Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 05:19

Dans L'Obs, Pascal Riché évoque l'anémie idéologique de la gauche française : " La gauche peut tenir bon sur ses valeurs : ce ne sont pas elles qui sont en cause, au contraire. Elles répondent à des enjeux qui préoccupent les Français. Le problème, c’est leur incarnation. C’est l’anémie des partis et la faiblesse de leurs élus, incapables de tenir un discours inspirant pour les porter. Que ce soit sur les inégalités, sur le rôle de l’Etat dans l’économie, sur l’environnement, sur la démocratie, les formations de gauche n’ont pas, à l’approche des présidentielles, un discours très vaillant, c’est le moins qu’on puisse dire, alors que ces thèmes devraient être leurs angles d’attaque principaux. En s’échinant à rebondir sur les thématiques boueuses de la droite et l’extrême droite (sécurité, islam, immigration…), elles continuent à creuser le trou dans lesquelles elles se sont enlisées."

 

 

Le Monde explique que l'un des fils de Robert Kennedy n'est pas convaincu que l'assassin officiel de son père, Sirhan, qui pourrait faire l'objet d'une libération conditionnelle, soit le seul meurtrier du frère de l'ancien président : " Parmi les détails troublants figure le fait que l’ex-ministre de la justice et ancien sénateur de New York ait été touché par une balle tirée à bout portant derrière l’oreille droite, alors que Sirhan était censé lui faire face. Et selon un expert en acoustique, treize coups de feu ont été tirés le soir du drame, mais l’arme de Sirhan n’avait une capacité que de huit cartouches.

 

En 2018, Robert F. Kennedy Junior avait révélé avoir rendu visite à Sirhan Sirhan en prison. « J’y suis allé car j’étais curieux et perturbé par les preuves que j’ai vues », avait-il déclaré au Washington Post. « J’étais troublé à l’idée que la mauvaise personne puisse avoir été condamnée pour le meurtre de mon père ». Sa sœur Kathleen Kennedy Townsend s’était jointe à son appel demandant la réouverture d’une enquête sur le crime.

 

Bobby Junior avait envoyé à la commission une lettre soutenant la libération conditionnelle de Sirhan et son petit frère Douglas Kennedy s’est lui aussi exprimé en sa faveur vendredi durant l’audience."

 

 

 

 

 

Revue de presse (369)

 

Le quotidien de gauche Ha’Aretz décrit le travail de deux photographes israéliens qui proposent des vues aériennes que les autorités veulent cacher : « Des années durant, ces deux photographes [israéliens] ont sillonné le pays et accumulé de la documentation sur des lieux disputés, au sens propre comme au sens figuré, à la fois sur le terrain et dans la conscience collective israélienne : les villes et villages palestiniens détruits en 1948 [lors de la première guerre israélo-arabe (1948-1949), qui a fait suite à la création d’Israël], les villages bédouins non reconnus du Néguev [établis dans cette région semi-désertique du sud du pays, ils n’ont pas d’existence légale, ne figurent sur aucune carte et n’ont pas accès aux services publics comme l’eau ou l’électricité] et une série de lieux contigus au tracé de la ligne verte [la ligne d’armistice de 1949, qui a servi de frontière de facto jusqu’en 1967].

 

Grâce à plusieurs technologies innovantes, le tandem a créé une “anticartographie” détaillée d’Israël, c’est-à-dire une cartographie exhaustive des endroits que l’État tente depuis longtemps d’effacer, d’isoler ou de dissimuler.

 

L’objectif, explique Miki Kratsman, était de mettre sous les projecteurs des lieux qui n’apparaissent sur aucune carte officielle pour deux raisons. Tout d’abord, parce que leurs noms ont été complètement effacés ou remplacés par le mot khirbe [“ruine” en arabe et en hébreu], quand les vestiges correspondants n’ont pas été recouverts par des forêts plantées par le KKL [le Fonds national juif, un organisme foncier et sioniste qui possède 13 % des terres israéliennes], de nouvelles villes juives ou des bases militaires israéliennes. Ensuite, parce qu’une partie de ces traces restent indiscernables sur des photos satellite de basse définition. Bien que la loi américaine qui empêchait la diffusion d’images en haute résolution d’Israël ait été abrogée il y a plusieurs mois [en juillet 2020], les services satellitaires, en particulier Google, n’ont toujours pas mis à jour leurs cartes et leurs photos. ”

Partager cet article
Repost0
23 août 2021 1 23 /08 /août /2021 05:31

Théophraste R., dans Le Grand Soir, nous informe que la première bombe atomique qui tombera sur la France s’écrasera sur Toulouse : « La guerre de l’espace renforce l’activité du Centre spatial de Toulouse.

 

« Le campus du CNES à Toulouse va accueillir le nouveau commandement de l’espace qui opérera les moyens spatiaux de la défense nationale. Celui-ci réunira 400 personnes dans un bâtiment dédié en 2025, formées par le CNES. Sa création a favorisé aussi la venue du futur Centre d’excellence de l’Otan pour le domaine spatial ».

 

Je répète : « venue du futur Centre d’excellence de l’Otan pour le domaine spatial. »

 

Je traduis : en cas de conflit déclenché par les Etats-Unis qui commandent l’OTAN, Toulouse est en « pole position » pour recevoir une bombe atomique, con. »

 

 

 

Dans le World Socialist Website, Peter Schwarz dénonce la présence allemande en Afghanistan : « La prise de pouvoir par les talibans en Afghanistan n’a pas seulement conduit à l’effondrement complet du régime fantoche dirigé par le président Ashraf Ghani et l’armée afghane, elle a également fait exploser le tas de mensonges utilisé pour justifier la mission militaire d’après-guerre la plus longue, la plus importante et la plus coûteuse de l’armée allemande (Bundeswehr).

