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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 05:27

Monte dans la R12, on va acheter des Raider au Mammouth.

Au fait, si tu vas au Mammouth, tu peux me prendre du Tang et un paquet de Triscottes ?

A propos de voiture, t’as eu ton permis de conduire dans un paquet de Bonux ou dans une pochette surprise ?

– Jean-Jacques, je crois bien que j’ai oublié mon chéquier au Shopi !
– Appelle-les. Tu as le numéro ?
– Attends je regarde dans le botin.

– Je voulais vous appeler mais je n’ai plus d’unités sur ma carte téléphonique. Me voilà Gros-Jean comme devant.
– Pas de blème ! Laisse sonner trois fois, on te rappellera dans la cabine.

Ton rôti est fameux. C’est comme Félix Potin, on y revient.

Nicolas ! Nicolas ! Nicolas, coupe internet je dois téléphoner !

Il n’y a avait plus de place en non-fumeurs. Dernière fois que je prends un Corail fumeurs.

Sans abuser, tu peux passer au vidéoclub ? N’oublie pas de rembobiner la cassette sinon ils retiennent 2 Francs.

Pour connaître les horaires des prochaines diffusions de Supercopter, c’est 36 15 code La Cinq.

Paraît que la fille à Lisette et Raymond elle a rencontré son gars sur Minitel. Non mais laissez tomber la neige quoi !

T’as le dernier Jean-Patrick Capdevielle ? T’as écouté la face B ?

J’ai une réunion à la F.O.L. mais si tu veux me joindre, n’hésite pas à me biper sur mon Tatoo, c’est hyper pratique.

– Nicolas ! Nicolas ! Nicolas, je n’ai plus la petite flèche sur l’écran.
– Je t’ai déjà dit Maman, enlève la petite boule de la souris et nettoie.

-– Tu vas chez Gérard et Elizabeth ce soir ?

– Je ne peux pas. J’ai une nouba chez René et Sylvie. 

Jean-Jacques, je crois qu’on est perdu. Attends je regarde sur la carte.

Bon je me tire. Allez ciao les nazes !

C'était hier, c'est devenu incompréhensible
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22 septembre 2021 3 22 /09 /septembre /2021 05:11

 

 

M’est avis qu’il y aurait comme du rififi au jury du prix Goncourt. Siège dans ce jury la romancière Camille Laurens, qui aime les jurys puisqu’avant le Goncourt elle a fait partie pendant douze ans du Femina. Dans la vie, Camille est la compagne de François Noudelman, l’un des 16 écrivains sélectionnés pour l’emballage final. On évoque donc un conflit d’intérêts.

 

 

Il se trouve que j’ai bien connu François Noudelman lorsque, il y a une trentaine d’années, il a été recruté comme maître de conférences de philosophie à l’université de Poitiers. Brillant, et en même temps discret, modeste. Un peu trop turbo-prof, malheureusement. Il a ensuite enseigné comme professeur aux universités de Paris VIII et New York. Il a donné la pleine mesure de son talent comme directeur de la Maison française de l’université de New York et comme producteur à France Culture. Les ouvrages de Noudelman sur la littérature et la philosophie sont traduits dans une douzaine de langues. Je peux vous assurer que ses travaux sur Sartre, que j’ai lus, valent le déplacement.

 

Mais revenons à ce qui est peut-être, effectivement, un conflit d’intérêts. Lorsque les jurés du Goncourt incluent Noudelman dans la précieuse liste, ils savent qu’ils marchent sur des œufs. Dans le monde de l’édition française, beaucoup de gens connaissent beaucoup de gens qui connaissent beaucoup de gens. Et au milieu de tous ces gens, peuvent couler des flots d’argent nourris et impétueux. J’ai sous les yeux une photo des membres du Goncourt, debout, dans leur restaurant préféré bien connu, avant de passer à table. La moyenne d’âge a peu à envier à celle des Académiciens français. Le président Decoin y siège depuis 26 ans. Le mandarinat dans toute sa splendeur. Les Britanniques ont réglé ce problème : composé pour partie d’universitaires, d’intellectuels, de critiques littéraires, le jury du Prix Booker change tous les ans.

 

Le président Decoin a balayé les soupçons. « Pas de problème, ils ne sont même pas pacsés ». Tu parles, Didier…

 

Mais là où le bât blesse vraiment c’est que Camille Laurens a tout récemment consacré, dans Le Monde, un article très critique, pour ne pas dire venimeux, au livre d’Anne Berest, La carte postale, sélectionné également pour le Goncourt. Deuxième hasard, Berest évoque, comme l’ouvrage de Noudelman, la Shoah et la quête de l’identité juive.

