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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 06:18

Aujourd'hui, on va pécho, on nique, à la rigueur on baise.

 

Autrefois, on savait dire aussi.

 

“Jouer à cricon-criquette ”, ou “ faire la bête à deux dos ”, c'était tout bêtement faire l’amour.

 

“ Pousser la botte ”, c'était prendre par derrière.

 

 

 

Si vous aviez “ les pieds en bouquet de violette ”, vous aviez un orgasme.

 

 

 

“ Faire petite chapelle ” consistait simplement à aguicher.

 

 

Si vous étiez de “ l'abbaye de Longchamp ” : vous étiez, Madame, très portée sur le sexe.

 

 

Et vous Monsieur, si vous “ marquiez midi ”, vous aviez une érection.

Amours d'antan

Aujourd'hui, dans le point de vue du mec, on pourra se lâcher avec :

 

Lui glisser l'accordéon dans le valseur
Lui ratisser le bunker
Lui brouter le green
Lui incendier la chambre froide
Lui faisander le dindon
Lui bourrer le sac à dos
Lui poncer le fagot
Lui gominer la touffe
Lui exploser le terrier
Bivouaquer dans la crevasse
Faire crapahuter le flemmard
Lui dégivrer le congélo'

Récurer la marmite
Planter le javelot dans la moquette
Débroussailler la tranchée
Faire sprinter l'unijambiste
Nourrir la bouche sans dents
Écraser mon mégot dans le gigot
Ébouriffer le chignon
Débourrer le mammouth

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 05:05

Placardé sur le tableau d'affichage officiel de l'école républicaine de mon quartier. Je ne suis pas bégueule, mais ce n'est tout de même pas chez les Lazaristes qu'on aurait affiché cela.

 

Le premier enfant qui a pensé qu'il s'agissait peut-être de vider les boules a gagné son poids en bonbons Haribo (publicité gratuite pour de la chimie).

Des boules et un dressing
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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 05:46

 

 

J’assistais récemment à un exposé d’une proviseuse de lycée sur la bonne marche de son établissement. Femme d’expérience, cette responsable s’exprimait avec aisance. Elle défendait l’école publique avec conviction (à Lyon, de par la faute de Collomb, le privé a le vent en poupe). Elle s'inscrivait en gros dans la mouvance Vallaud-Belkacemienne (des mauvaises langues murmuraient qu'elle préparait la fusion de son établissement avec un plus gros, mutualisation des moyens obligeant). Son discours était précis, clair, mais parsemé de tics de langage qui laissait bien entendre que, malgré sa maestria, elle ne contrôlait pas tout et que, comme disait Lacan, elle était dans la langue. Nous eûmes droit, ad nauseam, à l’anglicisme totalement inutile et appauvrissant « dédié », à « problématique » à la place de « problème » et, à de nombreuses reprises, l’expression « au jour d’aujourd’hui ».

 

 

Attestée dès le début du XVIIIe siècle, cette locution est doublement redondante. C’est une tautologie puisque dans « au jour d’hui », « hui » signifie « le jour présent».

 

 

Si l’on décortique, « aujourd’hui » – vocable du XIIe siècle – est une contraction de « à le jour d’hui » où « le » a le sens d’un démonstratif (comme dans « Le Mans » – on ne devrait pas dire « Je vais au Mans » mais « à Le Mans », ou encore « les 24 heures de Le Mans »). Dans l’ancien français, « hui » ou « hoi » signifie « le jour où l’on est ». Ces vocables sont dérivés du latin « hodie », contraction de « ho die ». Si l’on se réfère aux langues qui nous entourent, le redondant « aujourd’hui » est bien singulier. Les Anglais disent « today » (en ce jour). Même sens pour l’allemand «heute », le néerlandais « vandaag » et le russe « сегодня ». Les Espagnols se contentent de « hoy », les Portugais de « hoje » et les Italiens de « oggi ».

