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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 06:25

 

Pour les Britanniques, qui célèbrent les cinquante ans de sa disparition, il est le personnage le plus important des deux millénaires. Il faut dire que sa résistance à Hitler, ce ne fut pas rien. Pour ma part, j’ai adoré son humour : « Une voiture vide s’arrête devant 10 Downing Street. [Le Premier ministre] Clement Attlee en descend. » Ou encore, dans un repas familial en présence de sa fille et de son gendre : « L’homme que j’ai le plus admiré pendant la Seconde Guerre mondiale fut Mussolini car il n’hésita pas à faire fusiller son gendre. » À Lady Astor qui le menace : « Si j’étais votre femme, je mettrais du poison dans votre thé. » « Et moi, répond-il, si j’étais votre mari, je le boirais. »

 

C’est peu dire que cet homme hors du commun, descendant du Malbrough qui « s’en va-t-en guerre », ayant passé son enfance dans l’un des plus grands et plus beaux châteaux d’Angleterre, fut tout en aspérités. Ainsi, il ne vouait pas un amour immodéré pour ce qui était à ses yeux des peuplades assez négligeables. « On n’a fait aucun mal aux peaux-rouges d’Amérique ou aux aborigènes d’Australie. Il s’est trouvé qu’une race plus forte, plus évoluée, plus sage a pris leur place. »

 

Durant la Première Guerre mondiale, il demande l’utilisation de gaz moutarde contre les Turcs.

 

En 1943, l’Inde est frappée par une famine historique. Trois millions de personnes meurent. Il exige que la colonie continue à exporter du riz pour contribuer à l’effort de guerre des Britanniques. Dans la foulée, il conseille aux Indiens de ne plus « se reproduire comme des lapins ».

 

Pour lui, les musulmans sont « imprévoyants », « mous » et « souillons ». Mais, en 1940, il fait débloquer une aide (considérable pour l’époque) de 100 000 livres pour la construction d’une mosquée à Londres en reconnaissance de l’engagement des soldats indiens musulmans pendant la guerre.

 

Pour Churchill, les grévistes étaient de la vermine. À plusieurs reprises, il enverra la troupe contre eux alors qu’il était ministre de l’Intérieur, au Pays de Galles, à Glasgow ou à Liverpool. Avec ordre de faire feu si nécessaire. Il était persuadé que ces grévistes constituaient l’avant-garde d’une révolution blochevique.

 

En janvier 1911, dans l’East End de Londres, 200 policiers assiègent une bande d’anarchistes lituaniens emmené par Yaokov Peters (dit Pierre le Peintre), dont on n’a jamais su vraiment qui il était et s’il a même réellement existé. Le mois précédent, ces anarchistes avaient tué trois policiers. Deux des anars moururent dans l’assaut. Churchill était présent, aux premières loges, coiffé de son haut-de-forme.

Winston Churchill : pas si rose

En Irlande, Churchill soutient les Black and Tans, cette milice de policiers supplétifs, extrêmement violents, casseurs de militants de l’IRA. Mais dès 1912, Churchill avait accepté le concept d’autonomie pour le pays (Home Rule).

 

En 1923, alors que sa carrière politique connaît des hauts et des bas, il reçoit 5 000 livres de deux compagnies pétrolières qui lui demandent d'intercéder en leur faveur auprès du gouvernement britannique.

 

Reste l’éternelle et grave question à laquelle il n’est pas simple de répondre, même 70 ans après : Churchill aurait-il dû bombarder, dès 1942, alors qu’il en avait la possibilité, les camps de concentration ?

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 06:51

Politis nous informe que les négociations pour un accord de libre échange entre l’Union européenne et les États-Unis se poursuivront du 2 au 6 février, sans tenir compte de la consultation publique européenne sur le règlement des différends entre investisseurs et Etats. Un signe que la Commission européenne a enterré ses résultats.

 

La Commission européenne agit comme si il n’y avait pas eu de consultation des citoyens européens sur une importante disposition du Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement (PTCI, TTIP en anglais) en cours de négociation entre les Etats-Unis et l’Union européenne (UE). Le programme du huitième cycle de négociations, qui aura lieu à Bruxelles du 2 au 6 février, ne contient aucune réunion portant sur les résultats de cette consultation qui concerne les droits des investisseurs, particulièrement le très controversé mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et Etats.

 

Pourtant, près de 150 000 personnes ont contribué à cette consultation publique organisée durant l’été 2014. Il s’agit du « nombre le plus élevé de réponses jamais reçu lors d’une consultation publique de l’UE. Une écrasante majorité (plus de 97 %) a rejeté la perspective d’un mécanisme de règlement des différends dans l’accord transatlantique comme dans ceux déjà conclus, tels que l’accord UE-Canada », relève Attac France.

