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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 06:00

 

http://media.paperblog.fr/i/425/4257186/robe-marie-pierre-lemaitre-L-DLXBta.jpeg

Je suis Pierre Lemaitre depuis ses débuts – tardifs mais fulgurants – en littérature :



http://bernard-gensane.over-blog.com/article-florilege-34-70254154.html


http://bernard-gensane.over-blog.com/article-note-de-lecture-n-71-68925017.html

 

Nous avons engagé une petite correspondance par internet. Au fait, Pierre, si tu lis ces lignes, peux-tu me communiquer de nouveau ton adresse courriel, un bogue m’ayant fait perdre toutes mes données postérieures à 2005 ?


Merci d’avance.

 

Pierre est en train de publier, sur le site Smartnovel un feuilleton : Les grands moyens. Je vous livre le premier épisode. C’est tout bonnement extraordinaire. Je me dis que si la suite est du même tonneau, on va se régaler.

 

 

 

Les grands moyens, un thriller de Pierre Lemaitre

 

 

par smartnovel

Episode 1/14 - 20 mai – 17 h 00

La rencontre inattendue qui va faire basculer votre vie, la plaque de verglas sournoise, la réponse que vous donnez sans réfléchir… Les choses définitives ne mettent pas un dixième de seconde à se produire.

Prenez ce petit garçon, il a huit ans. Qu’il fasse simplement un pas de côté et tout peut changer, irréversiblement. Une amie de sa mère qui tire les cartes a prédit que son père mourra dans l’année. Depuis ce jour-là, il vit dans l’angoisse. Son imaginaire entier s’est engouffré dans cette histoire de sorcière, il fait cauchemar sur cauchemar. Quand la menace réapparaît, il exécute toutes sortes de rites conjuratoires, convaincu que si son père meurt, ce sera de sa faute. Aujourd’hui, « si je ne pose pas le pied sur un joint du trottoir, mon père ne mourra pas ». C’est seulement à partir du boulanger que ça compte. Il est quasiment en apnée depuis le départ et le chemin est long jusqu’à l’école de musique. Or quelque chose lui dit que cette fois il n’y arrivera pas et il ne trouve rien, pas de prétexte, aucune exception qui pourrait l’autoriser à un renoncement valide. Une rue, deux rues, on voit déjà le boulevard mais l’impression qui domine est que plus on approche de la délivrance, plus on approche de la catastrophe. Il marche les yeux rivés au trottoir, son étui de clarinette se balance à peine au bout de son bras. Il en a des transpirations mais le voilà à deux cents mètres de l’École de musique. Allez savoir pourquoi, un pressentiment peut-être, tout en marchant, il lève les yeux et voit soudain son père, dans l’autre sens, emprunter le couloir en bois qui mord sur la chaussée et permet de contourner l’échafaudage qui occupe toute la largeur du trottoir. C’est très rare que son père arrive aussi tôt. Les images qui suivent s’inscriront au ralenti dans son souvenir. Car évidemment cette seconde d’inattention est de trop, le temps de se reprendre, de baisser les yeux, notre petit garçon est stoppé net. Son pied est posé en plein milieudu joint en ciment… Donc son père va mourir, c’est fatal.

Ou encore, prenez cette fille. Pas très jolie, étudiante en économie, jamais eu de relation sexuelle. Elle dit que « simplement, ça ne s’est pas présenté », c’est bien plus compliqué, mais peu importe. On est en mai, elle a vingt-deux ans, voilà tout ce qui compte parce qu’à cet instant précis, elle se trouve à l’angle de la rue Fréret devant un homme qui la désire, il l’a invitée pour ça, pour lui dire qu’il la désire. Il suffit qu’elle dise oui ou non, ou même qu’elle ne dise rien pour que tout bascule dans un sens ou dans l’autre. Et pas seulement pour cette question assez prosaïque de sa virginité. Parce qu’elle va dire non. L’homme va alors l’assurer qu’il comprend (tu parles…), elle va le suivre des yeux et à l’instant où elle va regretter son refus et vouloir le rappeler… Trop tard.

L’explosion est tellement puissante qu’elle fait vibrer tout le quartier, c’est comme un séisme, on en ressent le souffle à plusieurs dizaines de mètres. En une fraction de seconde, le petit garçon voit le grand corps de son père s’envoler, on jurerait qu’une main géante vient de le pousser brutalement au niveau de la poitrine. La jeune fille, elle, n’a que le temps d’ouvrir la bouche, son ex-futur amant est déjà en l’air et traverse, la tête la première, la vitrine du magasinWomen’Secret. Les passants projetés au sol se protègent la tête avec les bras. La déflagration balaye les vitrines des magasins mais aussi tout ce qui se trouve dans les cerveaux. Une femme en robe imprimée est projetée en arrière, sa tête heurte violemment la balustrade en bois du passage aménagé devant l’immeuble. Au bruit de l’explosion succède un assourdissant vacarme métallique : avec un léger retard sur la détonation, comme s’il avait pris le temps de la réflexion, l’échafaudage se soulève légèrement de terre puis s’effondre massivement, on dirait qu’il s’assoit, on voit cela parfois à la télévision, des barres d’immeubles qui donnent l’impression de fondre d’un coup.