 

 

« Au jour d’aujourd’hui » signifie donc « en ce jour du jour d’aujourd’hui ». Ce qui est lourdaud, surtout pour un chef d’établissement.

 

 

 

Au jour d’aujourd’hui

 

N’étant pas sociolinguiste, je suis obligé de faire appel, avec beaucoup de prudence, à mes lointains souvenirs. Il me semble que, quand j’étais enfant il y a une soixantaine d’années, « au jour d’aujourd’hui » était utilisé, dans un souci d’hyper correction, par des prolétaires, des « illettrés » qui, comme disait Macron, « n’avaient peut-être même pas le permis de conduire ». De nos jours, l’expression est employée par des bourgeois éduqués, un peu pour faire peuple, mais surtout parce que, dans le monde bobo consensuel où tout se vaut, où il faut être « et de droite et de gauche », où l’on utilise le gentil « en même temps » à la place du contredisant « par contre », « au jour d’aujourd’hui » délaye la sauce alors qu’il se prétend assertif.

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 05:33

… et au mathématicien Joël Malaval. Ils ont publié récemment un exercice de mathématiques pour classes terminales aussi xénophobe qu'aberrant, comme l'a expliqué Jean-Michel Hureau dans les colonnes du Grand Soir.

Honte aux éditions Nathan !

 

Outre son aspect immoral, inepte, irréaliste et cynique, cet exercice comporte un aspect morbide que son auteur n’avait peut-être pas imaginé. En effet, lors du 4ème voyage, il y a 131,1 migrants ce qui laisse à penser qu’une jambe ou un bras doit traîner dans le bateau. Dés lors, le résultat est faux. Mieux, lors du 6ème voyage, plusieurs morceaux de migrants des précédents voyages se sont reconstitués pour former le 161ème dont 160 sont entiers, supposés vivants, et un amas de morceaux équivalent à 1,051 migrants. Il n‘est pas précisé si les morceaux sont rapatriés pour être embarqués au voyage suivant ou donnés en pâture aux requins puisqu’il est demandé d’arrondir à l’unité seulement au 8ème voyage. L’auteur aurait-il trouvé un moyen d’organiser une filière d’immigration en pièces détachées ? Reste à savoir comment reconstituer un être vivant à partir des morceaux. On ne connaît pas non plus le taux moyen de mortalité à chaque voyage ce qui limiterait l’effet de l’immigration clandestine et donc en réduirait l’impact sur des esprits encore en formation. Certes, cela augmenterait la difficulté mais puisque l’auteur se voulait réaliste en illustrant l’exercice d’une magnifique photo, autant rendre encore plus abject le caractère de sa production.

 

D’autant plus qu’on peut se demander quelle est la réponse attendue puisqu’au bout de 8 semaines, 194,87171 migrants sont arrivés dont seulement 193 sont entiers si on ne tient pas compte des morceaux accumulés. Et comme il n’est pas précisé comment arrondir à l’unité, le résultat peut tout aussi bien être 194 que 195. En fait, même mathématiquement, cet exercice est aberrant.

 

PS : Suite aux innombrables protestations, l'ouvrage a été retiré du commerce et sera remboursé. Une nouvelle version sera disponible « très prochainement », selon l’éditeur qui présente ses « vives excuses aux associations d’aides aux migrants, réfugiés, et demandeurs d’asile », auxquelles il assure son « soutien très actif ».

 

Honte aux éditions Nathan !
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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 05:50

Un article de Renaud Février (L'Obs). Extraits.

 

Une photo historique, pleine de mystères.

 

Cette photo d'une rue déserte est un morceau d'histoire de la photographie. On la doit à Louis-Jacques-Mandé Daguerre, l'un des pionniers de la discipline. Il s'agit de l'une des toutes premières photos du monde. Et plus précisément, d'un daguerréotype, plaque de cuivre, polie comme un miroir et recouverte d'une couche d'argent.