 

 


 

Depuis 20 ans, le gouvernement, l’opposition et les médias serviles du pays ont fait croire à l’opinion publique allemande que la Bundeswehr était en Afghanistan pour forer des puits, permettre aux filles d’aller à l’école et encourager l’édification de la nation. Rien de tout cela n’était vrai. La guerre afghane a été une sale guerre coloniale dès le début, avec tout ce que cela implique: massacres, torture, crime et corruption.

 

Bagram n’était pas seulement la plus grande base aérienne américaine du pays, mais aussi une prison et un centre de torture où les prisonniers politiques du monde entier étaient interrogés et transférés à Guantanamo. Deux prisons de Kaboul détenaient à elles seules près de 10.000 prisonniers politiques qui ont été libérés par les talibans lorsqu’ils ont pris le contrôle de la ville.

 

Selon les chiffres officiels, près de 165.000 Afghans ont été tués pendant la guerre. Le nombre réel est probablement beaucoup plus élevé. Des milliers de civils sont morts sous une pluie de bombes d’avions américains. Le plus grand massacre de ce genre, qui a coûté la vie à plus de 130 civils et de nombreux enfants, a été ordonné par un officier de la Bundeswehr, le colonel Georg Klein, près de Kunduz, le 4 septembre 2009. »

 

 

Revue de Presse (368)

L’Obs annonce l’éternel retour de Jean-Pierre Elkabbach sur le devant de la scène médiatique, cette fois à Europe 1 : « La radio a connu en juin sa première grève d’ampleur qui a révélé la crainte d’une grande partie de la rédaction de devenir un « média d’opinion » semblable à CNews. Depuis, outre la suppression prévue d’une quarantaine de postes, les prétendants au départ sont nombreux tout comme les évictions.

 

Le présentateur Laurent Cabrol, l’éditorialiste politique Michaël Darmon, l’humoriste Nicolas CanteloupPatrick Cohen, Pascale Clark, Anne Roumanoff, Bertrand Chameroy, Matthieu Belliard, Julie Leclerc ou encore Wendy Bouchard… Cette liste de partants s’est allongée au fil des semaines, illustrant la crise historique traversée par la radio.

 

Pour Jean-Pierre Elkabbach, nommé conseiller de Vincent Bolloré en 2017 après son éviction d’Europe 1, c’est un retour aux sources. Il avait rejoint la radio dès 1981 avant de la quitter en 1993 pour prendre la tête de France Télévisions. Il y était revenu en 1996, éclaboussé par un scandale sur l’attribution de contrats juteux aux animateurs-producteurs stars de France 2. »

 

 

Marianne nous rassure : le gouvernement du banquier éborgneur est toujours aussi incohérent : »Les gendarmes affectés sur le terrain ou au contact du public devront être complètement vaccinés contre le Covid-19 d'ici au 15 septembre, tandis que la police privilégie pour l'heure « l'incitation à la vaccination », selon des documents internes consultés mercredi par l'AFP.

 

Après les soignants, les gendarmes. Selon des documents internes consultés par l'AFP, les gendarmes vont devoir passer à l'injection obligatoire contre le Covid. Sont concernés « les personnels militaires, d'active et de réserve, en missions de sécurité publique, de sécurité routière, de maintien de l’ordre, de police judiciaire et d’accueil ou effectuant des services au contact du public ou de personnes extérieures à la Gendarmerie », liste une note de la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), datée de mardi

 

Cette note fait suite à une instruction du Service de Santé des Armées (SSA), datée du 29 juillet et révélée par Le Monde, rendant la vaccination obligatoire « pour tout militaire servant (...) sur le territoire métropolitain au titre d'un engagement opérationnel décidé par l'état-major des armées ou la direction de la gendarmerie nationale »

 

Du côté de la gendarmerie, pas de surprise. « On le savait déjà depuis quelques jours et cela ne nous choque pas vraiment, ce n'est pas le seul vaccin qui nous est obligatoire » explique à Marianne Frédéric Le Louette, président de l'Association Professionnelle Nationale des Militaires de la gendarmerie GendXXI. Le militaire déplore toutefois que « dans le texte, rien ne soit prévu pour le personnel civil qui travaille en gendarmerie, nous sommes directement en contact avec eux et nous aurions aimé que les choses soient clarifiées sur ce point ».

 

 

Partager cet article
Repost0
16 août 2021 1 16 /08 /août /2021 05:05

 

Suite à l’assassinat du père Olivier Maire, l’ancien commissaire de police Olivier Damien écrit ceci (Collectif Confiance en la justice) :

 

Incontestablement, notre univers quotidien est devenu kafkaïen. Gouvernés par des politiciens hors-sol plus prompts à « fliquer », taxer, pénaliser et contrôler les citoyens dans leur vie quotidienne, ils s’avèrent incapables de les soigner, de les sécuriser et de respecter leurs plus élémentaires libertés. Ainsi, la loi ne sert-elle plus à préserver l’intérêt général, mais devient un instrument de contrôle social à géométrie variable qui épargne les malfaisants et contraint les honnêtes gens. Face à de telles dérives, rappelons-nous ce que Montesquieu écrivait il y a près de trois siècles :

 

« Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice ».

 

 

Selon Le Figaro, l'État français s'est allié au géant du numérique américain Google pour vérifier si les piscines construites par les particuliers sont bien déclarées et soumises à imposition.

Les grosses chaleurs de l'été enfin au rendez-vous, il peut être agréable de se prélasser dans sa piscine. Allongé sur vos bouées gonflables, profitez-en pour jeter un coup d'œil dans le ciel. Car on vous observe peut-être. Le trait est forcé, mais l'idée principale est là. Afin de pallier au manque à gagner fiscal des piscines non déclarées, l'État français a décidé de faire appel à Google et à ses outils technologiques pour traquer les fraudeurs.

