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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 07:57

Les Autrichiens, les Salzbourgeois ne perdent pas le Nord. Au rez-de-chaussée de la maison natale de Mozart, il y a une épicerie SPAR (cet acronyme signifie « En coopérant harmonieusement, tout le monde profite régulièrement »). On peut s'y acheter quelques sandwiches pour se remettre des émotions que l'on a éprouvées en visitant l'illustre demeure.

 

Je n'y étais pas retourné depuis 20 ans. À l'époque, les Sazbourgeois avaient fait encore plus fort : une charcuterie trônait sous les appartements mozartiens et le circuit de la visite avait été pensé de sorte que pour ressortir de ce bel immeuble il fallait obligatoirement passer par les saucissons et les jambonneaux. On note donc un léger progrès dans la décence.

Mozart et une épicerie hollandaise
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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 05:25

Dans l'eau ?

Illusion

Ou pas dans l'eau ?

Illusion
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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 05:11

 

Nous avons tous nos habitudes, nos petites manies. Dans le travail, en particulier. Tenez, moi, par exemple, j’écris tôt le matin alors que quand j’étais quadra, je ne valais rien avant 21 heures. Mais avant de me lancer, je mets en forme trois ou quatre articles sur un site dont je suis l’un des administrateurs. Ça me chauffe les méninges. Et vous ?

 

Il en va de même pour les génies, les vrais grands créateurs. Eussent-ils été moins bons sans leurs petites manies ? Qui sait ?

 

Avant de commencer à écrire sa musique, Beethoven (cela ne palliait en rien sa surdité) se préparait un café. Il mettait précisément soixante grains dans la cafetière.

 

Dans son grand âge, Benjamin Franklin écrivait une petite heure complètement à poil. Puis il enfilait quelques vêtements.

 

Le matin, Victor Hugo gobait un œuf cru puis il écrivait une ou deux pages de vers érotiques avant de passer aux choses sérieuses. Il travaillait debout. Comme Hemingway après lui.

 

Avant de nous proposer quelques analyses (ah ! ah !), Freud se faisait tailler la barbe par son coiffeur.

 

Agatha Christie n’avait pas de bureau. Nombre de ses livres furent écrits sur un coin de table de cuisine.

 

Avant de s’installer en France, l’écrivain étasunien Richard Wright écrivait sur ce banc d’un parc public de Brooklin.

Sur quelques secrets de fabrication

Proust écrivait couché dans une chambre aux volets clos.

 

Stravinski faisait le trépied sur la tête quand l’inspiration venait à faire défaut.

 

Quand ses idées ne sont plus très claires, Woody Allen prend une douche.

 

Quand il enregistrait, Glenn Gould ne mangeait pas de la journée.

 

Le grand écrivain romantique Friedrich Schiller stimulait son imagination en allant au bordel, en écoutant de la musique et, chez lui, en humant le fumet de pommes pourrissant dans son cabinet de travail.

 

le poète (paysan) Philéas Lebesgue, ami d'un de mes arrière-grands-pères (paysan, mais pas poète) avait besoin de ce capharnaüm pour travailler :

Sur quelques secrets de fabrication

Sartre écrivait absolument tous les jours. Comme Stephen King qui s’impose cinq heures de travail quotidien.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 05:35
Amsterdam de Jacques Brel : le brouillon
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 05:48

Les terroristes islamistes ne sont malheureusement pas le premiers décapiteurs de l'histoire.

 

Ci-dessous, le soldat australien Leonard Siffleet fut décapité par un officier japonais sur une plage de Nouvelle-Guinée le 24 octobre 1943.

Décapitons, décapitons …

Pour faire bonne mesure, des soldats étasuniens posent devant des soldats du Vietcong qu'ils viennent de décapiter.

Décapitons, décapitons …
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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 05:20

Jean-Dominique Brierre et Jacques Vassal. Leonard Cohen par lui-même. Paris : Cherche midi, 2014.

 

Depuis une bonne quarantaine d’années, Brierre et Vassal ont publié (ensemble ou séparément) un nombre impressionnant d’ouvrages sur la chanson d’expression française, mais aussi bretonne et anglo-américaine. Des livres d’éminents spécialistes. J’ai ainsi rendu compte de la somme qu’a consacrée Jacques Vassal à Brassens ici.

 

Ils nous offrent avec ce Leonard Cohen par lui-même, un travail chaleureux et exigeant, par le biais de l’œuvre de ce très grand artiste qu’ils suivent et connaissent personnellement depuis plusieurs décennies.

