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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 05:57

Henry Percy, 8ème comte de Northumberland, nous donne un très bon exemple du dérèglement des sens dû à la religion. Il vient d’une famille catholique et se convertit au protestantisme. Comme tel, il fait partie des troupes d’Élisabeth I qui terrasse l’insurrection écossaise de 1567 menée par son frère. Il le livre à ses bourreaux qui l’exécutent. Bourré de remords, il revient vers le catholicisme et offre ses services à la reine Marie Stuart emprisonnée. Il est jeté en prison, une fois, deux fois, trois fois. Le 21 juin 1585, il craque et se tire une balle en plein cœur. Les catholiques européens crient à l’assassinat. Les protestants qualifient ce suicide de châtiment divin.

 

(Subtractio).

 

 

 

 

Pétrone inventa le suicide dans la jouissance différée. On a dit de lui qu’il avait été le seul « à faire venir la mollesse et la nonchalance dans sa mort » (Saint-Évremond). On ne sait pas avec certitude s’il fut l’auteur du Satyricon car onze auteurs latins ont porté le nom de Pétrone. Pétrone fut accusé à tort d’avoir conjuré avec Pison contre Néron. Imaginant que l’empereur allait le condamner à mort, il commanda un banquet magnifique et, entouré de ses amis, il écouta des chansons et des poésies légères. En même temps, il se fit trancher les veines des poignets, puis se les fit bander ou ouvrir à volonté. Il mourut à 46 ans après avoir dégusté un repas d’une grande finesse. Pison s’était également suicidé en s’ouvrant les veines.

 

Eunice, sa maîtresse, ancienne esclave, choisit de mourir avec lui.

 

Avant de mourir, il avait lu à ses convives la lettre écrite à Néron :

 

« Je sais, divin César, que tu m'attends avec impatience, et que, dans la fidélité de ton cœur, tu languis après moi jour et nuit. Je sais que tu me couvrirais de tes faveurs, que tu m'offrirais d'être préfet de ta garde, et que tu nommerais Tigellin gardien de mulets dans celles de tes terres dont, après l'empoisonnement de Domitia, tu héritas, – office pour lequel il semble avoir été créé par les dieux.

« Mais, hélas ! ! il faudra m'excuser. Par le Hadès, et en particulier par les mânes de ta mère, de ta femme, de ton frère et de Sénèque, je te jure qu'il m'est impossible de me rendre auprès de toi. La vie est un trésor, mon ami, et je me flatte d'avoir su extraire de ce trésor les bijoux les plus précieux. Mais dans la vie il est des choses que je m'avoue incapable de supporter plus longtemps.

« Ne va pas penser, je t'en conjure, que m'a rebuté l'assassinat de ta mère, de ta femme, de ton frère, que je suis indigné de l'incendie de Rome, que je suis outré du procédé consistant à expédier dans l'Erèbe tous les honnêtes gens de ton empire...

« Eh bien ! non, très cher petit-fils de Chronos ! La mort est l'hoirie commune des êtres sublunaires, et l'on ne pouvait, du reste, s'attendre à te voir agir autrement.

« Mais, de longues années encore, me laisser écorcher les oreilles par ton chant, voir tes jambes domitiennes – tes échalas – se trémousser en la danse pyrrhique, t'entendre jouer, t'entendre déclamer, t'entendre dire des poèmes de ta façon, pauvre poète des faubourgs ! ... ah ! vraiment, semblable perspective était au-dessus de mes forces. Et j'ai senti en moi l'incoercible besoin d'aller rejoindre mes pères. Rome se bouche les oreilles, l'univers te couvre de risées. Et moi, je ne veux plus rougir pour toi. Je ne veux plus, je ne peux plus ! Le ululement de Cerbère, même semblable à ton chant, mon ami, serait moins affligeant pour moi, car je n'ai jamais été l'ami dudit Cerbère, et n'ai point le devoir d'être honteux de sa voix.

« Porte-toi bien, mais laisse là le chant ; lue, mais ne fais plus de vers ; empoisonne, mais cesse de danser ; incendie des villes, mais abandonne la cithare. Tel est le dernier souhait et le très amical conseil que t'envoie l'ARBITRE DES ÉLÉGANCES. »

 

(Subtractio)

 

 

 

 

 

 

Il avait charitablement prévenu les siens : de sa famille, il ne resterait qu’un champ de ruines.

 

Née en 1926, Jacqueline Roques rencontre Picasso en 1952. Françoise Gilot, la femme du peintre, vient de quitter le foyer avec leurs deux enfants, Claude et Paloma. Picasso et Jacqueline se marient en 1961. Jacqueline va protéger son génie de mari avec la plus grande vigueur (parfois en lâchant les chiens), y compris contre ses enfants et petits enfants.