 

Revue de presse 367

Dans le Grand Soir, Caitlin Johnstone, « n’en revient toujours pas de l’audace dont fait preuve l’administration Biden en annonçant qu’il lui appartient de déterminer qui doit être banni des plates-formes de médias sociaux et du peu de réactions qu’elle suscite.

 

Imaginez l’indignation si Trump avait dit ça. Sérieusement, imaginez ça. L’administration Biden donnant des instructions à la plus grande plateforme de médias sociaux du monde pour savoir qui censurer est jusqu’à présent le plus grand moment de "Imaginez si Trump avait fait ça".

 

Ils ont dit que nous avions besoin de la censure d’internet à cause de la Russie. Ils ont dit que nous avions besoin de la censure d’internet à cause de Covid. Ils ont dit que nous avons besoin de la censure d’internet à cause de la sécurité des élections. Ils ont dit que nous avons besoin de la censure d’Internet à cause de l’émeute du Capitole. Ils ont dit que nous avions besoin de la censure d’Internet à cause de l’extrémisme intérieur.

 

Je suis presque sûre qu’ils veulent juste la censure d’internet.

 

Le gouvernement américain est sans exception la force la plus corrompue et la plus destructrice sur cette planète. C’est la dernière institution sur terre qui devrait être en charge de décider quel contenu en ligne est vrai ou faux. Absolument la dernière.

 

Je fais confiance à la sagesse collective pour trier le vrai du faux infiniment plus que je ne fais confiance à la sagesse du gouvernement américain et des ploutocrates de la Silicon Valley pour le faire à notre place.

 

Si les gens pensent que leur gouvernement leur ment et essaie de leur faire du mal, c’est entièrement la faute du gouvernement et de personne d’autre.

 

Vous n’êtes pas censé faire confiance au gouvernement, et les gouvernements ne sont pas censés agir d’une manière qui requiert votre confiance. Si vous vous retrouvez gouverné par une structure de pouvoir obscure qui exige votre foi aveugle en sa justesse, quelque chose a terriblement mal tourné.

 

Les États-Unis pourraient peut-être mettre fin à l’extrémisme intérieur en adoptant des politiques qui ne donnent pas envie à tout le monde de mettre le feu au pays. »

Partager cet article
Repost0
15 août 2021 7 15 /08 /août /2021 05:51

Pendant ce repas militant (dans le Gers, on ne peut pas militer sans manger) on a chanté des chansons qui mériteraient d’être mieux connues. Et puis aussi "Le temps des cerises" dans la version de Paco Ibáñez et l'inévitable "Bella Ciao". Et Jean Ferrat, et d'autres...

Un dimanche à la campagne
Un dimanche à la campagne
Un dimanche à la campagne
Partager cet article
Repost0
9 août 2021 1 09 /08 /août /2021 05:08

Gala évoque pour nous les vacances exténuantes du prince Guillaume et de sa femme Catherine au large de la Cornouailles :

 

" Ce n’est pas un hasard si Kate et William ont choisi cette maison pour lieu de vacances. Dolphin House n’est autre que l’une des propriétés appartenant au prince Charles. Alors qu’il n’était qu’un enfant, le prince William venait y passer ses vacances avec son père, la princesse Diana et son petit frère Harry. Une fois arrivé dans ce cottage familial, de nombreux souvenirs risquent de remonter à la surface pour l'héritier du trône d'Angleterre. Encore plus, lorsque ce dernier a inauguré la sytue en hommage à la princesse des coeurs. Dès lors, le duc et la duchesse de Cambridge ne manqueront pas d’y créer de nouveaux souvenirs en compagnie de leurs trois bambins. S’ils n’en ont pas légalement les clés, Kate et William seront les usufruitiers de cette maison de vacances à la mort du prince Charles.

 

Et lorsque la famille royale ne décide pas d’y déposer leurs valises pour quelques semaines, ce cottage est mis en location. Il est alors possible pour les touristes de séjourner dans ce petit coin de paradis accessible uniquement par voie maritime ou aérienne. Cependant cela à prix. Pour devenir les Kate et William le temps d’un séjour, les futurs locataires doivent débourser la somme de 5000 livres sterling par semaine. La vie de château a un prix."

 

 

 
Revue de presse (366)

 

Sur le site Réveil communiste, Gilles Questiaux réfléchit aux différents visages de la social-démocratie : "La vraie SD consiste en la mise en œuvre, sans quitter l’économie capitaliste, d’une politique sociale poussée qui implique le versement de hauts salaires et une redistribution des revenus et - pas toujours - de taxation des patrimoines, et qui aboutit à une société nettement plus égalitaire, sans pour autant faire disparaître les classes sociales. Les bourgeoisies allemande, britannique, suédoise ont très bien survécu à ce régime. Mais elles auraient sans doute moins bien prospéré s’il avait duré une génération de plus.

 

La SD est une réalité complexe qui peut être envisagée (parfois par les mêmes personnes selon leurs interlocuteurs) soit comme une politique de compromis qui a pour but en définitive d’empêcher le socialisme en coupant l’herbe sous les pieds à ses partisans, soit comme un passage graduel et pacifique du capitalisme au socialisme (ce qui, jusqu’à présent, ne s’est jamais vu, et qui lorsqu’il a été tenté, comme au Chili de 1970 à 1973, a été empêché par la force). Un assez grand nombre de politiciens a joué sur l’ambiguïté entre ces deux interprétations, à commencer par François Mitterrand.

 

Elle implique une politique économique où l’État exerce un fort contrôle, notamment sur le secteur financier et sur les industries stratégiques. En ce sens, la politique économique chinoise sous la conduite de Xi Jinping se rapproche du modèle de la SD, à ceci près qu’en Chine aujourd’hui, la classe capitaliste est soumise au pouvoir politique et qu’en Europe occidentale de 1950 à 1980 environ, elle conservait ce pouvoir, tout en ayant l’intelligence de faire d’importants compromis avec la classe ouvrière pour préserver son existence à long terme.

