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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 06:06

 

Ci-dessous, de larges extraits d'un article de Cleuci de Oliveira, traduit par Peggy Sastre pour Slate.
Le combat d'une Brésilienne jugée pas assez noire pour devenir procureur

 

Les épreuves subies par une jeune juriste soulèvent de difficiles questions sur la race, l'appartenance et la bureaucratie de la discrimination positive dans un pays glorifié pour son histoire égalitaire.

Lorsque Maíra Mutti Araújo parle, son accent est immédiatement reconnaissable aux oreilles brésiliennes. C'est celui de Salvador de Bahia, une ville côtière au nord-est du pays, autant célèbre pour ses plages que pour la richesse de son héritage africain. Elle a les traits de sa mère – un nez large, des lèvres pleines – et la peau café au lait de son père.

 

Araújo vient d'une famille cultivée. Ses parents se sont rencontrés à l'université, durant leurs études de chimie – qu'il enseignent aujourd'hui tous les deux au collège. Son diplôme de droit lui vient de l'université fédérale de Bahia, l'une des plus prestigieuses du pays. C'est pendant ses études qu'elle a eu l'idée d'une carrière dans la fonction publique. Étudiante, elle fait un stage au bureau du procureur général fédéral à Salvador. Après son diplôme, elle obtient un poste d'analyste à Manaus, dans l’État d'Amazonas, au sein de l'équivalent brésilien de la Cour des comptes. Son objectif: devenir procureur.

 

Fin 2015, Araújo louche sur un poste à pourvoir à la direction des affaires juridiques de la mairie de Salvador, sa ville natale. Tout le monde l'encourage à déposer sa candidature, via une procédure de discrimination positive qui venait d'être mise en place. «Ce poste de procureur est pour toi, c'est obligé», lui dit son patron de l'époque. «Si j'avais la chance de pouvoir passer par les quotas, je le ferais», lui disent ses amis. «Et c'est ton cas, alors fonce!»

 

Depuis 2011, l’État de Bahia et sa capitale, Salvador, avaient mis en œuvre une série de mesures visant à lutter contre les inégalités raciales. Parmi ces législations, certaines interdisent de discriminer les fidèles de religions afro-brésiliennes, d'autres sont à l'origine d'un comité de défense contre le racisme institutionnel et d'autres encore ont officialisé une politique de quotas dans le recrutement administratif. Une évolution régionale dans la droite ligne de la nationale, impulsée en 2010 avec la signature par Luiz Inácio Lula da Silva, alors président, du Statut d'égalité raciale.

 

Salvador, la «Rome noire» de l'Amérique

En 2012, la même année où Araújo obtenait son diplôme, la Cour suprême fédérale du Brésil jugeait, à l'unanimité, de la constitutionnalité des quotas raciaux dans les universités. Deux ans plus tard, Dilma Rousseff, à l'époque présidente, signait une loi garantissant 20% des emplois du secteur public fédéral aux candidats s'identifiant comme negro –le terme portugais autant employé par l'état civil brésilien que par les militants noirs pour signifier une ascendance africaine, incluant les identités preto (noir) et pardo (marron ou métis). À Bahia, les législateurs iront encore plus loin, avec 30% des emplois administratifs étatiques et municipaux réservés aux candidats noirs.

 

Que Bahia possède la discrimination positive la plus énergique de tout le Brésil fait sens d'un point de vue démographique. Depuis les années 1940, Salvador se targue d'être la «Rome noire» de l'Amérique, une réputation autant locale qu'internationale. Aujourd'hui, plus des trois-quarts des baianos s'identifient comme noirs ou marron. Selon le recensement le plus récent, Salvador est la capitale la plus noire de tout le pays.

 

Mais malgré l'enthousiasme général, Araújo n'était pas très à l'aise avec cette histoire de quotas. Elle craignait que ses futurs collègues ne la dévalorisent et croient ses scores inférieurs à ceux des recrutés par la voie normale. Un stéréotype dont elle avait d'ores et déjà souffert: en apprenant qu'elle avait obtenu un diplôme de droit d'une université fédérale, une de ses connaissances lui avait dit: «Oh, mais toi tu es une cotista» – le mot portugais pour signifier les étudiants ou les employés ayant profité de la discrimination positive. Un terme qui, selon le contexte, peut être neutre ou dépréciatif. En réalité, son entrée à l'université ne devait rien aux quotas.

 

«Mais j'ai fini par comprendre que cela n'avait aucune importance que je sois ou non arrivée là grâce à la discrimination positive», explique-t-elle, «les gens pensent toujours que je suis une cotista, parce qu'ils vous jugent sur la couleur de votre peau».

 

 

Araújo suivra donc les conseils de ses amis. En 2015, elle dépose sa candidature pour le poste de procureur à la direction des affaires juridiques de Salvador. Sur son formulaire, à la case «race», elle indique pardo. Jamais elle n'aurait pu imaginer qu'un an plus tard, elle allait être disqualifiée pour le poste, menacée de poursuites pénales pour fraude et, dans sa ville natale, vouée aux gémonies par la communauté des militants noirs.

 

«L'identité noire a été fortement déstigmatisée»
 

Au Brésil, le dernier décompte de la population date de 2010. Les résultats révélèrent quelque chose de remarquable: pour la première fois depuis le XIXe siècle, le Brésil dénombrait davantage de citoyens non-blancs que de blancs. La croissance démographique était la plus élevée parmi les pardos –les individus s'identifiant comme marron ou métis. Si le nombre de blancs et de preto n'avait quasiment pas bougé, les pardos étaient passés de 38,5% à 43,1% de la population entre 2000 et 2010 –une évolution que les actes de naissances et de décès ne pouvaient pas expliquer à eux seuls.

 

Un changement démographique qui fera les gros titres. Pour le bureau du recensement, et de nombreux universitaires, ces résultats laissaient entendre que beaucoup de Brésiliens qui se donnaient auparavant un mal de chien pour passer pour blancs étaient désormais fiers de se désigner comme pardo«Pour les spécialistes, cela signifie que l'identité noire a été fortement déstigmatisée», explique Verônica Toste Daflon, sociologue et autrice d'un livre sur le sujet.

 

Cette croissance de l'identification pardo coïncidait avec une meilleure prise en compte politique et médiatique du vécu afro-brésilien. Depuis des années, les débats sur l'identité et la fierté noires, et la nécessité de mesures réparatrices pour des injustices historiques, avaient peu à peu conquis l'opinion publique. En juin 2010, juste avant le démarrage du recensement, le Brésil adoptait le Statut d'égalité raciale. Entre autres mesures, la loi exigeait la modification des programmes d'histoire dans les établissements publics pour offrir une meilleure place au passé afro-brésilien. Elle ordonnait aussi aux organismes gouvernementaux de favoriser la diversité ethnique dans leurs rangs.

 

Le Brésil est célèbre pour sa diversité ethnique, un cocktail racial souvent porté aux nues. Dans les années 1940, des sociologues parmi les plus éminents du Brésil avaient assimilé le pays à une «démocratie raciale» –bien plus proche du melting pot idéal que les États-Unis de l'époque. Sauf que si le pays pouvait effectivement se targuer d'une plus grande harmonie inter-communautaire, la formule occultait toute la violence historique qui avait forgé sa population multiraciale.

 

De fait, le Brésil aura déporté et réduit en esclavage onze fois plus d'Africains que l'Amérique du Nord coloniale. Le pays sera aussi le dernier du monde occidental à abolir l'esclavage, en 1888. À côté des 5,5 millions d'esclaves africains débarqués sur les côtes brésiliennes, les colons portugais représentèrent une fraction minime de la population coloniale. Des hommes, pour la vaste majorité d'entre eux, qui allaient s'unir avec des indigènes ou des esclaves –en général en faisant usage de la force.

 

Contrairement aux États-Unis, après l'abolition de l'esclavage, le Brésil n'a pas mis en place des mesures ségrégationnistes ou prohibant la «miscégénation» (ou croisement entre races), ce qui fait que les relations raciales évolueront dans une relative fluidité. Et contrairement aux États-Unis, où il suffisait d'avoir un lointain ancêtre noir pour être officiellement caractérisé comme tel, les Brésiliens en viendront à définir la négritude sur des critères physiques.