 

En 1986, treize ans après la mort de Pablo, Jacqueline ne tremble toujours pas et se suicide d’une balle dans la tempe.

 

(Impatienta doloris).

 

 

 

 

 

 

Petit-fils de Pablo, « Pablito » (en fait Pablo) Picasso naît en 1949. Jacqueline Roques lui interdira systématiquement la maison de son grand-père et l’empêchera d’assister aux obsèques. Celui qui n’avait pas coûté un centime à son grand-père puisqu’il travaillait comme postier, craque après cette ultime humiliation. Il ingère du chlorure de potassium. Son estomac et un de ses poumons sont perforés. Il ne peut plus manger et meurt trois mois plus tard, le 11 juillet 1973, à l’âge de 24 ans, à l’hôpital d’Antibes.

 

(Impatienta doloris)

 

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 06:01

Les premiers papiers hygiéniques furent fabriqués en Chine il y a 2200 ans.

 

Au VIIe siècle, les Japonais utilisent des bâtons en bois pour nettoyer le canal anal. À la même époque, les Européens ne connaissent pas le papier toilette. Ils utilisent le bidet, des pierres, des végétaux, de la neige, des coquillages, du chanvre, des plumes d’oisillon.

 

Les Grecs et les Romains utilisaient le tersorium, une éponge accrochée à un bâton. Après utilisation, le tersorium était rincé à l’eau salée. Ils pouvaient également se servir de fragments de céramiques ovales. Ces bouts de terre cuite étaient appelées ostrakon, peutêtre à l’origine du verbe “ ostraciser ”.

 

Dans les pays musulmans, on utilise la main gauche pour se nettoyer. La main droite pour manger.

 

La première usine de fabrication industrielle de papier hygiénique date de 1857, aux États-Unis, bien sûr.

 

Le papier toilette a été introduit en France au début du XXe siècle. Les gens de ma génération savent que, jusqu’en 1960, le papier journal était beaucoup usité que le PQ. La ouate de cellulose l’a emporté sur le papier crêpé vers 1970.

 

 

 

 

Des toilettes (7)
Des toilettes (7)
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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 17:58

Ce très grand universitaire britannique vient de mourir à l’âge de 96 ans. Il fonda, dans les années cinquante, les cultural studies, en compagnie de Raymond Williams et Stuart Hall.

 

Il était né en 1918 dans un quartier ouvrier de la ville industrielle de Leeds. Un jour, par facétie, je lui posai la question suivante :

 

  • Il me semble que votre patronyme signifie quelque chose de franchement populaire.
  • Bien vu, Bernard, me répondit-il. Il signifie en effet « gardien de cochons ». Le peintre William Hogarth portait à l’origine le même nom que moi.

 

Hoggart perdit sa mère alors qu’il n’avait que huit ans. Il fut élevé par une de ses grands-mères dans une maison minuscule. Sa tante Ethel repéra ses capacités intellectuelles et l’encouragea à tenter le lycée. Il put poursuivre ses études grâce à diverses bourses. À l’époque, un enfant sur 200 seulement en bénéficiait.

 

En 1939, il obtient une licence en littérature anglaise à l’université de Leeds. Il fait la guerre dans l’artillerie, puis, de 1946 à 1959, enseigne la littérature anglaise dans des cours pour adultes à l’université de Hull.

 

Il publie en 1957 ce qui allait devenir l’un des livres les plus importants du XXe siècle : The uses of Literacy (publié en France en 1970 sous le titre La Culture du pauvre). Dans cet ouvrage nourri de sa propre vie, il analysait, de l’intérieur, la culture populaire anglaise, ses modes de fonctionnement, son discours, ses résistances face à la culture bourgeoise et aristocratique. Il avait voulu saisir cette culture au moment précis où la classe ouvrière accédait aux médias de masse (en en devenant peu ou prou prisonnière) et où elle s’américanisait. Cet ouvrage, à la fois érudit, touchant et profondément honnête, était celui d’un très grand moraliste, ce que crurent lui reprocher certains sociologues pur sucre.

 

Hoggart enseigna ensuite, comme maître-assistant, la littérature anglaise à l’université de Leceister (de 1959 à 1962). Il fut ensuite nommé professeur à l’université de Birmingham où il exerça de 1962 à 1973 (pas question, à l’époque, qu’un fils de prolo – il ne connut quasiment pas son père mort de brucellose – soit recruté à « Oxbridge »). Il y fonda en 1964 le Centre d’études des cultures contemporaines. Il fut ensuite directeur adjoint de l’UNESCO de 1971 à 1975. En 1976, il fut nommé directeur du Goldsmith College de l’université de Londres où il acheva sa carrière universitaire en 1984.