 

 

Dans Res Publica, Henri Péna-Ruiz explique que pour lutter contre le fanatisme, la laïcité plus que jamais nécessaire :

 

Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinsky n’ont jamais confondu le respect de la liberté de croire, conquis par l’émancipation laïque, et le respect des croyances elles-mêmes. Ils ont su qu’on peut critiquer voire tourner en dérision une religion, quelle qu’elle soit, et que ce geste n’a rien à voir avec la stigmatisation d’une personne en raison de sa religion. Ils ont pratiqué la laïcité par la liberté de leur art, sans l’affubler d’adjectifs qui attestent une réticence hypocrite. Ni ouverte ni fermée, leur laïcité avait l’évidence nette de leurs dessins créateurs. Car ils savaient que l’indépendance des lois communes à l’égard de toute religion est la condition des libertés comme de l’égalité, mais aussi celle d’un cadre commun à tous, capable d’unir sans soumettre. Ils savaient qu’il n’existe de blasphème que pour ceux qui vénèrent la réalité dite blasphémée.

 

Ils savaient aussi, et montraient clairement, que les fidèles des religions ne peuvent être confondus avec leurs délinquants. Ni le christianisme avec Torquemada, ou avec les poseurs de bombe qui le 23 octobre 1988 firent 14 blessés graves en incendiant le cinéma Saint-Michel qui projetait La dernière tentation du Christ. Ni le judaïsme avec Baruch Goldstein qui le 25 février 1994 abattit à Hébron 29 Palestiniens ou avec Yigal Amir qui assassina Yitzhak Rabin le 4 novembre 1995 après avoir vu dans un verset de la Bible une incitation au meurtre. Ni l’Islam avec les fous de Dieu qui le 11 septembre 2001 précipitèrent des avions contre les Tours de New York, causant la mort de plus de 3 000 personnes, ou avec les tortionnaires de l’Etat Islamique qui violent les femmes et décapitent des journalistes.

 

Maryse Souchard, dans Politis, a écrit à notre nouveau héros national, Lassana Bathily. « Je te tutoie car je tutoie tous mes amis. Je viens surtout te présenter mes excuses les plus sincères pour la manière dont tu as été traité à ta sortie du supermarché. Si la presse a beaucoup vanté ton courage, j’ai lu bien peu d’excuses ou de regrets sur la manière dont la police t’a accueilli : plaqué au sol, fouillé, menotté, enfermé dans le fourgon de police pendant 1h30. Et j’imagine les paroles qui ont dû accompagner ces actes.

 

Je SAIS que cela est arrivé à cause de la couleur de ta peau. Si tu avais eu la peau blanche, l’accueil aurait très certainement été différent, moins méfiant, n’est-ce pas ?

 

Il s’agit bien de RACISME, ce racisme rampant, insidieux, hypocrite, lâche qui a toujours de « bonnes excuses », de « bonnes raisons ».

 

Alors, je te demande de bien vouloir accepter les excuses que je te présente en mon nom et au nom de tous ceux et toutes celles qui, comme moi, veulent vivre et voir vivre leurs enfants et leurs petits-enfants dans un monde différent où la couleur de la peau, la religion ou son absence, la fortune, l’origine, l’âge, le sexe ne porteront plus aucune discrimination.

 

Et je te remercie d’avoir accepté, malgré ce que tu viens de vivre, de rejoindre notre communauté nationale.

 

Post-scriptum : J’ai failli oublier ... Il faudrait aussi des explications pour comprendre pourquoi la nationalité française ne t’a pas été accordée plus tôt. Elle dépendrait donc désormais d’exploits, garantie d’un « bon citoyen » ?

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 06:45

Léa (ou Hala ?) Salamé, la nouvelle coqueluche de nos médias télévisuels et radiophoniques, ce n’est pas n’importe qui. Libano-française, elle est la fille d’un ancien ministre de la Culture libanais, par ailleurs professeur des universités en France. Sa sœur, chargé de communication à l’Agence France-Muséums Louvre Abou Dhabi, a épousé le comte Raphaël de Montferrand.

 

Ses études secondaires se sont déroulées à l’École Alsacienne. Pour ceux qui ont fréquenté le collège Pablo Picasso, cette excellente école privée non confessionnelle est, à l’origine, alsacienne et protestante. Essayez d’y inscrire vos enfants, je vous paye le champagne (un de mes amis, alsacien et protestant, avait réussi à y faire entrer son fils en le préinscrivant avant même la conception de l’enfant). Elle a ensuite fait des études supérieures à l’université Assas et à Sciences-Po, deux bastions intellectuels de la droite et de l’extrême droite. En 2001, elle réside à New York et elle est blessée lors des attentats du 11 septembre.