Pendant de longues secondes, plus personne ne pense, les esprits semblent soufflés eux aussi, comme des bougies. Même les bruits ordinaires de la ville ont été repoussés, il règne sur le lieu du sinistre un calme inquiétant, vibrant, on dirait que toute la ville vient de mourir, tuée net.

Un homme d’une trentaine d’années, posté à l’angle des rues Fréret et Servier, n’a rien perdu de la scène. Il a réglé la bombe sur dix-sept heures mais c’est théorique parce qu’en réalité, ces machins-là, on ne sait jamais si ça va marcher comme on veut. Et même si ça va marcher tout court. On comprend mieux son état de nervosité quand on sait que c’est sa première bombe. Pour ne rien manquer de l’événement, une minute avant l’explosion, il a posé son téléphone portable sur la table, à la verticale, l’objectif fixé vers l’immeuble. La date et l’heure s’affichent en bas de l’écran. Aujourd’hui, il ne se passe plus rien au monde qui ne soit capté par un appareil, qui ne génère au moins une image instantanée. Même cette explosion, inattendue et improbable à cet endroit de Paris, sera immortalisée par une vidéo. La chose est évidemment facilitée par le fait que c’est le poseur de bombe qui assure le reportage. C’est un peu comme si Jupiter avait tenu lui-même la caméra à Fukushima.

A suivre…

Pour s’abonner gratuitement à ce feuilleton : http://www.smartnovel.com/sabonner.php

 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 19:49

 

Sacré Totor !

 

Lorsqu’après un repas l’estomac vous tiraille,

Que tout au fond de vous le haricot travaille…

Qu’il est doux de penser que bientôt, pas très loin,

Vous courrez prestement pour chier dans un coin.

Qu’on est bien, accroupi, les coudes sur les cuisses,

Tandis qu’environné d’une troupe de Suisses

On exhibe au grand air l’hémisphère dodu

Qui cache encore aux yeux le chef-d’œuvre attendu.

Ami ! Il est, dit-on, un art en toute chose,

Aussi bien à chier qu’à cultiver les roses.

Or donc, pour opérer avec discernement,

Gardez-vous qu’un papier ne vienne absurdement

Lorsque l’œuvre est parfaite, écraser l’accessoire.

Tss ! Tss ! Pas de papier si vous voulez m’en croire,

Laissez aux constipés ce procédé piteux

Qui gâche absolument un plaisir si juteux,

Que le bout de l’index, seul, fasse cet office.

Quand il aura touché trois fois votre orifice

Qui vient de s’entrouvrir comme une tendre fleur,

Il teindra votre doigt d’une étrange couleur.

Ami, si vous voulez encor goûter des charmes,

Sur la blanche muraille, esquissez quelques larmes.

Et si, par aventure, abondant est l’extrait,

De celle que vous aimez vous ferez le portrait.

 

 

http://www.cenelle.fr/remedes/excrements.jpg

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 15:10

Grâce à Luciole...

 

Montrésorfevrier 2011 004.jpg

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 06:07

Merci à Luciole de savoir appuyer sur le bouton quand il faut et comme il faut...

 

 

Photo 017.jpg

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 15:05

Marc-Antoine Calas, 28 ans, est retrouvé pendu à son domicile familial de Toulouse le 13 octobre 1761. Pour éviter à leur fils le traitement infligé aux suicidés (la voirie pour toute sépulture), les Calas « dépendent » leur fils. Ils sont accusés, ainsi que la servante, de meurtre.

 

L’étranglement est infligé à Jean Calas après le verdict du procès par le parlement de Toulouse. Ce dernier le condamne à mort le 10 mars 1762. Calas est condamné au supplice de la roue. Il subit la question, une longue séance de torture, mais n'avoue rien. Il clame son innocence. Roué Place Saint-Georges, Jean Calas est étranglé puis brûlé deux heures plus tard.

Afin d'obtenir la révision du procès, Voltaire publie l'ouvrage Traité sur la tolérance. La famille obtient un entretien à Versailles auprès de Louis XV. Le capitoul, c'est-à-dire l'officier municipal de Toulouse, qui avait largement contribué à monter les fausses accusations contre Calas, est destitué. En 1765, Voltaire réussit à faire réviser le procès et à obtenir un arrêt qui déclare Calas innocent et réhabilite sa mémoire.

(Impatienta doloris).

