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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 05:38

Avec Edouard VII, on est dans le lourd. Il accéda au trône en 1901, à l’âge de 60 ans. Il avait donc eu le temps de s’ennuyer à 100 livres de l’heure et de gambader. Son père Albert mourut d’une fièvre typhoïde après lui avoir rendu visite à Trinity College à Cambridge et l’avoir réprimandé à propos de sa liaison avec une actrice spécialisée dans ce qu’on n’appelait pas encore le porno.

 

Il épousa Alexandra du Danemark dont il eut six enfants.

 

Il eut d’innombrables maîtresses.

 

A commencer, peut-être  par Frances Evelyn Greville, comtesse de Warick qui, elle-même, compta à son tableau de chasse de nombreux aristocrates. A la mort d’Edouard VII, elle essaya de faire chanter son successeur le roi George V en menaçant de divulguer des lettres d’amour de son illustre amant. Sa manœuvre échoua d’extrême justesse.

 

Edouard connut aussi une Agnes Keyser qui, elle, fit dans la discrétion et fonda un hôpital militaire pour des officiers lors de la guerre des Boers.

Maîtresses et amants des rois d’Angleterre (et d’Écosse) (15)

Avec quelle sommité Sarah Bernhardt n’a-t-elle pas couché ? Elle avait épousé un acteur morphinomane. Dans les dernières années de son mariage (le conjoint mourut à l’âge de 34 ans), la plus célèbre actrice du monde « connut » le prince. Qui connut également l’actrice Emilie Charlotte Le Breton, surnommée « Jersey Lily », le lys de Jersey. Celle-ci fut sa maîtresse officielle. Le prince la présenta même à la reine Victoria. Elle eut des relations quasi normales avec la femme du prince. Sur la fin, les relations des amants se tendirent. On a retenu cet échange un peu vif :

 

  • "J’ai passé assez de temps sur vous pour construire un navire de guerre.
  • Et vous avez passé assez de temps en moi pour flotter.

 

Et puis il y eut la belle Otero (Augustina Otero Iglesias). Passèrent dans son lit Edouard, mais aussi Léopold II de Belgique et d’autres aristos russes et britanniques. Sans parler de Gabriele D’Annunzio et d’Aristide Briand, peut-être le grand amour de sa vie. Des hommes moururent pour la belle Otero qu’on surnomma la « sirène des suicides ».

Maîtresses et amants des rois d’Angleterre (et d’Écosse) (15)

La mère de Winston Churchill compta également parmi les maîtresses d’Edouard. Tout comme Alice Keppel, arrière-grand-mère de Camilla Parker-Bowles, maîtresse, puis épouse du prince Charles.

 

Parmi d’autres connaissances d’Edouard, Hortense Schneider, célèbre actrice française (surnommée « La Snédère »). Sa maison était surnommée « le passage des princes ».

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 05:32

George Reeves joua dans Autant en emporte le vent avec Clark Gable et Vivien Leigh. Il connaît la gloire en 1951 avec Superman. Il tourne 104 épisodes jusqu’en 1958. Et puis, il dégringole doucement. Le producteurs ne font plus appel à un acteur trop marqué par un même rôle. Il perd de l’argent dans des placements douteux.

 

Il meurt le 16 juin 1959. On pense un moment qu’il a été tué par le mari de son ancienne compagne. Il s’est vraisemblablement suicidé d’une balle dans la tête. Sa mort a fait l’objet du film Hollywoodland en 2006 avec Ben Affleck dans le rôle principal.

 

(Impatienta doloris)

En finir ! (75)

Stephan Reggiani est né le 14 novembre 1945 à Neuilly. Il est le fils de Serge Reggiani et de l’actrice Janine Darcey.

 

Il commence une carrière de chanteur en 1967 et connaît quelques succès. En 1975, il monte sur scène avec son père à Bobino. Il récidive en 1977. Mais le père prend un ascendant que le fils vit mal.