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À l'origine, les quotas mis en place dans les universités et l'administration étaient un moyen de lutter contre ce colorisme endémique – les privilèges accordés aux peaux claires, aux dépens des foncées. Les militants de la cause noire n'ont de cesse de souligner l'importance de la représentation des noirs à des postes de pouvoir – surtout lorsque votre peau ou vos traits vous empêchent de jouir de la fluidité raciale susceptible de vous caractériser comme blanc. Ce qui explique pourquoi ces militants en veulent de plus en plus aux pardos qui, à leurs yeux, semblent tirer profit de la discrimination positive. Une législation emportée de haute lutte et qui n'était pas faite pour eux au départ.

 

Le soap opéra racial
 

«J'ai toujours suspecté que c'était lié à mes cheveux», déclare Araújo pour parler du «soap opera racial» dans lequel elle est embarquée depuis son dépôt de candidature. Sur la photo jointe à son questionnaire –une obligation pour tous les candidats s'identifiant comme preto ou pardo – ses cheveux lissés tombent en rideau derrière ses épaules. Un style qui n'a rien de naturel. Sur ses photos d'adolescente, Araújo révèle une épaisse crinière bouclée. «Ma coiffure est un choix personnel», explique-t-elle, «ça me facilite la vie, c'est tout».

 

Aujourd'hui, Araújo a 28 ans. Durant son enfance, elle a toujours été l'une des plus foncées de sa famille. «La peau de ma sœur est un peu plus claire que la mienne», dit-elle. «Plusieurs de mes cousins sont blonds. Et j'ai toujours été la pretinha de la famille». («La petite noire», un terme très affectif utilisé dans le cercle intime). «J'ai toujours eu l'air différente», ajoute Araújo, «et ma mère m'a élevée de telle sorte que je ne me sente jamais inférieure à cause de la couleur de ma peau».

 

Le poste qu'elle voulait, bien évidemment, c'était celui de procureur à la direction des affaires juridiques de Salvador. Elle avait réussi la première étape des admissions, soit trois longs examens. En mars, la direction postait la liste des candidats ayant obtenu un score suffisamment élevé pour accéder à la seconde étape – la comparaison des C.V.

 

 Des instructions similaires à celles que l'on trouve dans d'autres administrations aux quatre coins du pays et que le système judiciaire brésilien considère comme légitimes. En août 2016, le ministère brésilien de «pouvant prendre la forme d'une analyse photographique».Araújo savait que l'étape suivante était celle de la vérification raciale. Le document officiel annexé au dossier de candidature stipule effectivement que les candidats ayant franchi le premier palier seront soumis à un examen de vérification la Fonction publique, soulignant le besoin urgent de lutter contre la fraude raciale, envoyait des directives à tous les organismes gouvernementaux pour les enjoindre à créer des «commissions de vérification composées de membres répartis selon leur genre, leur race et leur origine géographique». Sauf que l’application de ces directives n'est pas standardisée et les stratégies de vérification peuvent énormément varier d'une région à l'autre.

 

Dans le cas de la direction des affaires juridiques de Salvador et du poste de procureur, le protocole comprenait l'analyse d'une photo et d'un questionnaire d'une page. «À l'époque, l'idée d'un processus de vérification m'a paru sensé», précise Araújo. Mais les questions –comme «êtes-vous ou avez-vous été en couple avec une personne noire ou marron?» et «la majorité de vos idoles sont-elles noires ou marron?» – la prennent par surprise. «Je les ai trouvées offensantes», dit-elle.

 

Déterminer qui est noir et qui est blanc
 

Même parmi les plus célèbres militants noirs à avoir mené les débats sur la nécessité des commissions de vérification, tout le monde n'est pas d'accord sur les bonnes méthodes à suivre pour les mettre en œuvre. Lívia Sant’Anna Vaz, procureure et coordinatrice d'un groupe de défense des droits de l'Homme et de lutte contre les discriminations au sein du Bureau du procureur général, rejette le questionnaire qu'Araújo a eu à remplir. «Avoir des idoles noires ne vous dit pas si la personne l'est ou non», précise-t-elle. Selon Vaz, les tests devraient porter sur les caractéristiques phénotypiques des candidats: les traits de leur visage, leur type de peau et de cheveux. «Au Brésil, le racisme porte surtout sur les traits physiques, pas sur l'ascendance», ajoute Vaz.

 

Selon Friar David Santos, directeur de l'association Educafro et l'un des militants de la cause noire les plus célèbres du Brésil, les comités d'admissions devraient mettre en place un processus d’élimination progressive pour les candidats non-blancs. «Les pretosdevraient être admis immédiatement, suivis des pardos à la peau sombre», me dit-il. «Les pardos intermédiaires? Seulement s'il reste des places. Et les quotas devraient totalement exclure les pardos à la peau claire».

 

 Sans plus d'explications. De fait, rien de l'y obligeait. La confidentialité de ces commissions suscite beaucoup de consternation depuis que pardo. requis pour être qualifiée de «phénotype afro-descendant»La commission, composée de trois personnes anonymes, en charge de l'analyse du questionnaire et de la photo d'Araújo rendra son verdict en mai: la candidate ne manifestait pas le la Cour suprême fédérale du Brésil les a jugées constitutionnelles en 2012. Selon Gilmar Mendes, un juge néanmoins favorable à la décision de 2012, les systèmes de vérification sont «difficiles à justifier» et «loin d'être infaillibles».

 

Choquée par la décision de la commission, Araújo se pourvoit en appel. «Sans doute que la “rigueur raciale” utilisée par la commission s'inspire des tribunaux aryens de l'Allemagne nazie!» écrit-elle dans son dossier. Les membres anonymes de la commission réviseront alors leur jugement: la voilà finalement qualifiée pour l'admission sur quotas. «Après l'examen attentif de la photographie communiquée», écrit l'un des vérificateurs, «J'estime que la candidate est bien noire (preto ou pardo.

 

Araújo revient alors dans la course pour devenir procureur de la ville de Salvador. Le 18 mai 2016, soit quasiment neuf mois après le dépôt de sa candidature, la direction publie les résultats finaux sur internet: Araújo est arrivée troisième, sur les plus de 1.000 juristes à avoir candidaté par la voie des quotas.

 

Les candidats, originaires des quatre coins du Brésil, ont cinq jours après la publication de la convocation électronique pour se rendre à Salvador. À l'époque, Araújo vit dans l’État d'Amazonas et n'a pas d'autre choix que de prendre un billet d'avion de dernière minute «extrêmement cher. S'ils ne se présentent pas, comme Santos, les candidats sont disqualifiés.

 

 

 

 

Racialisme et politiquement correct au Brésil

La session de vérification, organisée un mercredi durant les heures de travail, est ouverte au public. Quelques personnes extérieures sont là, mais le gros de l'assistance est composée des candidats en passe d'être inspectés. «On se regardait tous en chien de faïence, à se jauger les uns les autres» précise Araújo. «Tout le monde semblait très mal à l'aise d'être là». L'un après l'autre, les candidats sont appelés devant cinq experts – «tous preto, aucun pardo» – assis en rang sur une estrade. Lorsque son tour arrive, Araújo, comme tous les autres candidats, leur tend sa carte d'identité et prend place. «Je me suis sentie comme un animal de zoo», dit-elle, tandis qu'ils examinaient son apparence en chuchotant. Selon Araújo, son passage n'aura pas duré plus de trois minutes. Et la seule fois où les vérificateurs lui adresseront la parole, ce sera pour qu'elle leur confirme son nom de famille.

 

Les résultats sont ensuite postés sur le site d'admission: treize candidats sont officiellement admis comme noirs ou marron, tandis que neuf voient leur auto-identification rejetée. Araújo fait partie de cette dernière liste. Ce qui signifie qu'elle est non seulement exclue de la procédure d'admission sur quotas, mais qu'elle est aussi disqualifiée pour le poste de procureur. Sur les neuf exclus, huit font appel de la décision. La direction des affaires juridiques de Salvador rejettera non seulement ces appels, mais se tournera vers le Bureau du procureur général pour statuer de l'éventualité de poursuites contre les candidats, accusés d'avoir volontairement menti sur leur identité raciale, ce qui est illégal au Brésil. Six des huit réprouvés – dont Araújo – déposent alors une injonction préliminaire pour voir leur nom regagner la liste d'admission sur quotas. Le 15 août 2016, le ministère de la justice de Bahia statue en faveur d'Araújo.

 

Dans une contre-injonction de quarante pages visant à bloquer le retour d'Araújo sur la liste d'admission sur quotas, la direction des affaires juridiques de la mairie de Salvador admet – et la chose est notable – qu'Araújo est bien pardo, mais que sa peau est trop claire pour courir un risque de discrimination.