 

Ces attaques n’ont pas plu à Didier Decoin. « Je vous le dis franchement, ça, je n’ai pas aimé du tout, du tout, du tout ! À partir du moment où l’Académie vote pour un livre, Camille Laurens faisant partie de l’Académie, elle doit être solidaire. Elle n’a pas à décréter tout à coup que ce livre est une nullité ! Nous en parlerons. » La réunion des jurés prévue pour le 5 octobre devrait donner lieu à quelques échanges sans fleurets mouchetés.

 

PS : François Noudelman est l'auteur d'un livre exceptionnel : Le Toucher des Philosophes Sartre, Nietzsche et Barthes au piano. Gallimard, 2008.

 

 

Du rififi au jury du prix Goncourt
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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 05:19
 
Je suis sûr que vous ne connaissez pas ce très joli, délicat et subtil canon écrit par Mozart et répertorié comme il se doit (K 231, K 382c). Pas tout à fait une œuvre de jeunesse, puisque Mozart avait 26 ans.
Il s'agit d'un canon pour six voix en si bémol. Inspiré du dernier mouvement de la symphonie n° 3 de Haydn, compositeur que Mozart adorait.
Quelques années après la mort de Mozart, son éditeur donna un autre titre à cette bluette : "Laßt froh uns sein" (Soyons heureux).
 
https://www.youtube.com/watch?v=C78HBp-Youk
Leck Mich im Arsch (Lèche-moi dans le cul)
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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 05:13

Je ne suis pas physicien de l'atmosphère ou météorologue. Je ne suis ni savant ni sachant en la matière. Juste observant.

 

Sur Facebook, je suis tombé récemment sur une photo du Glacier blanc, dans les Hautes Alpes. J'ai très bien connu ce glacier qui fait face à l'imposant Pelvoux, et que j'ai emprunté une bonne vingtaine de fois quand mes jambes et mes poumons étaient plus vaillants. C'était une randonnée exigeante, mais pour finir assez facile que l'on pouvait faire en famille. J'adorais cette montée vers le refuge du Glacier blanc à 2500 mètres, puis vers le refuge des Écrins à plus de 3000 mètres. Après la montée que j'effectuais à raison de 700 mètres de dénivelé à l'heure (oui, oui !), le plus dur pour moi c'était la descente : j'avais mal aux genoux et aux chevilles et je manquais d'équilibre dans les passages rocailleux.

 

En montant, j'avais toujours une pensée émue pour un curé extraordinaire qui partait, par tous les temps, du pré de Madame Carle de bonne heure le dimanche matin, marchait rapidement, y compris dans un mètre de neige, jusqu'au sommet et basculait vers la vallée de la Bérarde, un endroit sauvage de toute beauté. Il donnait son office et revenait à son point de départ.

 

Le glacier est d'une longueur de 5 km. Sa largeur varie de 800 à 1 000 m, et s'élève à 1 500 m dans le bassin supérieur. Son épaisseur est d'environ 200 m au niveau du bassin supérieur. Sa surface est passée en dessous des 7 km2 à la suite de la fonte des dernières années. Il ne faut pas être très pessimiste pour envisager sa disparition à moyen terme.

 

Comme il est peu encaissé, il n'est entouré que par une légère surface de roches. La moraine étant quasiment absente, la surface est immaculément blanche, d'où le nom.

 

Pour me mettre en jambes, il m'est arrivé une fois ou deux de “ faire ” le glacier noir ”, son voisin. Du temps de Madame Carle (une femme à la cuisse légère qui connut une fin dramatique), les deux glaciers ne faisaient qu'un. Il y a 35 ans déjà, le glacier noir était complètement noir.

 

Aujourd'hui – on est prié de ne pas se moquer de mon short – je ne pourrais plus fanfaronner à l'entrée de cette grotte de glace qui a largement fondu comme neige au soleil. Il est vrai que le glacier blanc a commencé à reculer à partir de 1870.

 

Pour accéder en voiture au pré de Madame Carle, c'est comme au Pont du Gard. Il faut désormais payer 2 euros. On me dit que le gérant est Vinci. Si non è vero...

Le réchauffement climatique, le Glacier blanc et moi
Le réchauffement climatique, le Glacier blanc et moi

Et puisque nous sommes aujourd'hui dans le moi, j'ai bien aimé l'hommage du banquier éborgneur à Belmondo : 

 

« Nous l’aimons parce qu’il nous ressemblait ».

 

Parfaitement exact !