 

 

Il fut, avec E.M. Forster, l’un des témoins principaux du « procès du siècle » (pour les Britanniques) qui opposa la justice aux éditions Penguin lorsqu’elles publièrent L’amant de Lady Chatterley. Face à un procureur qui osait affirmer qu’il ne permettrait pas à sa femme ou à sa bonne de lire un tel livre, Hoggart démontra de magistrale manière que, malgré l’usage répété du verbe fuck et malgré une ou deux scènes de sodomie, la valeur artistique du livre était considérable. Il expliqua par ailleurs, ce qui en surprit plus d’un, pourquoi D.H. Lawrence était en fait un … puritain. Penguin eut gain de cause (j’ai relaté cet épisode insensé de l’histoire de la justice britannique dans mon livre Censure et libertés au Royaume-Uni).

 

Son humour était aussi chaleureux que cinglant. Sa compagnie était une merveille.

 

Il eut la grande gentillesse de préfacer mon livre sur Orwell et d’y écrire deux ou trois choses que je ne méritais pas.

 

Richard Hoggart a beaucoup compté pour moi.

 

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 05:18

Je m’en souviens comme si c’était hier. Il avait mon âge. Jan Palach est mort trois jours après son geste le 16 janvier 1969, des suites de brûlures extrêmement importantes. Deux autres jeunes tchèques, suivirent son exemple. Une collègue étudiante de Palach se suicida par le gaz en écrivant qu’elle n’avait pas eu le courage de se suicider par le feu.

 

Palach voulait protester contre l’occupation, par les troupes du Pacte de Varsovie, d’une Tchécoslovaquie communiste qui essayait de se réformer. Ne me demandez pas ce qu’il serait advenu du communisme si les Soviétiques n’avaient pas envahi le pays, je n’en sais rien. Dans une note, Palach s’était intitulé “ Torche vivante n° 1 ” et avait réclamé la suppression de la censure.

 

Le 16 février 1989, Vaclav Have, est arrêté par la police pour avoir voulu déposer une gerbe de fleurs à la mémoire de Jan Palach.

 

Le 20 février, il est condamné pour ce geste à neuf mois de prison ferme. Quelques mois plus tard, la régime communiste s'effondre suite à la “ Révolution de velours ”.

 

Arte a récemment programmé le film Sacrifice d’Agnieszka Holland, qui raconte qui raconte la mort de Palach et ses suites.

 

(Jactatio)

 

 

 

 

 

Toujours ce beau visage triste, même quand elle riait. Quand on lui demandait de nommer son principal défaut, elle répondait : « le pessimisme ». Née en 1953 à Lyon, Christine Pascal se travestissait au cinéma « pour mieux se libérer de ses traumatismes ». Elle a toujours dit qu’elle mourrait en se suicidant « le moment venu ».

 

Bertrand Tavernier la remarque et l’engage dans L’Horloger de Saint-Paul  en 1973. Elle tournera avec lui dans cinq films dont Que la fête commence en 1974.

 

En 1979, elle réalise son premier film, Félicité, qui ne rencontre pas le succès populaire, ni l’estime de la critique.

 

En 1982, elle épouse le producteur suisse Robert Boner.

 

En 1992, elle signe et réalise Le Petit prince a dit (avec Richard Berry et Anémone, l’histoire d’une petite fille atteinte d’une tumeur au cerveau. Le film obtient le prix Louis-Delluc.

 

Alors qu'elle est en soins psychiatriques dans une clinique de Garches, durant l'été 1996, elle saute d’un troisième étage et se tue. Elle avait 42 ans.

 

(Impatienta doloris)

 

 

 

 

 

 

Mon Italien préféré. Combien de fois ai-je lu son ouvrage posthume Le Métier de vivre ou encore Avant que le coq chante ? Né en 1908, Cesare Pavese adorait les littératures anglaise et étasunienne, de Defoe à Whitman.

 

Dans son journal, il s’apitoyait sur ses éjaculations précoces. D’où, sûrement, un léger cynisme vis-à-vis des femmes : « Il arrive qu'une femme rencontre une épave et qu'elle décide d'en faire un homme sain. Elle y réussit parfois. Il arrive qu'une femme rencontre un homme sain et décide d'en faire une épave. Elle y réussit toujours. » Une nuit qu’il ne parvenait pas à ses fins, sa maîtresse – dont il était follement amoureux – la comédienne Constance Dowling, ancienne épouse d’Elia Kazan, rejoint un amant de rechange dans la chambre d’hôtel voisine. L’un des derniers poèmes de Pavese disait : « La mort viendra et elle aura tes yeux. »

 

Pavese est arrêté pour activités antifascistes et exilé en Calabre en 1935. Après la Seconde Guerre mondiale, il adhère au Parti communiste italien et travaille pour les Éditions Einaudi à Turin.