 

Elle est entrée en journalisme sous la coupe de Jean-Pierre Elkabbach à La Chaîne parlementaire. Elle est surtout connue aujourd’hui pour avoir succédé à Natacha Polony dans l’émission de Laurent Ruquier “ On n’est pas couché ”.

 

Elle définit ainsi sa démarche journalistique : « Contrairement à Natacha Polony ou à Aymeric Caron où on peut plus facilement prévoir ce qu’ils vont dire car ils sont dans un mode de pensée systémique, idéologique, je suis beaucoup plus nuancée. Dans un monde très manichéen, je revendique le gris, même si c’est moins vendeur, moins efficace. »

 

« Grise et nuancée », dit-elle.

 

Je ne regarde jamais “ On n’est pas couché ”. D’abord, à l’hospice, l’extinction des feux, c’est 20 heures 30. Et puis je suis, par principe, opposé au mélange des genres, donc à l’infotainment, où, comme le nom l’indique, on ne sait jamais si on est dans la politique, dans le spectacle ou dans la politique-spectacle.

 

En septembre dernier, un accrochage mémorable auquel je n’ai pas assisté en direct a opposé l’ancien ministre de gauche et de droite Bernard Kouchner au journaliste – dont il se dit qu’il est de gauche – Aymeric Caron. Bien que n’ayant guère de sympathie pour ce qu’est devenu Kouchner, je dois reconnaître que ce qu’il a exprimé le concernant était globalement juste. Mais j’ai surtout apprécié qu’il ait vu sous les sourires doucereux et la chevelure permanentée de Caron une machine à piéger l’autre et à se faire valoir soi-même. Avec des insinuations sur le fait que le fondateur de Médecins sans Frontières aurait organisé des trafics d’organes. Avec des phrases comme « On a souvent l’impression que votre image … ». C’est cela l’infotainment : des impressions et de l’image. Mais pour des vedettes de la médiacratie comme Caron, il s’agit du fin du fin du journalisme.

 

 Napoléon avait dit un jour à Talleyrand qu’il était « de la merde dans un bas de soie ». Derrière ses sourires policés, Caron cachait en fait une très grande violence (malgré ses « je ne fais que poser des questions ») à laquelle Kouchner a répondu par une violence encore plus grande : « Vous dites des saloperies, j'en ai marre ! Vous dites n'importe quoi. […] Il n'y a pas de question, il ne dit que du mal. Il m'emmerde ! Je m'en fous ! Il n'y a aucune valeur à ses questions, ce sont des clichés dégueulasses. »

 

Kouchner fit ensuite comme si Caron n’était pas là et demanda à Léa Salamé de lui poser une question. Ce qu’elle accepta derechef, sans le moins du monde exprimer en préambule sa solidarité avec son collègue :

 

« Comment vous trouvez les deux ans et demi de mandat de votre ami François Hollande, comment est-ce qu'on peut rater aussi franchement un début de mandat ? » Et elle ajouta : « comment un homme aussi intelligent peut-il rater … ».

 

La méthode Salamé, c’est ça. Est-il possible de se dépatouiller d’une question qui contient une réponse qui vous est hostile ? Que sous-entendait la référence à l’« amitié » de Kouchner pour François Hollande, et que venait-elle faire dans le débat ? Quid du QI de François Hollande ? Cela fait pourtant un petit moment qu’on n’a pas eu un chef d’État français complètement neuneu !

 

Kouchner s’en sortit par une réponse à mi-chemin entre les réunions mondaines et le café du Commerce : « Hollande ne pouvait pas tenir toutes les promesses du discours du Bourget, mais il n’a pas tout raté. » C’était suffisamment « gris et nuancé » pour Léa (Hala ?), qui n'est ni grise, ni nuancée.

 

53 minutes de pas grand-chose.

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 08:07

Dans ma revue de presse du 19 janvier 2015, je rendais hommage au dernier combat (perdu) de Bernard Maris, qui avait souhaité la création d’une nouvelle section d’économie pour l’Enseignement supérieur. Au fil des ans, dans l’Université, les économistes de droite, inspirés par Harvard et le capitalisme de Wall Street, ont pris le pouvoir et exercent une tutelle quasi totalitaire. Au nom de la science, bien sûr, de l’économétrie. Dans les sciences économiques telles qu’elles sont enseignées dans nos établissements, le facteur humain n’existe plus. Ne parlons surtout pas (dirty words) de classes sociales, de détériorations des termes de l’échange. Tout se réduit à des formules mathématiques, des algorithmes, des choses bien neutres et bien sèches, prétendument sans idéologie.