Le réchauffement climatique, le Glacier blanc et moiLe réchauffement climatique, le Glacier blanc et moi
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7 septembre 2021 2 07 /09 /septembre /2021 05:25

Yassine Bazoul

 

 

 

ALAIN FINKIELKRAUT MEMBRE DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE PENSE QUE LES ANTILLAIS SONT DES ASSISTES - RÉPONSE DE RAPHAËL CONFIANT

 

Alain Fienkielkraut ignore-t-il ce qu’est exactement la Martinique (à moins qu’il ne feigne de l’ignorer). Pour sa gouverne et celle de ceux qui le soutiennent dans sa croisade anti-nègre, il me semble important de rappeler un certains nombre de faits historiques :

 

• En 1635, les Français débarquent dans une île peuplée depuis des millénaires par les Caraïbes, île que ces derniers nommaient «Matinino» ou «Jouanakaéra». En moins de trente ans, ils massacrent ceux-ci jusqu’au dernier, continuant ainsi le génocide des Amérindiens entamé avant eux par les Espagnols et les Portugais.

• Vers 1660, et cela jusqu’en 1830, ils importent des centaines de milliers d’Africains qu’ils transforment en esclaves dans des plantations de canne à sucre lesquelles contribueront pendant trois siècles à faire la fortune des ports de Bordeaux, Nantes, La Rochelle etc… et plus généralement de la France, participant ainsi, aux côtés des autres puissances européennes, à l’esclavage des Nègres.

 

• En 1853, l’esclavage aboli car désormais non rentable, ils importent, et cela jusqu’en 1880, des dizaines de milliers d’Hindous du Sud de l’Inde qu’ils installent sur les plantations, en partie désertées par les anciens esclaves noirs, et leur imposent un système d’asservissement et de travail forcé qui n’a rien à envier à l’esclavage.

 

• Toujours en 1853, les planteurs békés importent des centaines de Chinois de Canton qu’ils jettent, eux aussi, dans les champs de canne à sucre. Ceux-ci se révoltent vite contre les mauvais traitements qui leur sont infligés et désertent les plantations, ce qui entraînera l’arrêt de l’immigration chinoise. Les Chinois s’installeront alors dans les bourgs et les villes de la Martinique en tant qu’épiciers ou restaurateurs. Ma propre grand-mère paternelle (née Yang-Ting) fut l’une des descendante de ces « coolees chinois ».

 

• À partir des années 1880-90, des dizaines de milliers de Syro-Libanais fuient la Syrie et le Liban que venaient d’occuper la France et l’Angleterre suite à l’effondrement de l’Empire ottoman. Beaucoup émigreront en Afrique noire et en Amérique latine. Une partie d’entre eux s’installera aux Antilles et en Guyane, devenant au fil du temps des Arabes créoles et enrichissant ainsi notre culture d’une nouvelle facette. Eux aussi connurent l’exil et la souffrance par la faute de l’impérialisme européen.

 

• En 1960, l’Etat français crée le BUMIDOM (Bureau des Migrations des Départements d’Outre-Mer) et importe des dizaines de milliers de postiers, filles de salles et infirmières, ouvriers d’usine et autres agents de police antillais qui, aux côtés des travailleurs immigrés maghrébins, contribueront pour une large part à ce qu’il est convenu d’appeler les «trente glorieuses».

 

Telle est, en raccourci, l’histoire de la Martinique. On est loin des plages de sable blanc, des cocotiers et des belles «doudous», n’est-ce pas? Mais sans doute est-il bon de rappeler deux autres points à Alain Fienkielkraut :

 

• A l’abolition de l’esclavage des Noirs (1848), pas un arpent de terre, pas un sou de dédommagement n’a été accordé aux anciens esclaves lesquels n’avaient d’autre ressource que de défricher les mornes (collines) de nos îles pour tenter de survivre grâce à des jardins créoles ou de retourner travailler, en tant qu’ouvriers agricoles sous-payés, sur les mêmes plantations où leurs ancêtres et eux avaient été réduits en esclavage.

 

Même aux Etats-Unis, accusés pourtant d’être, dans le Sud profond (Mississipi, Alabama etc.), un enfer pour les Nègres, l’Etat s’est fait un devoir d’accorder à chaque ancien esclave «twenty-two acres and a mule» (vingt-deux acres de terre et un mulet). Ou en tout cas avait au moins promis de le faire. Cette formule anglaise est d’ailleurs, très symboliquement, le nom de la compagnie cinématographique du cinéaste noir américain Spike Lee. Aux Antilles, une fois les chaînes ôtées, le nègre s’est retrouvé Gros-Jean comme devant.