 

L'image a été prise depuis la fenêtre de l'atelier de l'artiste, au 5 rue des Marais, à proximité de l'actuelle place de la République à Paris, à 8 heures, un matin d'avril ou de mai 1838. On peut y observer l'entrée du boulevard du Temple.

 

 

Si cette photo est admirable c'est parce qu'il s'agit de "la première photographie connue où figurent des êtres humains", selon l'historien Larry J. Schaaf, auteur d'un article publié dans l'ouvrage collectif Tout sur la photo, Panorama des mouvements et des chefs d'œuvre (Flammarion).

 

A première vue, la rue semble déserte. Mais si l'on y regarde de plus près, on aperçoit des passants, et même des voitures et des charrettes qui se pressent ce matin-là sur le boulevard. Malheureusement, le procédé du daguerréotype nécessite un temps de pose d'une durée de 7 à 20 minutes. Ce qui réduit en l'occurrence la foule "à l'état de fantôme", comme le résume Larry J. Schaaf. Et regardez de plus près encore... Un homme est bien visible, en bas, à gauche de l'image.

 

Cet homme, la jambe levée se fait en réalité cirer les bottes ou les souliers par un second personnage, plus petit. Peut-être un enfant. "Ces personnages, immobiles par nécessité, ont sans le savoir pris la pose pendant plusieurs minutes, alors que la foule des passants est trop mouvante pour que son image puisse être capturée par l'appareil", explique Françoise Ravelle, dans "Paris vu par les pionniers de la photo" (Parigramme).

 

Joint par "l'Obs", André Gunthert, le rédacteur en chef de la revue "Etudes photographiques", renchérit, exalté :

 

"C'est involontaire. C'est un sujet imprévu qui apparaît. C'est contraire à la production même des images de l'époque où quand on représente un sujet, c'est forcément volontaire, que cela soit dans la peinture ou la sculpture. La photo du boulevard du Temple est en cela très emblématique de l'art de la photographie."

 

D'autres personnages ?

La photo du boulevard du Temple fut offerte à Louis Ier de Bavière, au sein d'un triptyque, également composé d'une photo de statues et d'un second cliché du boulevard du Temple, pris celui-ci à midi, sans qu'aucun personnage ne se soit arrêté suffisamment longtemps pour apparaître sur l'image.

 

En 2010, l'article d'un journaliste américain a fait resurgir la photo sur le devant de la scène. Ce journaliste scientifique de la radio publique américaine NPR, Robert Krulwich, avait en effet consacré un article à une photo prise à Cincinnati en 1848, qu'il pensait être la plus ancienne photo d'un être humain. Un lecteur avisé lui a toutefois signalé la photo de Louis Daguerre, plus vieille de 10 ans, à laquelle le journaliste a donc également consacré un article, relayé par Slate.fr à l'époque.

 

Poussé par la curiosité, un autre lecteur de Robert Krulwich, Charles Leo, analyse l'image plus en profondeur, la "nettoie" pour révéler plus de détails, avant d'en faire une version colorisée et annotée. Publié sur son blog, le travail de cet amateur, patron d'une entreprise spécialisée dans les illustrations en 3D d'architecture, auquel les internautes sont invités à collaborer, permet de révéler que l'homme qui se fait cirer les bottes et son cireur ne sont pas seuls sur la photo. Au total, une petite dizaine de personnes seraient même visibles sur le cliché, si on en croit Charles Leo.

 

(Charles Leo)

 

Á commencer par une ou deux personnes, assises sur un banc à droite, mais également deux ou trois personnes sur le trottoir de gauche, dont un jeune enfant avec un chien. Il croit aussi distinguer une calèche sur la route, ainsi qu'un chat ou un enfant à une fenêtre. Il fait par ailleurs l'hypothèse que l'homme dont on dit qu'il se fait cirer les chaussures pourrait en réalité être en train d'actionner une pompe à eau, comme l'attesteraient les deux formes rondes, des seaux, à côté de lui.

