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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 11:02

Peter Seeger est mort. Comme d’autres de ma génération, je le suivais depuis des dizaines d’années. Auteur-compositeur-interprète de très grand talent, il fut aussi un militant politique particulièrement courageux. Membre du parti communiste des Etats-Unis, proche des syndicats de gauche, des mouvements pacifistes, il refusa de témoigner devant la commission McCarthy. Pour cela, il fut condamné à 10 ans de prison mais une cour d’appel casse cette sentence. Il milita contre la guerre du Vietnam et fut l’ami de Martin Luther King.

 

 

France Info, pour faire vite et pas trop dérangeant, nous bassine qu’il créa la version originale de “ Si j’avais un marteau ”, reprise par Claude François, avec des paroles du même Claude. Ci-dessous, la version française :

 

Si j'avais un marteau

Je cognerais le jour

Je cognerais la nuit

J'y mettrais tout mon cœur

Je bâtirais une ferme

Une grange et une barrière

Et j'y mettrais mon père

Ma mère, mes frères et mes sœurs

Oh oh, ce serait le bonheur

 

Si j'avais une cloche

Je sonnerais le jour

Je sonnerais la nuit

J'y mettrais tout mon cœur,

Pour le travail à l'aube

Et le soir pour la soupe

J'appellerais mon père

Ma mère, mes frères et mes sœurs

Oh oh, ce serait le bonheur

 

Si j'avais une chanson

J'la chanterais le jour

J'la chanterais la nuit

J'y mettrais tout mon cœur

En retournant la terre

Pour alléger nos peines

J'la chanterais à mon père

Ma mère, mes frères et mes sœurs

Oh oh, ce serait le bonheur

 

Si j'avais un marteau

Et si j'avais une cloche

Puis si j'avais une chanson à chanter

Je serais le plus heureux

Je ne voudrais rien d'autre

Qu'un marteau, une cloche et une chanson

Pour l'amour de mon père

Ma mère, mes frères et mes sœurs

Oh oh, ce serait le bonheur

 

 

C'est le marteau du courage

C'est la cloche de la liberté

Mais la chanson c'est pour mon père

Ma mère, mes frères et mes sœurs

Oh oh, pour moi c'est le bonheur

C'est ça le vrai bonheur

Si j'avais un marteau

 

Malin, le Clo-Clo. Il nous propose des paroles un peu surréalistes, apolitiques, consensuelles et bien pensantes.

 

La version originale (de 1949) est tout autre. Le marteau ne sert pas à cogner la nuit pour construire une maison. C’est celui d’un juge qui se bat pour la justice et la liberté.

 

 

 

If I had a hammer,


I'd hammer in the morning,


I'd hammer in the evening,


All over this land,
I'd hammer out danger,


I'd hammer out a warning,


I'd hammer out love between,


My brothers and my sisters,


All over this land.

If I had a bell,


I'd ring it in the morning,


I'd ring it in the evening,


All over this land,


I'd ring out danger,


I'd ring out a warning,


I'd ring out love between,


My brothers and my sisters,


All over this land.

If I had a song


I'd sing it in the morning


I'd sing it in the evening


All over this land


I'd sing out danger


I'd sing out warning


I'd sing out love

Between
my brothers and my sisters


All over this land

Well, I've got a hammer 
and I've got a bell


And I've got a song to sing
all over this land


It's the hammer of justice


It's the bell of freedom


It's a song about love

between my
brothers and my sisters


All over this land

It's the hammer of justice


It's the bell of freedom


It's a song about love between my brothers and my sisters


All over this la-a-and

 

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 10:56

 

Le Comité Technique des personnels des Universités (CTU) a examiné le projet de décret statutaire des enseignants-chercheurs le 9 janvier 2014. Le vote final du CTU est sans équivoque : 0 voix pour, 9 voix contre (SNESUP-FSU, SupAutonome, FERC-SUP CGT), 4 abstentions (SGEN-CFDT, Sup'Recherche UNSA). Les syndicats qui se sont abstenus sont, ce n’est pas une insulte, les relais du pouvoir solférinien dans l’enseignement supérieur.

 

La représentante de la ministre Fioraso (absente) a opposé une fin de non-recevoir à la quasi totalité des très nombreux amendements proposés par les syndicats à l’unanimité.

 

 

Le projet Hollande/Fioraso maintient le principe de la modulation des services, bien utile dans le contexte de conditions budgétaires dramatiquement dégradées des universités (la liste des établissements en faillite s’allonge), le rapport d'activités périodique, obligatoire, non confidentiel, et n'apporte aucune garantie sur le droit et la liberté de recherche, aucune amélioration aux conditions de travail et de carrière, et multiplie les dispositions dérogatoires au recrutement et à la promotion. Opacité, donc et recul des pratiques démocratiques (pour ce qu’il en reste).

