences. Aux projeeeeets. Á l'alignement sur le modèle anglo-saxon. Au classement de Shanghai auquel il faut se plier. Á l'immédiateté. Á la précarité. Á la “ visibilité ” et à la “ lisibilité ”. Á la concurrence féroce de tous contre tous.

 

Il est tout à fait normal que ces mutations passent en priorité par l'enseignement supérieur où les bataillons sont beaucoup moins importants que dans le secondaire. Cela n'a que peu à voir avec les individus, qu'ils soient jeunes ou vieux. Et cela n'a rien à voir, non plus, avec l'éthique personnelle des personnels. Pourquoi l'université est-elle un ventre mou face au rouleau compresseur du libéralisme et du capitalisme financier ? Parce que les établissements sont “ autonomes ”, parce qu'on ne cesse de faire appel à du financement privé pour la création de chaires et pour des projets de recherche, et parce qu'un nombre croissant de cursus sont désormais payants. Lorsqu'elle dirigeait, il y a peu, une université scientifique, l'actuelle ministre des Universités a parfaitement incarné ce type de philosophie et de pratiques. Elle s'adressait surtout aux enfants des classes moyennes supérieures et éduquées. Ceux dont les parents pouvaient – et pourraient de toute façon – payer.

Quand j'étais étudiant, des chercheurs comme Baudelot, Establet, Passeron, Bourdieu avaient démontré que l'Université, l'Éducation nationale plus généralement, ne corrigeaient pas les inégalités sociales. Elles sont aujourd'hui une machine à les creuser.

 

Trois linguistes
Partager cet article
Repost0
30 juin 2022 4 30 /06 /juin /2022 05:01

Cette brillante universitaire (physicienne) vient d’être nommée ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Depuis sa prise de fonction, elle n’a pas chômé !

 

En bonne groupie du banquier éborgneur et emmerdeur, son objectif est la destruction de l’Enseignement supérieur républicain. Au nom de « l’excellence », bien sûr.

 

Elle a fait ses armes à la présidence de l’université Paris-Saclay. En deux ans, elle y a opéré la fusion de trois universités, quatre grandes écoles et sept organismes de recherche regroupant 48 000 étudiants et 9 000 enseignants chercheurs. Résultat : ce conglomérat est passé de la 14ème à la 13ème place du classement – très controversé – de Shanghai. Á échelle cosmique, il fallait bien un tel bouleversement pour un résultat aussi magistral.

 

Ce progrès fulgurant dans le classement international s’est opéré – comme je l’ai dit – par la destruction de l’esprit républicain et l’accroissement du nombre d’étudiants « qui ne sont rien » et que le banquier éborgneur et emmerdeur croisera chaque fois qu’il passera par une gare.

 

Je cite ici une analyse du bureau de la section SNESUP de Paris-Saclay : [Cette mutation a été réalisée] « au prix de l’exclusion de licences non sélectives, maintenant dans l’école universitaire de premier cycle qui délivre des diplômes non estampillés université Paris-Saclay pour ne pas écorner “ la marque ” Paris-Saclay. Et au prix d’une grande souffrance au travail due à la perte de sens et de lien humain, à la complexification des procédures. » En d’autres termes, que du malheur pour la majorité des étudiants, l’interdiction d’exciper de la qualité de diplômé de Paris-Saclay, une dégradation des conditions de travail, une augmentation de la précarité par, entre autres, la multiplication de “ chaires professeur junior  ” avec des rémunérations librement fixées par les établissements, la légitimation de la sélection et, au bout du compte, l’interdiction d’exciper de la qualité de diplômé de Paris-Saclay.

 

Ce que Retailleau a fait à Paris, elle compte bien le réaliser au niveau national.

 

 

 

Connaissez-vous Sylvie Retailleau ?
Partager cet article
Repost0
27 juin 2022 1 27 /06 /juin /2022 05:01

 

Selon la Dépêche de Toulouse, des dizaines de femmes se sont récemment baignées en burkini dans une piscine municipale alors que le short de bain est interdit.

Jusqu'à la semaine dernière, les maîtres-nageurs fermaient pourtant les yeux. La plupart de ces mères ont su que le burkini était toléré à la piscine Nakache grâce à des publications sur le réseau social Facebook.