 

• Pas rancunier pour deux sous, le Nègre antillais a participé à toutes les guerres qu’a lancé ou qu’a subi la France: guerre de conquête du Mexique en1860 au cours de laquelle le «bataillon créole», de son nom officiel, fit preuve d’une bravoure extrême comme le reconnurent elles-mêmes les autorités militaires françaises; guerre de 1870 contre l’Allemagne; guerre de 14-18 au cours de laquelle de nombreux soldats martiniquais furent décorés pour leur vaillance lors de la fameuse bataille des Dardanelles; guerre de 39-45 au cours de laquelle 8’000 volontaires Martiniquais et Guadeloupéens gagnèrent, au péril de leur vie, les îles anglaises voisines d’où ils purent rejoindre les Forces Françaises Libres du Général De Gaulle et participer ainsi aux combats, alors même que nos îles étaient dirigées par deux gouverneurs vychistes, les amiraux Robert et Sorin; guerre d’Indochine où périrent de nombreux Antillais (notamment à Dien Bien Phu); guerre d’Algérie au cours de laquelle, pour un Frantz Fanon, un Daniel Boukman ou un Sonny Rupaire qui rallièrent le FLN, des centaines de soldats antillais participèrent sans état d’âme à cette «sale guerre»; guerre du Tchad dans les années 80 etc…etc…

 

Alors, anti-blancs et francophobes les Martiniquais? Assistés les Antillais alors que pendant trois siècles, ils ont travaillé sans salaire, sous le fouet et le crachat, pour enrichir et des planteurs blancs et l’Etat français?

Que pèsent, en effet, ces cinquante dernières années de «départementalisation» et de juste remboursement de la dette de l’esclavage face à ces trois siècles d’exploitation sans merci? Sans doute faudrait-il aussi rappeler à Alain Fienkielkraut qu’au XVIIIè siècle, la France faisait les trois-quarts de son commerce extérieur avec Saint-Domingue (devenue Haïti), la Martinique et la Guadeloupe et qu’entre ces «quelques arpents de neige du Canada» comme l’écrivait Voltaire et les Antilles, elle n’hésita pas une seconde. Aux Anglais, le Canada peu rentable à l’époque (d’où le lâche abandon des Canadiens français, subitement redécouverts par De Gaulle en 1960). Aux Français, les riches terres à sucre de canne, café, tabac et cacao des Antilles.

 

Toute personne qui fait fi des données historiques et sociologiques présentées plus haut (et je n’ai même pas parlé de l’idéologie raciste et anti-nègre qui a sévi dans nos pays pendant trois siècles!) ferait preuve soit de malhonnêteté intellectuelle soit d’ignorance. Je préfère accorder le bénéfice du doute à Alain Finkielkraut et croire qu’il ignorait tout cela avant de traiter les Antillais d’assistés. Mais venons-en maintenant à la question de l’anti-sémitisme des Antillais. Et là, que l’on me permette d’énoncer une vérité d’évidence: la Shoah est un crime occidental! Comme l’a été le génocide des Amérindiens, comme l’a été l’esclavage des Noirs, comme l’a été la déportation des Hindous, comme l’a été l’extermination des Aborigènes australiens etc… Le terme de «crime contre l’humanité» est une hypocrisie. Un faux-semblant. Une imposture.

 

En effet, quand un individu commet un crime, personne ne songerait à taire son nom. Thierry Paulin (Antillais), Guy Georges (métis de Noir américain et de Français) et Patrice Allègre (Français) sont des «serial killers». Fort bien. Mais alors qu’on m’explique pourquoi, quand il s’agit d’un crime commis par un peuple, un état ou une civilisation bien particulière, on s’acharne à en dissimuler le nom? Pourquoi? Non, monsieur Fienkielkraut, si la Shoah est bien une abomination, elle n’a été mise en œuvre ni par les Nègres, ni par les Amérindiens, ni par les Chinois, ni par les Hindous, ni par les Arabes.

 

Elle a été mise en œuvre par l’Occident. Ce même Occident qui n’a cessé de pourrir la vie des Juifs depuis 2.000 ans. Citons :

 

• Destruction du Temple de Jérusalem par les Romains en l’an 70 et dispersion du peuple Juif.

• Inquisition au Moyen-âge par les Espagnols.

• Pogroms au XIXè siècle par les Russes et les Polonais.

• Chambres à gaz par les Allemands au XXè siècle.

• Rafle du Vel d’Hiv’ par les Français au même siècle etc.

 

Et puis, deux petites précisions à nouveau et là, Alain Fienkielkraut ne peut feindre l’ignorance :

 

• Le Protocole des Sages de Sion n’a été rédigé ni en hindi, ni an quechua, ni en swahili, ni en chinois, ni en arabe. C’est un faux grossier, un chef d’œuvre d’anti-sémitisme, concocté par la police tsariste et écrit en russe, langue européenne si je ne m’abuse.

 

• Ce ne sont pas les Juifs vivant dans les pays arabes, les Séfarades, qui ont dû fuir comme des dératés pour s’en aller construire un état où ils seraient enfin libres mais bien les Juifs d’Europe, les Ashkénazes, parce qu’ils avaient compris qu’il ne pouvaient plus vivre sur ce continent. Quand la France arrive, par exemple, en Algérie, en 1830, elle découvre trois populations vivant en relative harmonie, les Arabes, les Berbères et les Juifs. Certes, en terre musulmane, le Juif avait un statut inférieur, dit «de protégé» car peuple du Livre, mais on n’a jamais entendu parler, ni au Maroc, ni en Tunisie, ni au Yémen d’entreprise scientifiquement élaborée d’extermination du peuple juif.