 

Benoît Hamon s’était montré intéressé par la création d’une telle section du Conseil national des universités, qui n’est pas que technique puisqu’elle influe sur la recherche, le recrutement, les promotions. Najat Vallaud-Belkacem avait fait un peu semblant. Fioraso a sifflé la fin de la récréation. Que vive le libéralisme, que vive le “ Publish or Perish ” cher aux universités anglo-saxonnes, et aussi françaises, désormais.

 

Je reprends ici un article d’Emmanuel Lévy et Hervé Nathan, publié par Marianne qui montre bien (était-ce encore nécessaire ?) la cohérence idéologique de la droite solférinienne au pouvoir, et que la politique de cette droite a des racines profondes, de forte conviction.

 

 

La création d’une seconde section d’économie, « Economie et société », aux côtés de l’actuelle section « Sciences économiques », au sein du Conseil national des universités n’aboutira pas. Défendu notamment par le regretté Bernard Maris et, avec lui, l’ensemble de l’Association française d’économie politique (Afep), le projet pour un enseignement s’ouvrant aux économistes hétérodoxes, a été enterré sans fleurs ni couronnes. Adressée à Jean-Loup Salzmann, président de la Conférence des présidents des universités, et lui même défenseur du projet, la lettre de Geneviève Fioraso que Marianne s’est procurée est sans ambiguïté.

Fioraso soutient les économistes de droite

Malgré les engagements de ses ministres de tutelle, la secrétaire d’Etat chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche se contente d’y rappeler « la disposition introduite dans le nouveau décret relatif aux enseignants chercheurs pour expérimenter pendant quatre ans la suppression du contingentement des recrutements par voie normal ». Bref, en langage simple, de la diversité façon Sciences Po sans grand effet… Le système de sélection des élites professorales via la voie d’excellence, l’agrégation, demeurera donc inchangé et restera aux mains des économistes orthodoxes et néo-classiques.

 

C’est regrettable. Au fil du temps, notre système de formation des économistes s’est fermé. Quand il y a vingt ans encore, il pouvait produire des André Orléan, des Michel Agglieta et des Thomas Piketty, aujourd’hui il ne repose plus que sur un critère ou presque : le « marché » des idées qui fonctionne selon la « bibliométrie », c’est-à-dire sur la quantité de publications dans les revues spécialisées dont peut se prévaloir chaque chercheur. Récemment encore, André Orléan, professeur et président de l’Afep, dénonçait dans le Monde les dérives ce système.

A l’image de la revue scientifique Econometrica, les plus importantes sont en anglais… Et qui les a fait reines en France ? La section 37 du Comité national de la recherche scientifique. Autrement dit le fameux Conseil national des universités. La boucle est bouclée… Ces revues d’excellence fonctionnent un peu comme les agences de notations. Telle publication dans telle revue équivaut a un certains nombre de points, et c’est sur ces points accumulés qu’est construite la cote des universitaires. Evidemment, les revues en question ont un point de vue, des convictions. Et les plus orthodoxes en économie sont les mieux notées.

 

Pour les hétérodoxes, qui n’ont pas accès à ces revues, impossible donc d’entrer sur le marché international du professorat, le fameux « job market » où les patrons des grands établissements viennent faire leurs courses. Et voilà comment, notre système national d’enseignement de l’économie, est lui aussi tombé sous l’emprise de cette cotation…

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 06:25

Marianne.fr évoque le dernier combat mené par Bernard Maris, un combat en surface technique, mais au fond très politique :

 

L’Association française d’économie politique fait l’amer constat que les thèses hétérodoxes ne sont plus retenues par les jurys composés presque exclusivement de professeurs formatés aux mathématiques. Le phénomène tient de l’éradication idéologique : l’âge et les départs à la retraite aidant, il n’y aura bientôt plus d’économistes iconoclastes dans nos universités.

 

D’où l’idée de la création d’une seconde section de recrutement au Conseil national des universités (CNU) qui enseignerait que l’économie tient d’abord à la sociologie, à la politique, à l’histoire… autant qu’aux mathématiques. Contre l’éco omnipotente et à prétention infaillible, l’Afep et Bernard Maris défendaient une discipline exigeante mais ouverte, au service des politiques. L’AFEP avait d’ailleurs convaincu l’éphémère ministre Benoît Hamon. Najat Vallaud-Belkacem, elle, avait fait savoir en décembre qu’elle viendrait l’annoncer lors de l’assemblée générale de l’AFEP le 13 janvier.

 

Halte-là ont crié les « Je-ne-suis-pas-Bernard » de France et de Navarre. Le conseil de la Ve section des sciences économiques du CNU a ainsi menacé la ministre… de faire grève. Un peu comme les taxis quand on leur parle d’UberPop… Et ils ont trouvé des porte-parole bien en cour, comme le prix Nobel [sic] Jean Tirole qui n’a sans doute pas digéré qu’Oncle Bernard écrive un jour : « Les théoriciens de l’économie économie industrielle (c’est la spécialité de Tirole) sont une secte, dont l'obscurantisme et le fanatisme donnent froid dans le dos. Il n'est pas difficile de repérer le taliban sous l'expert, et le fou de Dieu sous le fou de l'incitation ». Ou bien encore Philippe Aghion, ponte de Harvard, jongleur des équations et conseiller même pas occulte de l’Elysée et de Bercy.