 

En outre, la contre-injonction statue qu'Araújo ne possède non seulement pas la bonne couleur de peau, mais aussi qu'elle ne témoigne pas des «éléments esthétiques et culturels»caractéristiques d'une Brésilienne noire. Avant de conclure qu'il serait dès lors inapproprié pour des individus «sans réelle identification à la cause raciale» d'occuper des postes haut-placés dans l'administration judiciaire municipale de Salvador.

 

Sauf que jamais sur l'annonce d'ouverture de poste, publiée en août 2015, il n'était fait de distinction entre les pardos, triés selon leur risque de discrimination. À l'inverse, elle indiquait bien aux putatifs candidats d'indiquer leur race en s'identifiant comme preto ou pardo, en accord avec les termes du bureau du recensement brésilien. Au sein de l'IBGE, l'acronyme sous lequel le bureau est le plus fréquemment désigné, preto et pardo sont les deux sous-catégories non-blanches de l'identité noire (negro). Dès lors, la définition de l'annonce correspond à celle donnée par le Statut d'égalité raciale, ratifié en 2010, mais aussi à toutes les législations grâce auxquelles la discrimination positive a été depuis mise en œuvre dans le pays.

 

À l'instar de l'IBGE, les militants de la cause noire incluent à la fois les pretos et les pardosdans leur définition des individus noirs et réunissent les deux groupes en un seul – les «non-Blancs» – quand il s'agit de discuter des inégalités raciales –vis-à-vis des «Blancs».

 

Le rejet d'une identité
 

Après plus d'un an d'un périple kafkaïen au sein de la bureaucratie de la vérification raciale de Salvador, l'histoire d'Araújo met en lumière un conflit irrésolu au cœur de l'identité brésilienne. Et soulève aussi de bien difficiles questions sur la négritude, l'appartenance et la discrimination dans un pays célèbre pour sa diversité ethnique.

 

Le 27 avril 2017, l'injonction d'Araújo – annuler la décision de la commission de vérification qui ne la caractérisait pas comme noire – est passée en jugement (avec celle d'un autre candidat, dont la requête reposait sur les mêmes arguments). L'audience attirera des dizaines de manifestants, y compris des professeurs d'université et même un membre du conseil municipal. Le procès suscitera aussi des sit-ins et la réprobation de militants noirs opposés à Araújo – coupable de fraude raciale à leurs yeux – et à sa volonté de recouvrer son identité pardo. L'avocate d'Araújo, Vivian Vasconcelos, recommandera à sa cliente de ne pas venir à l’audience, vu que sa présence n'était pas requise, afin d'éviter une confrontation houleuse avec la foule. Araújo suivra ce conseil.

 

Le verdict tombera l'après-midi même: le président de la cour maintient l'exclusion Araújo de la procédure d'admission sur quotas, mais l'autorise à rejoindre la voie générale. Elle n'est pas non plus poursuivie pour fraude raciale. Mais pour Araújo, ce n'est pas une victoire et elle interjette une nouvelle fois appel. À l'heure de rédiger cet article, la procédure est toujours en cours. Même si elle n'a plus envie de travailler à Salvador, «c'est une question de dignité personnelle», explique-t-elle. 

 

La municipalité de Salvador, non plus, ne considère pas la décision du tribunal comme une victoire. Dans un courriel, la direction des affaires juridiques affirme qu'elle se pourvoira en appel pour s'assurer qu'Araújo reste à la fois exclue de la procédure d'admission sur quotas et de la générale, comme «il était stipulé dans l'annonce d'ouverture de poste». (De fait, en août 2015, l'annonce précisait que les «candidats fraudeurs seront exclus de la procédure»). La municipalité de Salvador entend poursuivre de la sorte tous les autres candidats s'étant identifiés comme afro-descendants «avant que la commission de vérification ne les déclare inéligibles à la procédure d'admission sur quotas».

 

«Toute ma vie je me suis vue d'une certaine manière», ponctue Araújo, «et maintenant on me dit que ce n'est pas ce que je suis».

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 05:41

 

L'affaire Benalla n’est pas qu’une petite affaire policière ou de petite politique. Nous sommes en présence d’un individu qui a accompli des tâches de maintien de l’ordre en toute illégalité et qui avait pour mission de repenser le système de sécurité de la Présidence de la République. Ce, dans le cadre d’une destruction de la Fonction Publique, y compris dans ses missions régaliennes, par le biais de la suppression de 120 000 postes et d’une précarisation toujours plus poussée des agents de l’Etat, titulaires ou non.

 

Ce qui étonne la presse internationale, mais assez peu nos grands médias, c’est l’importance qu’a pu prendre, dans le cercle rapproché du président, un type aussi louche que Benalla dès lors que ce même président a écarté, pour sa protection, un recrutement classique et républicain de membres des forces de l’ordre au profit nde ce qui tend à ressembler à des Tontons Macoutes. Dans notre Etat de droit, les fonctionnaires chargés de la protection du président sont issus d’un recrutement sélectif au sein de la Police Nationale et de la Gendarmerie. Il ne s’agit pas d’un recrutement de faveur à la tête du client.

Il semble bien que le banquier ait demandé à Benalla de supprimer la structure « fonctionnaires » et de lui substituer une police privée parallèle. Le projet devait être concrétisé d’ici septembre 2018.

Après la Deuxième Guerre mondiale,  les hommes politiques français (Maurice Thorez au premier chef) qui ont repensé la Fonction publique ont eu pour préoccupation première de garantir l’indépendance des fonctionnaires dans le cadre des lois républicaines. Le banquier et son affidé Benalla nous ont montré, à leur corps défendant ce qu’il en sera de la condition des employés de l’Etat recrutés sous contrat de droit privé et soumis, sans aucune indépendance, aux desiderata des caciques de la politique locale ou nationale.

L'affaire Benalla montre ce qui se passera en tout domaine lorsque la plupart des fonctionnaires seront recrutés sous contrat de droit privé et aux ordres des barons politique locaux ou nationaux.

 

Le recrutement dans la Fonction publique, comme, par exemple, dans le groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) garantit une sélection transparente et au mérite. Dans le système macronien, un protégé peut s’élever au sommet de l’Etat par « copinage malsain », selon le Préfet de police Michel Delpuech. Suite à la mise en lumière du Rastignac Benalla, on peut se demander combien d’autres personnes ont été nommées depuis l’élection du banquier à des postes importants mais sans réelles compétences. Il faut toujours garder à l’esprit que les missions de service public sont accomplies par des personnes recrutées sur concours en fonction de leurs compétences et que, dans ce cadre, les promotions sont décernées selon le mérite ou l’ancienneté en fonction de barèmes et d’échelles connus de tous.

 

Benalla assura la protection de partis politiques avant de diriger des forces para-policières. La Justice doit faire la pleine lumière sur ces forces en déterminant leur puissance de pénétration dans l’appareil d’Etat. Sinon, c’en est fini de la démocratie et de l’Etat de droit.

 

 

Benalla, ou la logique « libérale » poussée à l’extrême
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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 05:40

 

 

 

 

Jusques à quand, demande Serge Halimi, une infime minorité d’humains possèderont-ils la quasi-totalité des richesse ?   

 

À 100 °C, l’eau bout, c’est certain. Mais mieux vaut ne pas attendre que la vie des sociétés se plie aux lois de la physique. Certes, 1% de la population s’attribue la majorité des richesses produites sur Terre ; cela ne fait pas pour autant des 99 % qui restent un groupe social solidaire, encore moins une force politique en ébullition.

En 2011, le mouvement Occupy Wall Street s’est construit autour d’une idée, d’un slogan : « Nous avons en commun d’être les 99 % qui ne tolèrent plus l’avidité et la corruption des 1 % restants. » Diverses études venaient d’établir que la quasi-totalité des gains de la reprise économique avaient profité aux 1 % d’Américains les plus riches. Ce ne fut ni une aberration historique ni une particularité nationale. Un peu partout, un tel résultat n’a cessé d’être conforté par des politiques gouvernementales. Les projets fiscaux du président français Emmanuel Macron, par exemple, auront pour principaux bénéficiaires « les 280 000 ménages les plus riches, le dernier centile (...) dont le patrimoine est surtout constitué de placements financiers et de parts d’entreprise ».