 

Ma question à Alain Fienkielkraut est donc simple, naïve même: pourquoi après avoir subi tant d’avanies de la part de l’Occident vous considérez-vous quand même comme des Occidentaux? Pourquoi un ministre des affaires étrangères d’Israël s’est-il permis de déclarer récemment: «Nous autres, Occidentaux, nous ne nous entendrons jamais avec les Arabes car ce sont des barbares». Toute la presse bien-pensante d’Europe s’est émue du mot «barbares». Moi, ce qui m’a choqué par contre, c’est le terme «Occidentaux». Comment, monsieur Fienkielkraut, peut-on se réclamer de l’Occident après avoir subi l’Inquisition, les pogroms, les chambres à gaz et la rafle du Vel d’Hiv’? Oui, comment ?

Quand vous aurez répondu à cette question, le vrai débat pourra commencer…

 

Ceci dit, il ne s’agit pas pour moi de diaboliser l’Occident. C’est, paradoxalement, le continent de tous les extrémismes: extrémisme dans la violence (génocide, esclavage, Shoah); extrémisme dans la générosité (comparons, par exemple, la formidable mobilisation européenne à l’occasion du tsunami en Asie du Sud-Est et les centaines de millions d’euros d’aide récoltés à cette occasion avec l’inertie scandaleuse des riches royaumes et émirats arabes où, pourtant, travaillent comme serviteurs des dizaines de milliers de travailleurs émigrés indonésiens). L’Occident est capable du meilleur et du pire. Il est inégalable dans le meilleur et dans le pire.

 

Un ultime point tout de même: quand vous déclarez, sur Radio Communauté Juive, que nous détesterions Israël «parce que ce n’est pas un pays métissé», je préfère croire que vous voulez rire. Quel pays est plus multiculturel et plus multilingue qu’Israël avec ses blonds aux yeux bleus russophones, ses Noirs d’Ethiopie (Falashas) parlant l’amharique, ses Séfarades au type sémite et souvent arabophones et même ses Juifs indiens et chinois, sans même parler du million d’Arabes israéliens ?

 

Raphaël Confiant

Quand Raphaël Confiant rive son clou à l'invraisemblable Finkielkraut (de l'Académie française)
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3 septembre 2021 5 03 /09 /septembre /2021 05:19
 
 
 
 
 
 
 
La disparition progressive des temps (subjonctif, passé simple, imparfait, formes composées du futur, participe passé…) donne lieu à une pensée au présent, limitée à l’instant, incapable de projections dans le temps.
 
 
La généralisation du tutoiement, la disparition des majuscules et de la ponctuation sont autant de coups mortels portés à la subtilité de l’expression.
 
 
Supprimer le mot « mademoiselle » est non seulement renoncer à l’esthétique d’un mot, mais également promouvoir l’idée qu’entre une petite fille et une femme il n’y a rien.
 
 
Moins de mots et moins de verbes conjugués c’est moins de capacités à exprimer les émotions et moins de possibilité d’élaborer une pensée.
 
 
Des études ont montré qu’une partie de la violence dans la sphère publique et privée provient directement de l’incapacité à mettre des mots sur les émotions.
 
 
Sans mot pour construire un raisonnement, la pensée complexe chère à Edgar Morin est entravée, rendue impossible.
 
 
Plus le langage est pauvre, moins la pensée existe.
 
 
L’histoire est riche d’exemples et les écrits sont nombreux de Georges Orwell dans 1984 à Ray Bradbury dans Fahrenheit 451 qui ont relaté comment les dictatures de toutes obédiences entravaient la pensée en réduisant et tordant le nombre et le sens des mots.
 
 
Il n’y a pas de pensée critique sans pensée. Et il n’y a pas de pensée sans mots.
 
 
Comment construire une pensée hypothético-déductive sans maîtrise du conditionnel ? Comment envisager l’avenir sans conjugaison au futur ? Comment appréhender une temporalité, une succession d’éléments dans le temps, qu’ils soient passés ou à venir, ainsi que leur durée relative, sans une langue qui fait la différence entre ce qui aurait pu être, ce qui a été, ce qui est, ce qui pourrait advenir, et ce qui sera après que ce qui pourrait advenir soit advenu ? Si un cri de ralliement devait se faire entendre aujourd’hui, ce serait celui, adressé aux parents et aux enseignants: faites parler, lire et écrire vos enfants, vos élèves, vos étudiants.
 
