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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 07:35

Signoret regarde Montand qui regarde Monroe qui regarde Miller qui regarde Montand.

 

Et nous les regardons se regarder...

Relations France-États-Unis
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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 06:51

Bien que l'invention de la chasse d'eau soit attribuée à John Harington, des historiens ont noté des traces de toilette à chasse d’eau chez les Minoens (Crète, 2000 ans avant Jésus-Christ), chez les Égyptiens, à la même époque et chez les Romains 1000 ans plus tard. Également chez les Aztèques avant l'arrivée des Espagnols.

 

En 1950, Claudius Griffon mis au point une chasse d'eau sous-pression et lui donna son nom.

 

En 2009, Noberto Neves dépose un brevet et invente la première chasse d'eau sans clapet joint pour supprimer les fuites d'eau à cet endroit. Cette invention reçoit la Médaille d'or au Concours Lépine.

 

Les chasses d'eau représentent 20 % de la consommation familiale en France (27 litres d'eau par jour et par personne. Les Belges font mieux (35% de la consommation d'eau potable). La bierre, faut l'éliminer !

 

Des toilettes (2)
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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 06:44

C’était la chanson préférée de ma grand-mère paternelle. Quand elle me la chantait, j’en étais tout retourné. Forcément.

 

“ La valse brune ” date de 1909. Georges Villard (auteur de “ La petite Tonkinoise ”) posa des paroles sur une musique de Georges Krier. L'œuvre connut un succès immédiat et national. Il s’en vendit rapidement des centaines de milliers de petits-formats. De Réda Caire à Guy Béart en passant par Juliette Gréco, les plus grands l’ont interprétée. On l’a dansée dans tous les bals de France, de Navarre et des colonies.

 

Comme ma grand-mère, des millions de femmes et d’hommes ne se sont pas du tout rendu compte qu’il s’agissait d’une invite pas vraiment voilée à la sodomie. Charles (je tâte André à la porte du garage) Trénet, fin connaisseur … en poésie, ne s’y était pas trompé lorsqu’il y fit allusion dans son “ Jardin extraordinaire ”. Dans son petit chef-d’œuvre, on trouve des canards « qui remuent leur derrière en disant “ Thank you very much Monsieur Trénet ” » et des statues qui « dès la nuit venue s’en vont danser sur le gazon ». Mais surtout,

 

Y avait un bal que donnaient des primevères.

Dans un coin de verdure, les petites grenouilles chantaient

Une chanson pour saluer la lune.

Dès que celle-ci parut, toute rose d'émotion,

Elles entonnèrent, je crois, la valse brune.

Une vieille chouette me dit: "Quelle distraction!"

 

Repose en paix, ma chère et innocente grand-mère…

 

 

Ils ne sont pas des gens à valse lente

Les bons rôdeurs qui glissent dans la nuit

Ils lui préfèrent la valse entraînante

Souple, rapide, où l'on tourne sans bruit

[…]

 

(Refrain:)

C'est la valse brune

Des chevaliers de la lune

Que la lumière importune

Et qui recherchent un coin noir

C'est la valse brune

Des chevaliers de la lune

Chacun avec sa chacune

La danse le soir

 

Ils ne sont pas tendres pour leurs épouses

Et, quand il faut, savent les corriger

Un seul soupçon de leur âme jalouse

Et les rôdeurs sont prêts à se venger

Tandis qu'ils font, à Berthe, à Léonore

Un madrigal en vers de leur façon

Un brave agent, de son talent sonore

Souligne la chanson

 

(Refrain:)

 

 

Quand le rôdeur, dans la nuit, part en chasse

Et qu'à la gorge il saisit un passant

Les bons amis, pour que tout bruit s'efface

Non loin de lui chantent en s'enlaçant

Tandis qu'il pille un logis magnifique

Ou d'un combat il sait sortir vainqueur

Les bons bourgeois, grisés par la musique

Murmurent tous en chœur

 

(Refrain:)

 

 

 

 

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 06:12

Une nouvelle série !

 

2,6 milliards de personnes dans le monde ne disposent pas de vraies toilettes. Ils doivent faire dehors ou se contenter d’endroits insalubres, sans eau courante. On peut parler de « crise sanitaire globale », au point que l’année 2008 a été déclarée « année internationale de l'assainissement » par les Nations unies.

 

La langue française étant, dans ce domaine en particulier, riche, multiple, variée et fleurie, on a le choix pour parler de ce qu’on dénommait par euphémisme, dans mon enfance petite-bourgeoise, des lieux d’aisance : latrines, toilettes, W.C., water-Closets, cabinets, pipi-room, pissodrome, lavabos. Et puis chiottes, gogues, goguenot, cagouinces.