 

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 07:23

... Ce n'est pas triste.

 

L'avenir de l'Université française est actuellement entre les mains de quelques ambitieux Solfériniens qui veulent redécouper l'institution comme ils le feraient pour des circonscriptions législatives ou cantanoles.

 

Ci-dessous, les enjeux expliqués par Sauvons l'Université ! (25 janvier 2014).

 

La loi Fioraso, qui a pour l’essentiel cherché à consolider la précédente loi LRU, demande aux universités de faire d’ici au mois de juillet prochain un choix décisif. Si la « politique de site » est une obligation à laquelle aucune université ne peut se soustraire, il reste en effet à déterminer la façon dont chacune d’entre elles s’inscrira dans cette politique. Il est clair que le dessein du ministère est la simplification de la carte nationale des établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche à une trentaine de pôles (un pour chacun des barons du PS ?). Pourtant, à la lecture précise du texte de loi, les choses ne sont pas entièrement bouclées. Peut-être quelques-uns ne s’en sont-ils pas encore aperçus, peut-être certains préfèrent d’ailleurs l’ignorer, peut-être d’autres ont-ils choisi de ne pas le voir, mais, contrairement à ce qui est dit ici ou là, il n’est pas exact que la seule solution soit la fusion des universités (à l’image de ce qui s’est déjà fait à Marseille, à Strasbourg, en Lorraine ou dans trois des quatre universités de Bordeaux) ou la création d’une « Communauté d’universités ou d’établissements » (COMUE ou CUE au choix !) qui, sans engager de fusions, relève d’une logique identique. Certes, la loi dispose que tous les PRES seront automatiquement transformés en COMUE dans un délai d’un an à partir de sa promulgation, mais cette dénomination ne recouvre rien tant que les statuts de ladite COMUE n’auront pas été votés. Autrement dit, le nom ne débouchera sur une chose qu’à ce moment-là ; auparavant, la question n’est pas de sortir ou non d’une COMUE, qui n’existe encore que sur le papier, mais de choisir entre la COMUE et un autre statut : l’ASSOCIATION.

 

En effet, le texte de loi dispose qu’il existe une possibilité de regroupement en « association d’universités et d’établissements d’enseignement supérieurs ». Qui plus est, la même loi énonce qu’en Ile-de-France, les « associations d’universités » ne sont pas nécessairement coordonnées par un seul établissement promoteur ou directeur et qu’elles peuvent relever d’une multi-coordination. Cette double forme dérogatoire (implicitement pour le premier point, national, explicitement pour le second, propre à un site particulier) n’a probablement pas été pensée pour créer une alternative aux formes fusionnelles ou proto-fusionnelles : elle a sans doute été d’abord conçue pour des « grandes écoles » et autres établissements publics de l’enseignement supérieur (voir le cas de l’Institut National Polytechnique de Grenoble), soucieux de préserver leur autonomie en se limitant à une association avec les COMUE ou avec les universités qui leur sont proches territorialement parlant.

 

La suite ici.

 

 

Quand les lobbies solfériniens s'occupent de l'Université...
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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 06:16

 

L’éditorial pose la question de savoir s’il existe un « bon anthropocène ». « Le désir insatiable de domination du monde naturel nous a conduit à la catastrophe. […] Ce n’est pas parce qu’il y a le feu à la planète que nous sommes antiproductivistes mais par ce que le productivisme n’est pas la solution à la misère sociale, culturelle, politique, anthropologique. »

 

Paul Ariès nous met en garde contre capitalisme vert, le grand projet du capitalisme tout court : « Le capitalisme vert entend bien adapter la planète aux besoins du productivisme ». Tout est prêt : « les capitaux, les fantasmes (le culte de la toute puissance, l’idée d’un monde sans limites), le vertige de la technoscience. »

 

Pour Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz, l’Anthropocène est le signe de notre puissance, mais aussi de notre impuissance. Ils mettent en garde contre l’extinction de la biodiversité, de composition de l’atmosphère, de l’acidification des océans et des lacs, du déferlement d’éléments radioactifs et de molécules toxiques dans les écosystèmes. Au-delà de l’histoire des vainqueurs, préviennent-ils, il faut redécouvrir la pluralité des options possibles.