 
Enseignez et pratiquez la langue dans ses formes les plus variées, même si elle semble compliquée, surtout si elle est compliquée. Parce que dans cet effort se trouve la liberté. Ceux qui expliquent à longueur de temps qu’il faut simplifier l’orthographe, purger la langue de ses « défauts », abolir les genres, les temps, les nuances, tout ce qui crée de la complexité sont les fossoyeurs de l’esprit humain. Il n’est pas de liberté sans exigences. Il n’est pas de beauté sans la pensée de la beauté.
 
 
 
 
Christophe Clavé
Pauvreté grandissante de la langue française
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31 juillet 2021 6 31 /07 /juillet /2021 05:12

Mon vieil ami Benoit Vitse a récemment raconté dans son blog une séance de signatures dont il fut le héros.

J'étais assis avec mes livres sur la petite table en bois et j'attendais. A la Maison de la Presse on ne se pressait pas. Comme je n'avais pas trop de clients, la direction m'apporta gentiment un café. Devant moi s'étalait en grosses lettres la une du journal local : « Il porte plainte contre Léon le paon ». Et en page 3 : « Un habitant veut faire taire Léon ; les propriétaires du paon contre-attaquent. » Certes on comprend l'émotion que peut susciter un tel événement, mais j'étais quand même surpris de constater que le journal se vendait vite, au point qu'il a fallu rapidement réapprovisionner le casier. 

 

Un monsieur, me voyant si seul, face à tous ces titres de la presse, vient me voir.

 

  • C'est vous que vous l'avez écrit ?

  •  

  • Oui, enfin celui-là, oui. L'autre, je l'ai traduit.

  •  

  • Moi, des livres, j'en ai sur ma table de nuit que je sais plus où mettre ma lampe. Alors, je vais pas en reprendre encore, vous comprenez.

  •  

  • Je comprends.

  •  

« On ne peut pas mettre une ficelle autour du bec de Léon ; ce n'est pas possible, on est à la campagne ! »

 

« Je vous rappelle que le paon est un animal exotique, qu'il vit dans les forêts d'Asie du sud, en Inde et au Sri Lanka et qu'il n'a pas sa place dans une ferme ou une basse-cour française. »

 

De mon côté, j'ai tout de même eu la visite de quelques acheteurs de mon bouquin, qui sont repartis avec leurs dédicaces. Je me suis appliqué. J'ai soigné mes premières dédicaces. J'étais plus impressionnés que les gens qui m'achetaient le livre. 

 

Une dame est venue me trouver, me croyant vendeur du magasin, pour me demander si je savais pourquoi la semaine précédente il n'y avait pas le programme-télé dans le Courrier Picard. Franchement, je n'en savais rien et j'en étais désolé. 

 

  • Bon, je vous demander à la vendeuse là-bas, elle a l'air plus dégourdie.

  •  

« La nuit, il braille tout le temps, toutes les sept minutes, j'ai calculé. Dès que les jours augmentent, en mars-avril, il gueule tout le temps et il se calme au début de l'été. »

 

« La nuit, c'est uniquement le temps de l'accouplement, jusqu'au 21 juin. Et puis, il crie un coup et c'est tout. Il crie aussi quand une voiture passe, mais c'est nettement moins pénible qu'un chien qui aboie sans arrêts ! »

 

  • Vous pouvez me faire une dédicace qui ne serait pas pour moi ?

  •  

  • Bien sûr.

  •  

  • C'est pour un copain, Lucien. Lui, il ne viendrait pas, alors j'y vais pour lui. Parce que moi, je ne lis pas et lui, il ne se déplace pas, alors on se débrouille. 

  •  

  • « A Lucien, avec toute ma sympathie pour ce lointain lecteur ».

  •  

« Les sons et les odeurs font désormais partie du patrimoine commun de la nation, au cas où vous ne sauriez pas. Et puis, à part lui, j'ai tout le village avec moi. »

 

« Je serai peut-être appelé à le faire abattre, pas par moi, mais par un ami chasseur. Et qu'on ne me dise pas que je n'ai pas le droit, je suis justement dans mon droit. »

 

« Quand on n'aime pas les bruits de la campagne, on va ailleurs. »

 

« C'est faux que je n'aime pas la campagne, c'est moi qui a décidé de vivre ici. Mais pour moi la campagne, c'est le calme. »

 

Ma petite entreprise, à côté de ces grands drames passionnels, n'a pas connu la crise néanmoins : j'ai vendu cinq livres, ce qui n'est pas si mal pour un débutant. Et au moment où je remballais et qu'on vendait les 253ème exemplaires du type qui porte plainte contre Léon, une femme élégante se précipite vers moi :

 

  • Ma copine a acheté ce livre, je le veux absolument.

  •  

  • Mais madame, le client est roi. 

  •  

Et je suis sorti de la Maison de la Presse en me pavanant comme un paon.