 

Une théorie qui n'est pas privilégiée par les spécialistes de Daguerre, pour qui c'est un jeune arbre, placé juste devant le cireur de chaussures qui porterait à confusion. Quant aux formes rondes, peu de chance qu'il s'agisse de seaux, car ils sont également présents sur l'autre photo du boulevard présente dans le triptyque. Or cette fois, aucun personnage n'est présent à côté d'eux.

Reste qu'un détail a échappé à ce lecteur attentif : les daguerréotypes prennent des photos… en miroir ! Voilà donc la vue que Daguerre avait en réalité de la fenêtre de chez lui :

 

Les ombres partent donc bien vers l'ouest et nous sommes bien le matin.

 
Une photo pionnière, mais pas "première"

 

L'histoire de la photo du boulevard du Temple est magnifique. Mais la légende est peut-être un peu trop belle pour être totalement vraie. Le cliché a en effet peu de chance d'être réellement la première photo sur laquelle figure un être humain. Car même en mettant de côté les revendications de divers inventeurs de l'époque (comme celle du Français Hippolyte Bayard, qui assure avoir réalisé des autoportraits dès 1837), dont les œuvres ne sont malheureusement pas parvenues jusqu'à nous, plusieurs photos pourraient bien détrôner le boulevard du Temple dans ce "concours". Elles sont toutes attribuées à Daguerre.

  • Le portrait de M. Huet
  • C'est une petite image de 5,8 cm sur 4,5 cm. Un petit miroir aux tons laiteux qui tient dans le creux de la main. Mais pour son possesseur, "c'est le saint suaire photographique". Vers la fin des années 1980, le marchand d'art et expert Marc Pagneux achète cette image au marché aux puces de Vanves. Au dos du cadre, une inscription : "M. Huet, 1837". On distingue également les premières lettres de la signature de Daguerre. La date est surprenante, voire problématique : personne ne pensait jusqu'alors que quiconque ait pu fixer le moindre portrait avant les années 1840, le temps de pose étant beaucoup trop long. Personne n'était par ailleurs capable de retracer le parcours de la photo l'ayant conduite de Daguerre aux puces de Vanves.
  •  

 

(GINIES/SIPA)

 

Pourtant, Jacques Roquencourt et André Gunthert, le rédacteur en chef de la revue Études photographiques, dans laquelle est révélée, en 1998, l'existence de cette pièce incroyable, sont convaincus qu'il s'agit bien d'un portrait réalisé par Daguerre lui-même, avant le boulevard du Temple.

 

Ils s'appuient pour cela sur plusieurs éléments : une lettre de Daguerre à Isidore Niépce, datée du 17 janvier 1838, dans laquelle il affirme avoir réalisé des essais de portraits "dont un est assez bien réussi" ; l'aspect matériel de l'objet, qui rappelle celui des autres exemples d'essais connus et datés de l'inventeur et enfin des reconstitutions procédurales effectuées par Jacques Roquencourt, dans les conditions du procédé de Louis Daguerre et avec un objectif similaire à celui de l'inventeur du daguerréotype.

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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 06:15
Photo de gauche : 1970. Photo de droite : 2017

Photo de gauche : 1970. Photo de droite : 2017

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 05:42
Les restes du corps calciné du cosmonaute Komarov, tombé du ciel en 1967

Les restes du corps calciné du cosmonaute Komarov, tombé du ciel en 1967

D. Counts, première étudiante noire à fréquenter une université réservée aux Blancs aux EU (1957)

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1938, Autriche. Une femme juive cache son visage. Le banc n'est pas pour elle.

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1884. Construction de la Statue de la Liberté à Paris.

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1888. Pays-Bas. 2 tombes, un cimetière catholique, un cimetière protestant.

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Première Guerre mondiale. Un soldat musicien écossais encourage ses camarades au moment de l'assaut.