 

Il se suicide le 27 août 1950 dans une chambre d'hôtel à Turin en avalant seize somnifères. Ses derniers mots couchés sur le papier : « Plus de paroles. Un geste. Je n’écrirai plus ! »

 

(Impatienta doloris)

 

 

 

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 05:51

Dans ce domaine comme dans tous les autres, la Chine est désormais incontournable. Ça tombe bien : une mien ami vient de séjourner longtemps dans ce pays et il m’a tout dit.

 

La plupart des toilettes publiques sont propres, en particulier dans les villes touristiques. Mais parfois ces lieux d’aisance sont vétustes, les portes manquent (comme en Russie) ou, quand elles ne manquent pas, il n’y a plus de verrou. Il est alors délicat de tenir la porte, son pantalon, le papier, le tout dans la dignité. Ces toilettes publiques sont alla turca. Elles peuvent être quasi collectives et permettre la discussion.

 

Lorsqu’il n’y a pas de toilettes publiques dans les parages, il faut faire appel à une entreprise privée du style McDo. Dans certains restaurants, on peut utiliser les toilettes sans consommer. Les toilettes des gares sont généralement infectes, contrairement à celles des aéroports.

 

Les toilettes publiques manquent généralement de papier. 

Des toilettes (6)
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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 07:16

J'ai vécu pendant huit ans dans une résidence de 200 appartements. La sociologie de cet ensemble n'était pas exactement à l'image de la France. L'âge moyen des résidents – qui appartenaient majoritairement à la moyenne bourgeoisie – était plus élevé que celui des Français.

 

Hé bien, durant ce laps de temps, trois hommes (pas de femmes) sont morts sur le trône. Cette donnée n'a pas valeur de sondage national, mais chaque fois que j'ai mentionné ce fait à des médecins ou à des personnels de maison de retraite, ils m'ont dit que ma statistique était un peu basse.

 

Ce type de mort assez foudroyant concerne des personnes âgées (octo, nonagénaires). La cause en est le plus souvent des diarrhées entraînant une déshydratation importante puis un infarctus ou un épisode comateux menant à la mort. Il peut également s'agir de fausses diarrhées, de débâcles d'une constipation due à une accumulation de matières déshydratées dans le rectum. Les personnes, comme on dit, “ poussent ” tant qu'elle peuvent et meurent à cause de la violence de l'effort.

 

Il est recommandée aux personnes âgées de ne pas s'enfermer à clé dans les toilettes si elles souhaitent ne pas retarder les secours.

 

 

 

Des toilettes (5)
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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 07:54
Raynal et Roquelaure : une atteinte à la civilisation française
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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 07:06

Les nazis eurent leurs médecins maudits. Les Étasuniens leurs médecins fous.

 

Né en 1910, Frank Olson travaillait pour l’armée des États-Unis dans un programme “ top secret ” (faute de goût). Il effectuait des recherches sur des armes biologiques et sur le contrôle mental par les drogues. En novembre 1953, il prend un verre avec deux autres scientifiques. Vingt minutes plus tard, les trois hommes apprennent que des apprentis sorciers ont versé du LSD dans leur Cointreau.

 

Olson souffre rapidement de dépression. On ne peut lui fournir d’assistance psychiatrique puisque le programme sur lequel il travaille n’a pas d’existence légale. Le 28 novembre, devenu fou, il se défenestre du neuvième étage de son hôtel à New York.

 

Les circonstances de sa mort ne seront révélées à sa veuve que vingt ans plus tard. En 1975, le président Ford s’excuse personnellement auprès de la famille. Le fils d’Olson a toujours pensé que son père avait été assassiné car il critiquait l’usage des armes biologiques.

 

En 1994, la famille obtient l’exhumation du corps d’Olson. Le légiste détermine qu'Olson a souffert d'un traumatisme dû à un coup avant de tomber par la fenêtre, preuve possible d’un homicide. Le procureur général ouvre une enquête pour homicide qui n’aboutit pas faute de preuve.

 

(Furor).

 

 

 

 

Takijirō Ōnishi inventa les aviateurs kamikaze. Lors d’une réunion dans une base militaire, il déclara : « Vu la faiblesse de nos forces, il n’y a qu’une seul manière pour nous d’être efficace, organiser des raids de chasseurs chargés de 250 kilogrammes de bombes. » Auparavant, il avait expliqué à l’empereur que le Japon gagnerait la guerre à condition d’accepter la mort de 20 millions de ses habitants.

 

La nuit de la capitulation, Onishi se trancha le ventre de gauche à droite et de bas en haut. Il laissa un message dans lequel il s’excusait pour la mort des 4000 pilotes kamikaze et il demanda aux survivants de cette guerre de reconstruire le Japon et d’œuvrer pour la paix. Pour que sa pénitence soit totale, il refusa le coup de grâce et endura de terribles souffrances pendant quinze heures.