 

Une séance de signatures dans une librairie de Beauvais
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29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 05:04

Toujours se méfier de ce qui est popularisé par l’Empire zunien. Ainsi les expressions « race caucasienne », « type caucasien ».

 

Pour l’anthropologie moderne – disons depuis les travaux de Lévi-Strauss – il n’y a pas de race. Il n’existe qu’un genre humain, avec des différences de surface et, surtout, des perceptions différentes. En 1978, je résidais en Côte d’Ivoire. Ma femme et ma fille âgée de trois ans étaient blondes comme les blés, et moi châtain clair. Un jour, ma fille me dit que je n’étais pas blanc, parce que, d’une part, elle confondait « blond » et « blanc » et que, d’autre part, elle me percevait comme plus proche de tous les Africains qui nous entouraient que de sa mère et d’elle.

 

L’utilisation du terme « caucasien » est une aberration qui, aujourd’hui, nous vient des États-Unis, et qui est désormais reprise sans vergogne et en pleine connerie par la police et la justice française. Et bien sûr par les médias.

 

Au XIXe siècle, les anthropologues utilisaient le terme « caucasien » (ou « europoïde) pour désigner des populations d’Europe, d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient et d’Asie du Sud. Cette typologie a fait long feu chez nous, mais pas aux États-Unis où le terme « caucasien » signifie juridiquement parlant « race blanche » ou « d’origine européenne ». Outre-Atlantique, le terme « leucoderme » (peau blanche) a pu être employé par des scientifiques, mais aussi dans des développements à vocation raciste. De nos jours, en effet, le concept de race est un concept politique, à la rigueur social.

 

Les évolutions à l’intérieur du genre humain ont été conditionnées par des nécessités d’adaptation. Par exemple, lors de la dernière période glaciaire (40-50 000 ans), quand l’Europe et l’Asie ont été colonisées par des humains venant du Sud, la peau s’est éclaircie pour des raisons de captation de bonnes vitamines et d’exposition aux ultra-violets.

 

L’utilisation du terme « caucasien » date de la fin du XVIIIe siècle lorsque l’anthropologue Johann Friedrich Blumenbach divise le genre humain en cinq races : les Caucasiens (les Blancs), les Mongols (les Jaunes), les Malais (les Marron), les Éthiopiens (les Noirs), les « Américains » (les Rouges). Pour Blumenbach, la race caucasienne était la première, dans les deux sens du terme. Ce, depuis Noé, son arche amarrée près du monde Ararat, à la frontière entre la Turquie et l’Arménie. Plus tard, Jupiter enchaînera Prométhée à un rocher dans les montagnes du Caucase. Pour le scientifique allemand, les crânes des Géorgiens étaient l’illustration parfaite de la race blanche. Blumenbach fonda la théorie dégénérationniste selon laquelle les humains proviennent d’une souche unique et que les différences sont dues à des modifications climatiques réversibles. Contemporain d’Emmanuel Kant et ayant eu connaissance de ses traités sur les races humaines (Von den verschiedenen Rassen der Menschen), Blumenbach va réviser ses positions vers 1790 en admettant que  certaines différences phénotypiques pourraient être irréversibles. Dans les pas de Kant (et de Buffon), il reconnaît qu’il ne peut y avoir une séparation radicale entre une race et les autres, qu’aucune race n’a la préséance sur les autres, qu’aucune race ne peut revendiquer à elle seule la qualité d’être humain – en réduisant les autres à l’indignité de l’esclavage – et que, comme le métissage, la fécondation entre races est possible, les humains ne forment qu’une seule espèce ayant la même origine.

 

En rédigeant leurs PV, les flics français — mais aussi les militants d’une certaine cause noire plus que douteuse – feraient bien de garder cela à l’esprit.

 

 

De la « race caucasienne »
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2 juillet 2021 5 02 /07 /juillet /2021 06:20

J’avoue que, sans Walt Disney, l’existence de Pocahontas (1595-1617) m’aurait complètement échappé.

 

Son vrai nom était Matahoka, « petite plume des neiges ». Elle appartenait à la tribu Powhatan qui vivait dans l’actuelle Virginie. Lorsque les Anglais abordent les côtes de Virginie en 1607, leur chef, John Smith, établit une colonie mais il est fait prisonnier par le père de Pocahontas, alors âgée de 12 ans. La gamine n’a pas froid aux yeux (Pocahontas signifie « petite dévergondée »). Elle va se lier d’amitié avec l’Anglais et lui sauver la vie à plusieurs reprises. On ne saura jamais quelle fut la nature exacte de leur relation (hum, hum…).