 

 

Pionnier de la fécondation in vitro, Jacques Testart prend position contre le tri sélectif d’embryons et la banalisation de l’eugénisme. Il estime que les dérives de la procréation assistée flirtent avec le transhumanisme. Il pose par ailleurs que « le vivant, contrairement à la machine, n’est pas qu’un assemblage judicieux de morceaux utiles, et qu’on ignore largement comment il devient cette autre chose, cette propriété unique où certains voient la marque du divin et d’autres celles de la complexité, ce qui n’explique rien. »

 

Paul Ariès évoque l’avènement du surhomme par la géo-ingénierie : « il faut combattre la folie qui consiste à vouloir adapter l’humanité aux besoins du productivisme. On pourrait, pour réduire les besoins d’éclairage, modifier par le génie génétique les yeux humains sur le modèle de ceux des chats. » Brrrr ! Sans parler de l’immortalité grâce aux nanotechnologies.

 

Pour Fabien Piasecki, la géo-ingénierie et le transhumanisme font peser un risque majeur de catastrophes climatiques mais aussi de désespècement (sortie de l’espèce humaine).

 

Robin Delobel explique pourquoi la Conférence du climat qui s’est tenue à Varsovie en 2013 restera comme celle de l’immobilisme et de l’antagonisme.

 

Frédéric Thomas pose un regard lucide sur l’« extarctivisme » en Amérique du Sud : « le continent a opéré un tournant à gauche. Pourtant le paradoxe de cette nouvelle phase est de reconduire, voire d’accentuer, le même modèle de développement qu’auparavant. »

 

G. Boitel et D. Loufrani décortiquent le concept d’« agroécologie ». L’agriculture industrielle d’aujourd’hui a du mal à concilier ces deux termes.

 

Yannis Youlountas dénonce la répression qui s’abat sur des projets d’autres modèles (Marinaleda, Exarcheia, Val Susa). En regrettant évidemment que le projet altermondialiste a été dépassé par la montée des nationalismes dans un climat entretenu de peur économique et sociale.

 

Maxime Vivas dénonce les menées de Robert Ménard à Béziers, nouvelle terre de prédilection du FN qui va, là comme ailleurs, jouer sur la peur et la haine. Ménard est soutenu par Nicolas Dupont-Aignan, l’idole des maisons de retraites, pour qui « Robert, c’est Jeanne d’Arc ! ».

 

Aurélien Bernier postule que l’alliance PCF/PS aux municipales sera perdante et rappelle que le PCF s’était déjà condamné dans les années 8à en s’alliant aux Solfériniens.

 

Pour Christian Sunt, « les Bonnets rouges ne nous feront pas croire au Père Noël ! » L’écotaxe n’est pas responsable de la crise bretonne, crise d’un modèle de développement encouragé et financé par l’Union européenne et son programme de liquidation de l’agriculture paysanne.

 

Florent Bussy pose une question toute bête : « Qu’est-ce qu’une catastrophe nucléaire ? » Sa réponse est intelligente.

 

« Les journalistes manipulent l’information » contre « les journalistes sont objectifs ». Fausse alternative, comme le démontre Laurent Paillard.

 

De quoi Google est-il le nom, demande Yann Fiévet : « Nous devrions nous y faire : l’emprise de Google s’accroît chaque jour davantage et il serait illusoire de vouloir y résister. La firme, omniprésente dans l’univers de nos cyber-activités, recouvre nos vies d’une prétendue bienveillance. Ce serait au nom de l’émergence d’un monde plus sûr que Google, en compagnie de huit autres sociétés privées américaines, participe activement au système Prism mis en place par la NSA pour surveiller tous les recoins de « la toile ». La volonté arachnéenne veille sur nous ; allons en paix ! Cependant, non contente d’apaiser notre inquiétude à propos de la dangerosité du monde, inquiétude par ailleurs savamment entretenue par les maîtres de la « médiasphère », Google se veut un agent puissant de la Culture universelle. »

 

Pour finir, Mathylde nous offre une recension d’un livre sur Jean Cocteau et du dernier roman d’Hélène Frappat, Lady Hunt.

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 10:27

La rupture avec Valérie était somptueusement représentée lors de la dernière conférence de presse présidentielle. À droite de Hollande, une tapisserie de Jean-François de Troy, peintre français du XVIIIe siècle, intitulé “ Le Repas d'Esther et d'Assuérus ”.

 

Assuérus, qu'on assimile à Xerxès Ier s'éprend d'Esther lors d'un repas intime. Il avait auparavant répudié son épouse légitime qui avait refusé de se présenter devant lui et ses convives lors d'un grand repas. Les conseillers du roi organisèrent alors une sélection parmi les jeunes filles vierges du royaume.

 

Source : le figaro.fr

 

François Hollande, 2500 après Xerxès
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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 06:19

Cette fois, c’est officiel : ce que l’on savait depuis Sarkozy/Pécresse vient d’être confirmé, de manière catégorique cette fois-ci, par leurs clones solfériniens Hollande/Fioraso.