 

Les avantages de ce type d’approche d’un créateur « par lui-même » sont connus : fidélité, accès aux sources, rendu de la richesse et de la complexité d’une œuvre dont on prend en compte le paratexte (correspondance, entretiens, esquisses). Les limites vont de soi : une empathie qui empêche parfois la distance critique, des affirmations prises pour argent comptant. Brierre et Vassal sont parfois victimes de leur trop grande affinité avec l’auteur de “ Suzanne ”, mais ce n’est pas bien grave, eu égard à leur connaissance encyclopédique du sujet et à leur très grande expérience du monde de la chanson.

 

C’est peut-être le poète canadien Irving Layton, mentor de Cohen, qui a le mieux exprimé le souffle créatif de l’auteur d’“ Allelujah ” : « Ses chansons les plus expressives et émouvantes commencent toujours sur une note de souffrance, d’angoisse, de tristesse et, à un moment, d’une manière ou d’une autre, il se hisse jusqu’à un état d’exaltation et d’euphorie comme s’il était libéré des démons de la mélancolie et de la souffrance. » Fils de riches négociants, Cohen, comme le perçut très tôt Layton, fut capable de reconnaître le mal être des ploutocrates comme partie intégrante de la condition humaine. Ce qui lui permit – peut-être – de vivre sans gêne ou complexe, tantôt dans l’opulence, tantôt dans une vraie pauvreté, comme quand sa plus proche collaboratrice l’escroqua de 10 millions de dollars qu’elle ne pourra jamais rembourser.

Note de lecture (137)

Jacques Vassal devant un portrait de Leonard Cohen

 

 

Cohen est issue d’une famille profondément imprégnée de religiosité et de cultures juives. Il fera la seule réelle offre de service de sa vie à l’armée israélienne en 1973, lorsqu’il ira chanter pour les soldats engagés dans la guerre du Kippour. Il n’en reste pas moins que le chanteur manifestera toujours une sévère lucidité vis-à-vis d’une communauté qui, à ses yeux, a perdu son « génie pour le vertical » : « Notre vie spirituelle a l’exacte consistance d’une huitre pourrie. » Mais il utilisera la chanson – et la poésie – pour faire passer au plus grand nombre un message biblique d’amour et de peur, puisque même David chantait « pour apaiser son cœur ». Les auteurs donnent de multiples exemples des recours à la dramaturgie et métaphores bibliques, comme dans cette saisissante chanson sur les mille et une façons de mourir, inspirée d’une prière du Yom Kippour :

 

Qui par le feu, Qui par l’eau ?

Qui sous le soleil, Qui de nuit ?

Qui dans ton joyeux, joyeux mois de mai ?

Qui par très lent pourrissement ?

 

(“ Who by Fire ? ”)

 

Il faut dire que l'adresse à dieu originale était particulièrement dramatique :

 

Qui vivra et qui mourra ?

Qui vivra le temps qui lui a été imparti et qui disparaîtra avant la fin de ce temps ?

Qui périra dans l'eau et qui par le feu ?

Qui mourra par le glaive et qui par une bête sauvage ?

Qui sera emporté par la faim et qui par la soif ?

Qui finira dans un tremblement de terre et qui dans une épidémie ?

Qui sera étranglé et qui sera lapidé ?

 

Cohen a toujours considéré la poésie comme « l’expression la plus élevée du cœur humain. » Au commencement était le Verbe et seul le Verbe donne réalité à la Chose. Pour Cohen, parler c’est survivre. C’est aussi parler pour les morts, comme quand il reconnaît sa dette à Federico García Lorca (il a prénommé sa fille Lorca) qui lui a permis, selon ses dires, de « trouver une voix, de localiser un moi qui lutte pour sa propre existence. » Une lutte jamais gagnée :

 

Les poèmes ne nous aiment plus

Ils ne veulent pas nous aimer

Ils ne veulent pas être des poèmes

Ne nous convoquent plus, ils disent

Nous ne pouvons plus vous aider.