 

 

Kevin Limonier  explique que l’Internet russe vient de loin :

Interrogé par le réalisateur Oliver Stone sur les technologies de surveillance américaines, le président russe Vladimir Poutine a expliqué : « Il a fallu combler notre retard sur le reste du monde, mais nous avions des bases solides. » L’Union soviétique a en effet développé après la seconde guerre mondiale ses propres systèmes informatiques. La Russie cultive depuis une forme originale de souveraineté numérique.

par Kevin Limonier 

 

 

Benoît Bréville  déplore que l’air conditionné se soit lancé à l’assaut de la planète :

Qui n’a jamais rêvé, quand la chaleur devient étouffante, de brancher le climatiseur pour profiter d’une brise de fraîcheur ? Alimentée par les canicules à répétition, cette tentation n’a rien d’anodin : l’air conditionné change les modes de vie des pays où il s’implante.

 

 

 

Dominique Pinsolle  dénonce la manière dont les journalistes interviewait Adolf Hitler :

L’histoire des médias a ses mythes. Celui du grand reporter toujours prêt à défier les puissants y occupe une place de choix. La réalité s’avère souvent moins romantique, surtout lorsqu’on se penche sur les années 1930. Les conditions dans lesquelles Adolf Hitler a été interviewé avant la guerre à plusieurs reprises par des envoyés spéciaux français révèlent le degré de servilité d’une certaine presse.

 

 

Razmig Keucheyan  relie les trois crises qui menacent le monde :

Il y a dix ans éclatait la crise financière la plus grave depuis 1929. Les banquiers ont repris leurs affaires habituelles, mais l’onde de choc continue de se propager. Elle a rendu caducs certains modèles de croissance et provoqué un discrédit massif du monde politique. À ces deux crises s’ajoute celle, écologique, qui menace la planète elle-même. Comment les pensées critiques articulent-elles ces trois dimensions ?

 

 

Belle évocation des jolies grèves du mois d’août par Michel Pigenet :

Habilité par l’Assemblée nationale à légiférer par ordonnances, le gouvernement de M. Édouard Philippe aimerait boucler sa réforme du code du travail en plein mois d’août : un salarié en vacances ne risque guère de se mobiliser… En 1953, le président du Conseil Joseph Laniel avait déjà tablé sur cette stratégie. Déjouant tous ses pronostics, la réponse des fonctionnaires provoqua une pagaille estivale inédite.

 

 

Pour Pierre Souchon, le maire de Sarcelles gère contre ses administrés :

Dans une circonscription populaire comme celle de Sarcelles, 68 % des électeurs se sont abstenus lors des élections législatives françaises de juin dernier. Depuis longtemps, la politique, avec ses projets concurrents, a été remplacée par un clientélisme municipal teinté d’hostilité envers les initiatives des habitants. Les propos creux sur le vivre-ensemble cherchent à dissimuler la mise en concurrence des « communautés » nationales et religieuses.

 

 

Pierre Daum  explique pourquoi la mémoire est interdite en Algérie :

Au milieu de la « décennie noire » des années 1990 — particulièrement durant l’été 1997 —, plusieurs massacres de population ont endeuillé l’Algérie, déjà dévastée par les affrontements entre forces de l’ordre et groupes islamistes armés. Les lois d’amnistie et la volonté des autorités d’étouffer le souvenir de ces épisodes sanglants empêchent aujourd’hui tout un peuple de panser ses plaies.

 

 

Qui a tué Samora Machel, demande Augusta Conchiglia ?
 

Alors que le Mozambique, secoué par des scandales, fragilisé par la chute du prix des matières premières, traverse l’une des plus graves crises de son histoire, la mort mystérieuse du président Samora Machel, survenue en 1986, hante le débat public. Avec le temps, les langues se délient ; la vérité commence à émerger. Et un faisceau d’indices désigne le gouvernement d’apartheid de l’Afrique du Sud.

 
L’islam à l’indonésienne est menacé (Beyer & Martine Bulard ) :

Fière de son image de tolérance, l’Indonésie doit affronter un double péril : la corruption — à la mi-juillet, le président du Parlement est tombé pour ce motif — et la montée de l’intégrisme. Longtemps ignoré, l’islam rigoriste, importé principalement d’Arabie saoudite, fait des ravages. Si le dirigeant de la plus puissante milice fondamentaliste, menacé d’arrestation, a pris la fuite, la devise du pays, « l’unité dans la diversité », est fragilisée.

 

 

D’autres alphabets que l’alphabet latin se développent aujourd’hui (Philippe Descamps & Xavier Monthéard) :

Observer la façon dont les Terriens écrivent permet de jeter un autre regard sur la mondialisation, ses ressorts dans le temps long. Si l’alphabet latin rayonne, les écritures concurrentes progressent encore par le nombre de leurs usagers.

À l’échelle de l’humanité, l’écrit apparaît très récent : les tablettes pictographiques sumériennes d’Ourouk — le plus ancien témoignage d’écriture connu — furent gravées il y a seulement cinq mille trois cents ans. Depuis bien longtemps, l’expression orale, immémoriale, s’était raffinée et stratifiée dans des milliers de langues, de dialectes et de parlers, dont l’essentiel nous restera inconnu. Les systèmes d’écriture ne témoignent que d’une infime partie des mots que les humains se sont chuchotés à l’oreille ou jetés à la figure. Mais les écrits restent…


 

Le Monde Diplomatique (109)

En Arizona, écrit Maxime Robin, le mur de Donald Trump existe déjà :

À en croire M. Donald Trump, la frontière américano-mexicaine serait une passoire que seule la construction d’un « grand et beau mur », long de 3 200 kilomètres, pourrait obstruer. Les États-Unis n’ont pourtant pas attendu leur nouveau président pour traquer les migrants clandestins. En Arizona, le désert, les patrouilles de police et les milices citoyennes les tiennent en échec.

 

Le Buenos Aires Express sifflera-t-il un jour, demande Guillaume Beaulande ? :
 

Curieux paradoxe que celui du chemin de fer en Amérique latine : initialement asservi aux besoins des métropoles européennes avides de matières premières, il incarne désormais la perspective d’une nouvelle forme de souveraineté nationale à travers l’intégration des territoires. Reste à le remettre en état, après de longues phases de gestion privée synonymes de détérioration des équipements, comme en Argentine.

 

 

 

En quoi Aristophane était-il intrépide (Agathe Mélinand) ?:

Il y a quelque deux mille cinq cents ans, sous ce même ciel qui aujourd’hui voit son pays vendu à la découpe, un poète grec truculent et irrévérencieux attendait anxieusement de découvrir l’accueil réservé à ses « Oiseaux » : Aristophane, né dans un siècle à la fois brillant et belliqueux.

 

 

Derrière le tissu bleu à douze étoiles dorées de l’Union européenne, une europe qui n’est plus européenne (Régis Debray) :
 

Cette grande espérance, au départ, avait tout pour elle. Saint Thomas et Victor Hugo, un heureux mélange d’inspiration chrétienne et d’anticipations humanitaires, de générosités et de vraisemblances. Ainsi de la marche inexorable vers l’unification des nations dans une gouvernance globale, comme naguère des régions dans les États-nations, ou encore de fortes et simplistes certitudes comme « L’union fait la force ». À quoi s’ajoutait, pour le soussigné, l’ombre portée de l’Européen Paul Valéry. Sans doute « l’Europe possible » qu’il avait appelée de ses vœux ne coïncidait pas avec l’Union européenne. Ce n’était pas une résurgence due au Saint Empire romain germanique, mais l’Europe d’Albert Camus et de la « pensée de midi » : méditerranéenne et solaire, de patine catholique, devenue humaniste sur le tard, quoique plus proche de Rome que de Francfort. Elle commençait à Alger, passait par Alexandrie, allait à Beyrouth, faisait halte à Athènes, poussait une pointe vers Istanbul et remontait vers le nord, par la Botte italienne et la péninsule Ibérique. Autant dire qu’elle attachait au langage, à la géométrie et aux créations de l’imaginaire le même rôle stratégique que nous à l’indice Dow Jones et au taux d’imposition des entreprises.

 

 

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 05:34
Un nouvel algorithme de Google limite l’accès aux sites Web progressistes et de gauche
 

Au cours des trois mois écoulés depuis que le monopole des moteurs de recherches sur Internet, Google, a annoncé qu’il fallait empêcher les utilisateurs d’accéder à de « fausses nouvelles » (fake news), le classement mondial du trafic d’une large gamme d’organisations de gauche, progressistes, anti-guerre et démocratiques a considérablement diminué.

 

Le 25 avril 2017, Google a annoncé qu’il avait mis en place des modifications de son service de recherche pour rendre plus difficile pour les usagers d’accéder à ce qu’il appelait des informations « de mauvaise qualité » telles que les « théories du complot » et les « fausses nouvelles ».