 

Les établissements d’enseignement supérieur sont en effet incités à devenir des « centres de coûts et profits ». En attendant, j’imagine, les écoles maternelles. Il s’agit de « changer la culture des universités ». Deux exemples de cette nouvelle jungle. Une université publique du Centre-Ouest ferme un département qui fonctionnait très bien. Sa voisine, catholique, ouvre aussi sec le même département. Dans une même université de l’Est du pays, le président, pardon le PDG,  encourage une filière X à donner les mêmes cours qu’une filière Y. Que le meilleur, le plus sagouin, gagne !

 

L’idée de base est que les universités sont désormais « autonomes ». Naturellement, c’est faux, si l’on compare à la situation des pays où elles le sont vraiment. Dans l’optique solférinenne de marché, l’autonomie signifie que les établissements devront, chaque jour davantage, rechercher des sources de financement. Avec, à terme, la perspective étasunienne, d’un retrait quasi total de la puissance publique. Et comme corollaire, dans un premier temps, un statut de fonctionnaires territoriaux pour les personnels, puis dans un second temps (à échelle d’une génération, ou deux, à la rigueur), d’un statut privé.

 

Donc pour Fioraso, les dirigeants des université doivent acquérir la « culture » (décidément, j’ai de plus en plus envie de sortir mon revolver) du budget en sachant « formater une offre et faire payer les factures ». Par exemple, ne pas considérer que, « lorsqu’on lorsqu'on fait une prestation pour l'hôpital ou le CNRS, elle doit être gratuite parce qu'on fait partie du service public ! » Et tant pis pour les malades.

 

Grâce à cette mentalité entrepreneuriale, Fioraso espère voir le chiffre d’affaires (hé oui, bande de sorbonnards attardés, le « chiffre d’affaires » !) des universités en matière de formation passer de 640 millions d'euros par an actuellement à 1,5 milliard, voire 1,8 milliard en cinq ans. Ce que cette Solférinienne appelle « réenchanter les universités et les ouvrir sur le monde extérieur », en n’oubliant pas que le terme « réenchanter » a été remis à la mode en 2005 par l’ancienne patronne des patrons. Vice-Président de la Conférence des présidents d’universités, Gérard Blanchard emboîte le pas du ministre solférinien : la formation aux entreprises, démarche de type « social », cela va sans dire, « peut être une ressource, car elle est financée par les régions ».

 

Toujours dans le cadre de la politique de l’offre, les universités (« autonomes », n’est-ce pas ?) devront, tout affaire cessante, « simplifier » leurs masters, c’est-à-dire en réduire autoritairement le nombre, pour passer de 5.000 à – « excusez du peu », pour reprendre l’expression d’un gestionnaire solférinien de l’université de Tours – 246. Des regroupements, eux aussi autoritaires, dans le cadre de « communautés d’universités » permettront des économies importantes.

 

Naturellement, les droits d’inscription ne resteront pas parmi les plus bas d’Europe. Équité, équité, nivellement par le haut cette fois-ci : pour Fioraso, les universités sont « libres » de songer à les relever. Certains étudiants étrangers ont déjà fait l’objet de cette mesure tellement moderne.

 

En attendant le jour, pas si éloigné que cela, où les universités d'entreprise (L'Oréal, Veolia, NRJ, Orange, JCDecaux) auront définitivement pris le pas sur l'enseignement supérieur public.

 

 

On y est : l’université française est une entreprise !
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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 06:44
Kindy : des chaussettes poujadistes
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 11:06

Lola Lafon. La petite communiste qui ne souriait jamais. Actes Sud, 2014.

 

Une petite remarque sur le titre de ce livre, pour ne plus y revenir : Nadia Comaneci, la plus grande gymnaste de tous les temps, souriait, même en plein effort.

 

Auteur de plusieurs romans où, entre autres choses, elle dénonçait le capitalisme (Une fièvre impossible à dénoncer, Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce) Lola Lafon – qui a grandi en Roumanie – explore, dans cette très belle biographie fictive de Nadia Comaneci (ceci est un roman), la manipulation d’une sportive par le système communiste, mais également par le monde du marché.

 

Pour ceux qui, comme moi, ont eu la joie ineffable de voir en direct cette petite gamine inventer une gymnastique jusqu’alors impensée, tout a commencé par cette image incroyable d’un ordinateur devenu fou parce qu’attribuant à la perfection d’Onesti la note de 1,00 (au lieu de 10,0) une note non encore paramétrée.

 

 

En effet, si aux Jeux Olympiques de 1976, Nadia avait été jugée selon le barème des autres candidates au titre, elle aurait dû obtenir 12/10, ce qui n’était techniquement pas possible pour la machine et inconcevable pour ses juges. Jamais on n’avait vu associées une telle grâce et une telle puissance chez une enfant de moins de 15 ans.