 

Il écrivit un haïku d’adieu (pas fréquent, la poésie chez les militaires) :

 

Dans le ciel pur sans nuées

Maintenant la lune luit

La tempête est terminée.

 

(Pudor)

 

 

 

 

 

 

 

 

Né en 1920, le général marocain Mohamed Oufkir s’est suicidé d’athlétique manière : une balle en pleine poitrine, une balle dans les reins, une balle dans la nuque. Le roi Hassan II qualifiera ce suicide de contorsionniste de « suicide de trahison ».

 

Il est un vaillant combattant dans les rangs français durant la Seconde Guerre mondiale puis pendant la guerre d’Indochine. En 1956, il devient aide de camp du roi Mohammed V, puis directeur de la Sûreté, ministre de l’Intérieur et enfin ministre de la Défense du roi Hassan II, chargé des affaires « spéciales ».

 

Il est chargé de la répression contre le soulèvement du Rif entre 1957 et 1959, ce qui lui vaut le surnom de « Boucher du Rif ». Lors des émeutes de Casablanca en mars 1965, il tire à la mitraillette sur la foule à bord d’un hélicoptère.

 

En 1965, il est accusé par la justice française de complicité dans l’assassinat du militant de gauche Mehdi Ben Barka. Il est condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité.

 

En 1972, il organise une attaque aérienne contre le Boeing royal. Hassan en réchappe par miracle. Selon la version officielle, Oufkir se serait suicidé le soir même.

 

Selon Fatéma Oufkir dans son livre Les jardins du roi, son mari fut exécuté la soirée même du putsch avorté vers minuit par le colonel Ahmed Dlimi (qui avait aussi très vraisemblablement trempé dans l’affaire Ben Barka). Selon Gilles Perrault (Notre ami le roi), Oufkir fut tué en dehors du palais. Dlimi contacta le général en lui annonçant que le roi, grièvement blessé, était à sa merci dans une maison proche de l'ambassade du Liban. Oufkir s'y rendit aussitôt et fut abattu par Dlimi et Moulay Hafid Alaoui. Son cadavre fut ensuite transporté à Skhirat.

 

Oufkir était marié et père de six enfants. Après l'attentat, sa famille restera emprisonnée sans jugement pendant près de vingt ans dans une prison secrète dans le désert du Sahara. Sa fille Malika (qui épousera un Français et se convertira au catholicisme) en témoignera dans La prisonnière (2000), et dans L'étrangère (2006).

 

(Æquivocus).

 

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 06:45

Je publie ci-dessous un texte extrait du blog Bibliothèque de combat :

 

Méditations islamiques avant d’aller aux toilettes

 

Q : Si j’ai bien compris les règles de décence recommandées sont que les hommes s’agenouillent ou s’inclinent  au moment d’uriner ? Je me demande plus décent de s’abstenir de l’usage des urinoirs situés dans les chambres à coucher des hommes, si l’un d’eux est musulman et qu’il y a des toilettes tous près. Je sais que les règles de la décence chez les femmes musulmanes sont nombreuses et difficiles à respecter pour une femme étrangère . C’est pour cela que je respecte beaucoup la femme musulmane. Je ne veux pas attaquer les musulmans, même si cela est ressenti dans ma question. Je sais beaucoup de leur culture et de leur comportement. Je vous remercie de bien vouloir m’apporter la réponse. Qu’Allah vous protège de tout le mal et qu’il vous accorde la bonne santé et la paix.

 

R : Louange à Allah

 

Avant tout, je vous remercie de votre question pour votre conscience du sentiment des musulmans et votre effort pour connaître ce qui leur font du mal afin de l’éviter. Nous sommes contents (de votre question) et nous nous efforçons de donner les détails afin de répondre à ce que vous avez demandé dont la plupart nous conduit vers le bien.

 

Pour sa grandeur, la Charia n’a laissé aucun bien, aussi  infirme soit-il, sans le montrer et l’ordonner. Elle interdit le mal, petit ou grand, comme elle demande de l’éviter. Elle revêt ainsi un aspect complet dans sa diversité. Ceci a suscité  l’étonnement des non musulmans, et a attiré  leur admiration pour cette religion. Les mécréants disaient à Salman al Farissi : « Votre Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) vous a tout enseigné, même la manière de vous débarrasser ? ». Salman a répondu : « Certes, on nous a interdit de nous orienter vers le Qibla (direction de La Mecque) en faisant les besoins naturels ou en urinant.» ( rapporté par at- Tarmîdhi,n°16 et qulifié par lui de ‘beau’ et authentique et cité par Mouslim et d’autres).