 

La SD est liée à une politique de plein emploi, et aux théories économiques de Keynes, qui consistent à piloter l’économie à partir de la demande populaire, et à la tolérance de l’inflation qui réduit progressivement l’importance des rentiers dans la société. C’est d’ailleurs là que ça va coincer, et c’est sur les thèmes des dangers de l’inflation et de la réduction des impôts que s’est produit le coup d’arrêt contre les politiques SD des années 1980 dans divers pays occidentaux.

 

Elle suppose aussi une faible dépendance extérieure sur des importations stratégiques (sinon la demande provoque un trop gros déficit commercial, comme en France en 1982) et une forme de protectionnisme, ainsi que le contrôle des flux internationaux de main d’œuvre qui sont alors organisés par les États. On peut juger qu'une politique SD est tout à fait incompatible avec l'Union européenne, telle qu'elle est devenue.

 

Les pays qui appliquent une politique SD contrôlent leur immigration, qu’ils utilisent , d’une part, comme lot de consolation pour leurs capitalistes qui pourront embaucher un prolétariat interne plus exploité et moins protégé que le prolétariat national, et d’autre part pour éviter que la sécurité du lendemain, acquise par les autres ouvriers bénéficiant de la sécurité sociale ne les rendent trop exigeants sur le plan des salaires. Dans ces sociétés où les idéologies racistes sont encore prégnantes, et non combattues officiellement, l’immigration est pourtant mieux acceptée qu’aujourd’hui, parce que règne le plein-emploi, et que la présence des immigrés ouvre la perspective de promotion sociale aux autochtones (dans l’automobile, la plupart des ouvriers français d’avant la crise a bénéficié d’importants avantages de carrière, alors que les immigrés sont restés OS toute leur vie).

 

Les candidats de gauche d’aujourd’hui (Mélenchon, Roussel, etc) proposent de reprendre diverses formes de politique SD, des réformes de redistribution. Les Gilets Jaunes ne demandaient pas autre chose !

 

Il est juste de commencer par là et de proposer à la classe ouvrière et aux classes populaires en général des avantages tangibles et concrets. Mais au-delà de la victoire électorale ?

 

La SD ne peut pas être une solution valable pour plus d’une génération, parce que d’une part les profits actuels sur lesquels on compte prélever la redistribution sont largement acquis à l’extérieur du pays – c’est le cas des profits fabuleux distribués par les entreprises cotée au CAC 40. Ce sont de prélèvements impérialistes."

 

 

Sur le site du Grand Soir, Théophrase R. relateune catastrophe familiale : "

Dix personnes de la même famille meurent après injection d’une dose de Pfizer.
 

Je me fais fort de vous pondre sous ce titre tout un article qui se terminera par « Les malheureux avaient mangé une omelette d’amanite phalloïde », à la manière de (entre autres) :

 

Reuters qui a fait un titre sur la mort par pneumonie due au COVID-19 d’un péruvien qui participait à un essai de vaccin chinois. L’article indiquait que le malheureux avait reçu un placebo (il est mort parce qu’il n’a pas reçu le vaccin).

 

Le New York Times qui a titré sur le décès d’un volontaire lors d’un essai d’un vaccin chinois. La lecture de l’article révélait qu’il s’était suicidé.

 

- Etc.

 

Voyez ici de nombreux exemples d’enfumages pour faire accepter une « vaccination politique » qui écarte les vaccins non occidentaux, les plus utilisés dans le monde.

Partager cet article
Repost0
8 août 2021 7 08 /08 /août /2021 05:20

Après trois semaines de Tour de France, les commentateurs sportifs ont pu s’exprimer tout à loisir pendant la quinzaine des Jeux Olympiques. Et là, tous les poncifs langagiers nous ont pollué les oreilles.

 

Il n’y a pas encore si longtemps, Patrick Montel était le champion hors catégorie avec ses « ce coureur est fréquent, il est présent dès qu’il y a un challenge. » Avec ses « départs canons » qui débouchaient sur des « performances stratosphériques ». Mais le pauvre Patrick a été viré par le service public pour, semble-t-il, s’être exprimé un peu trop librement sur le dopage chez les sportifs de haut niveau. Ne jamais gêner la circulation des pépettes, telle est une des règles d’or du sport de compétition à la télé. Même, et surtout, si l’on contribue à l’appauvrissement de la langue française.

 

Ses successeurs ont légèrement renouvelé les poncifs. Je n’en retiendrai ici qu’un seul :   « évidemment », parfois modulé en « bien sûr ». Lorsqu’un commentateur utilise 15 fois « évidemment » en trois minutes dans des contextes différents, il y a évidemment (sic) un loup et on peut parier sans risque que rien n'est évident. Quelques exemples :  « Au départ de cette série, évidemment le Russe Leonid Brejnev » ; « Brejnev est évidemment favori mais il devra bien sûr faire ses preuves en demi-finale » ; « Après l’athlétisme, nous passerons évidemment le relais à l’aviron, où nous attendent bien sûr de bonnes surprises » ; « Nos représentants ont eu, évidemment, la visite du Président de la République » » ; « Maintenant une respiration publicitaire avant de retourner, évidemment, à l’athlétisme » .

 

Je termine volontairement (et évidemment) sur cet exemple de respiration car je crois que c’est là que le bât blesse. La pub a envahi les retransmissions des événements sportifs les plus prestigieux au point que rares sont ceux auxquels on peut assister en continu. Ceux sont les publicitaires qui imposent leur programme en déterminant la fréquence et la longueur de leurs intrusions. D’où cet abus d’« évidemment/bien sûr » dans la bouche de présentateurs qui ont cessé d’être des journalistes indépendants pour devenir des auxiliaires, des metteurs en valeur de la pub. A noter que les passeurs de plats/journalistes n'annoncent pas "Une page de publicité" mais "Retour par Paris". On est petit-vérolé mais on le cache comme on peut. C’est pourquoi ils nous abreuvent de cette modulation accorante et persuadante pour faire croire qu’ils sont aux commandes et qu’ils sont en  pleine et exclusive connivence avec les téléspectateurs.