 

D’après nos informations (recoupées avec celle de Christian Chavagneux d’Alternatives économiques), l’intervention de ces deux mandarins a réussi à bloquer l'affaire, le cabinet de Najat Vallaud-Belkacem indiquant à André Orléan que toute décision est désormais repoussée !

 

Perico légasse, que je n’ai jamais cité, expose dans Marianne que la laïcité, c’est la République : La responsabilité de ceux qui définissent l’interdiction d’arborer ostensiblement un signe ou un vêtement religieux dans un lieu public, ou l’obligation pour un élève d’assister à un cours dont le contenu n’est pas conforme à sa croyance religieuse, comme un « intégrisme laïc », sous prétexte qu’il y aurait une discrimination de l’individu par discrimination des consciences, est immense dans la progression du fondamentalisme islamique au sein de la jeunesse de confession ou de culture musulmane. Nos concitoyens musulmans, dont la France a besoin pour être la France, ne doivent pas vivre cette laïcité comme un devoir mais comme un droit. De l’homme ! Ceux qui les en dissuadent sont précisément ceux qui refusent d’en faire des Français libres. La République n’est pas une religion, c’est une patrie, et elle est la leur à part entière. Le nier c’est la tuer. Il ne faut donc plus rien céder ni concéder sur la laïcité, jamais, nulle part.

 

 

Médiapart a retrouvé un long entretien avec Cabu. J’en extrais ses souvenirs de guerre d’Algérie :  Je suis parti à vingt ans en Algérie, en 58. Je ne connaissais rien à rien. Je suis revenu, j'avais quand même compris quelque chose de la vie politique, peut-être pas internationale comme vous le disiez mais je suis resté antimilitariste en tout cas. [...]  Je n'ai trouvé aucune camaraderie, sinon la camaraderie que procurent la boisson, la phallocratie. Tous les excès, tous les vices humains sont révélés et sont développés dans une caserne, alors ne venez pas me dire qu'à la caserne vous avez trouvé une amitié ! Vous avez trouvé des gens qui pensaient comme vous et c'était ça l'amitié, comme ça [...] On nous désigne toujours un ennemi. Parce que je n'étais pas sursitaire, je suis parti vraiment à 20 ans, en mars 58. Je suis parti en civil, on était tondus en arrivant et habillés en militaires, et là j'ai fait mon instruction civique si tu veux, là-bas. J'étais bête, parce que je dessinais dans l'Union de Reims mais ce n'était pas un journal engagé. Et c'est vraiment en Algérie que j'ai compris que malheureusement j'avais participé malgré moi à la dernière guerre coloniale, quand même, c'est vrai. Je n'ai tué personne, par chance.

 

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 06:28

Dans plusieurs articles et essais consacrés à la langue et au totalitarisme, Orwell a mis en garde contre l'utilisation des mots tronqués ou des abréviations : Gestapo, Guépéou, agit-prop. Cela cachait toujours la réalité des choses.

 

Le capitalisme n'est pas en reste, comme le montre l'exemple ci-dessous. Tant qu'on n'appelle pas un chat un chat, on n'a aucune prise et emprise sur le monde.

Un travailleur dans la misère
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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 06:44

Je suis perplexe devant une campagne d’affichage publicitaire massive dans les rues de nos bonnes villes. Elle concerne la chaîne de télévision d’information en continu i24news.

 

Le cheville ouvrière de cette campagne est Frank Melloul. Cette forte personnalité du monde des médias est née à Fribourg (Suisse) en 1973. Il fut proche de Lionel Jospin, puis de Dominique de Villepin, puis de Pierre Lellouche, puis de Xavier Bertrand. Il est proche de Laurent Fabius. De qui n’est-il pas proche ?  Il a été Directeur de la Stratégie de la Recherche et du Businesse Development International (sic) de l’entreprise fusionnée Audiovisuel extérieur de la France, regroupant France 24, Radio France International, Monte Carlo Doaliya et TV5 Monde. Il préside i24news depuis 2013.

 

L’unique actionnaire de cette chaîne est Patrick Drahi, un brillant et redoutable homme d’affaires dont ne sait pas exactement s’il est français ou franco-israélien. Drahi possède Numericable, SFR  et 99% des réseaux câblés de France. Il a des sociétés et holdings au Luxembourg et à Gernesey.