Si l'on se fie au règlement de la piscine et à la loi, ces femmes en burkini ont le droit de se balader librement sur les installations. En revanche, elles ne peuvent pas accéder à la baignade pour une question d'hygiène. 

« Il est d’abord question d’hygiène. Plus la tenue vestimentaire est couvrante, plus elle transporte de matière organique polluant l’eau et créant ainsi des chloramines, puis, par dégazage, des trichloramines dans l’air. Les chloramines nuisent à la santé, non seulement des baigneurs, mais aussi des maîtres-nageurs sauveteurs. Et nous souhaitons, de fait, protéger le plus possible les usagers des piscines », explique la municipalité. Avant de préciser : « Une personne portant une tenue couvrante sera plus difficilement réanimable qu’une personne en maillot de bain simple. Il faudra, en plus du temps nécessaire pour aller la chercher au fond de l’eau, découper ou arracher ses vêtements qui seront alors une entrave pour un sauvetage optimal ».

 

 


 

Revue de Presse 412

Á propos du martyre subi par Julian Assange, Viktor Dedaj écrit dans Le Grand Soir : « Le journalisme est mort non pas au fond d’un cachot, non pas d’une balle dans la tête, non pas dans l’explosion d’une voiture, ni même découpé dans une ambassade saoudienne. Il est mort le jour où il a choisi la complicité en laissant filer en silence et vers l’oubli le meilleur d’entre eux. »

 

 

 

Irène Pivarec, sur le site de la Révolution prolétarienne, revient sur le danger d’importer en France les catégories identitaires étasuniennes : « En France, l’importation et la promotion des catégories identitaires étasuniennes présentent notamment l’avantage inappréciable de favoriser des carrières universitaires et politiques et de repeindre le conformisme et l’arrivisme le plus banal aux couleurs de la subversion. Les récents remaniements ministériels sont une parfaite illustration de ce phénomène. Ainsi, tandis que Mme Borne dédiait, de façon émouvante, son accession au poste de premier ministre à toutes les « petites filles », le nouveau ministre de l’éducation nationale, l’historien Pap Ndiaye, considérait pour sa part sa nomination comme un « symbole de la méritocratie et de la diversité ». Les femmes et les « racisés » ayant enfin leur ministre, on peut, en bonne logique intersectionnelle, espérer que les classes exploitées auront bientôt le leur, en dépit du fait que, à la différence de la « race » et du genre, on ne peut faire « arriver » la femme de ménage ou l’ouvrier qu’en les sortant de leur classe et que, devenant ministre ou professeur d’université, le prolétaire cesse par là-même d’en être un. »

 

 

 

Pour le site Communistes, la recherche publique est de plus en plus au service du capitalisme : « S’il y avait le moindre doute sur la volonté du gouvernement d’asservir la recherche pour doper la compétitivité des entreprises, la dure réalité apparaît crûment avec la décision de sortir le Cnes (Centre national d’Etudes Spatiales) de la tutelle du ministère de la recherche pour le placer sous celle de l’économie et des finances. Faut-il rappeler que le Cnes a joué un rôle fondamental dans la réussite du programme Ariane et la mise en exploitation de nombreux satellites pour diverses applications. Le spatial est un des domaines où une interaction très forte existe entre la recherche et les industries de haute technologie, l’une ne pouvant se développer sans l’autre. Tous les développements sur le lanceur Ariane auraient été impossibles sans une industrie capable de produire de nouveaux matériaux, les carburants et moteurs cryogéniques, l’électronique et le traitement des données associées. Et réciproquement les développements industriels n’ont pu se faire que sur la base des données des laboratoires, parfois en collaboration étroite avec les industriels. Cette interaction a été particulièrement productive si on regarde la réussite du programme spatial européen.


Pour le pouvoir politique, cette époque est révolue.

Partager cet article
Repost0
26 juin 2022 7 26 /06 /juin /2022 04:28

Quand on veut trop bien faire... Et qu'on prouve, à son corps défendant  qu'on ne “ dit ” pas mais qu'on “ est dit ”.

 

Voulant remercier ses militants le soir de son élection, Sandrine Rousseau a fait une curieuse faute de grammaire, en voulant parler de manière inclusive. Enseignante et chroniqueuse RTL, Lisa Kamen analyse, à partir de cet exemple, les limites de l'écriture inclusive.