 

À un moment ou à un autre, se pose forcément la question de l’engagement chez Leonard Cohen. Dix ans après s’être rendu à Cuba, en sympathie pour la révolution castriste, il est capable d’interpréter en 1972 un hymne syndicaliste popularisé par Woodie Guthrie et Peter Seeger devant un public israélien hostile ou de reprendre la version anglaise de “ La complainte du partisan ” de d’Astier de la Vigerie et d’Anna Marly, la première chanson d’un auteur autre que lui-même qu’il ait enregistrée, en allant jusqu’à dire : « Une idée curieuse s'est un jour formée en moi, je me suis dit que les nazis ont été renversés par la musique. » Cet engagement s’est aussi manifesté dans son intérêt pour les malades mentaux, ce qui le poussera à se produire dans des hôpitaux psychiatriques. Mais, au fond de lui-même, Cohen est un homme d’ordre, certainement pas antimilitariste, partisan d’une éducation rigoureuse, celle, en fait, qu’il reçut de son père. Dans les années soixante-dix, son groupe de musiciens s’appelait The Army, il portait souvent une saharienne couleur kaki et il voyait dans la guerre un moment paroxystique où « personne ne fait de bêtises. » Brierre et Vassal décrivent Cohen comme un homme qui « se contente du monde tel qu’il est » :

 

Tout le monde sait que la guerre est finie

Tout le monde sait que les braves types ont perdu

Tout le monde sait que l’issue de la lutte était fixée

Les pauvres restent pauvres, les riches s’enrichissent

Ça se passe comme ça

Tout le monde sait ça.

 

(“ Everybody Knows ”)

 

 

Ce qui n’empêche pas une étonnante lucidité : « Je crois qu’un lot de souffrances sera la conséquence de la chute du Mur de Berlin. »

Note de lecture (137)

Les auteurs retiennent de Cohen l’être en quête de fraternité qui veut faire « s’ouvrir tous les cœurs du monde ”. Pour des raisons divers et complexes, le chanteur va se retirer pendant cinq ans, dans les années quatre-vingt-dix, dans un monastère zen et sera intronisé moine bouddhiste. Mais l’engagement de Cohen est avant tout l’engagement biblique du prophète. Le “ Cohen ” c’est le grand prêtre, et l’“ Hallelujah ” de son immense succès signifie « louer dieu ». Layton disait que l’esprit de son élève n’était « pollué par aucune idée ». « Je ne spécule pas vraiment sur les choses », reconnaît Cohen. « Je me fais des opinions, mais je ne m’y attache pas vraiment. La plupart d’entre elles sont fatigantes. Il me faut les débiter de temps en temps dans la conversation afin de participer à l’aventure sociale. » Pas de lutte des classes, explique les auteurs, mais un combat entre le symbolique (ce qui unit) et le diabolique (ce qui attaque). Et cette impossibilité d’agir sur le monde : « Nous ne sommes plus en dehors du problème, nous sommes dedans, il n’y a plus aucune perspective vers l’avenir. » Il voit en l’Amérique (en fait les États-Unis) le « berceau du meilleur et du pire. »

 

Lorsqu’il fut ordonné moine, il choisit le nom de “ Jikan ”. Le Silencieux. De cet homme de paroles et d’écrits, l’histoire ne retiendra-t-elle que ses silences ?

 

En tout cas, à cet artiste sombre et lumineux, ce livre rend pleinement hommage et justice.

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 05:19

Terrible bataille que celle de Saipan, dans les îles Marianne, du 15 juin au 9 juillet 1944.

 

Le 22 juin, le gouverneur de Saipan avait reçu un message de l’empereur l'informant que tout civil qui mourrait en se battant contre les Étasuniens (les « diables blancs ») se verrait accorder les mêmes privilèges après leur mort que les soldats.

 

Lorsque les Étatsuniens atteignirent le nord de l'île, des milliers de civils se jetèrent du haut des falaises dominant la mer. La mer était infestée de requins.

 

8 000 d’entre eux se suicidèrent. Ce lieu s’appelle désormais Suicide Cliff et Banzai Cliff.

 

L’après suicide fut longuement filmé.

 

(Subtractio/pudor)

 

 

Roger Salengro. Le grand-oncle du président de Groland. Il fit face à la droite la plus ignoble du monde. Il fut accusé d’avoir déserté et trahi pendant la Première Guerre mondiale. Le 18 novembre 1936, il se suicida au gaz.

 

Avant cela, il avait été élu maire de Lille en 1925, et réélu en 1929 et 1935. En 1936, il est ministre de l’Intérieur du Front populaire. À ce titre, il présente la loi sur la dissolution des ligues factieuses le 18 juin  1936.

 

Le 14 juillet, l’Action française, dans un article anonyme, s’indigne que Salengro puisse s’incliner devant la tombe du soldat inconnu. Le 21 août, Gringoire demande : « Roger Salengro a-t-il déserté le 7 octobre 1915 ? » Cette accusation avait déjà été avancée  en 1923 par le Parti communiste français. Salengro est accusé d’ivrognerie et d’homosexualité. En fait, Salengro a été capturé par les Allemands alors qu’avec l’autorisation de sa hiérarchie il était allé rechercher le cadavre d’un de ses camarades.