 

i24news a été lancée le 17 juillet 2013 en Israël avec un budget de 50 millions d’euros. Pluriculturelle, plurireligieuse, la rédaction compte 35 nationalités. Bizarrement, pour des « raisons administratives complexes » ( ?) la chaîne (dont les programmes sont réalisés simultanément en anglais, français et arabe) n’est pas diffusée en Israël. Par une puissante campagne de relations publiques, la chaîne a tenté de faire revenir le gouvernement israélien sur sa position. En vain pour l’instant. i24news – qui compte 150 journalistes (dont Mickaël Darmon et Christian Malard) et une centaine de personnels administratifs et de service – est basée administrativement au Luxembourg.

 

J’ai repéré trois affiches différentes. Je ne sais s’il y en a d’autres. J’ai trouvé le slogan commun aux trois affiches aussi consensuel que débile : « L’information est l’union de tous les points de vue ». Prenons un exemple limite. Tu veux savoir ce qu’il se passe à Auschwitz. Tu demandes à un squelette ambulant à qui il reste quelques heures à vivre et au commandant du camp de t’éclairer, tu « unis » leur point de vue et tu as la vérité. Et tu prétends être objectif.

 

Les trois photos qui suivent m’ont mis mal à l’aise. La première représente le visage d’une jeune femme vraisemblablement arabe, scindé en deux. À gauche, la personne porte un fichu coloré, relativement discret. À droite, elle est intégralement voilée de noir. À combien de centimètres de la narine gauche se situe l’union des points de vue ? Quid de toutes les femmes arabes qui laissent s’épanouir leur chevelure à la vue de tous ?

Une campagne publicitaire d’i24 News

La seconde affiche relève de la même logique. Elle représente le visage d’un jeune homme juif. À gauche, le système pileux et la tresse d’un intégriste. À droite, la barbe de deux jours et l’anneau du juif décontracté. À noter que les lunettes étant l’attribut de l’intégriste, l’intello serait ce dernier. À combien de millimètres de barbe se situe l’union des points de vue ?

Une campagne publicitaire d’i24 News

La troisième affiche se veut directement politique (elle ne l’est ni plus ni moins que les deux précédentes). À gauche, la moitié du visage d’Obama. À droite, la moitié du visage d’un dirigeant islamique “ dur ” (iranien, palestinien ?). À combien de miles nautiques de la côte est des Etats-Unis se situe la vérité ?

Une campagne publicitaire d’i24 News

Le journaliste imaginaire qui installe ce problème cache l’origine de son milieu social, polilitique et géographique, le lieu d'où il parle, comme on disait autrefois : Tel-Aviv, Luxembourg, Guernesey ? En prenant bien soin de masquer qu’il est au service d’un système oligarchique et capitalistique. Sans jamais frôler le conflit d’intérêts, bien entendu. La vieille démarcation idéaliste anglo-saxonne entre les faits et les opinions (« les faits sont sacrés, les opinions sont libres ») prétendait  – en faisant croire que le fait est une matière brute, objective – évacuer l'idée que la vérité ne se situe pas à équidistance du fort et du faible, du riche et du pauvre, du démocrate et du fasciste, du fanatique et du sage. Pour i24 News, le producteur de l'information dispose et use naturellement d'un instrument de mesure miracle grâce auquel il est à lui tout seul le fléau de la balance. Entre le tankiste israélien qui tire sur une école à Gaza et l'élève qui s'est réfugié dans cette école, il y aurait donc possibilité d'une “ union des points de vue ”.

 

J'ajoute que, sur ces trois affiches, cinq figures connotent directement l'idée religieuse. Obama, pour sa part, préside un pays officiellement laïc (bien que ce ne soit pas exprimé en ce terme) mais dont la devise est “ En Dieu nous avons foi ”. Nous avons bel et bien la confirmation avec ces affiches que les capitalistes et grands entrepreneurs français se fichent comme d'une guigne des valeurs de la République française.

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 06:54

Elle a été prise par Martin Argyroglo.

 

Elle est analysée dans nouvelobs.com ici.

Place de la Nation : la plus belle photo
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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 06:25

Zemmour fait du prince Philip dans le texte, sans le savoir ou en le sachant. Formulé autrement, Philip fait du Zemmour depuis des décennies.

 

À chaque fois, les médias britanniques, qui sont, en fin de compte, plutôt cléments, évoquent les « gaffes » ducales (en anglais « blunders » ou … « gaffes »). On ne fera pas l’injure au prince Philip de penser qu’il puisse être le moins du monde gogol. Les piques qu’il assène régulièrement à ceux qu’ils considèrent comme ses inférieurs (en gros sept milliards d’individus), qu’elles soient spontanées ou pas, sont parfaitement assumées et le plus souvent réfléchies.