Il se trouve dans la Charia beaucoup de règles pour régissant les besoins naturels. En voici quelques unes  :

 

1) Ne pas s’orienter vers le Qibla en urinant ou en allant aux selles, parce qu’elle marque la direction vers laquelle on se tourne pendant l’accomplissement de la prière des musulmans .On vise ainsi La Kaaba (de La Mecque) érigée par Ibrahima (psl) sur l’ordre d’Allah. Pour respecter la direction de la prière (des musulmans) et  glorifier le rite d’Allah, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) a dit que : « Si quelqu’un s’asseoit pour satisfaire ses besoins naturels, qu’il ne s’oriente pas vers la Qibla, ni n’y oriente son dos.»  (rapporté par Mouslim 389).

 

2) Ne pas toucher son sexe par la main droite en urinant. Ceci est fondé sur la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) : « Que quelqu’un qui urine ne tienne pas son sexe par la main droite, qu’il ne fasse pas sa toilette par la main droite et qu’il ne respire pas dans un récipient. » ( rapporté par Boukhari, 150).

 

3) Ne pas enlever la souillure par la main droite, mais utiliser la main gauche. Ceci est fondé sur le précédent hadith :  « Si quelqu’un de vous nettoie son sexe, qu’il ne le fasse pas par la main droite. » (Rapporté par Boukhari, 5199) et un hadith rapporté par Hafsa (P.A.a), l’épouse du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) qui dit que ce dernier utilisait sa main droite pour manger, boire , faire ses ablutions, porter ses vêtements et donner, et employait sa main gauche pour tout autre acte. » (rapporté par l’imam Ahmad et cité dans sahih al-Djami’ ,4912). D’après Abou Hourayra, le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Quand l’un de vous se nettoie des souillures, qu’il ne le fasse pas avec la main droite, mais avec la main gauche. » (rapporté par Ibn Madja,308 et cité dans sahih al-Djami’,322).

 

4) Selon la Sounnah, on fait le besoin naturel, assis près de la terre, parce qu’il est plus prudent, plus sécurisant , plus apte à éviter l’intéressé d’être mouillé par les goûttes d’urine. On peut faire le contraire, si on est sûr de pouvoir l’éviter et uriner debout. On doit se cacher du regard des gens, au moment des selles.

5) Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) préférait se cacher, pour faire ses besoins naturels, derrière un mur ou  un tronc de palmier (c’est-à-dire une butte ou un mur de jardin). (Rapporté par Mouslim 517).

 

Si un homme qui veut faire ses besoins naturels se trouve sur un espace découvert, et ne dispose d’aucun moyen pour se cacher, qu’il s’éloigne de ceux qui sont autour de lui. A ce propos, Al Mughira ibn Shouba dit : « J’ai été en voyage avec le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ). Quand il a voulu faire ses besoins naturels, il s’est éloigné loin du chemin. » (Rapporté par At-Tarmidhî et qualifié pae lui de ‘beau’. Abdou ar-Rahmane ibn Abi Qurad a dit : « Je suis sorti avec le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) en plein air; mais, lorsqu’il voulait faire ses besoins, il s’est éloigné. » (Rapporté par an-Niassaï 16, et cité dans  Sahih al- Djami’ 4652)

 

6) Il est préférable de ne pas sortir son sexe avant d’être proche de la terre, parce qu’il doit être caché. A ce propos, Annas dit : « Lorsque le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) voulait faire ses besoins, Il soulevait ses vêtements juste en s’approchant de la terre .» (Rapporté aussi par at- Tarmidhî dans Sahih al- Djami’ 4625).

 

Celui qui se trouve dans les toilettes n’enlève ses habits qu’après avoir fermé la porte pour se cacher du regard des gens. Ceci étant, vous savez, à la lumière de ce qui précède, que font beaucoup de gens en Europe et ailleurs, en urinant dans les rues et dans les toilettes publiques, est en contradiction avec la morale, la politesse et les belles manières.

 

Dans le coeur de tous ceux qui ont un esprit saint, comment peut-on exhiber son sexe, cet organe qu’Allah a caché entre les deux jambes, pour faire ses besoins naturels ? Il nous a demandé de le cacher. Ce qui est acceptable pour tous ceux qui ont un esprit saint. Il est fondamentalement interdit de construire des toilettes malsaines où les uns et les autres se voient en urinant. Ils seraient plus mal habitués que certains animaux qui se cachent en urinant ou allant aux selles.

 

7) Parmi les règles que la Charia enseigne aux musulmans, figurent des invocations précises à réciter en entrant et en sortant des toilettes. Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) nous a enseigné de dire au moment d’entrer dans les toilettes : « Au nom d’Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre les mauvais et les mauvaises. » il demande ainsi à Allah de le protéger contre tout mal et contre les démons et les démones. En sortant, il demande pardon à Allah en disant : « Votre pardon, Allah .»