 

A lire ce très intéressant article de La Voix du Nord, avec le plus minable et penaud "évidemment" de Laurent Luyat lors de sa quinzaine olympique.

 

Ci-dessous, une pub lors des JO de Tokyo en 1964.

Les JO, « bien sûr évidemment »
Partager cet article
Repost0
5 août 2021 4 05 /08 /août /2021 05:10

Serge Halimi dénonce la dictature numérique en Chine et aileurs : " Bienvenue en Chine occidentale ! L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande que les États s’emploient à convaincre de l’utilité — incontestable — du vaccin contre le Covid-19 plutôt que d’user de la contrainte. Mais M. Emmanuel Macron en a décidé autrement. Ce président qui ne cesse de pourfendre l’« illibéralisme » ne conçoit les libertés publiques que comme une variable d’ajustement. D’ailleurs négligeable, et destinée à s’effacer derrière toutes les urgences du moment — médicales, sécuritaires, guerrières. Interdire à des millions de personnes de prendre le train, de commander un plat en terrasse, de voir un film en salles sans avoir prouvé qu’elles n’étaient pas infectées en fournissant le cas échéant, dix fois par jour, une pièce d’identité que le commerçant devra parfois vérifier lui-même nous fait entrer dans un autre monde. Il existe déjà. En Chine, précisément. Les agents de police y disposent de lunettes de réalité augmentée qui, reliées à des caméras thermiques placées sur leurs casques, permettent de repérer une personne fiévreuse dans une foule (1). Est-ce cela que nous voulons à notre tour ?"

 

 

Pour Martin Scocese, Fellini est plus grand que le cinéma : " Autrefois, des foules fiévreuses se pressaient dans les salles pour voir le dernier film de Jean-Luc Godard, Agnès Varda ou John Cassavetes. Devenu divertissement visuel, le cinéma a perdu sa magie, estime Martin Scorsese. Avec cet hommage à Federico Fellini, le réalisateur tente de la retrouver."

 

 

Evgueni Morozov demande si l'on doit craindre une panne électronique : "

 
 
 
  •  
Le Monde diplomatique (255)

Ezequiel Adamovsky revient sur une question vieille de quatre siècles : Race et classe, le chaudron latino-américain : "Avec les indépendances du XIXe siècle, l’Amérique latine a officiellement abandonné les hiérarchies raciales qui prévalaient pendant la colonisation : plus rien ne devait désormais distinguer les descendants d’indigènes, d’esclaves et de colons européens. Mais au cloisonnement ethnique de la période impériale s’est substituée une « pigmentocratie » qui fait de la couleur de peau un marqueur social."

 

 

Pour Rachel Knaebel, la droite allemande est élastique : "Fragilisée par la désinvolture de son candidat, M. Armin Laschet, face aux inondations survenues en juillet, l’Union chrétienne-démocrate aborde sans enthousiasme les élections du 26 septembre. Après seize ans de pouvoir, sa figure de proue, Mme Angela Merkel, se retire. Tiraillé entre une poussée conservatrice et une ouverture au centre, ce parti familier des grands écarts cherche un nouveau souffle."

 

 

Selon Angélique Mounier-Kühn, la banque du Liban est en pleine tempête:" Après neuf mois de vaines négociations avec le président Michel Aoun pour former un gouvernement, le premier ministre libanais Saad Hariri a décidé de jeter l’éponge. Dans un contexte social, économique et sanitaire désastreux, sa démission fait craindre le pire. Les responsabilités de la banque centrale et de son gouverneur dans le naufrage financier du pays sont désormais bien établies."

 

 

Pour Akram Belkaïd, "#MeToo secoue le monde arabe :"De l’Algérie au Koweït en passant par l’Égypte, de multiples voix s’élèvent contre les violences faites aux femmes. Internet et ses réseaux sociaux donnent plus d’impact à ces mobilisations, qui réclament une prise de conscience des effets du patriarcat, ainsi que des législations plus sévères. Les gouvernements louvoient et ne tolèrent pas que les revendications s’étendent à la sphère politique."

 

 

Thomas Frank analyse le complotisme des progressistes aux Etats-Unis : "La fin de la présidence de M. Donald Trump n’a pas mis fin aux débordements qui l’ont accompagnée. Ses adversaires présentent toujours l’ancien promoteur immobilier comme un danger vital qui réclame une mobilisation de chaque instant. Au point que l’analogie avec Adolf Hitler est devenue courante, y compris chez ceux qui savent ce que parler veut dire. De telles outrances servent un objectif. Lequel ?"

 

 

Loïc Ramirez nous emmène au milieu de nulle part, sur le fleuve Paraguay : "Une route fluviale de quatre cents kilomètres de long, entre Puerto Vallemí et Bahía Negra, au Paraguay : embarquement à bord de l’« Aquidaban », seul moyen de transport et d’approvisionnement des habitants de certains villages. Au fil des jours, toute la réalité des régions traversées s’incarne sur le pont du rafiot."

 

 

Michael M. Philips revient sur le destin poeu connu des soldats étasuniens envoyés lutter contre le bolchévisme : "L’unique affrontement direct entre soldats américains et russes remonte à plus d’un siècle, à la fin de la première guerre mondiale. Il se solda par la défaite des États-Unis. Des milliers d’hommes avaient été envoyés en Russie pour y protéger des entrepôts militaires contre une attaque allemande. Mais, à leur arrivée, cette guerre-là était terminée. Une autre allait commencer. Contre les bolcheviks."