 

En 1975, il est la vedette américaine du show de Liza Minnelli à l’Olympia. Mais les spectateurs ne viennent qu’après l’entracte.

 

Il divorce. Son second mariage est également un échec. Sa carrière n’avance plus. En 1980, en vacances dans la maison de son père à Mougins, il se suicide de deux balles de pistolets dans la gorge dans le lit paternel. Il est enterré au cimetière du Montparnasse où l’a rejoint son père en 2004.

 

(Pudor)

En finir ! (75)

Jacques de Reinach était le fils d’un banquier allemand établi à Paris à la fin des années 1850. Il est naturalisé français en 1871 après avoir été garde national pendant le siège de Paris en 1870. Ses affaires prospèrent dans la construction de chemins de fer. Il achète le château de Nivillers, en Picardie, dont il devient maire.

 

Reinach sera, avec de Lesseps et son associé Cornelius Herz, l’âme damnée du scandale du canal de Panama. Ces grands hommes d’affaires avaient complètement sous-estimé la difficulté du projet. Ils lancent emprunts sur emprunts auprès de petits épargants qui seront ruinés. En 1888, ils persuadent les députés de voter une loi autorisant la compagnie du canal, au bord de la faillite, à émettre un emprunt à lots remboursables (une loterie récompensant certains épargnants). Des pots-de-vin sont distribués aux parlementaires.

 

Reinach est inculpé de corruption le 4 novembre 1892. Il obtient de rester en liberté sur la Côte d’Azur contre la promesse de livrer ses livres de comptes.

 

La presse de droite antisémite se déchaîne. Drumont, Barrès sont à la manœuvre contre « Le fameux, influent et actif banquier juif, baron Jacques de Reinach, est un produit de la République parlementaire ».

 

Il doit comparaître le 21 novembre 1892. On le retrouve empoisonné le 20 novembre dans son hôtel particulier. Crime ou suicide, on ne le saura réellement jamais (bien gentille, l’enquête officielle avait conclu à une congestion cérébrale.. Lorsque la police entre dans la demeure, elle trouve son gendre en train de brûler des documents.

 

(Aequivocus)

En finir ! (75)
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 10:30

Ah, cette 3ème symphonie de Brahms, comme on l'aime !

 

Montand, dans Aimez-vous Brahms ?, l'a chantée.

 

Jane Birkin, grâce à Gainsbourg, l'a sussurée.

 

Dans ces deux cas, Brahms était mentionné.

Santana, pour sa part, a pompé impunément un des airs les plus connus de l'histoire de la musique sans mentionner le bon Johannes. Pas très malin...

Mais, après tout, même le bon Ludwig van (qui était sourd, d'accord), a pompé son air le plus célèbre dans l'oeuvre liturgique de l'excellent Wolfgang :

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 05:52

George IV (1762-1830), régna de 1820 à 1830.  Il épousa Caroline de Brunswick (1768-1821) dont il eut une fille, Charlotte Augusta de Galles (1796-1817).

 

Il fit reconstruire le palais de Buckingham et le château de Windsor. Jeune, il vécut dans la débauche (il fréquenta beaucoup les actrices de théâtre) et le luxe. Ses rapports avec sa femme étaient une horreur : il lui interdit même d’assister à son couronnement.

Maîtresses et amants des rois d’Angleterre (et d’Écosse) (14)

À l’âge de 21 ans, il tomba amoureux de Maria Anne Fitzherbert, malheureusement catholique et roturière. Il ne put légalement l’épouser. Néanmoins, les tourtereaux convolèrent en 1785, sans l’assentiment du roi. L’union resta secrète. George resta attaché à Marie Anne sa vie durant malgré quelques coucheries annexes, comme avec Frances Villiers, comtesse de Jersey.