 

La société a déclaré dans un article de blogue que l’objectif central de la modification de son algorithme de recherche était de donner au géant des recherches un plus grand contrôle dans l’identification du contenu jugé répréhensible par ses directives. Il a déclaré qu’il avait « amélioré nos méthodes d’évaluation et effectué des mises à jour algorithmiques » afin de « contenir un contenu plus autorisé ».

 

Google a poursuivi : « Le mois dernier, nous avons mis à jour nos lignes directrices sur la qualité de la recherche (Search Quality Rater Guidelines) pour fournir des exemples plus détaillés de pages Web de mauvaise qualité pour que les évaluateurs puissent les signaler de manière appropriée ». Ces modérateurs sont invités à signaler « les expériences qui pourraient perturber des usagers », y compris les pages qui présentent de « théories du complot », sauf si « la requête indique clairement que l’usager recherche un autre point de vue ».

 

Google n’explique pas précisément ce qu’il entend par le terme « théorie du complot ». En utilisant la catégorie large et amorphe des « fausses nouvelles », l’objectif du changement dans le système de recherche de Google est de restreindre l’accès à des sites Web présentant des opinions différentes, dont la couverture et l’interprétation des événements s’opposent à celles des médias de l’establishment tels que le New York Times et le Washington Post.

 

En signalant le contenu de telle sorte qu’il n’apparaît pas dans les premières une ou deux pages d’un résultat de recherche, Google est capable de bloquer efficacement l’accès des usagers à celui-ci. Étant donné qu’une grande partie du trafic sur le Web est influencée par les résultats de recherche, Google peut dissimuler ou enterrer efficacement le contenu auquel il s’oppose, grâce à la manipulation des classements des recherches.

 

Le mois dernier, la Commission européenne a imposé une amende de 2,7 milliards de dollars à la société pour avoir manipulé les résultats des recherches pour orienter les usagers de manière inappropriée vers son propre service de comparaison, Google Shopping. Maintenant, il semble que Google utilise ces méthodes criminelles pour empêcher les utilisateurs d’accéder aux points de vue politiques que l’entreprise considère comme répréhensibles.

 

Le World Socialist Web Site fait partie des cibles des nouvelles « méthodes d’évaluation » de Google. En avril 2017, 422 460 visites au WSWS venaient de recherches Google, ce chiffre a chuté à environ 120 000 ce mois-ci, soit une baisse de plus de 70 pour cent.

 

Même si l’on utilise des termes de recherche tels que « socialiste » et « socialisme », les lecteurs nous ont informés qu’il leur était de plus en plus difficile de localiser le World Socialist Web Site dans les recherches de Google.

 

Les références des recherches de Google vers le WSWS ont diminué d’environ 70 pour cent

 

Selon le service d’outils pour les webmestres de Google, le nombre de recherches qui ont permis aux usagers de voir le contenu du World Socialist Web Site (c’est-à-dire un article WSWS apparu dans une recherche Google) est passé de 467 890 par jour à 138 275 au cours des trois derniers mois. La position moyenne des articles dans les recherches, entre-temps, est passée de 15,9 à 37,2 au cours de la même période.

 

David North, président du Conseil de rédaction international du WSWS, a déclaré que Google était engagé dans la censure politique.

 

« Le World Socialist Web Site existe depuis près de 20 ans », a-t-il déclaré, « et il a développé un large public international. Au cours du printemps dernier, le nombre de visites individuelles au WSWS par mois dépassait 900 000 ».

 

« Alors qu’un pourcentage significatif de nos lecteurs se rends directement sur le WSWS, de nombreux internautes accèdent au site via des moteurs de recherche, dont Google est le plus utilisé. Il n’y a pas d’explication innocente pour la chute extraordinairement forte du lectorat, pratiquement du jour au lendemain, en provenance des recherches Google ».

 

« L’affirmation de Google selon laquelle il protège ses lecteurs contre les « fausses nouvelles » est un mensonge politique. Google, un monopole massif, avec les liens les plus étroits avec les agences de l’état et du renseignement, bloque l’accès au WSWS et à d’autres sites Web progressistes et de gauche grâce à un système de recherches biaisé ».

 

Au cours des trois mois écoulés depuis que Google a mis en œuvre les modifications apportées à son moteur de recherche, moins de personnes ont eu accès aux sites d’information de gauche et anti-guerre. Sur la base des informations disponibles sur les analyses d’Alexa, d’autres sites qui ont subi des baisses dans le classement incluent WikiLeaks, Alternet, Counterpunch, Global Research, Consortium News et Truthout. Même les groupes de défense des droits démocratiques tels que l’Union américaine pour des libertés civiles et Amnesty International semblent avoir été touchés.

 

Un large éventail de sites de gauche, progressistes, et anti-guerre ont vu diminuer leur rang dans les palmarès du trafic au cours des derniers mois

 

Selon Google Trends, le terme « fausses nouvelles » a quadruplé en popularité au début de novembre, à l’époque des élections américaines, alors que les démocrates, les médias et les agences de renseignement cherchaient leur imputer la responsabilité de la victoire électorale de Donald Trump sur Hillary Clinton.

 

Le 14 novembre, le New York Times a proclamé que Google et Facebook « ont fait face à de nombreuses critiques sur les fausses nouvelles sur leurs sites qui ont influencé le résultat des élections présidentielles » et qu’ils prendraient des mesures pour lutter contre les « fausses nouvelles ».

 

Dix jours plus tard, le Washington Post a publié un article intitulé « L’effort de propagande russe a contribué à diffuser de “fausses nouvelles” lors des élections, disent les experts », qui ont cité un groupe anonyme appelé PropOrNot qui a compilé une liste de « fausses nouvelles » diffusant « la propagande russe ».

 

La liste comprenait plusieurs sites classés par le groupe comme « de gauche ». De manière significative, il a ciblé globalresearch.ca, qui reproduit souvent des articles du World Socialist Web Site.

 

Après des critiques très répandues sur ce qui n’était pratiquement rien d’autre qu’une liste noire de sites anti-guerre et anti-établissement, le Washington Post a été obligé de publier une rétractation, en déclarant : « Le Post, qui n’a nommé aucun de ces sites, n’apporte aucune garantie quant à la validité des résultats de PropOrNot. »

 

Le 7 avril, Bloomberg News a rapporté que Google travaillait directement avec le Washington Post et le New York Times pour « vérifier les articles » et éliminer les « fausses nouvelles ». Ceci a été suivi par la nouvelle méthodologie de recherche de Google.

 

Trois mois plus tard, sur les 17 sites déclarés « fausses nouvelles » par la liste noire discutée du Washington Post, 14 avaient leur classement mondial en baisse. Le déclin moyen de la portée mondiale de tous ces sites est de 25 pour cent, et certains sites ont vu leur portée mondiale descendre de près de 60 pour cent.

 

« Les actions de Google constituent de la censure politique et sont une attaque flagrante contre la liberté d’expression », a déclaré North. « À un moment où la méfiance du public envers les médias de l’establishment est répandue, cette entreprise géante exploite sa position de monopole pour restreindre l’accès du public à un large éventail de nouvelles et d’analyses critiques ».

 

 

EN COMPLEMENT : L’UNESCO et le « symposium international sur la liberté d’expression » : entre instrumentalisation et nouvelle croisade (il fallait le voir pour le croire), où un patron de Google s’exprime sur la liberté d’expression.

 

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 05:31

Ci-dessous un article des Jeunes pour la Renaissance Communiste en France.

 

 

« Je suis pour un rapport à l’autorité construit à l’école ». Emmanuel Macron au Grand Oral du Medef.

 

Dans un précédent article nous pointions déjà les dysfonctionnements de la plate-forme APB qui ont amené près de 87000 bacheliers dans l’attente, jusqu’au 19 juillet, pour avoir une proposition d’affectation dans une Université, ainsi que le manque de moyens donnés aux universités, encore amputées financièrement. Nous prédisions à long terme une destruction de l’enseignement supérieur. Eh bien l’on peut penser que bientôt il en sera de même du baccalauréat, premier grade universitaire, l’épreuve reine de la scolarité française.