 

 

Pour Christophe Trontin, la Russie est comme nous, les talk-shows y suscitent la passion : "Les émissions de débat politique se multiplient à la télévision russe. Présentées par des animateurs acquis aux vues du Kremlin, elles s’avèrent toutefois moins monolithiques qu’on ne pourrait s’y attendre, faisant la part belle à la polémique. De la géopolitique au sociétal, les sujets abordés varient, de même que les obédiences des « experts » qui y croisent le fer."

 

 

Rémi Carayol dénonce l'Institut Tony Blair, un business africain : "Après son départ du 10 Downing Street, en 2007, M. Anthony Blair a entrepris de monnayer, à travers des activités de conseiller et de conférencier, le prestige de son ancienne fonction et le carnet d’adresses qu’il y avait acquis. Face aux polémiques suscitées, l’ex-premier ministre britannique s’est recentré sur la philanthropie, espérant restaurer une réputation en chute libre. Avec un succès mitigé…"

 

 

Evelyne Pieiller se penche sur la gauche et l'art : "Ouvrant leurs collections aux foules avec l’appui des pouvoirs publics, MM. François Pinault ou Bernard Arnault deviennent les saints patrons des arts, dont ils contribuent à fixer les prix. Les industries culturelles promeuvent des formes qui modèlent la perception et les valeurs. Mais nombre de progressistes portent le combat ailleurs, en demandant à l’art des comptes sur son utilité sociale."

 

 

Sous le Front Populaire, des reporters anticolonialistes purent s'exprimer, bien que minoritaires : "Si le Front populaire est légitimement associé à la semaine de quarante heures et aux congés payés, son bilan est beaucoup plus mince en matière coloniale. Lorsque des journalistes proches du Parti communiste ou des diverses organisations socialistes se rendaient au Maghreb, ils savaient donc qu’il n’y aurait pas de joie ni de conquêtes sociales dans leurs reportages. Surtout quand sévissait la famine…"

 

 

François Albéra analyse l'art prolétarien de Fernand Léger : "1932, Fernand Léger écrit le scénario de La Vierge rouge, consacré à la figure de Louise Michel. Il a déjà une expérience du cinéma — il a collaboré à La Roue, d’Abel Gance, en 1922, à L’Inhumaine, de Marcel L’Herbier, en 1924 —, et il a réalisé son propre Ballet mécanique, un film expérimental sans scénario. Mais il entend désormais s’attaquer à un film grand public conforme à sa doctrine du « nouveau réalisme », dont, selon lui, le cinéma, la « grande distraction moderne », est porteur. Il est d’emblée emballé par les films soviétiques, comme par les mises en scène de Vsevolod Meyerhold — dans sa correspondance avec Sergueï Eisenstein, il s’exclame : « Attention à la concurrence  ! »

 

 

Marie Bénilde dénonce les lobbys publicitaires à France Télévision contre la Loi Climat : "Le 27 novembre 2020, à France Télévisions, les caméras du service public tournent une émission un peu spéciale intitulée « Les États généraux de la communication ». De Mme Mercedes Erra, présidente exécutive de Havas Worldwide, à M. Franck Gervais, ancien vice-président du groupe Accor et président de l’Union des marques, en passant par M. Gautier Picquet, président de Publicis Média, d’éminents dignitaires de l’industrie publicitaire sont réunis sur le plateau de « C à vous » pour une table ronde diffusée non pas sur France 5, mais sur les sites de leurs organismes professionnels. La journaliste de France 2 Marie Drucker joue les intervieweuses sous l’œil vigilant de Mme Marianne Siproudhis, directrice de la communication de France Télévisions et, parallèlement, présidente de sa régie publicitaire, également invitée sur le plateau. On s’alarme à bas bruit : un projet de loi préparé par la ministre de la transition écologique, Mme Barbara Pompili, reprendrait tout ou partie des 149 propositions de la convention citoyenne pour le climat (CCC), dont 146 doivent être transmises « sans filtre au Parlement, au gouvernement ou au peuple français », ainsi que l’a promis le président Emmanuel Macron fin juin 2020. Le 7 décembre, pourtant, ce ne seront plus qu’« à peu près 40 % » de ces mesures que Mme Pompili annoncera sur Europe 1 transposer dans son texte. Oubliés, la réduction de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les billets de train, les taxes sur les véhicules de plus de 1,4 tonne ou les 4 % pris sur les dividendes pour financer la transition écologique. Et bien sûr, enterrée, la réglementation de la publicité sur les produits les plus polluants.Que s’est-il passé ? Une table ronde organisée en octobre 2020 par l’Union des entreprises de conseil et d’achat média (Udecam) permet de se faire une idée de l’intense pression exercée sur le législateur."

 

 

Partager cet article
Repost0
2 août 2021 1 02 /08 /août /2021 05:31

 

Selon le World Socialist Website, le lanceur d’alerte de la guerre des drones Daniel Hale condamné à 45 mois de prison :

  •  

Daniel Hale, le lanceur d’alerte et ancien analyste du renseignement militaire qui divulgua les détails du programme américain de guerre des drones à l’Intercept en 2014, a été condamné mardi à 45 mois de prison fédérale pour avoir enfreint la loi sur l’espionnage. Dans un commentaire hypocrite sur l’importance des révélations de Hale, le juge de district américain Liam O’Grady a déclaré que la divulgation de documents par l’homme de 33 ans allait au-delà de son opposition «courageuse et de principe» à l’utilisation meurtrière des drones par l’armée.

Le juge O’Grady a ajouté: «Vous n’êtes pas poursuivi pour avoir dénoncé le programme de drones tuant des innocents. Vous auriez pu être lanceur d’alerte […] sans prendre aucun de ces documents». Parmi les documents que Hale a obtenus et remis au journaliste Jeremy Scahill, il y avait la preuve qu’un programme d’assassinat ciblé était mené depuis la Maison-Blanche par le président de l’époque Barack Obama, dans le dos du peuple américain.