 

Guillaume IV régna de 1830 à 1837. De son épouse Adélaïde de Saxe Meiningen il eut cinq enfants dont aucun ne survécut. Sa relation de vingt ans avec l’actrice Dorothea Jordan engendra dix enfants, dont huit survécurent. Le Premier ministre David Cameron (qui a par ailleurs des ancêtres écossais et juifs allemands) appartient à la descendance de cette Dorothea. Lorsque l’actrice et le roi se séparèrent, elle reçut une coquette pension à condition de renoncer à la tutelle de ses fils et de ne jamais remonter sur scène. Ayant dû, pour payer ses dettes, rejouer, elle fut déchue de la tutelle de ses filles. Elle mourut à Paris en 1816.

 

C’est Victoria (Alexandrine Victoire de Hanovre) qui succéda à son oncle Guillaume. On sait qu’elle épousa Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, dont elle eut neuf enfants (elle détesta être enceinte et considérait l'allaitement avec dégoût), ce qui fit d’elle la « grand-mère de l’Europe ».

 

D'origine allemande, Albert fut, dans un premier temps, très mal accepté par les membres de la cour et, en 1854, Victoria menaça d'abdiquer devant la virulence des attaques dont son mari était l'objet. En effet, au moment où une guerre se profilait contre la Russie, Albert fut accusé de sympathies avec l'empire des tsars. Albert mourut d’une fièvre typhoïde à l’âge de 40 ans. À la mort de son mari, Victoria sombra dans une profonde tristesse et se retira en partie de la vie publique. Elle porta des vêtements noirs jusqu’à sa mort.

 

Ci-dessous, la seule photo de la reine, d'Albert et de leurs neuf enfants.

 

 

Maîtresses et amants des rois d’Angleterre (et d’Écosse) (14)

Il lui restait 40 ans à vivre.

 

Durant les années soixante, la reine s’en remit de plus en plus à son domestique écossais John Brown. Des rumeurs, très vraisemblablement infondées, firent état d’une relation non platonique entre la reine et son valet. Des libelles furent publiés évoquant « Mrs Brown ». On parla même d'un mariage secret. La reine alimenta ces rumeurs en publiant le livre Leaves from the Journal of Our Life in the Highlands où elle disait le plus grand bien de Brown, son « ami fidèle et dévoué ». Celui-ci mourut en 1883. La reine commença à rédiger une biographie enflammée de son homme de confiance. Son secrétaire particulier réussir à la convaincre de ne pas publier ce texte.

 

Il faut dire que Brown était devenu un soutien inestimable pour Victoria. Elle créa deux médailles pour lui, commanda un portrait, ainsi qu’une statue grandeur nature (détruite sur ordre de son fils). Lorsqu’il mourut, elle lui rendit hommage en ces termes : « Ami plus que serviteur, loyal, dévoué, courageux. » Les filles de Victoria disaient, en plaisantant ( ?), que Brown était « l’amant de maman ».

 

À la mort de la reine, divers objets furent placés dans son cercueil à sa demande : un des peignoirs d’Albert et un moulage de sa main, de même qu’une mèche de cheveux, une photographie de Brown, placées dans sa main gauche et cachées par la famille grâce à un bouquet de fleurs. Au troisième doigt de sa main droite, la reine portait un anneau de la mère de Brown.

 

En 1998, le film La Dame de Windsor avec Judi Dench et Bill Connolly relata assez honnêtement la relation entre la reine et Brown.

Maîtresses et amants des rois d’Angleterre (et d’Écosse) (14)
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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 05:43

Philosophe et mathématicien extraordinaire, Pythagore a tout découvert, sauf le théorème qui porte son nom que les Babyloniens avaient trouvé mille ans avant lui.

 

Il n’a jamais rien écrit, mais Hegel voyait en lui le « premier maître universel ». Sa communauté de Crotone était quasiment une secte. Ses dons naturels étaient tellement hors du commun (le système décimal, la table de multiplication, c’est lui) qu’on lui en prêtait des surnaturels. Comme celui d’apprivoiser une ourse, de faire descendre un aigle du ciel, de deviner la quantité de poissons qu'allaient ramener des pêcheurs, de commander aux vents, d’entendre l’harmonie des sphères célestes.