 

Macron, lors de son passage au Grand Oral du Medef, avançait, entre autres, vouloir reconstruire un savoir à l’école, mais un savoir utilisable pour l’entreprise (les fameuses « compétences »), avec à la clé une accentuation de la mise en compétition des élèves, et tous les effets néfastes qu’elle apporterait sur le collectif, l’augmentation des stages durant le secondaire et une présence plus accentuée des entreprises à l’école. Dans le programme de l’ancien Ministre de l’Économie on retrouve l’idée d’imposer seulement quatre matières obligatoires au bac, le reste étant évalué par contrôle continu. Ce contrôle continue nous est justifié encore une fois par le soi-disant coût « exorbitant » du Bac.

 

Jean-Michel Blanquer, ancien directeur de l’école de commerce l’Essec et nouveau ministre de l’Education nationale, lors d’une interview, émettait son souhait de mettre très rapidement en place, en parallèle du contrôle continu, un bac « plus musclé » : un simple tour de passe-passe visant à faire passer la pilule de la sélection à l’entrée de l’université, véritable enjeu de la réforme du Bac et de l’enseignement supérieur.

 

Jetons un œil ensuite sur le fameux « Contrat de réussite étudiant ». Celui-ci repose sur quatre points : 1) les souhaits du futur étudiant, 2) les exigences de chaque cursus, 3) la capacité d’accueil des formations et 4) prendre « en compte sans s’y réduire, les attentes et les besoins exprimés par la société et l’économie française ». Ce dernier point trahit clairement une idée de mise en concurrence entre les jeunes concernés et qui aura pour effet, non pas de faire « sortir du lot » les meilleurs éléments, mais de créer un fossé entre les jeunes ayant de bonnes conditions pour étudier et ceux n’en ayant pas, cela alors que le « bac donne l’accès de droit en licence car c’est le premier grade de l’enseignement supérieur ». Ce projet va à l’encontre d’une orientation librement choisie sur le long terme à la fois pré-bac et post-bac.

 

On remarquera également que depuis plusieurs années l’entreprise s’installe à l’école. Citons dans le cas du Collège le fameux (et inutile) stage découverte d’une semaine en entreprise pour les élèves de troisième, institué en 2005, et qui fait chaque année perdre de l’argent aux écoles, du temps pour les élèves qui d’une part perdent des heures de cours et d’autre part, lors de ces stages, n’apprennent la plupart du temps rien car ils sont relégués aux tâches subalternes. *** Parlons aussi de l’« esprit d’entreprendre » qui a pris attache dans le secondaire sous Sarkozy. La présence dans les lycées d’associations idéologiques comme « Entreprendre pour apprendre », dont l’activité est entre autres d’aider les lycéens à faire une sorte de mini-entreprise au sein de l’établissement, avec une répartition du travail non par connaissances mais par traits de caractère, ce qui est typique du management capitaliste, n’est pas anodine.

 

Attention, si destruction du baccalauréat il y a ce n’est point forcément par une baisse de niveau, quand bien même l’acquisition de la langue et de certaines bases a baissé à cause de classes surchargées et de programmes ne s’attardant pas assez sur certains points, car le niveau de culture est lui relativement élevé par rapport à avant. Le vrai problème c’est que continuer à dire « tu auras un bon travail si tu bosses bien à l’école » est à l’heure actuelle une pure escroquerie. Non, actuellement, on a une surqualification à l’embauche et une déqualification à l’emploi, c’est-à-dire qu’une personne ayant un haut niveau universitaire doit prendre un travail à qualification inférieure, prenant ainsi l’emploi de celui qui a les qualifications requises ! Nous ne saurions qu’inciter le lecteur à regarder la très bonne vidéo sur le sujet réalisée par le camarade Loïc Chaigneau : « Travaille à l’école, tu auras un bon job... OU PAS ! »

 

Au fond la bourgeoisie souhaite détruire le bac parce qu’il ne répond plus aux exigences du patronat et représente encore trop cette idée que tout un chacun, même le plus modeste d’entre nous, peut accéder aux études supérieures. Elle essaye de conserver son pouvoir en le transformant, par l’intermédiaire d’une mise en place d’une présélection à l’entrée en Université (ou désormais en Master, l’obtention de la licence ne permettant plus de droit l’entrée en Master) et en implantant l’entreprise à tous les échelons de l’école afin de créer, au plus tôt, des générations pour qui « l’école est faite pour trouver un travail », en réalité des serviteurs.

 

L’école est faite pour instruire et enseigner, pour former la jeunesse à sa future citoyenneté !

La destruction du Baccalauréat ?
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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 06:23

 

A quand un menu spécial dans les restaurants casher pour les unijambistes mormons nés en 1952, noirs, divorcés, adorateurs du nombril, tatoués sur la verge et auvergnats ? Vu la tendance lourde du communautarisme dan le monde, on s’en approche.

 

Ne voilà-t-il pas que le maire de Londres a imposé que, dans les métros et trains locaux, on n’accueille plus les passagers par « Good Morning, Ladies and Gentlemen » mais par « Hello everybody ». A la demande insistante des trans qui ne se définissent ni comme des ladies ni comme des gentlemen.

 

Cela doit concerner environ 14 personnes pour tout le Grand Londres. Allez, mettons 22.

 

Que le maire de Londres ait cédé aussi facilement ne m’étonne qu’à moitié. Cela fait des années que je le soupçonne d’être, sous des dehors souriants et tellement consensuels, un islamiste crypto. Tout ce qui peut affaiblir la cohésion nationale l’intéresse.

 

Source

Quand les "trans" anglais prennent le train
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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 05:56

 

En ces temps absurdement politiquement corrects, la question n’est pas aussi farfelue qu’elle en a l’air. On vient d’apprendre que le vénérable collège va enlever des bustes de fondateurs blancs au motif qu’ils « intimident les minorités ethniques ». Pourquoi pas, en effet ? Tenez, moi, l’autre jour, je me promenais dans je ne sais plus quelle ville et je tombe nez à nez avec un buste de Victor Hugo. Je ne m’y attendais pas du tout et je me sentis foudroyé par autant de génie poétique et de puissance intellectuelle. Qu’étais-je, moi, petit étron de la terre face à un tel demi-dieu ? Que n’ai-je demandé au maire de la commune de briser cette idole et d’enlever cette figure ô combien «intimidante» du passage public où elle se situait ? Qu’était Hugo sinon un homme blanc, mort et âgé de plus de cinquante ans ? Une pauvre merde fasciste, donc.
 
Dans l’entrée de l’Institut de psychiatrie du vénérable collège royal fondé - par George IV, un roi honni à la fin de son règne, et par le duc de Wellington - toute personne normalement « intimidée » se sentira agressé par des bustes des fondateurs du collège, blancs de peau comme seuls les Anglais savent l’être. La direction du collège (un collège aux 12 prix Nobel) a donc décidé de mettre un terme à ce climat de terreur en enlevant les bustes de deux professeurs (Henry Maudsley et Frederick Mott) qui ont brillé au début du XXe siècle en fondant l’Institut de psychiatrie, de psychologie et de neuroscience du College.
 
Mais aujourd’hui, cachez-moi ces Blancs que nous ne saurions voir. Cachez ces bustes qui, selon le doyen Patrick Leman, « intimident » au plus haut point les minorités ethniques. Et oublions que ces mâles Blancs morts ont contribué à faire de cet établissement l’un des plus prestigieux de la planète dans la spécialité. Pendant ce temps, comme tous ses collègues, le doyen pourra continuer à recruter de brillants jeunes docteurs sur des contrats précaires, ce qui n’est pas du tout « intimidant », on le sait bien.
 
Le courageux professeur Leman a donc pris en compte les récriminations de « minoritaires ethniques » en estimant que des hommes blancs et barbus du XIXe siècle n’étaient plus représentatifs de la science d’aujourd’hui. Les représentations de Maudsley, de Mott et de quelques autres brillants savants d’antan seront remplacés par un « mur de la diversité ». Les figures des grands savants seront déplacées et réinstallés ailleurs dans un lieu moins passant et moins majestueux.
Que la recherche psy ne soit plus, aujourd’hui, l’apanage de l’Europe et des Etats-Unis tout le monde en convient. Que d’éminents chercheurs soient asiatiques ou africains, c’est une évidence. Mais on ne réécrit pas l’histoire, sauf si on a trop et mal lu 1984 et si on accepte d’être un savant hors sol pour qui l’histoire ne compte plus.
 
On peut aussi se demander si cette démarche prétendument interculturelle n’est pas un appel du pied aux étudiants lointains qui acceptent, parce qu’ils le peuvent, de payer des frais universitaires exorbitants. Quand la science est une marchandise, elle est négociable.
 