 

Dans l’acception qui nous intéresse, le mot toilette (s) est apparu au XVIIème siècle. Avant cela, une toilette était une table couverte de dentelle agrémentée d’un miroir. Apparurent alors des expressions telles « salle de toilette », « cabinet de toilette ». Les Québécois utilisent indifféremment la ou les toilettes.

 

Les cabinets désignaient toute pièce de la maison, plus retirée que les autres (espagnol : retretes), avec le sens de cabinet d’aisance. On alla au petit coin, « là où le roi va seul » (là où tu ne peux pas aller à ma place). Water closet (WC) n’est guère usité en Angleterre. Nos voisins préfèrent toilet, toilets, rest room (salle de repos), wash room (salle pour se laver) et bathroom (salle de bain). Les Allemands, qui ont depuis longtemps démissionné face à leurs responsabilités langagières, disent die Toilette. Das Klo est l’équivalent de chiottes, en un peu moins vulgaire.

 

Dans l’anglais populaire, on va to the loo. Personne n’est d’accord quant à l’origine de cette expression. Ce pourrait être une déformation de « regardez l’eau », gardy loo, quand on jetait le contenu de son pot de chambre par la fenêtre. Un échange de bons procédés puisque nous utilisons le mot water. Loo pourrait être une déformation du mot « lieu ». Enfin, ce pourrait être un jeu de mots à partir de « Waterloo ».

 

La première chasse d’eau fut inventée par un des 102 filleuls d’Elisabeth I en 1592. John Harrington était un dramaturge rabelaisien. Pour décrire son invention, il écrivit un petit traité : The Metamorphosis of Ajax.

 

En Allemagne, les toilettes sont généralement à fond plat. Les matières tombent sur un palier sec, non immergé, ce qui évite les éclaboussures et peut permettre des recherches – à vue de nez, certes – (et oui, ça pue) d’éventuels problèmes dans les feces.

 

Les Aztèques utilisaient des toilettes publiques faites de roseaux. Les déjections étaient récupérées pour servir dans la tannerie.

 

En Grande-Bretagne, pour dire qu’on va soulager sa vessie dans une toilette publiques, on dit qu’on va « dépenser un sou » (spend a penny).

 

Le très délicat poème poème “ Le petit endroit ” :

 

Vous qui venez ici dans une humble posture,


Débarrasser vos flancs d'un importun fardeau,


Veuillez, quand vous aurez soulagé la nature


Et déposé dans l'urne un modeste cadeau,


Épancher dans l'amphore un courant d'onde pure,


Puis, sur l'autel fumant, placer pour chapiteau


Le couvercle arrondi dont l'auguste jointure


Aux parfums indiscrets doit servir de tombeau.

 

n’est pas d’Alfred de Musset mais d’Emmanuel Arago qui l’écrivit pour son ami Maurice Sand qui l’adressera à sa mère George Sand, auprès de laquelle il passera toute son existence. Scato et œdipien, le Momo.

 

Des toilettes (1)
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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 08:03

Tristan Tzara, Paul Eluard, André Breton, Hans Arp, Salvador Dali, Yves Tanguy, Max Ernst, René Crevel, et Man Ray.

 

Au fait, qui couche avec la femme de qui ?

Une concentration de génies dans un bac à fleurs
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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 06:45

On lui décerna le superlatif de plus grand torero français de tous les temps (en l’occurrence, ça commençait quand, tous les temps ?). Nimeño II (Christian Montcouquiol) était né en Allemagne en 1954. Il tua 800 taureaux. Le 801ème, Panoler de Miura, qui pesait 550 kilos, l’envoya vers le ciel et le laissa retomber sur le sable, les vertèbres cervicales brisées. Cela se passait à Arles en 1989.

 

Malgré l’amour de sa femme, de ses enfants, de son frère, Nimeño perdit l’envie de vivre. Il vécut complètement isolé du monde extérieur et se pendit  dans son garage le 25 novembre 1991.