 

On ne sait pas trop comment il est mort. Chassé de Crotone, il se serait laissé mourir de faim, il serait monté directement au ciel, il aurait disparu par un chemin étroit. On n’en a pas fini avec le savant de Samos…

 

Ci-dessous, l’escargot de Pythagore.

 

(Tædium vitæ).

En finir ! (74)

Hòa thượng Thích Quảng Đức, né en 1897 et mort le 11 juin 1963, était un bonze vietnamien. Il fut le premier à se suicider à Saïgon pour protester contre la répression anti-bouddhiste du président catholique Diêm. Il avait 73 ans. Il s’était piqué à la morphine pour diminuer la douleur. Un comparse l’aspergea d’essence. Il ne bougea ni n’émit le moindre cri durant son supplice. Son cœur résista aux flammes et fut conservé comme une relique.

 

Madame Ngo Dinh Nhu, sinistre éminence grise du régime – mais elle fit interdire la polygamie, déclara : « Les bouddhistes font passer leurs bonzes au barbecue. »

 

 

La photographie de la mort de Thích Quảng Đức fut utilisée pour la couverture du premier album du groupe étasunien Rage against the Machine 

Jean-Joseph Rabearivelo, naquit le 4 mars 1901 à Tananarive, cinq ans après que Madagascar fut devenue une colonie française. Il était le fils unique d’une mère célibataire. À 13 ans, il est renvoyé du collège Saint-Michel pour avoir refusé d’assister à un service religieux. En 1924, il est correcteur d’imprimerie. En 1926, il se marie avec la fille d’un photographe dont il aura cinq enfants. Le jeu, la drogue, des salaires de misère font qu’il sera endetté toute sa vie.

 

L’administration coloniale refuse de lui accorder le titre de professeur. En 1937, il perd sa fille Voahangy, ce qui l’anéantit. Il se suicide au cyanure et décrit sa mort :

 

L’effet de la quinine commence, bientôt dans un peu d’eau sucrée, je prendrai plus de 10 grammes de cyanure de potassium.

 

Toute ma pensée entoure tendrement les miens.

Je lis.

15 heures moins 9 – ça sonne, ça sonne. Je viens

d’éteindre après avoir bu mon verre.

[…]

15 heures 02. Je vais boire. C’est bu. Mary, mes enfants,

à vous mes pensées dernières.

J’avale un peu de sucre. Je suffoque. Je vais m’étendre.

 

(Impatienta doloris).

 

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 05:25

Dès le début de sa carrière, le chanteur fut plus ou moins fabriqué par sa maison de disques (CBS) et son producteur Albert Grossman. Grossman n’était guère apprécié du monde folk, nettement marqué à gauche, pour qui il n’était rien d’autre qu’un requin.

Bob Dylan, 1961-1971. La révolte sans la révolution (13)

Pourtant, l’homme avait du flair. C’est, par exemple, lui qui réunit Peter Yarrow, Noel Stookey et Mary Travers en un groupe (Peter, Paul and Mary). Le jeune Dylan aimait et avait confiance en Grossman qui l’hébergea (avec Joan Baez) dans sa maison de Woodstock où, plus tard, le chanteur achèterait une propriété. La photo de couverture de Bringing it All Back Home fut prise dans la résidence de Grossman. Le personnage féminin tout habillé de rouge, sur la pochette du disque, n’est autre que la femme de Grossman. Dylan rompit les contrats qu’il avait signés avec Grossman en 1970, après avoir compris que le producteur avait raflé – le plus légalement du monde – 50% des droits de ses chansons.