 

8) Se donner la peine d’enlever la souillure, après s’être débarrassé. Ceci vise à se conformer à la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ), avertissant de ne pas négliger la purification de l’urine : « Le plus long châtiment dans la tombe est dû à l’urine.»  (Rapporté par Ibn Mâdja, 342 dans Sahih al- Djami, 1202).

 

Ibn Abass (P.A.a) a dit que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a traversé deux tombes et a dit : « Ils sont châtiés, mais ils ne le sont pas pour un grand péché. L’un ne se cachait pas quand il urinait et l’autre était un calomniateur.» (Rapporté par Boukhari, 5592).

 

9) Que le lavage et le grattage de la souillure doit se faire trois fois ou en un nombre impair, selon la nécessité. D’après Aïcha le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lavait son derrière trois fois. Ibn Omar a dit : « Nous l’avons fait et nous avons trouvé qu’il est un bon remède.» ( Rapporté par Ibn Madja, 350 dans Sahih al- Djami’ 4993).

 

Abou Hourayra a rapporté que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit :  « Quand quelqu’un d’entre vous se parfume avec de l’encens, qu’il le fasse  en un nombre impaire.» (Rapporté par l’imam Ahmad et qualifié de ‘beau’ dans Sahih  al- Djami’, 375).

 

10) Ne pas employer ni os ni crottin au nettoyage. Cependant, on emploie des mouchoirs, des pierres et d’autres objets sanitaires.

 

Abou Hourayra a dit qu’il apportait au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) un récipient pour ses ablutions et ses besoins naturels. Lorsqu’il le suivait, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) lui dit : « Qui est-ce ?»Il répondit : Abu Hourayra. Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) de répliquer : « Apporte-moi des cailloux pour me nettoyer. Ne m’apporte pas ni os, ni crottins .»

 

Il lui apporta des cailloux qu’il lui remit par le bout de ses vêtements pour les déposer à ses côtés, avant de partir jusqu’à ce qu’il termine. Et puis, il marcha vers lui et  lui demanda pourquoi a t-il refusé les os et les crottins. Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) lui répondit que : « Les deux sont la nourriture des diables.» ( Rapporté par Boukhari, 3571).

 

11) Que personne n’urine dans une eau stagnante. Djaier a rapporté de l’envoyé d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui ) qu’il a interdit qu’on urine dans une eau stagnante. (Rapporté par Mouslim 423). En effet, cela souille l’eau et fait du mal aux utilisateurs.

 

12) Ne pas uriner sur le chemin des gens, ni sous l’ombre où les gens se refugent, parce qu’il y’a du mal pour eux. Abu Hourayra a rapporté que le messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui ) a dit : « Craignez-vous d’être des maudits ? » Ils ont demandé qui étaient les maudits. Le messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui ) a répondu que : « Ce sont ceux  qui se débarrassent sur la voie publique et à l’ombre des arbres . » ( Rapporté par Abou Dawoud  et cité dans Sahih al- Djami’, 110).

 

13) Ne pas saluer celui qui fait ses besoins naturels, ni répondre à la salutation, alors qu’il est dans les lieux d’aisance, afin ne pas citer le nom d’Allah dans les lieux sales. Djabir ibn Abdallah a rapporté qu’un homme est passé devant le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) qui était entrain d’uriner et l’a salué. Alors le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) lui a dit que : « Quand tu me trouves dans cette situation, ne me salues pas. Si tu refais cela, je ne te répondrai pas.» (Rapporté par Ibn Madja, 346 et cité dans Sahih al- Djami’, 575).

 

L’ensemble des ulémas ont détesté de parler sans nécessité dans les lieux d’aisance.

 

Voilà un ensemble de règles et de dispositions légales tirées de la Charia concernant ce sujet qui revient à chaque fois chez l’homme. C’est pour cela que la Charia s’est donnée la peine pour apporter toutes ces explications. Qu’en pensez-vous, pour les questions plus importantes ? Avez-vous connu, vous qui posez la question, une religion ou une législation dans le monde qui apporte des choses similaires ? Les réponses sont assez suffisantes. Allah est en mesure de confirmer Sa perfection et Sa bonté. Le devoir est de suivre ses indications.

 

Nous implorons Allah pour qu’Il nous accorde tout le bien et nous conduise vers la vérité (Puisse Allah bénir et saluer notre Prophète).

Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid

 

Source.

 

Des toilettes (4)
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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 07:04

 

Luis Ocaña fut le premier a vraiment terrasser Eddy Merckx. Il était né en 1945 en Espagne. Durant le Tour de France 1971, il prit huit minutes au champion belge dans l’étape d’Orcières-Merlette. Il gagna la grande boucle en 1973, avec six victoires d’étape en un quart d’heure d’avance sur Bernard Thévenet.