 

Le sport de haut niveau est une folie obsessionnelle, mais aussi une souffrance. La gymnastique, tout particulièrement. Citons ce moment douloureux, cette petite horreur du quotidien : « On lui bande les chevilles. Son tendon d’Achille est gonflé et forme une excroissance protégée d’une mousse retenue d’un scotch, stigmate des nombreuses fois où elle a heurté la barre la plus basse du pied. Ses genoux s’infiltrent de liquide, une réaction aux chocs répétés, ses rotules se couvrent de corne. Il faut veiller à ce que les ampoules ouvertes de ses paumes ne s’infectent avec la poussière du sol et la magnésie. » Son (mythique) entraîneur Béla Károlyi ira jusqu’à enlever des lambeaux de peau de ses propres mains pour les fixer sur les cloques de sa prodige.

 

Pour des Roumains des années 1970, les JO de Montréal, c’est franchement, et déjà, les marchands du temple. Des centaines de sponsors vous somment désirer ce dont vous n’avez pas besoin. Le vertige pour cette Héroïne du travail socialiste, chérie par les parents Ceaușescu et bientôt draguée assidument (mais en vain) par le fils cadet Nicu, à peine sortie des jupes de sa mère.

 

 

À l’époque, Ceaușescu se conduit de manière très subtile : dictateur implacable et ubuesque dans son pays, il fait des risettes à Washington et irrite Moscou. Il reçoit Arafat mais ne rompt pas avec Israël. Le Figaro adore, mythifie celui que les Roumains ont l’ordre de qualifier d’« Étoile polaire pensante, de Danube de la pensée » : « Ceaușescu, le président qui n’accepte d’honneurs que celui de conduire son peuple, comme Moïse, dans la terre promise de la prospérité et de l’indépendance. ». Il faut dire que son propriétaire Hersant est régulièrement invité à des chasses voluptuaires où l’on canarde sans retenue. Quant à la maman de Nicu, elle est « la plus grande scientifique de renommée internationale » grâce à une thèse sur les polymères « soutenue dans le secret d’une université fermée aux étudiants et gardée de policiers ». Pas facile pour une enfant de tenir en équilibre sur une poutre dans ce monde de l’anormalité ! Ni dans des hivers glaciaux où la température dans les habitations est limitée à 14° et où, comme protéines, on ne trouve plus que des pieds de porc.

 

 

Est-ce un hasard si la petite merveille roumaine surgit sur la scène médiatique au moment où deux autres poupées, étasuniennes celles-là, viennent agrémenter les fantasmes masculins : les deux actrices Jodie Foster (dans son minishort de Taxi Driver), et Brooke Shields, l’enfant prostituée de  La Petite de Louis Malle ? Aux vamps du capitalisme, la petite héroïne communiste va proposer la guerre en balançant « son corps tendu à toute volée ». Comme corollaire, un régime alimentaire insensé, pas de règles, pas de seins, pas de vie sexuelle ni sociale. Des laxatifs avant chaque compétition.

 

Aux championnats du monde de Fort Worth en 1979, la perle fine va connaître sa première souillure, tout en réalisant un exploit fantastique. S’est-elle empiffrée de burgers ? Elle est malade, infectée comme son pays. Elle suppure. Mais son corps ne lui a jamais appartenu. Béla, le « Professeur », l’oblige à concourir. Pour sortir de la poutre, elle utilise seulement trois doigts de sa main bandée, tandis que battent ses sinus et ses gencives. Elle est portée en triomphe. Quelques minutes plus tard, elle est opérée sous anesthésie générale.

 

Avant même d’émigrer aux Etats-Unis, Nadia a compris ce qu’est l’enfer capitaliste pour les gymnastes : « C’est aux Etats-Unis que les pires choses sont arrivées parce que leurs écoles de gym sont privées et chères, et les filles ont tout de suite eu besoin de sponsors et d’argent. Elles doivent gagner pour rembourser les emprunts que font leurs parents. Betty Okino, après des blessures à la colonne vertébrale, s’est cassée le bras en compétition parce qu’on l’a fait s’entraîner avec un début de fracture pour ne pas perdre l’argent du sponsor ! »

 

Quand elle se présente aux jeux Olympiques de Moscou en 1980, la « Petite Fée de Montréal » est devenue, ce que d’aucuns regrette car le charme est rompu, une belle jeune femme. Cependant, à Moscou, il faut qu’une soviétique l’emporte. Malgré une chute aux barres asymétriques, elle peut encore prétendre à la médaille d'or du concours général avant le dernier exercice, le passage à la poutre, son meilleur agrès : pour obtenir le titre, il lui faut une note de 9,95. Malgré une prestation parfaite, le jury, après avoir hésité pendant 25 minutes, ne lui donne 9,85. Nadia est médaillée de bronze, derrière deux Soviétiques. Deux médailles d'or à la poutre et au sol ne la consoleront pas de cet échec.