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Le Tsar Nicolas encourage sa fille Anastasia à fumer.

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Reflets de l'histoire
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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 05:54

L'incendie du Cuba Libre à Rouen m'a rappelé la catastrophe du Pacha Club d'Abidjan. Je résidais dans la capitale de la Côte d'Ivoire depuis quelques mois quand ce drame, qualifié de "cuisant" par un journaliste qui ne l'avait pas fait exprès, endeuilla de nombreuses familles libanaises, françaises et ivoiriennes. Je reprends ici des sources de l'époque.

 

Le mercredi 9 juin 1977 à Abidjan, une discothèque prend feu: 42 personnes périssent.

 

Le Pacha Club était un grand dancing au rez-de-chaussée de la tour Nour Al Hayat ("Lumière de la vie" en arabe). L'immeuble à été construit sur le Plateau, non loin du boulevard De Gaulle, par les Ismaéliens, une secte islamique, pour honorer le prince Aga Khan.

 

Cet établissement a été ravagé en juin 1977 par un incendie qui a fait 42 victimes. Une hypothèse probable est qu'un court-circuit se soit déclenché dans les compteurs électriques à l'entrée, car une semaine auparavant, la discothèque à fermé durant deux jour pour cause de problèmes dans l'installation électrique. 


On évoque aussi l'hypothèse de l'incendie criminel puisque deux ans plus tôt, le club avait déjà connu un incendie dont l'origine n'a pas été élucidée. Une tentative de racket par le milieu libanais est envisagée.

 

Cette première alerte n'a eu aucun effet sur les gérants. Des murs recouverts de mousse synthétique, de la moquette, des poutres en bois, du revêtement plastique inflammable au plafond, toutes sortes d'ornements prêts à flamber avec une allumette, le club était une salle close accessible par un escalier montant qui semblait agencée pour provoquer une catastrophe.

 

Elle a eu lieu le jour où elle était le plus fréquentée. Les examens du bac venaient d'être passés et beaucoup de jeunes étaient venus danser pour se relaxer. La salle était bondée, plus de cent personnes s'y trouvaient quand l'incendie s'est produit.

 

On est assis à des tables tout autour de la piste ou les danseurs se collent l'un contre l'autre. Deux niches sont même ménagées dans un mur pour les soupirants fortunés. 


Malheureusement se sont ceux qui n'auront aucune chance de s'en sortir, l'incendie a été si rapide que seuls ceux qui étaient debout ont eu le temps de s'échapper.

 

Dans le silence inhabituel dans lequel se trouvait plongée la ville le lendemain, des parents sont entrés au matin dans la chambre de leur enfants pour la trouver vide: ils avaient fait le mur pour aller au Pacha Club. Ils ne sont pas revenus.

 

Une personne nous raconte qu'elle se trouvait avec d'autres dans un théatre, l'Ascott. Deux de ses amis sont partis à l'entracte pour le Pacha. Ils y sont morts.

 

Un autre qui revenait d'un séjour dans un pays voisin et qui ne fréquentait jamais les boites de nuit, a cependant décidé d'y accompagner sa soeur et son ami pour passer un peu de temps avec elle. Ils y sont restés tous les deux.

 

Deux marins restés à bord d'un navire dont l'équipage est allé se divertir au Pacha racontent une histoire similaire: personne n'est revenu. Seul le commandant est mort dans l'incendie en fait, les autres étaient hospitalisés. Le dernier à quitter le navire contrairement au personnel du club.

 

D'autres encore avaient hésité, puis avaient décidé de ne pas y aller. Ils ont eu raison.

 

Lorsque les pompiers sont arrivés, il leur a été impossible de pénétrer dans la salle. Une chaleur de plus de 1200 degrés les stoppait. Ils n'ont pu qu'asperger les flammes pour éteindre l'incendie avant de pouvoir atteindre les victimes. Il leur a fallu 2 heures pour en venir à bout, c'est le plus grand sinistre survenu à Abidjan jusque là.