Ce n’est pas la première (ni la dernière) fois que des étudiants « ethniquement minoritaires » s’en prennent au système universitaire par ailleurs très accueillant dans ce type de combat imbécile. Récemment, des étudiants de l’Ecole des études orientales et africaines de l’Université de Londres avaient demandé que des philosophes aussi insignifiants que Platon, Aristote, Descartes ou Kant soient exclus des programmes au profit d’auteurs africains et asiatiques. En d'autres termes, la seule culture illégitime en Europe serait la culture européenne.

 

 

La Tour Eiffel, le château de Versailles et celui de Bleinheim ont été conçus et réalisés (pardon : conçu.e.s et réalisé.e.s) par des Blancs (pardon : des Blanc.e.s). Il serait peut-être temps de les raser.

 

A quand Shakespeare en djellabah ?

 

Le King’s College de Londres a-t-il été fondé par l'opération du Saint-Esprit ?

Intimidants ces deux Blancos, non ?

 

PS qui n'a rien à voir, à propos de l'humanité hors sol que j'évoquais plus haut. Un employé de France Telecom (pardon : Orange) m'explique qu'il doit changer de poste après chaque client. Il ne faut surtout pas que lui et ses collègues se sentent "propriétaires" des chaises minables et des tables de bar minables sur lesquelles se trouvent leur ordinateur. Il faut qu'ils bougent sans cesse, hors sol, désorientés, jamais proches du même collègue.

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 05:42

On me fait passer ce texte dont je ne connais pas l'auteur. Il donne à réfléchir !

 

Il a déjà été mentionné que dans 10 ans.... la majorité de ce que l'on fait aujourd'hui, voiture, voyages, nourriture, travail, etc....va complètement disparaitre...

Que nous réserve l'avenir ?

 

 

En 1998 Kodak avait 170,000 employés et vendait 85% du papier photo au monde. En quelques années leur modèle d'affaire a disparu et ils sont tombés en faillite. Ce qui est arrivé à Kodak va arriver à de nombreuses compagnies dans les 10 prochaines années et la plupart des gens ne le voit pas venir.

 

 

En 1998 auriez-vous pensé que 3 ans plus tard vous ne prendriez plus jamais d'images sur du papier film?

 

 

Les cameras numériques ont été inventées en 1975. Au début elles avaient une résolution de 10,000 pixels, elles ont maintenant plusieurs millions de pixels.

 

 

Comme avec toutes les nouvelles technologies elles étaient décevantes pendant longtemps, soit avant qu'elles deviennent de beaucoup supérieures et chef de file en peu d'années.

 

 

Le même phénomène se produira avec l'intelligence artificielle, Dans le monde de la santé, les autos électriques et autonomes, l'éducation, l'impression 3D, l'agriculture et le monde du travail.

 

 

Bienvenue à la IVème révolution industrielle.

 

 

Dans les 5 à 10 prochaines années les logiciels vont transformer la plupart des industries traditionnelles.

 

 

Uber est tout simplement un outil logiciel, même s'ils ne possèdent aucune voiture, ils sont devenus la plus grosse compagnie de taxi au monde.

 

 

Airbnb est présentement la plus grosse chaîne hôtelière au monde même s'ils ne possèdent aucun établissement.

 

 

À propos de l'intelligence artificielle : les ordinateurs sont meilleurs, de façon exponentielle, pour comprendre le monde.

 

 

Cette année, un ordinateur a battu le meilleur joueur de Go au monde, 10 ans plus tôt qu'on s'y attendait.

 

 

Aux États-unis, de jeunes avocats ne trouvent pas de travail. Ceci parce que l'ordinateur Watson de IBM peut donner un avis légal en quelques secondes, pour des causes plus ou moins compliquées, le tout avec 90% de justesse en comparaison de 70% pour les humains. Donc si vous étudiez en droit, laissez tomber à l'instant. À l'avenir il y aura 90% moins d'avocats, seulement ceux qui sont spécialisés survivront.

 

 

L'ordinateur Watson aide déjà à diagnostiquer le cancer avec 4 fois plus de précision que les humains.

 

 

Facebook a déjà un logiciel de reconnaissance

 des visages supérieure aux humains.

 

 

En 2030 les ordinateurs seront devenus plus intelligents que les humains.

 

 

Voitures sans conducteur : En 2018 les gens auront accès aux premières autos sans conducteur.

 

 

Vers 2020 toute l'industrie automobile sera bouleversée. Vous n'aurez plus à posséder une automobile. Vous n'aurez qu'à appeler une voiture avec votre téléphone, celle-ci arrivera où vous êtes et vous conduira à destination. Vous n'aurez pas à vous stationner, vous n'aurez qu'à payer pour la distance parcourue et pourrez être productif pendant le trajet.

 

 

Nos enfants n'auront jamais besoin de permis de conduire et n'achèteront plus jamais d'automobile.

 

 

Tout ceci va transformer nos villes parce que nous aurons besoin de 90-95% moins de voitures.

 

 

On pourra transformer les stationnements en parcs. Chaque année dans le monde, 1.2 millions de personnes meurent dans des accidents d'auto.

 

 

Actuellement il y a un accident tous le 100,000 kilomètres. Avec les autos sans conducteur,

il y aura un accident à tous les 10 millions de kilomètres. On sauvera ainsi 1 million de vies chaque année.

 

 

La plupart des constructeurs d'automobiles feront faillite. Ces compagnies traditionnelles cherchent à évoluer et fabriquent de meilleures voitures. Pendant ce temps, les nouveaux Tesla, Apple, Google ont une approche révolutionnaire et construisent des ordinateurs sur roues.

 

 

Nombre d'ingénieurs chez Volkswagen et Audi admettent être complètement terrifiés par Tesla.

 

 

Les compagnies d'assurance se retrouveront dans un immense pétrin. Sans accidents, les assurances vont devenir 100 fois moins dispendieuses.

 

 

Leur modèle de commerce d'assurance-automobile va disparaître.

 

 

Parce que vous pouvez travailler pendant que vous voyagez, nombreux sont ceux qui vont s'éloigner pour vivre dans un meilleur environnement.

 

 

Les autos électriques deviendront en tête d'ici 2020. Les villes deviendront moins bruyantes.

 

 

L'électricité va devenir incroyablement propre et peu dispendieuse.

 

 

Depuis 30 ans, la production solaire se développe de façon exponentielle. On commence seulement a en voir l'impact. L'an passé, dans le monde, il y a eu plus d'énergie produite de source solaire que de source fossile.

 

 

Le prix de l'énergie solaire va devenir si bas que toute les mines de charbon vont cesser d'être exploitées d'ici 2025.

 

 

L'électricité à bas prix signifie de l'eau abondante et à bas prix.

 

 

La désalinisation n'a maintenant besoin que de 2kWh par mètre cube.

 

 

Dans la majorité des cas, l'eau n'est pas rare, c'est l'eau potable qui est rare !

 

 

Imaginez ce qui serait possible si tous pouvaient avoir de l'eau propre à volonté pour presque rien.

 

 

 

Il y a des compagnies qui produiront un instrument médical appelé Tricorder X qui sera contrôlé par votre téléphone qui prendra un scan de votre rétine, analysera votre respiration et votre sang. Il analysera 54 marqueurs biologiques pouvant identifier

presque toutes les maladies. Ce sera peu dispendieux et ainsi dans quelques années tous sur la planète auront accès presque gratuitement à une médecine de pointe.

 

 

Imprimantes 3D :

En 10 ans, le prix des imprimantes 3D de base est passé de 18,000$ à 400$. En même temps elles sont devenues 100 fois plus rapides.

 

 

Tous les grands manufacturiers de chaussures ont commencé à imprimer des chaussures.

 

 

Dans les aéroports les pièces de rechange sont déjà imprimées en 3D.

 

 

La station spatiale a une telle imprimante qui élimine le besoin d'avoir un grand nombre de pièces de rechange comme avant.

 

 

À la fin de l'année, les nouveaux téléphones intelligents auront des possibilités de numériser en 3D. Vous pourrez alors numériser vos pieds et imprimer vos chaussures parfaites à la maison.

 

 

En Chine, ils ont déjà imprimé en 3D un édifice de 6 étages complet.

 

 

En 2027, 10% de tout ce qui sera produit le sera en 3D.

 

 

Monde du travail :

Dans les 20 prochaines années, 70-80% des emplois disparaîtront.

 

 

Il y aura beaucoup de nouveaux emplois, mais ce n'est pas sûr qu'il y en aura suffisamment en si peu de temps.