 

Le 13 novembre 1936, la Chambre des députés soutient Salengro contre l’extrême droite. Mais, abattu (il est veuf depuis 18 mois et sa mère est mourante), il s’enferme dans sa cuisine, pose deux exemplaires de Gringoire sur sa table, adresse une lettre à Blum et une autre à son frère. Il écrit : « S’ils n’ont pas réussi à me déshonorer, du moins porteront-ils la responsabilité de ma mort. »

 

(Pudor)

En finir ! (79)

 

La naissance de Samson tint du miracle car un ange avait annoncé à sa mère, stérile, qu’elle enfanterait. Adulte, Samson sera doué d’une force extraordinaire, contenue dans ses cheveux.

 

Samson, qui fut juge pendant vingt ans, souhaita épouser une philistine contre l’avis de ses parents. Après la mort de sa femme (auparavant donnée par son père à un autre homme), il aima Dalila à qui il confia le secret de sa force, secret que la traîtresse s’empressa de vendre aux Philistins. Alors qu’il dormait, ses ennemis lui rasèrent la tête, lui crevèrent les yeux, le condamnèrent à tourner la meule de la prison et firent de lui une bête de foire.

 

Alors que ses cheveux avaient recommencé à pousser, il se plaça entre deux colonnes et demande à Dieu de lui rendre sa force. Il écarta les colonnes du palais et tua des milliers de Philistins. Il mourut du même coup.

 

(Jactatio).

En finir ! (79)
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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 16:07
Qui est ce penseur de Rodin ?

Il s'agit du facétieux George-Bernard Shaw, alors âge de 50 ans. La photo a été prise par le célèbre Alvin Landon Coburn, qui mourra en 1966.

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 05:01

“ Bien-être ”. Je ne sais pas, vous, mais moi, je trouve ce couple de mots – un verbe, un substantif – encore plus bienfaisant qu'“ être bien ”.

 

Mais quand on tient un institut de beauté à Lyon, on n'est pas des ploucs, et on utilise le mot anglais – assez peu usité – “ wellness ”. Et on l'accouple à “ Beauty ”.

 

Pourquoi ? Parce qu'on est des communicants, des commerciaux qui veulent en mettre plein la vue aux gogos.

 

 

Méprisons la langue française (25)

On l'a souligné à plusieurs reprises, la ville de Lyon communique en globish. Ici, elle invite les touristes à des croisières sur le Rhône. On note que le français est écrit en petits caractères alors que le globish a droit à un Times 450.

 

 

 

Méprisons la langue française (25)

Ici, la municipalité s'adresse aux étudiants. Notez que quand on parle aux djeuns, on les tutoie.

 

98% des étudiants de Lyon sont francophones. On s'adresse quand même à eux dans la langue de l'Empire.

 

 

Méprisons la langue française (25)
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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 05:00

Depuis un demi siècle, Londres est divisée en 32 “ boroughs ”. Ce mot vient du français bourg (latin burgus, fortification). “ Borough ” a en fait trois sens : municipalité, arrondissement (pour Londres) et circonscription électorale. La Cité de Londres (3 km2 mais 13% du PIB du pays) jouit d’un statut particulier, divisée en 25 “ quartiers ” (wards). Elle est à la fois cité et comté cérémonial. Westminster signifie l’Église de l’ouest.

 

Nous nous intéresserons ici aux noms de ces “ boroughs ”.

 

Barking et Dagenham. Barking vient d’un ancêtre du mot bouleau (“ birch tree ”). Dans Dagenham, Ham signifie maison, domaine. Dagen était le nom d’un chef au VIIe siècle.

 

Barnet. Mot du XIe siècle signifiant clairière.

 

Bexley. Anciennement Bixle, signifie pâture.

 

Brent. Vocable celte (préromain) signifiant celui qui est saint. Rien à voir avec le pétrole. Le stade de Wembley se situe dans ce “ borough ”.

 

Bromley est un nom saxon du IXe siècle signifiant la clairière aux genêts.

 

Camden, quartier populaire, doit son nom au magistrat Charles Pratt, comte de Camden, un homme très paresseux et très gourmand, qui vécut au XVIIIe siècle.

Les noms de Londres

Croydon. Vient d’un mot saxon signifiant la vallée des crocus (den = vallée).

 

Ealing. Quartier de Londres très mélangé : 40% de sa population n’est pas blanche, caucasienne, comme on dit là-bas. Le nom vient de celui d’un chef de clan du VIIIe siècle.