 

Nadia est à gauche sur la photo et attend le résultat de l'arnaque

 

Nadia met un terme à sa carrière l'année suivante. Béla Károlyi, qui s'est installé aux États-Unis pour faire de la gymnastique une lucrative industrie, a abandonné sa protégée. Nadia se refuse à Nicu Ceaușescu, le fils cadet du dictateur qui tente de lui imposer une « idylle forcée ». Sa vie en Roumanie devient un enfer ; la Securitate la surveille en permanence.

 

La dictature devient de plus en plus délirante. Un romancier n’a pas le droit d’écrire « Il enfila un pull car il frissonnait ». On ne frissonne pas dans la Roumanie à 14° ! En peine, la Securitate invente une nouvelle catégorie de gens à surveiller : les « personnes sans antécédents ». Cette police est omniprésente, moins peut-être, nous dit l’auteur, que la NSA qui localise des milliards de personnes grâce à l’iPhone.

 

Nadia va fuir la Roumanie, quinze jours avant la chute du camarade suprême. Grâce à des services secrets. Certains diront qu’elle s’est sauvée parce qu’elle était mouillée jusqu’au coup dans le système communiste. Pour d’autres, elle n’avait rien vu venir. Dans le paradis du marché, la vie ne sera pas très rose, pour elle comme pour ses camarades ayant également franchi le pas. La championne d’Europe de 2004 vendra ses médailles dans une émission télévisée pour s’offrir un studio. D’autres poseront dans Playboy. Pendant ce temps-là, en Roumanie, des milliers de personnes mourront de froid dans les rues tandis que l’Église orthodoxe continuera à s’engraisser sans payer d’impôts. À la censure politique aura succédé la censure économique. Des villages seront rasés pour permettre l’exploration du gaz de schiste.

 

L’asile est accordé aux Etats-Unis à Nadia sur les bases de « peurs fondées de persécution ». Elle est immédiatement prise (et plus si affinités) en charge par un drôle de type, d’origine roumaine, marié et père de quatre enfants. Sa femme est complice. Nadia grossit, se maquille à deux balles et devient ordinaire, vulgaire. Elle fume et boit comme un trou. Sa « marketabilité » est en chute libre.

 

La reconstruction sera très lente. En 2006, le réseau de communication avec l’espace lointain envoie dans l’éther la vidéo de sa prestation de Montréal, comme représentative de la « beauté absolue ».

 Cette même année, à 45 ans, elle donne naissance à Dylan-Paul, par césarienne. Le père est un ancien champion olympique de gymnastique.

 

 

Ici, un entretien de Lola Lafon pour Mediapart.

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 06:57

Comment, en Angola, Cuba contribua à la défaite du régime de l’apartheid (Fidel Castro, Mémoires des Luttes) :

 

Les sentiments de fraternité profonde entre le peuple cubain et la patrie de Nelson Mandela sont nés d’un fait que personne n’a mentionné et dont nous n’avons dit mot durant de longues années : Mandela, parce qu’il était un apôtre de la paix et ne souhaitait blesser personne ; Cuba, parce qu’elle n’agit jamais en quête de gloire ou de prestige.

 

Quand elle a triomphé, la Révolution cubaine a été solidaire, et cela dès les premières années, des mouvements de libération qui, dans les colonies portugaises en Afrique, tenaient en échec le colonialisme et l’impérialisme après la Deuxième Guerre mondiale. Mais pourquoi occulter le fait que le régime de l’apartheid, qui fit tant souffrir l’Afrique et indigna l’immense majorité des nations du monde, était un fruit de l’Europe coloniale ? Et que les Etats-Unis et Israël lui assurèrent le statut de puissance nucléaire, ce que Cuba, qui appuyait la lutte d’indépendance des colonies portugaises africaines, condamna publiquement ? Notre peuple, que l’Espagne avait cédé aux Etats-Unis en 1898, alors qu’il venait de mener une lutte héroïque de plus de trente ans, ne s’était jamais résigné au régime esclavagiste qu’on lui avait imposé pendant près de quatre cents ans.