 

En 1609, John Smith est victime d'une explosion accidentelle de poudre. Il est alors rapatrié en Angleterre. Les Anglais annoncèrent aux indigènes que Smith est mort et Pocahontas le croit pendant plusieurs années, jusqu’à ce qu'elle aille elle-même en Angleterre en 1616.

 

Á 14 ans, Pocahontas épouse Kocoum, avec qui elle a un enfant. Ce mariage ne dure pas car elle est enlevée par les Anglais qui se servent d’elle comme monnaie d’échange contre des prisonniers détenus par son père. Le Chef Powhatan renvoie les prisonniers mais ne rend pas les armes. Pendant une année, Pocahontas est retenue à Henricus, une autre colonie anglaise. Il parait qu’elle y apprend les bons usages et la courtoisie. Mais elle y est également violée. Elle rencontre John Rolfe, un des premiers planteurs de tabac anglais. Ils se marient en 1614. Elle est baptisée sous le nom de Rébecca. Leur fils Thomas naît en 1615. Pour pacifier les relations entre les Powhatan et les Anglais, Pocahontas se rend en Angleterre. Il est possible qu’elle ait rencontré le roi Jacques Ier.

 

En mars, le couple décide de retourner en Virginie, mais Pocahontas est victime d’une maladie pulmonaire. Elle meurt à l’âge de 22 ans. Elle est enterrée à Gravesend. Rolfe retourne seul en Virginie, laissant leur fils Thomas en Angleterre. Thomas retournera en Virginie après la mort de son père.

 

Beaucoup de vieilles familles de Virginie font remonter leur lignée à Pocahontas. C’est le cas d’Edith Wilson, la femme du président Wilson ou de de Nancy Reagan.

 

Femmes au pouvoir (11)
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25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 04:59

Enfin ! la rencontre au sommet entre Stéphane Riand et Bernard Gensane a eu lieu. Cette rencontre gastronomique (forcément) me permit de dire à Stéphane que son site l'1dex, auquel je collabore depuis 10 ans – peutaing 10 ans !, est progressiste, éclectique et de qualité, et de constater pour la nième fois que, autant les Suisses ont une connaissance approfondie de la France et des Français, autant ceux-ci ne leur rendent pas la pareille.

 

Je reprends ici un texte écrit en 2017 en l'honneur de ce site.

 

Depuis plusieurs années, je suis le blog L’1Dex, pour un Valais critique et libertaire de Stéphane et Béatrice Riand, deux citoyens valaisans qui me font le plaisir et l’honneur de reprendre nombre de mes rubriques. Stéphane est avocat et sa femme professeur de littérature et de psychologie de formation. Ils auraient beaucoup plu à leur presque voisin Voltaire : deux esprits libres et originaux. Le Valais est un des cantons sud de la Suisse. Sa capitale est Sion (35 000 habitants). 

 

Ils se sont lancés dans une entreprise très ambitieuse : la réalisation d’un magazine papier, dont j’ai sous les yeux la première mouture de 270 pages. Un deuxième numéro sortira en décembre 2017.

 

Le Valais et ses 300 000 habitants s’expriment magnifiquement dans cette publication. Et ce, sans même un article sur les coucous suisses ou le cul propre des vaches helvétiques.

 

Culture, gastronomie, santé, politique, justice, géopolitique, sans oublier d’heureuses facéties (les valais’âneries ou un succulent article, “Autant en emporte le vent”, sur le pet et la vesse), tous ces thèmes nous disent en creux que le monde (et donc le Valais) est plein de gens qui ont des choses à dire, profondes, pensées. 53 Valaisans qui se sont retroussés les manches pour créer une plateforme intellectuelle. Voir, par exemple, une série d’articles très originaux sur la Catalogne. C’est cela la culture, vivante et qui s’inscrit dans le temps long, le contraire de Twitter. J’ai bien aimé ce que le journaliste valaisan André Crettenand, directeur de l’information de TV5 Monde, explique dans son édito introductif : « Des rêveurs enthousiastes parient sur la parole écrite. […] On est vite débordé par le foisonnement des idées et des concepts. […] Il n’y a pas de mal à rêver l’avenir. […] Les hauteurs nous ont donné le goût de l’excellence. Et trop souvent inspiré une modestie contrainte. Le projet de l’1Dex Mag donne à voir une multitude de talents. Sans aucun complexe. Et leur assemblage dans cette revue qui a tout de l’essai générera un sentiment de fierté et beaucoup de plaisir. »

 

Si vous ne vivez pas à côté d’un kiosque suisse, vous pouvez commander le Mag ici :  mag@1dex.ch

 

Post Scriptum de L’1Dex : un grand merci à Bernard Gensane, le Lyonnais, pour son texte. Il nous a fait chaud au coeur !

Stéphane Riand, Bernard Gensane : enfin la rencontre au sommet !

Je suis en déplacement quelques jours. Mais le blog continue tout seul comme un grand.

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