Bob Dylan, 1961-1971. La révolte sans la révolution (13)

Dans son deuxième trente-trois tours (Freewheeling), Grossman et CBS lui firent exprimer l’optique de gauche du parti étudiant Students for a Democratic Society. « Masters of War » (1963) fulmine contre les marchands de canons, les voue aux foudres de l’enfer mais ne démystifie pas le fameux complexe militaro-industriel dénoncé par l’ancien président Eisenhower. La critique reste platement morale :

 

Jésus lui-même ne pardonnerait jamais

Ce que vous faites

 

Dans le poignant blues parlé « Talking World War III Blues », Dylan propose une vision du type l’Eden et après, ou alors appelle à la rescousse la légendaire sagesse du président Lincoln :

 

Well, I spied me a girl and before she could leave

"Let's go and play Adam and Eve"

I took her by the hand and my heart it was thumpin'

When she said, "Hey man, you crazy or sumpin'

You see what happened last time they started".

 

 

 

Half of the people can be part right all of the time

Some of the people can be all right part of the time

But all of the people can't be all right all of the time

I think Abraham Lincoln said that

"I'll let you be in my dreams if I can be in yours"

I said that.

 

Je repérai une fille et avant qu’elle n’ait pu me quitter

Je lui dis

« Si on jouait à Adam et Eve »

Je lui pris la main, mon cœur battait

Quand elle me dit « Dis-donc mon bonhomme, tu es fou ou quoi

Tu as vu ce qui est arrivé la première fois que tout a commencé

 

 

La moitié des gens peuvent avoir en partie raison tout le temps

Certains peuvent être parfois dans le vrai

Mais personne ne peut avoir entièrement raison tout le temps

C’est ce qu’à dit, je crois, Abraham Lincoln

Je te ferai entrer dans mes rêves si tu me fais entrer dans les tiens

Moi, j’ai dit cela.

 

Dylan n’était pas aussi libre que le titre trompeusement alléchant de son album le laissait entendre. Invité de l’“ Ed Sullivan Show ”, le programme de variété le plus suivi des Etats-Unis, Dylan propose de chanter « Talking John Birch Society Blues ». Dans cette chanson très satirique, un narrateur parano, membre (en secret) de la société raciste bien connue, cherche des communistes partout, jusque dans la cuvette de ses toilettes. Il est très inquiet que le drapeau de son pays comporte des bandes rouges ! Comme il ne trouve de communistes nulle part, il se demande si lui-même n’est pas communiste. Il mène l’enquête dans sa propre tête. Ed Sullivan était tout à fait d’accord pour que Dylan interprète cette chanson. Mais l’entourage refusa. CBS en profita pour interdire à Dylan d’enregistrer la chanson.

 

À cette époque, la vision du monde qu’exprime Dylan est bien moins révolutionnaire qu’idéaliste. En écoutant Dylan, les jeunes se regardent mais n’agissent guère. Le chanteur n’est que le miroir de leurs débats intérieurs.

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 05:59

George 1er de Grande-Bretagne (1660-1727) a régné du 1er août 1714 au 11 juin 1727. Il était né Georg Ludwig. Il fut roi de Grande-Bretagne et d’Irlande de 1714 à sa mort. Il fut également duc de Brunswick-Luneburg et prince-électeur du Saint-Empire romain germanique.

 

Il épousa Sophie-Dorothée de Brunswick-Lunebourg, sa cousine, qui lui fit deux enfants. Derrière ce mariage, une sombre histoire d’intérêts pécuniaires. Le roi se choisit une maîtresse en la personne de Mélusine von der Schulenburg qui lui fit trois filles qui épousèrent des aristocrates. Sophie-Dorothée vécut une passion avec le comte suédois Philippe-Christophe de Kœnigsmark qui fut assassiné sur l’ordre d’une autre maîtresse. On ne retrouva jamais son corps. Il fut peut-être brûlé dans un four.

Maîtresses et amants des rois d’Angleterre (et d’Écosse) (13)

Le mariage de George avec Sophie-Dorothée fut dissout parce que Sophie-Dorothée avait abandonné son époux. George fit emprisonner Sophie-Dorothée dans le château d’Ahlden, la ville où elle resta jusqu’à sa mort en 1726. On lui refusa l’accès à ses enfants et à son père.