 

 

Dans L’Humanité, Jean Rouaud, prix Goncourt 1990, est interviewé, à l’occasion de la sortie de son dernier essai Manifestation de notre désintérêt, sur la notion de « marchés » :

 

« Pendant des années, on parlait du marché, et en l’occurrence de la « main invisible du marché ». Or on sait que la main invisible, c’est une main de fer dans un gant de fer. En devenant « les marchés », ils se sont divisés. On sait qu’il est toujours plus difficile d’atteindre plusieurs entités plutôt qu’une seule. Tous les groupes de résistance savent cela. En morcelant un système, il est plus compliqué d’en atteindre le centre. Tous les empires très centralisés se sont écroulés d’un coup. Le marché qui n’a pas voulu ressembler à l’empire aztèque a donc décidé de se scinder en « marchés » toujours plus insaisissables l’un que l’autre. Toute une sémantique est en train de se mettre en place. Et personne ne relève qu’un seul et même discours est relayé : les mesures à prendre doivent satisfaire les marchés pour les rassurer. Mais personne ne demande à ces derniers de nous rassurer, et d’ailleurs les marchés n’étant pas rassurants, on se demande bien pourquoi il faudrait prendre telles ou telles décisions. »

 

Dans Le Grand Soir, Achard aborde l’épisode Hollande-Gayet sous l’angle de la société du spectacle :

 

Cette société du spectacle est un tout, qui fonctionne comme un tout. On ne peut pas se vautrer dans la presse "people" quand ça arrange et s’abriter derrière l’argument de la vie privée quand ce spectacle dérange. Aurélie Philippetti qui voit dans cette affaire "une tentative d’instrumentalisation politique d’une affaire privée" (Nouvel Obs) est moins regardante quand la presse people l’affiche "à la une" avec son compagnon l’ancien député et secrétaire d’état UMP et ex militant d’extrême droite : Frédéric de Laparre de Saint-Sernin.

 

François Hollande ne pouvait ignorer que Julie Gayet avait créé en 2013 une société de production cinématographique "Cinémaphore" avec deux autres actionnaires : le producteur Charles Gillibert et... François Pinault lui-même, troisième fortune française.

 

On termine par une bonne nouvelle que nous apporte Marine Turchi dans Mediapart :

 

À Neuilly, l’UMP a perdu plus de la moitié de ses adhérents.

 

Même Neuilly, terre des Sarkozy et l'une des plus importantes sections UMP de France, ne résiste pas à l'hémorragie des adhérents. Depuis 2007, la section a perdu plus de la moitié de ses encartés. C'est plus qu'à l'échelle nationale (un tiers). En cause, les « crash » successifs du parti, qui n'a pas présenté de candidats aux municipales et législatives.

Même Neuilly ne résiste pas à l'hémorragie des adhérents UMP. La ville, dirigée par Nicolas Sarkozy pendant près de vingt ans, et l'une des plus importantes sections UMP de France, a perdu, depuis 2007, plus de la moitié de ses militants encartés. C'est plus qu'à l'échelle nationale, où le parti a vu s'évaporer un tiers de ses adhérents (ils étaient 370 000 fin 2007, et 250 000 fin 2013). Alors que l'UMP traverse une crise importante, marquée par cinq années de défaites électorales, l'élection fiasco de son président en 2012, des divisions idéologiques et une guerre des chefs qui a fait fuir certains militants, les chiffres d'adhésion de cette section clé sont loin d'être anodins.

 

Sarkozy laisse-t-il mourir ce parti pour pouvoir créer le sien propre en vue de la prochaine présidentielle ? L’UMP se remettra-t-elle du lâchage d’Enrico Macias ? L’UMP étant un parti de vieux, quelle est la proportion de ceux qui n’ont pas passé l’hiver ? Le prince Louis « Bonne chance, mon papa ! » Sarkozy, aujourd’hui âgé de 16 ans, reprendra-t-il le flambeau brandi avec tant de maladresse par son frère aîné ? Voilà des questions graves que le grand parti populaire de droite ne pourra pas esquiver bien longtemps.

 

Revue de presse (82)
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Published by Bernard Gensane - dans culture et politique
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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 14:21

Heureusement que Philippe Arnaud jouit d'une retraite bien méritée et qu'il regarde Élise Lucet tous les jours sur France 2 ! Grâce à lui, on comprend mieux le discours idéologique de cette journaliste des familles.

 

Aujourd'hui, au journal de France 2 de 13 h, Elise Lucet, en ouverture présentait ainsi un des sujets :

 

- "Décryptage et réactions après les annonces de François Hollande. A quoi correspond exactement la suppression des cotisations familiales pour les entreprises, comment financer cette mesure à 35 milliards d'euros et quel calendrier. Point complet dans un instant avec Valéry Lerouge et Valérie Astruc".

 

Puis, quelques minutes après, entrant dans le sujet, elle poursuivait :

 

- "On va essayer d'y voir plus clair avec Valéry Lerouge. Bonjour. A quoi servent d'abord ces cotisations ?"