 

Il remporta 110 victoires chez les professionnels. Il fut ensuite directeur sportif de l’équipe nationale espagnole et se reconvertit en exploitant agricole dans le Gers. Suite à une transfusion sanguine, il contracta une hépatite C qui dégénèra en cancer du foie. Il se logea une balle dans la tempe, chez lui, le 20 mai 1994.

 

La presse titra : « La mort d’un seigneur ».

 

(Valetudinis adversæ impatienta)

 

 

 

 

Né en 1940, Phil Ochs fut surnommé « le troubadour de la nouvelle gauche ». Il chante contre la guerre du Vietnam, contre la société étasunienne du babyboom. En 1966, il se produit seul au Carnegie Hall de New York. Très prolifique, il écrit de nombreux articles (Bob Dylan dit de lui qu’il n’est pas un chanteur mais un journaliste) et de nombreuses chansons qu’il n’aura pas le temps d’enregistrer.

 

Il organise des manifestations de masse contre la guerre du Vietnam. Il consacre à cette guerre de très bonnes chansons, parmi lesquelles “ The War Is Over ” et “ White Boots Marching in a Yellow Land ”. Autre grand succès “ I Ain’t Marching Any More ”.

 

Mais il s’enfonce dans la dépression et l’alcoolisme.

 

Comme le résume son biographe Michael Schumacher, « on s'était fait casser la tête à Chicago ; on avait vu des étudiants mitraillés à l’université de Kent State ; on avait eu des gens poignardés à mort au concert des Rolling Stones à Altamont – en quoi pouvait-on encore croire ? Malheureusement pour Phil Ochs, il n'avait pas de réponse à cette question. Il a perdu la foi.

 

Le 9 avril 1976, il se pend chez lui, à New York.

 

(Impatienta doloris).

 

 

 

 

Juan O’Gorman, né en 1905, fut le père du muralisme moderne. Il était le fils d’un peinte irlandais et d’une mère mexicaine. Architecte, il participa à la reconstruction de la Banque de Mexico. Influencé par Le Corbusier, il fait construire la première maison fonctionnelle du Mexique.

 

Mais il devient célèbre pour ses fresques murales : mosaïque de la tour de l’université qui offre un résumé de la culture mexicaine, fresques du musée d’anthropologie, de l’aéroport international (jugées trop subversives et déplacées) etc. En 1956, il construit une nouvelle maison inspirée du palais idéal du facteur Cheval avec des ornements aztèques.

 

En 1976, diminué par des problèmes cardiaques et souffrant atrocement, il se pend avec un cable électrique et se tire en même temps une balle dans la bouche. Il laisse ce billet : « Je me tue de ma propre main, de ma propre volonté et pour mon propre bénéfice. »

 

(Valetudinis adversæ impatienta).

 

 

 

 

 

Né en 1885, Rudolf Olden appartenait à une grande famille d’intellectuels de la République de Weimar. En 1926, il devient avocat et membre du conseil d’administration de la Ligue allemande des Droits de l’homme. Le 4 août 1931, Kurt Tucholski écrit dans Die Weltbühne « Les soldats sont des assassins ». Le rédacteur en chef Carl von Ossietzky est accusé d'“ outrage au Reichswehr ”. Rudolf Olden prend la défense d'Ossietzky et obtient son acquittement.

 

En 1933, il dénonce l’arrivée au pouvoir des nazis.

 

Le lendemain de l’incendie du Reichstag, prévenu par des amis, Rudolf Olden échappe à l'arrestation. Il fuit à Prague et publie de manière anonyme un essai “ Hitler der Eroberer – Die Entlarvung einer Legende ” (Hitler le Conquérant – Le démasquage d'une légende). Il s'installe à Paris en 1934 où il sort son document “ Schwarzbuch über die Lage der Juden in Deutschland ” (Le livre noir sur la condition des Juifs en Allemagne). Il prend aussi la direction du journal de Sarrebruck Das Reich et s'oppose à l'annexion de la Sarre par le Troisième Reich.

 

En 1935, Olden écrit une biographie d’Hitler en anglais, Hitler the Pawn (Hitler le pion).

 

En 1936, Rudolf Olden est déchu de sa nationalité allemande. Lors de l'entrée en guerre de la Grande-Bretagne, Olden tombe malade et est interné ; il accepte néanmoins un poste de professeur à New York. Olden et sa femme confient auparavant leur fille pour un transport d'enfants au Canada. Ils s'embarquent ensuite sur un paquebot qui fait route vers le Canada. Mais le navire est coulé le 18 septembre 1940 par un sous-marin allemand. Rudolf Olden et sa femme meurent dans ce naufrage car ils refusent d’évacuer sur une chaloupe de sauvetage.

 

(Pudor).

 

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