 

 

Théophraste R., dans Le Grand Soir, évoque l’idéal journalistique à BFM-TV : « Igor Sahiri, journaliste de BFMTV a assuré à l’antenne avoir dû faire face à unesituation d'extrême violence par une foule haineuse.

C’était le 22 juillet 2021, lors de la manifestation anti-pass, où il a agressé, insulté un manifestant non belliqueux et lui a cassé son portable. Le seul coup porté, vient de lui. Personne n’a touché Igor Sahiri.

Les manifestants avaient fait une « conduite de Grenoble » à l’équipe de BFM (encadrée par deux gardes du corps) qui avait été reconnue, malgré des bonnettes noires pour masquer le sigle BFMTV sur les micros.

Igor Sahiri, ça ne le gêne pas d’être obligé d’être protégé par des gros bras pour s’approcher des manifestants, ni de mentir en racontant ce qu’il a vécu. Tout ça lui paraît normal. La routine.

En novembre 2018, Jean-Wilfrid Forquès, journaliste toulousain de BFMTV également protégé par des gardes du corps avait raconté le même bobard que son confrère Igor Sahiri. Sans que personne ne le touche.

On parie que le nombre de gorilles à BFMTV est supérieur à celui des « journalistes » de terrain ? »

 

Serge Halimi, dans Le Monde diplomatique, dénonce la dictature numérique en Chine (et ailleurs) : « Bienvenue en Chine occidentale ! L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande que les États s’emploient à convaincre de l’utilité — incontestable — du vaccin contre le Covid-19 plutôt que d’user de la contrainte. Mais M. Emmanuel Macron en a décidé autrement. Ce président qui ne cesse de pourfendre l’« illibéralisme » ne conçoit les libertés publiques que comme une variable d’ajustement. D’ailleurs négligeable, et destinée à s’effacer derrière toutes les urgences du moment — médicales, sécuritaires, guerrières. Interdire à des millions de personnes de prendre le train, de commander un plat en terrasse, de voir un film en salles sans avoir prouvé qu’elles n’étaient pas infectées en fournissant le cas échéant, dix fois par jour, une pièce d’identité que le commerçant devra parfois vérifier lui-même nous fait entrer dans un autre monde. Il existe déjà. En Chine, précisément. Les agents de police y disposent de lunettes de réalité augmentée qui, reliées à des caméras thermiques placées sur leurs casques, permettent de repérer une personne fiévreuse dans une foule. Est-ce cela que nous voulons à notre tour ?

 

En tout cas, nous entérinons plutôt benoîtement l’invasion galopante du numérique et du traçage de nos vies intimes, professionnelles, de nos échanges, de nos choix politiques. Interrogé sur les moyens d’éviter que nos données, une fois nos téléphones portables piratés, ne deviennent des armes braquées contre nous, M. Edward Snowden a déclaré : « Que peuvent faire les gens pour se protéger des armes nucléaires ? Des armes chimiques ou biologiques ? Il y a des industries, des secteurs, pour lesquels il n’y a pas de protection, et c’est pour ça qu’on essaye de limiter leur prolifération. »

 

C’est tout le contraire que M. Macron encourage en précipitant le remplacement des interactions humaines par un maquis de sites administratifs, de robots, de boîtes vocales, de QR codes, d’applications à télécharger. Dorénavant, réserver un billet, acheter en ligne, exige à la fois une carte bancaire et la communication de son numéro de téléphone portable, voire de son état civil. Il fut un temps, qui n’était pas le Moyen Âge, où l’on pouvait prendre le train en demeurant anonyme, traverser une ville sans être filmé, se sentir d’autant plus libre qu’on ne laissait derrière soi nulle trace de son passage. Et pourtant, il y avait déjà des enlèvements d’enfants, des attentats terroristes, des épidémies — et même des guerres.

 

Le principe de précaution ne connaîtra aucune limite. Est-il très prudent, par exemple, de côtoyer dans un restaurant une personne qui aurait un jour voyagé au Proche-Orient, éprouvé des bouffées délirantes, participé à une manifestation interdite, fréquenté une librairie anarchiste ? Le risque de ne pas terminer son repas à cause d’une bombe, d’une rafale de kalachnikov ou d’un coup de poing dans la figure n’est pas énorme, mais il n’est pas nul non plus... Faudra-t-il donc bientôt que tous les passants présentent un « passe civique » garantissant leur casier judiciaire vierge et l’aval de la police ? Ils n’auraient plus ensuite qu’à errer tranquilles dans un musée des libertés publiques, devenues « territoires perdus de la République ».

 

Revue de Presse 365
Partager cet article
Repost0
1 août 2021 7 01 /08 /août /2021 05:35

Je me demande comment, dans disons une trentaine d’années, Raphaëlle contemplera, analysera cette photo d'elle-même prise en juillet 2021.

 

Ma Joconde à moi

Je pense être allé trois fois au Louvre dans ma vie, en m’arrêtant à chaque fois devant Mona Lisa. Il n’est peut-être pas nécessaire de dire que l’émotion ressentie devant ce sourire universellement connu ne fut jamais aussi forte que celle que j’ai pu éprouver face à la “ Jeune fille à la perle ”. Je ne saurais dire pourquoi. Peut-être parce que Vermeer, lui-même, fut beaucoup plus ému par son modèle que ne le fut Vinci, que les femmes ne faisaient guère trembler.

 

Lors de ma première visite, il y a plus d’un demi siècle, le tableau de Leonardo était accroché au mur, banalement, comme les autres. Lors de mes deux autres visites, il était désormais sous verre. D’après ce que j’en vois, il est aujourd’hui bizarrement mis en valeur. Derrière une rambarde sans intérêt où l’on peut poser son sac à main ou à dos, il est flanqué d’une sorte de table épaisse sans pieds. Ce qui n’empêche pas les bouffonneries.