 

- "Valéry Lerouge : A payer toute une panoplie de prestations familiales versées par la CAF. Il y a la prime à la naissance, l'allocation de rentrée scolaire versée fin août, les allocations familiales versées chaque mois à partir du 2e enfant, ou, moins connue, l'allocation de soutien pour familles monoparentales (90 euros par mois). Au total, 55 milliards versés l'an passé. Financées aux deux tiers (35 milliards exactement) par les entreprises. Si vous regardez bien votre fiche de paye, il y a une ligne, ici "allocations familiales" réglée uniquement par votre patron. Ça lui coute 5,4% de votre salaire brut, un taux qui vient d'être réduit à 5,25%. C'est cette ligne que François Hollande veut supprimer."

 

- Elise Lucet : si les entreprises ne règlent plus ces 35 milliards d'euros, qui va payer ?

 

- Valéry Lerouge : C'est flou pour l'instant. Mais pour maintenir les prestations au même niveau, il faudra que l'Etat compense ce que ne payent plus les entreprises. Pas question de le faire par de nouveaux impôts, mais en réduisant toujours un peu plus les dépenses de l'Etat. Objectif 50 milliards d'euros sur 3 ans. A titre de comparaison, le gouvernement a programmé, non sans mal, 15 milliards d'économies pour cette année.

 

Remarque 1. Premier point de vocabulaire. Lorsqu'on (on = la droite ou le Medef) évoque les charges, le terme "charges" n'est ni neutre ni innocent. Car une charge est ce qui pèse, et – sous entendu – ce qui pèse indûment. A quoi correspondent ces "charges" ? Au salaire différé, versé au salarié, et qui rémunère le coût de ses enfants (= allocations familiales), ses soins médicaux, sa retraite et ses allocations chômage.

 

[Que signifie donc l'emploi du terme "charge" (au lieu de cotisations) ? Cette réalité brutale : que, depuis plus d'un siècle qu'ont été instituées les premières lois sociales, la droite et le patronat n'ont JAMAIS accepté le principe (et encore moins la réalité !) des allocations familiales, de la médecine socialisée, de la retraite et de l'indemnisation du chômage. Pour la droite et le patronat, l'inclusion de ces paiements dans le salaire est indue, scandaleuse, illégitime.]

 

Remarque 2. Deuxième point de vocabulaire. Pour miner la légitimité des cotisations, la droite et le patronat emploient souvent l'adverbe "trop" (il y a trop de charges sociales). Quelle est la fonction de cet adverbe ? Celle de suggérer que "l'on" accepte bien les charges, mais pas au niveau français, considéré comme prohibitif, écrasant. Qu'on les tolérerait, certes, mais (implicitement) à un niveau... proche de zéro. Le "trop" est ici un artifice rhétorique, destiné à atténuer la brutalité du refus du principe des cotisations.

 

 

[A cet égard, l'adverbe "trop" occupe la même fonction, dans le discours de la droite, que l'adjectif "clandestine", lorsqu'elle prétend qu'elle n'est pas contre l'immigration, mais contre "l'immigration clandestine". En réalité, c'est bien l'immigration (et, précisément l'immigration des pauvres, surtout lorsqu'ils sont "basanés") qu'elle vise, mais, comme l'expression crue de cette volonté serait choquante, elle la camoufle par un adjectif atténuateur ("clandestine"). La vérité de son discours est dans les substantifs].

 

Remarque 3. Lorsqu'Elise Lucet demande : "si les entreprises ne règlent pas ces 35 milliards d'euros, qui va payer ?", elle pose une question qui inclut sa réponse : "Personne". En effet, lorsqu'on répète ad nauseam que "la France est en faillite" (François Fillon), qu'elle croule sous les dettes, qu'il n'y a pas d'argent caché, qu'on ne peut augmenter les impôts (compétitivité et Europe obligent), que peut-on conclure d'autre ?

 

[Ce que confirme, d'ailleurs, par litote, Valéry Lerouge, en disant : "C'est flou pour l'instant" [là aussi, le circonstanciel "pour l'instant, comme les adjectifs et adverbes précédemment évoqués, joue le rôle d'atténuateur. Car c'est un "instant" qu'on pressent destiné à durer...]. Ce qui est révélateur, d'ailleurs, c'est la "netteté" de la concession accordée aux entreprises (35 milliards tout de suite) qui s'oppose au "flou" de la compensation accordée à la Sécu et au "flou", pas évoqué, des contreparties (embauches, augmentations de salaire) offertes par les entreprises. On ne saurait mieux illustrer le proverbe "lâcher la proie pour l'ombre"...]

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