 

Lorsque l’on se rend sur les sites qui publient ces saillies, on n’est malheureusement pas étonné par des commentaires qui sont globalement positifs. Cela va de « bravo au duc de s’exprimer librement », à « rien que pour cela il mérite de figurer sur la liste civile ». Les sujets de Sa Majesté sont donc prêts à payer pour se régaler de ces petites saloperies.

 

Sa vie durant, Philip s’est efforcé d’oublier d’où il venait : bien que bardé de 74 quartiers de noblesses (il descend des familles royales de Grèce, d’Allemagne, de Grande-Bretagne et du Danemark), son premier contact avec le monde fut celui d’une toile cirée recouvrant une table de cuisine dans une modeste maison de Corfou. Philip et sa mère (une femme remarquable qui reçut à titre posthume le titre de Juste parmi les nations) étaient pauvres. En 1944, la mère de Philip vivait à Athènes dans « des conditions très humbles, pour ne pas dire sordides », selon l'ancien Premier ministre Harold MacMillan. Sans la charité bien ordonnée de proches de la haute société, on imagine comment la vie du prince aurait pu être un anti-destin. Enfant, Philippe fut victime des problèmes de sa famille grecque. Son père, ayant servi le roi Constantin 1er et à ce titre obligé de s’exiler après la guerre gréco-turque de 1919-1922, il fut banni du pays et s’installa neuf ans en banlieue parisienne (dans une maison louée par Marie Bonaparte, la protectrice de Freud), où il vécut de la charité de ses royales familles. Philippe fut abandonné par son père à l’âge de dix ans. Sa mère fut internée, pendant deux ans, dans une clinique après une grave dépression nerveuse et un diagnostic de schizophrénie. En 1933, Philip fréquenta la Schule Schloss Salem en Allemagne, ce qui permit d’économiser les frais de scolarité car l’école était la propriété de la famille de son beau-frère, Berthold de Bade.

 

Quelques exemples d'une méprisable et méprisante litanie.

 

En 1965, il déclare dans un musée éthiopien : « Votre peinture ressemble à celle que me ramène ma fille de l’école. »

 

En 1966, le duc affirme que « les femmes britanniques ne savent pas faire la cuisine ». Il y reviendra à de nombreuses reprises.

 

Philippe déteste le chanteur Tom Jones, l’un des préférés, il est vrai, des femmes mûres de la classe ouvrière. Il lui demande un jour : « Avec quoi vous gargarisez-vous, des galets ? » D’autres vacheries suivront.

 

En 1976, en visite officielle au Canada, Philip annonce la couleur : « Nous ne sommes pas ici pour des raisons de santé. Nous avons d’autres moyens pour nous amuser. »

 

 

 

À propos des chômeurs, le prince déclare en 1981 : « Avant, les gens disaient qu’il fallait davantage de loisirs. Et maintenant ils se plaignent parce qu’ils sont au chômage. »

 

En 1984, lors d’un voyage au Kenya, il reçoit d’une dame, en cadeau, une petite statue. Il lui demande : « Vous êtes bien une femme, n’est-ce pas ? »

 

En 1986, lors d’une réunion du Fond Mondial pour la Nature qu’il présida une quinzaine d’années, il propose cette devinette à un public médusé : « Si ça a quatre pattes et que ce n’est pas une chaise, si ça a deux ailes, que ça vole et que ce n’est pas un avion, si ça nage et que ce n’est pas un sous-marin, c’est bon à manger pour les Cantonais. »

 

En 1993, en Hongrie, il balance cette petite raillerie à un touriste britannique : « Vous ne devez pas être là depuis longtemps, vous n’avez pas encore la panse du buveur de bière. »

 

En 1995, il demande à un moniteur d’auto-école écossais : « Comment faites-vous pour empêcher les autochtones de boire pendant suffisamment longtemps pour qu’il passe leur permis ? »

 

En 1996, dans une école de Dunblane en Écosse, 16 enfants et leur institutrice sont massacrés par un fou qui retournera l’arme contre lui. Parmi les rescapés, le futur champion de tennis Andy Murray. On demande au duc d’Édimbourg ce qu’il pense d’une interdiction des armes à feu. Réponse : « Si un joueur de cricket décidait soudain d’entrer dans une école et de tuer des gens à coups de battes de cricket, ce qui serait facilement à sa portée, vous interdiriez les battes de cricket ? » Ce massacre déboucha sur un contrôle très sévère par le gouvernement de John Major, toute détention d’armes à feu étant interdite aux personnes privées.

 

En 1997, il donne au chancelier allemand Helmut Kohl le titre de Reichkanzler (celui d’Hitler).