 

Quand ils pourront enfin entrer, ils trouveront 40 corps carbonisés, tous entassés près de la sortie.

Il y a 40 ans, l'incendie du Pacha Club à Abidjan

Ce qui s'est passé selon le témoignage de rescapés...

Vers 1h10, de la fumée arrive par la porte d'entrée. La musique continue cependant et personne ne s'en inquiète. Peu a peu, les gens commencent à réagir. Cependant le personnel leur demande de ne pas s'inquiéter.


Puis la fumée devient noire et prend de l'importance. On se décide enfin à sortir, mais l'entrée est envahie par les flammes qui se propagent dans la salle avec une rapidité stupéfiante.

 

Un rescapé, d'origine libanaise raconte:

 

Vers 1h20 j'ai senti une odeur de brûlé, je me suis immédiatement précipité vers la porte. Mais j'ai vu dans les escaliers des langues de flammes qui montaient vers la salle. J'ai donc fait demi tour, j'ai suivi un groupe qui enjambait le comptoir pour passer par une issue de secours située derrière le bar.

 

La foule est aveuglée, on tousse.


Le personnel invite à sortir par la petite porte derrière le bar. On leur demande de rester calme, ce qu'ils font, mais soudain, les gens se sentent asphyxiés et c'est la panique générale.. On se pousse, on hurle, il n'y a plus qu'une mêlée indescriptible devant la petite porte. Un dicton est populaire chez les ivoiriens, c'est: "Chacun pour soi, Dieu pour tous". 


Il n'y avait plus maintenant ni garçon ni fille, juste des forcenés voulant survivre à tout prix.

 

Un autre rescapé raconte:

 

Ce fut l'enfer. Dans la fumée, dans les cris, tandis que les revêtements en plastique s'écroulaient, les gens se précipitaient vers les issues de secours. Mais les portes étaient fermées à clé.

 

Les gens se piétinaient. Toute la salle était en flamme, la chaleur extrême faisait voler les vitres en éclats.

 

Le premier rescapé:

 

A ma sortie j'avais les poumons pleins de fumée, il m'a fallu un moment pour les vider. 


Tous ceux qui sont restés dans la salle deux ou trois minutes après moi sont mort asphyxiés avant d'être brûlés.

 

Ceux qui parviennent à franchir la petite porte ne sont pas encore tirés d'affaire. Il se retrouvent sur une terrasse au premier étage. Certains sautent, puis on amène deux échelles, mais le feu semble se propager à tout l'étage et les autres sont obligés de sauter quand même.

 

Les membres du personnel, et d'autres rescapés, sont rentrés à plusieurs reprises dans le tunnel derrière le bar pour aider d'autres personnes à sortir.

 

Un des premiers sortis, qui s'est rendu compte que sa soeur était toujours à l'intérieur, est retourné dans la salle pour la retrouver. Il n'est jamais ressorti. (Il s'agissait d'Edgar Debraban à ce qu'on m'a rapporté).

 

Aux 42 victimes du désastre, d'autres se sont ajoutées. Une femme qui avait déjà perdu son mari dans un accident deux mois plus tôt, y a perdu ses deux enfants. Elle s'est suicidée. Une autre qui s'est trouvée aussi dans le même cas est devenue folle.

 

Cette tragédie nous laisse plus que perplexe. Alors qu'un incendie s'est déjà produit dans le passé, on tapisse la salle de produits inflammables, et apparemment, aucun extincteur n'est disponible près de l'entrée. On voit aussi que la seule issue de secours soit pour le personnel.

 

Il y a 40 ans, l'incendie du Pacha Club à Abidjan
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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 05:31
Vous attendez un enfant : choisissez bien son prénom
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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 05:37

Je les aime bien, dans ce magasin Lyon Cycle Chic où ils s'occupent de mon vélo. Ils sont sympathiques, compétents, rapides.