 

(Impatienta doloris)

 

 

 

Né en 1909 au Japon, Herbert Norman fut ambassadeur du Canada en Égypte. La commission d’enquête du Sénat étasunien l’accusa de communisme. Norman subit une invraisemblable campagne de calomnies. Il se jeta du toit de l’ambassade de Suède le 2 avril 1947. À ses collègues, il écrivit : « Je n’ai pas le choix. Je dois me tuer car je vis sans espoir. » À sa femme : « Je te baise les pieds et te prie de me pardonner pour ce que je t’ai fait. »

 

Qu’est-ce qui l’avait poussé à se suicider? Avait-il vraiment été communiste dans sa jeunesse ? Est-ce que le fait d’être communiste se traduisait automatiquement par une allégeance à l'Union soviétique ? S’est-il tué parce qu’il croyait qu’il ne pourrait jamais laver sa réputation ?

 

Les Canadiens furent horrifiés par cette mort. Norman fut enterré à Rome. Un destin pour le moins international.

 

(Pudor)

 

 

 

 

Fils d’un quincaillier devenu premier ténor de l’Opéra de Paris, Adolphe Nourrit (né en 1802 à Montpellier) entre dans la vie active comme commis dans une compagnie d’assurances. Contre la volonté de son père, il prend des leçons de musique et de chant. Il débute dans Iphigénie en Tauride de Gluck. Deux mois après, il succède à son père comme premier ténor à l’opéra de Paris et devient immensément populaire.

 

Rossini écrit sur mesure pour lui (Moïse, Guillaume Tell). Adolphe épouse la fille du régisseur de l’Opéra-Comique, dont il aura sept enfants. Pendant dix ans, il ne connaît que des triomphes. Il écrit des livrets (Rossini l’appelle son « poète adjoint »), il est l’ami de Liszt et traduit des lieder de Schubert. Toute l’Europe le célèbre.

 

En 1836, il se voit doublonné à l’Opéra par le ténor Gilbert Duprez, au prétexte de soulager sa fatigue. Il ne s’en remettra jamais. Humilié, il démissionne et écrit à un ami : « Je ne suis pas fait pour la lutte. L'hostilité serait inévitable et me serait insupportable, je serais malheureux et vaincu. Duprez a sur moi un avantage immense, il est nouveau. Moi, le public de Paris me sait par cœur. Si je ne pars pas aujourd'hui, on m'évincerait demain. Rien que d'y penser, j'en rougis. Je m'en vais ! ».

 

Il entreprend une tournée en France, mais sa voix le trahit régulièrement. Il rencontre Donizetti qui le convainc de s’installer à Naples. Il devient paranoïaque. Le 7 mars 1839, alors que sa femme et ses six enfants dorment, il se jette du cinquième étage de son immeuble. Il est enterré au cimetière de la Madone del Pianto. Exhumée un mois après, sa dépouille est ramenée en France. Il arrive le 24 avril à Marseille. Il est enterré au cimetière de Montmartre. Chopin joue une transcription pour orgue du Lied de Schubert “ Die Gestirne ” (L’astre). L’Église lui refuse les honneurs funèbres mais le cortège est suivi par des milliers de personnes.

 

La femme de Nourrit mourra quelques mois plus tard, juste après avoir donné naissance à leur septième enfant.

 

(Furor)

 

 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 06:00

Mardi 28 janvier, Pierre Lemaitre est venu à la librairie Ombres Blanches à Toulouse pour faire une lecture d'extraits de son roman Au revoir là-haut, pour le dédicacer, et pour débattre avec l'historien Nicolas Offenstadt (Paris I) des rapports contigus, et parfois élastiques, entre le roman et l'histoire. Ce fut un débat d'une très haute tenue, malheureusement pas enregistré.

 

Pierre Lemaitre a tenu à embrasser une de ses plus jeunes admiratrices.

 

 

 

Pierre Lemaitre à Ombres Blanches
Pierre Lemaitre à Ombres Blanches
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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 11:41

Il s'est battu avec un grand courage contre la maladie qui a finalement eu raison de lui. Il souhaitait se retirer dans la plus stricte intimité, sans fleurs, sans couronnes, sans discours, sans hommages.

 

Je dirai simplement de lui qu'il fut l'un des anglicistes le plus marquants de ma génération et que personne n'eut son talent, son intuition, son génie, pour analyser et expliquer un texte littéraire. 

André Topia
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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 18:11

Non, une révolution scientifique, selon Le Monde !

Hiroshima : une catastrophe ?
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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 11:35

Comme moi il est un vieux père, et comme moi il est athée. Je vais peut-être me mettre à écrire des romans géniaux.

 

Hé, non ! Je préfère les Alpes, même si les Pyrénées sous le soleil sont sublimes.

 

(Envoyé par mon amie Germaine, grande lectrice – 80 ans, on lui pardonne – de Télé 7 Jours)

7 mots de Pierre Lemaitre
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