 

En 1998, il demande à un étudiant britannique qui revient d’une longue randonnée en Papouasie Nouvelle-Guinée : « Vous avez donc réussi à ne pas vous faire dévorer ? »

 

 

 

 

 

 

En 1999, il déclare à des enfants sourds postés à côté d’un orchestre caraïbéen : « Si vous restez aussi près de cette musique, pas étonnant que vous soyez sourd. »

 

En 1999, il demande à Lord Taylor of Warwick, éminent juriste né à Birmingham de parents jamaïcains : « De quel endroit exotique de la planète êtes-vous originaire ? »

 

En 2002, devant une boîte à fusibles fixée de manière rudimentaire : « On dirait que c’est du bouleau d’Indien. »

 

La même année, il demande à des Aborigènes lors d’un voyage officiel en Australie : « Est-ce que vous vous lancez toujours des flèches ? »

 

Au groupe anglais de hip-hop Diversity (dix danseurs), il demande en 2009, alors qu’ils viennent de remporter devant lui “ La Grande-Bretagne a du talent ” : « Vous êtes tous membres de la même famille ? »

 

En 2010, il dit à une jeune Anglaise qui vient de travailler plusieurs mois, bénévolement, dans un orphelinat en Roumanie, et qui, à ce titre, a remporté une distinction qu’il a lui-même créée : « C’est vrai, il y a de nombreux orphelins en Roumanie. Ils doivent en faire l’élevage. »

 

À propos de sa fille Ann, cavalière émérite : « Si ça ne pète pas et si ça ne mange pas de paille, ça ne l’intéresse pas. » [Les chevaux préfèrent nettement l’avoine à la paille]

 

À Obama qui lui dit qu’il vient de rencontrer les principaux responsables du Royaume-Uni, de la Chine et de la Russie, il demande : « Vous arrivez à les distinguer les uns des autres ? »

 

À un enfant un peu fort qui visite une navette spatiale, il affirme : « Jamais tu ne voleras dans cet engin. Tu es trop gras pour être astronaute. »

 

À propos de la Russie : « J’aimerais beaucoup aller dans ce pays, même si ces salauds ont assassiné la moitié de ma famille. »

 

Au président du Nigéria habillé en boubou traditionnel : « Vous êtes prêt pour aller au lit ! »

 

Il exprime sa satisfaction au sanglant dictateur du Paraguay le général Stroessner : « C’est un bonheur d’être dans un pays qui n’est pas dirigé par son peuple. »

 

 

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 06:23

 

J’ai toujours éprouvé une certaine affection pour le British Council. Même si, parfois, il a pu y grenouiller quelques agents du renseignement (dans les années trente et quarante, le Council était envisagé, par les officiels britanniques eux-mêmes, comme un outil de « propagande »). Il y a quelques années, il fournissait des cours de français au Vietnam, palliant ainsi les déficiences des services culturels français. J’ai fréquenté certains de ses personnels en Afrique de l’Ouest. Des gens dévoués, très attentifs au contexte, travaillant en permanence sous la menace des réductions budgétaires thatchériennes.

 

Dans quelques coins de la planète, le BC a organisé des cafés scientifiques sur le modèle des cafés philosophiques français. Mais les restrictions ont continué alors que les Instituts Goethe continuaient à se développer au point qu’en Écosse le « Goethe » fait de l’ombre au BC de Glasgow. L’établissement d’Oslo a fermé ses portes au public. Il n’y a plus qu’un établissement du BC en Allemagne.

 

Mais il faut continuer à attirer la clientèle, qui se compte tout de même par plusieurs centaines de milliers d’apprenants de par le monde. D’où une campagne par affiches, dans le métro de Lyon et ailleurs.

 

Le slogan est une habile trouvaille : « Adopter un anglais ». Anglais sans majuscule, donc il s’agit d’adopter la langue, pas un Rom anglais ou un vieux Cockney malade égarés en France. Faisant implicitement une critique de l’enseignement des langues en France – une démarche qui ne manque pas de fondement – l’affiche propose un anglais « plus fluide » (plus fluide que quoi, Omo lave plus blanc ?) et « plus précis ». Je ne défends pas mordicus l’enseignement de l’anglais en France mais je ne vois pas en quoi il peut être imprécis. Bien au contraire. Mais les deux adjectifs vraiment intéressants sont « adapté » et « international ». Adapté à quoi, je vous le demande ? Au commerce, peut-être ? Quant à « international », ne s’agirait-il pas de l’anglais de la finance, de la Cité de Londres ?

 

Récemment, de jeunes Étasuniens admirateurs de Kanye West se demandaient sur les réseaux sociaux qui était Paul McCartney. Macca est à ces jeunes ce que Shakespeare est au British Council : un Blanc, protestant, (presque) mort.

 

Un peuple qui ne se souvient pas de son passé se condamne à le revivre, disait Churchill.

Une réclame du British Council
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