 

Dans un prospectus (pardon : un « flyer »), ils me demandent si je connais le « gravel». C’est un mot que j’ai dû apprendre en 4ème ou en 3ème et qui signifie tout bêtement « gravier ». Hé oui ! La vente est une science qui consiste à identifier des besoins et, plus souvent encore, à en créer. Les Zuniens du cycle ont donc imaginé un nouveau concept : un cycle pour rouler sur le gravier. Sur internet, on apprend que le « Le gravel est une pratique du vélo qui mixe [sic] des passages sur route ainsi sur des sentiers, des pistes et des chemins. »

 

Selon le site Top vélo, « Cette pratique est issue du continent américain [en fait, des États-Unis] et les constructeurs tendent à développer celle-ci en Europe. Le mot Gravel [sic pour la majuscule] (comprenez gravier en français [re-sic pour l'ordre de l'explication]) exprime donc une capacité à évoluer sur des itinéraires qui en découlent. Chemins, sentiers, routes forestières … Votre capacité à imaginer sera votre seule limite d'évolution ! Les amateurs de longues chevauchées seront comblés. Du coup, sur le plan de l'approche philosophique [appelons-en à Kant !], vous trouvez ici une clientèle de cyclistes dont l'origine (en termes de pratique) est diverse et variée (VTT, vélo route, VTC, ...). »

 

Les randonnées peuvent être longues. Il faut donc se munir d’une sacoche à provisions. Nos concepteurs zuniens y ont pensé : c’est le « bikepacking ». Pour les spécialistes de ce type de sacoche, « Le bikepacking est au vélo ce que le sac à dos (backpacking) est à la rando ». Cette tendance est née aux États-Unis en 2000 et elle est arrivée en Europe « portée par le développement de la randonnée légère de longue durée à vélo. » On peut la comparer, nous dit-on, au « fast-hiking » (tout bêtement « marche rapide ») qui n’admet que des sacoches d’un volume d’environ 35 litres. Les « fast-hikers » adoptant logiquement un type de sac « Issu du Trail Running [sic, les majuscules], possédant un confort suffisant pour une utilisation » sur une longue distance.

 

Bref, ces produits peuvent être déclinés, démultipliés à l’infini. Ce qui permet de nourrir la conversation entre initiés :

 

  • J’aime bien mon packing de 35 litres.
  • Avant, j’avais le même que le tien mais je suis passé au 14 litres.
  • Pour un trail [les Français sont forts : l’anglais dit « trail running », le mot important, décrivant l’action, étant « running » ; on l’élimine, pardon : on le squeeze] de 4 heures, c’est un peu juste, quand même.
Les Portes Ouvertes de Cycle Chic
Le Gravel, vous connaissez ?

Le 5 et 6 mai prochain toute l’équipe Lyon Cycle Chic vous invite à découvrir ou redécouvrir le Gravel durant notre journée porte ouverte ! Venez échanger autour du thème du Gravel avec nos partenaires.

VENDREDI 5 MAI

THÈME RANDONNÉE

Venez découvrir notre sélection de produits vélo de randonnée, sacoches traditionnelles, sacoches bikepacking, accessoires.Venez partager votre expérience et échanger autour de votre futur rando ! 

VENDREDI 5 MAI AU SOIR

THÈME GRAVEL CHIC

Venez déguster « The Veritable Cyclist Beer » Vélosophe autour d’une soirée consacrée au Gravel à partir de 20h au magasin ! 

SAMEDI 6 MAI

THÈME GRAVEL

Une sortie Gravel vous attend au départ du magasin Lyon cycle chic pour une durée de 2h maximum (Mini petit déjeuner à 8h00 et Départ à 8h30 de Lyon cycle chic). Venez tester nos vélos ! Nos  stands partenaire seront sur place pour échanger autour de cette pratique aux facettes multiples !

Atelier «méca» sur les basiques à connaitre pour partir randonner en toute sérénité.

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