 

La maîtresse Mélusine fut couverte de cadeaux et d’honneurs. Elle fut faite duchesse, marquise, comtesse et baronne. Et aussi princesse allemande. Le bruit courut que le roi l’avait épousé en secret. Elle était mince au point que les Allemands l’appelaient « l’épouvantail » et les Anglais « l’arbre de mai ». Les Jacobites l’avaient surnommée « l’oie ». Pour les Écossais, elle était « osseuse ». Après la mort du roi, elle garda un corbeau dont elle assurait qu’il était la réincarnation du roi défunt.

 

George II, son successeur (1683-1760), était également né en Allemagne. À l’âge de cinq ans, il ne parlait qu’allemand et français. Il épousa Caroline de Brandebourg-Ansbach, dont il eut huit enfants. Caroline contracta la variole, qu’elle transmit à son époux. Le couple royal guérit fort heureusement de ce mal mortel à l'époque.

 

Henrietta Howard fut la première maîtresse du roi, avant même qu’il fût marié. Elle reçut le comté du Buckinghamshire pour sa peine.

 

Le roi eut une seconde maîtresse en la personne d’Amalie Sophie Marianne von Wallmoden, comtesse de Yarmouth. Née allemande, elle fut naturalisée en 1740. Elle donna un fils au roi. Quand celui-ci mourut, elle retourna en Allemagne où elle décéda d’un cancer du sein.

 

 

George III (1738-1820) termina sa vie aliéné mental. Il était né en Angleterre et sa langue maternelle était l’anglais. Sa folie était due à une maladie du sang.

 

Le 8 septembre 1761, il épousa dans la chapelle royale du palais St. James la princesse  Charlotte de Mecklembourg-Strelitz. Ils eurent quinze enfants.

 

Le roi n’eut pas de maîtresse !

 

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 08:42

Je vous aide : il peignait.

À qui sont ces jambes ?
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 05:54

En France comme ailleurs, les années trente furent intenses, dramatiques : émeutes du 6 février 1934, affaire Stavisky, front populaire, Munich, la Guerre civile espagnole, le fascisme aux frontières. Le 10 mai 1932, les deux chambres élisent un président terne, réservé, quoique sorti major de Polytechnique et premier de l’École des mines. Son épouse est à son image : brillante mais très discrète.

 

Fils d’agriculteur, esprit très brillant, Albert Lebrun est élu le plus jeune député de France en 1900. Centriste comme il se doit. Il l’emporte sur le richissime industriel François de Wendel, futur président du Comité des Forges. Lebrun exerce divers ministères, représente la France à la Société des nations en 1920. Il est élu président du Sénat en 1931.

Sous les ors de l’Élysée (11)

Il est donc facilement élu président de la République en 1932, et réélu en 1939. Il pleure énormément : il est affligé d’un défaut physique dont s’emparent les caricaturistes. En mai 1940, Lebrun est opposé à l’Armistice. Vu le rapport de forces au Parlement, vu surtout que Weygand et l’État-major ne veulent pas se battre, il appelle Pétain à la présidence du Conseil. Il se retire dans l’Isère chez son gendre. Il est placé en résidence surveillée par les Italiens, puis Hitler le fait enlever par la Gestapo. Il est alors emprisonné dans un château du Tyrol. Sa santé se dégradant, il est renvoyé en France.

 

Marguerite Lebrun était la fille d’un inspecteur général des mines. C’était une femme très cultivée, bonne musicienne, vraie sportive, parlant couramment l’anglais et l’allemand. Elle détestait les fastes, mais c’est à elle qu’on attribua pour la première fois le titre officieux de Première dame de France, calque de l’étasunien « First Lady ». Elle mourut de la maladie de Parkinson en 1947, trois ans avant son mari qui, lui, décèdera d’une mauvaise bronchite.

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 13:47
Qu'est-ce que cet objet historique ?
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