 

Enfield. Situé dans le nord de Londres. Soit le nom d’un chef anglo-saxon, soit le pré aux moutons (ēan).

Les noms de Londres

Greenwich (The London Borough of Greenwich). Le wich se prononce idj (à la rigueur itch) et non ouitche. Mot anglo-saxon signifiant étendue verte qui donne sur la baie.

 

Hackney. Le nom date du XIIe siècle et pourrait signifier îlot dans un marais. Ce nom qui me fait penser à “ hackneyed ” : rebattu, galvaudé.

 

Hammersmith et Fulham. Hammersmith signifie vraisemblablement un lieu de forge. Fulham, c’est le domaine (ou le bras de rivière) de Fulla. Fulham compte trois célèbres clubs de football : Fulham, Chelsea et Queens Park Rangers.

 

Haringey. Le clos du (chef saxon) Haering.

 

Harrow. Le Neuilly de là-bas, avec sa célèbre école privée. Le nom aurait à voir avec des païens (heathen). Elton John et Rod Stewart résident dans ce “ borough ”.

Les noms de Londres

Havering. Situé au nord-est de Londres. Saint Édouard le Confesseur y résida au XIe siècle. Le mot vient de Haueringas, les partisans de Hæfer.

 

Hillingdon. Dans ce nom, c’est don qui signifie colline, pas hill. Donc, la colline de Hille.

 

Hownslow. J’aime beaucoup ce nom avec la première syllabe qui s’ouvre et la seconde qui se ferme. Le mot signifie peut-être terrain de chasse, ou alors la colline de Hund. Phil Collins y est né.

 

Islington. S’appelait Giseldone vers 1005. Donc la colline de Gisla. Célèbre pour ses sources d’eau qui ont longtemps constitué les seules réserves de Londres (Sadler’s Wells).

 

Kensington et Chelsea. Très chic. On y trouve quelques unes des maisons les plus chères au monde. La petite école française et le lycée français Charles De Gaulle y sont situés. Kensington vient d’un chef saxon dénommé Kenesigne. Chelsea vient de Chelchith, un débarcadaire pour le calcaire.

 

Kingston Upon Thames. Kingston vient de Cyninges Tun, le château du roi, au IXe siècle. “ Thames ” (la Tamise) est l’un des vocables les plus anciens des îles britanniques. Il vient du celte tamēssa qui signifie vraisemblablement noir (tamas en sanskrit).

 

Lambeth. Lambehita en 1062. Un pré pour les moutons (“ lambs ”). C’est à Lambeth en 1979 qu’eut lieu la première manifestation anti Thatcher, des conseillers municipaux contestant les restrictions budgétaires imposées par la Dame de fer. Le Lambeth Walk fut popularisé en 1937. Chanté ici par Dalida en anglais. Bon, d'accord...

Les noms de Londres

Lewisham. D’un vieux mot saxon (leswe) signifiant pâture. En 1944, un V-1 tua 300 personnes d’un coup.

 

Merton. Le domaine de Maera. Wimbledon est dans ce « borough », ainsi que la plus grande mosquée d’Europe (Baitul Futuh, 10 000 fidèles).

 

Newham. Constitué des anciens quartiers West Ham et East Ham.

 

Redbridge. Du nom d’un ancien pont rouge. Désormais d’un gris bien triste. Tous les bus du « borough » ont un accès pour handicapés.

 

Richmond Upon Thames. Du nom du palais Richmond (du vieux français « riche mont »), construit par Henry VII. Le palais royal de Hampton Court est situé dans ce « borough », ainsi que Kew Gardens, ce jardin public cher à Virginia Woolf qui compte sept millions de spécimens de plantes.

 

Southwark. Quand on ne sait pas prononcer ce nom, on peut toujours demander son chemin. Ça ne marche pas. Vient du saxon Suthriganaweorc, signifiant les fortifications des hommes du sud. On y a récemment construit le fameux Shard, le plus haut bâtiment du Royaume Uni (306 m).

 

Sutton. La ferme du sud. Les Rolling Stones y ont fait leurs débuts.

 

Tower Hamlets. Des hameaux près de la Tour de Londres. Les non Blancs sont en majorité (32% de Bengalais).

 

Waltham Forest. Le domaine de la forêt. David Becham et Alfred Hitchcock y sont nés.

 

Wandsworth. De la rivière Wandle qui coule dans les parages. Il s’y construisit la première mosquée de Grande-Bretagne en 1926.

 

 

Les noms de Londres
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