 

Ma Joconde à moi
Ma Joconde à moi

En tant normal, une foule nombreuse se presse devant le chef-d’œuvre.

Ma Joconde à moi

Mais, justement, nous ne sommes plus en temps normal et nous risquons de ne pas l’être de sitôt. Quand, il y a quelque jours, Raphaëlle s’est présentée devant Mona Lisa, il n'y avait pas grand monde. Les responsables du Louvre n’étaient pas accablés par les problèmes de jauge. Si Vinci peut être considéré comme un étalon fiable de l’attractivité touristique de Paris, on ne frôle pas la catastrophe, on y a plongé.

 

Mais ce qui me chagrine le plus, c’est que ma fille a posé masquée. Point de mise en abyme possible. L’humanité n’a désormais plus de visage, et elle a bien du mal à avancer et à exprimer quoi que ce soit. Ça tombe bien. Des gens sans visage et sans parole. Un rêve pour tous les dirigeants.

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2021 1 26 /07 /juillet /2021 05:00

Dans son blog, El Diablo s’en prend à Die Linke : « Le 9 juillet 2021, nous écrivions que la Commission électorale fédérale avait annoncé que le Parti communiste allemand (DKP) ne serait pas autorisé à participer aux élections du Bundestag de septembre et serait par la même occasion privé de son statut de parti politique. Le prétexte de cette décision honteuse était la prétendue soumission tardive des états financiers. 

Plusieurs partis communistes et ouvriers du monde entier ont fermement condamné la décision de la Commission et exprimé leur solidarité avec le DKP. Mais ce qui est intéressant dans toute cette histoire, c'est la position du soi-disant "Parti de gauche" (Die Linke). La décision de la Commission électorale fédérale a été prise avec une seule voix contre, celle de Harmut Geil de "Alliance 90/ Les Verts" (Bündnis 90/Die Grünen). En revanche, la représentante de "Die Linke" à la Commission, Constanze Portner, a voté en faveur de l'interdiction du statut politique du DKP. 

Une fois de plus, Die Linke, le "parti frère" de SYRIZA en Grèce, prouve son orientation idéologique et politique réelle, en tant que parti de la social-démocratie profondément engagé à servir le système capitaliste. Il y a quelques mois, Die Linke avait adopté une résolution méprisable en faveur des tentatives contre-révolutionnaires à Cuba.

 

Pour Descartes dans son blog, le souveraineté fout le camp pendant l’été : « La Cour de justice de l’Union européenne a estimé qu’il « ne saurait être considéré que l’intégralité des activités exercées par les militaires présentent des particularités telles que celles-ci s’opposent à toute planification du temps de travail respectueuse des exigences imposées par la directive 2003/88 ». La Cour ajoute que « certaines activités susceptibles d’être exercées par les membres des forces armées, comme celles liées notamment à des services d’administration, d’entretien, de réparation, de santé, de maintien de l’ordre ou de poursuite des infractions, ne sauraient être exclues, dans leur intégralité, du champ d’application de la directive 2003/88 », dans la mesure où il « est constant que de telles activités relèvent, en principe, du champ d’application de cette directive lorsqu’elles sont exercées, dans des conditions similaires, par des travailleurs de la fonction publique n’ayant pas le statut de militaire ».

Cette décision participe d’un processus qui aboutit à la banalisation de toutes professions, à la remise en cause de tous les statuts, à la réduction par un capitalisme qui s’approfondit chaque jour de tous les rapports à un rapport unique, celui du « paiement au comptant ». Pour la CJUE, le militaire n’est qu’un salarié comme les autres, soumis aux mêmes règles et ne pouvant prétendre qu’aux mêmes compensations.

La privatisation de l’Etat continue : une récente loi confie aux vigiles privés des prérogatives qui, hier, étaient exclusives de la Police nationale. Grâce à la CJUE, on aura probablement demain des armées privées. Quand dans sa présentation de la réforme de la haute fonction publique française notre premier ministre insiste lourdement sur l’objectif de « concilier la vie privée et la vie professionnelle » et sur la nécessité d’aligner la carrière des hauts fonctionnaires sur celle des cadres du privé, quand on supprime les statut du Cheminot, on est dans la même logique. C’est-à-dire, celle d’un statut unique qui permette une mise en concurrence de tous contre tous.

 

Dans le site Anti-K, Pierre Khalfa met en garde ceux qui se prononcent contre le vaccin anti-Covid : « Il y a un problème profond qui renvoie à la défiance envers les scientifiques, défiance qui est souvent justifiée : liens financiers avec les laboratoires, jeux de pouvoir internes au corps médical ou autre, scandales récurrents et instrumentalisation par l’industrie… Tout ça a miné la confiance envers les scientifiques et nourri le complotisme. Il ne suffit donc pas de se référer à la Science pour convaincre. D’où la nécessité absolue du débat démocratique, de la transparence et de la confrontation des opinions. Or la façon de gouverner de Macron, qui pousse à l’extrême les caractéristiques de la Ve République, vont à l’encontre de ces exigences : décisions autoritaires prises par un seul individu dans un cadre de délibération obscur, le conseil de défense. Les conditions de mise en place du pass sanitaire – en pleine vacances, dans des délais très rapprochés impossibles à tenir – en portent la marque.

Le succès des manifs antivax, pilotées plus ou moins par une certaine extrême droite (Philippot, Dupont-Aignan), montrent la nécessité d’un positionnement qui se démarque de Macron mais qui ne laisse aucune ambiguïté sur la question de la vaccination. On ne gagnera rien à courir après les complotistes et l’extrême droite.

Revue de Presse (364)
Partager cet article
Repost0