 

 

Tout va trop vite

Agriculture :

 

Il y aura un robot agriculteur de 100$ dans l'avenir.

Les fermiers du tiers monde pourront alors gérer leurs champs

plutôt que d'y travailler à la journée longue.

 

 

La culture hydroponique nécessitera beaucoup moins d'eau.

 

 

La viande de veau produite en labo est déjà disponible

et deviendra moins dispendieuse que la naturelle dès 2018.

Actuellement 30% de toutes les terres agricoles servent au bétail.

Imaginez si nous n'en avions plus besoin.

 

 

Plusieurs nouvelles compagnies mettront bientôt des protéines d'insectes sur le marché. Elles sont plus riches que les protéines animales. Elles seront étiquetées source de protéines alternative.

 

 

Il y a une application appelée moodies qui peut déjà dire dans quel état d'esprit vous êtes.

 

 

D'ici 2020 il y aura des applications qui pourront établir

par vos expressions faciales si vous dites la vérité.

Imaginez un débat politique où on démontre si on dit la vérité ou non.

 

 

Durée de vie :

Actuellement l'espérance de vie augmente de 3 mois par année.

Il y a 4 ans l'espérance de vie était de 79 ans, actuellement elle est de 80 ans.

 

 

En 2036 l'espérance augmentera de plus d'un an par année.

Aussi nous vivrons probablement bien plus que 100 ans.

 

 

Education :

 

Les téléphones intelligents les moins dispendieux sont déjà à 10$ en Afrique.

D'ici 2020. 70% de tous les  humains auront leur téléphone intelligent.

Ce qui signifie que tout le monde aura le même accès

à une éducation de classe mondiale.

 

PS : un correspondant me fait passer les réflexions suivantes :

 

À propos de l'intelligence artificielle : les ordinateurs sont meilleurs, de façon exponentielle, pour comprendre le monde. Non, ils sont meilleurs pour tout ce qui relève d’un calcul, d’une probabilité, et ils seront formidablement plus puissant dans quelques années. Mais ils ne sauront jamais lire entre les lignes, ils ne seront jamais équivoque, et donc ils ne parleront jamais même s’ils communiquent mieux que nous et s’ils miment nos émotions, voire apprennent des échanges avec nous. Ils ont battu les meilleurs joueurs du monde aux échecs, au go, et même gagné des parties au poker menteur ! Mais ils ne le savent pas. Pire, ils n’ont pas la culture du go et ils contribuent à la défaire. Car l’humain n’est pas réductible aux valeurs algorithmiques qui permettent de calculer tout ce qui est calculable chez lui avant lui : il doit mettre sa vie en récit, lui conférer un sens. Et cela est lié au fait qu’il est mortel, qu’il a un corps (et pas seulement un organisme), une sexualité, un désir : et cela fait beaucoup de choses que l’ordinateur ne connaîtra jamais, même si l’humain paie cet « avantage » d’une fragilité ontologique…

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 05:43

Il fait chaud, c'est les vacances ; je reprends donc ma bonne vieille habitude de faire faire mon blog par d'autres. Ainsi par Le Point, qui raconte ce qu'il se passa lorsque les scénaristes de "Homeland" reconstituèrent Beyrouth avec des palmiers et des bédouins...

 

Des artistes arabes embauchés par la production de la série Homeland lui ont joué un bon tour. Leur mission sur le plateau : écrire des graffitis dans un camp de réfugiés syriens censé être situé à la frontière libano-syrienne. Selon le Guardian,qui rapporte l'histoire, les artistes ont d'abord songé à décliner la proposition. "Jusqu'à ce que nous réalisions que nous pouvions faire passer notre désaccord - et celui de tant d'autres personnes - avec la série. C'était l'occasion de faire valoir notre point de vue en subvertissant le message dans la série elle-même."

 

Personne ne sait lire l'arabe

 

Bien joué ! Ainsi, quand Carrie entre dans le camp, elle passe devant un graffiti qui proclame "Homeland est raciste". Et les artistes s'en sont donné à coeur joie : "Homeland n'est pas une série". "Ne faites pas confiance à cette histoire". "Ce programme ne reflète pas la vision des artistes". Mais personne ne sait donc lire l'arabe dans l'équipe de tournage de Homeland ? Non, visiblement pas. Et c'est le plus drôle de l'histoire ! Car c'est évidemment ce que reprochent ces artistes à une série qui, sous le couvert de nous narrer les tribulations d'agents américains plongés dans l'Orient compliqué, a bien souvent commis des bourdes monumentales, se mettant à dos la diplomatie des pays qu'elle caricaturait. En 2012, la saison 2 provoque l'ire des Libanais qui goûtent peu de voir leur pays représenté en nid de terroristes. Lors de la saison 3, c'est l'Iran qui s'émeut. En découvrant la saison 4, le Pakistan prend la mouche.

 

Sunnite ou chiite ?

 

Des protestations fondées ? Qu'on en juge à la lumière de cette 5e saison qui se déroule une nouvelle fois au Liban, un pays "en guerre" selon Carrie Mathison (atteinte d'une crise de démence peut-être ?), plus précisément dans un "camp de réfugiés syriens venus de la région de Raqqa, et contrôlé par le Hezbollah. La région de Raqua – fief de l'EI en Syrie – est très majoritairement sunnite, nous rappelle Slate. Le Hezbollah, lui, est chiite. Oups ! Qu'un Syrien sunnite fuyant les bombes du régime d'Assad (un chiite) soutenu par l'Iran (chiite) via le Hezbollah (chiite) se réfugie dans une zone contrôlée par le Hezbollah est donc très peu probable.

 

Mais les scénaristes de Homeland ne sont pas sectaires : pour eux, sunnite-chiite, c'est bonnet blanc-blanc bonnet. On voit ainsi, relève encore Slate, Carrie négocier son entrée dans le camp tenu par le Hezbollah avec un cheikh dont les vêtements laissent penser qu'il est… sunnite. À croire que le scénariste en chef de la série Homeland n'est autre que le célèbre commandant Sylvestre des Guignols...

Comment des artistes arabes ont saboté la série Homeland
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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 05:52

Je reprends ici un texte de Marugil publié dans son blog Mediapart le 14 mai 2017. On peut le lire comme une suite, ou une entrée en matière à mon texte sur l'anglais de Macron et à l'article de la revue Frustration sur les mots de Macron.

 

Chairman Macron,

Monsieur le Président, vous avez avec votre mouvement En Marche! révolutionné la vie politique française aux dires des la vie politique française aux dires descommentateurs. En un an, "from scratch", avec les "helpers" et les "teams ambiance", et une approche "bottom-up", vous avez ringards ces vieux partis de l’ancien monde avec leurs militants et leurs bénévoles.

 

Désormais investi Président de la République, vous qui parlez si bien la langue des affaires et en comprenez parfaitement la grammaire, vous avez la possibilité – que dis-je, le devoir - de faire entrer la République dans la modernité dès votre entrée en fonction.

 

"Président de la République Française", n’est-ce pas un peu vieillot ? Songez que Louis Napoléon Bonaparte l’était déjà il y a près de 170 ans! Il est grand temps de changer : Chairman et Chief Executive Officer (CEO) de France S.A., voilà un titre qui donnerait un sacré coup de jeune à la fonction.

 

Comme le prévoient les règles de gouvernance de France S.A. (ce que l’on appelait jadis une Constitution), il vous appartient de nommer un Chief Operating Officer (COO), dont vous conviendrez que c'est un titre bien plus moderne que le désuet "Premier Ministre". Quant aux Directeurs de Bercy, ils seront assurément ravis d’être placés sous l’autorité d’un Chief Financial Officer (CFO) et non plus d’un Ministre des Finances.

 

A tous vos "C-Level Execs" (ceux que l’on appelait les Ministres avant votre ère), vous ne manquerez pas de fixer des "targets" qui soient "challenging", et de les soumettre à des "performance reviews".

 

Last but not least, allez-vous céder au rituel du Conseil des Ministres dans le salon Murat de l’Elysée ? N’en faites rien : rebaptisez-le "Excom"  et réunissez-le dans le "Board Room" tous les mercredis. De temps à autre, faites cela en "conf call" car cela contribuera à vos objectifs de "cost reduction" ainsi qu’il convient désormais de renommer la réduction des dépenses.

Mr. Chairman, les "shareholders" de France S.A (que l’on appelait autrefois des citoyens) attendent beaucoup de vous. Ne les décevez pas et osez faire table rase de ces titres et de ces dénominations surannés.

 

Lettre à Macron l'Américain
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