 

« Merci pour la campagne que vous avez fait et faite. » Sur le ton lyrique qu’on lui connaît et avec des airs de télévangéliste, c’est par cette étrange phrase que Sandrine Rousseau a congratulé son équipe dimanche 19 juin, soir de son élection à la députation. La France entière a sursauté. Enfin, tous les Français ayant dépassé le CM1 parce qu’ils se souviennent qu’aux temps composés, le participe passé s’accorde avec le complément d’objet direct s’il est placé avant le verbe. En l’occurrence, le pronom relatif que, dont l’antécédent féminin est « campagne » était placé avant le verbe.

 

La seule option possible était donc : « La campagne que vous avez faite. »Point. Et zéro pointé pour Madame Rousseau qui s’est pris les pieds dans le tapis de la grammaire inclusive, vous savez cette nouvelle grammaire supposée éviter les « discriminations sexistes » par les usages linguistiques. Féminisation des noms de métiers, usage du point médian, comme dans mon titre, ou encore accord de proximité pour les adjectifs ,sont censés contribuer à anéantir la domination masculine…

 

L’écriture inclusive fait évidemment partie de la panoplie de cette « écoféministe » comme elle se définit sur Twitter. Elle devrait la manier sans difficultés. J’ai pris le temps d’examiner son fil et à part un vilain « une demie heure », je n’ai pas relevé d’erreur d’orthographe majeure. Madame Rousseau est universitaire, elle a même été vice-présidente de l’université de Lille : elle s’exprime correctement. Alors, pourquoi cette grossière erreur ?

 

L’écriture inclusive est source de confusion, elle porte en elle le virus de la dysorthographie et le chaos grammatical. Si elle provoque des fautes de ce type dans le discours d’une personne adulte ayant acquis sa langue sans difficulté, imaginez quels effets désastreux elle peut provoquer chez des enfants en cours d’apprentissage, a fortiori ceux qui rencontrent des difficultés. Les personnes qui en prônent l’usage portent une grande responsabilité car l’écriture inclusive a surtout l’effet d’exclure.

 

L’orthographe et la grammaire françaises sont réputées compliquées. La maîtrise de leurs arcanes demande plusieurs années d’apprentissage et une attention permanente à des millions d’élèves et à leurs professeurs. Il suffit de lire quelques phrases en écriture inclusive pour apprécier leur illisibilité. Même de bons lecteurs se trouvent en difficulté devant tant de signes diacritiques, tant de « possibilités grammaticales ». Et c’est sans doute ce qui est arrivé à Madame Rousseau qui s’est rendue coupable d’hypercorrection : son militantisme féministe l’a poussée à en faire trop.

 

Bien que favorables à la féminisation de la langue, trente-deux linguistes ont publié une tribune collective en septembre 2020, estimant l'écriture inclusive profondément problématique. « Outre ses défauts fonctionnels, l’écriture inclusive pose des problèmes à ceux qui ont des difficultés d’apprentissage et, en réalité, à tous les francophones soudain privés de règles et livrés à un arbitraire moral. »

 

Toutes les réformes orthographiques précédentes ont eu pour objectif la simplification de la langue. L’écriture inclusive, elle, a pour résultat d’exclure d’office les élèves en difficulté et de provoquer une instabilité linguistique. Au passage, on observe souvent que les plus militants abandonnent d’eux-mêmes l’écriture inclusive après quelques lignes tant elle complique l’écriture.

 

Dernier point ! À ceux qui veulent « renverser la table », détruire le système et changer la société : un discours est beaucoup plus efficace lorsqu’il est beau ; il faut commencer par maîtriser l’exercice pour s’en affranchir et improviser ; la virtuosité d’un Clemenceau, d’un Victor Hugo ou d’un Zola qui ne s’amusaient pas à pervertir la grammaire mais la maîtrisaient parfaitement est bien plus puissante que les simagrées sans style d’Europe Écologie les Verts et les Vertes. Les Vertes et les Verts. Oh et puis je ne sais plus !

 

Sandrine Rousseau ou les raté.e.s de l’écriture inclusive
Partager cet article
Repost0