 

http://www.jacobins.mairie-toulouse.fr/expos/mvt/photos/affaire_calas_3_m.jpg

 

Né à Milan en 1920, Roberto Calvi fut « le banquier de dieu », tellement il était chez lui au Vatican. Ce président de la banque Ambrosiano comptait d’autres clients célèbres : des chefs mafieux, des leaders de partis, des responsables de la loge maçonnique P2.

Il disparaît le 10 juin 1982, en laissant un déficit de 1,4 milliard de dollars. Six jours plus tard, sa secrétaire depuis plus de trente ans, « refusant de s’associer davantage à son déshonneur » se défenestre. Le 18, on découvre Calvi pendu à un des arcs du pont de Blackfriars (les « frères noirs » bien nommés », à Londres. La famille a mis en doute la réalité de ce suicide.

Mgr Marcinkus, le grand argentier du pape (ancien garde du corps de Paul VI !), qui fut également inculpé par la justice dans le cadre de cette affaire, reçut la protection de Jean-Paul II (qui, rien que pour cela, mériterait d’être béatifié) et quitta l’Église en 1990.

(Æquivocus).

 

http://www.archelaos.com/popes/imgx/Roberto_Calvi_4.jpg

 

La peintresse anglaise Dora Carrington (elle se faisait appeler « Carrington ») fut l’amie et la muse des plus grands esprits anglais de l’entre-deux-guerres : E.M. Forster, Keynes, D.H. Lawrence, Bertrand Russel, Virginia Woolf (autre suicidée) entre autres. Bisexuelle, elle rencontre l’homme de sa vie, Lytton Strachey, écrivain, critique, objecteur de conscience et homosexuel. Avec Ralph Partridge, l’ami de Lytton, ils forment un ménage à trois. Strachey mourut d’un cancer en 1932. Six semaines plus tard, Carrington enfila la robe de soie jaune de Lytton et se tira une décharge dans la poitrine.

En 1995, un beau film lui fut consacré avec Emma Thompson dans le rôle principal.

(Impatienta doloris).

 

http://www.mantex.co.uk/wp-content/uploads/2009/09/dora_carrington_3.jpg

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 05:58

Quel est l’effet de l’alcool sur les cellules de notre cerveau ?

Quasiment aucun effet, si ce n’est de ralentir la production et la croissance de cellules neuves. L’idée que l’alcool attaque le cerveau date du XIXe siècle, à l’époque des premières ligues de tempérance.

Un usage modéré de l’alcool peut, au contraire, faire du bien au cerveau.

L’abus d’alcool a pour effet de déshydrater et de rétrécir le cerveau. Ce qui entraîne ce qu’on appelle communément la gueule de bois. Le cerveau tire sur la membrane qui le recouvre, ce qui donne mal à la tête.

À vos bouteilles !

 

http://www.chacasbl.be/images/photos_illus71.jpg

 

Que boivent les dauphins ?

Rien. Ils s’hydratent par la nourriture qu’ils ingèrent (des poissons et des encornets).

"Dauphin" est un nom ambigu désignant certains mammifères marins et fluviaux appartenant à l'ordre des cétacés. Le terme dauphin dérive probablement du grec ancien δελφίς/delphís, peut-être lui-même issu de δελφὐς/delphús, (« utérus ») ou apparenté à delphax, le porc, animal qui partage une couche de graisse analogue.

Les dauphins sont des chasseurs sans pitié. La plupart des espèces de dauphins chassent en groupe. Lorsqu'un dauphin marin repère un banc de poissons, il avertit le reste du groupe qui se rapproche jusqu'à encercler les proies tout en les contraignant à se rassembler vers la surface. Une fois les poissons pris au piège et affolés, les dauphins n'ont plus qu'à traverser le banc chacun leur tour en ouvrant une large gueule. Certains dauphins poursuivent les bancs de sardines jusqu'à les faire échouer sur le sable pour les attraper ensuite en s'échouant eux-mêmes à demi.

Les dauphins ont jusqu’à 260 dents (record de tous les mammifères). Lorsqu’un dauphin s’endort, il met la moitié de son cerveau en sommeil et ferme un œil, pendant que l’autre œil reste ouvert pour surveiller obstacles et prédateurs. La moitié du cerveau éveillé rappelle au dauphin qu’il lui faut remonter à la surface pour respirer. Au bout d’un certain temps, il inverse.

Les marine des États-Unis a utilisé les dauphins dès la guerre du Vietnam (pendant qu’Hollywood nous bassinait avec Flipper). Des lions de mer ont été récemment utilisés en Irak.

 

http://www.pasaj.ch/IMG/jpg_dauphins.jpg

 

Quelle est la boisson favorite de James Bond ?

Il ne boit pas que du Martini vodka. Le personnage des livres de Fleming s’abreuve une fois toutes les sept pages. Le whisky vient en tête (101 verres sur 317 consommations) devant le saké, goûté dans On ne vit que deux fois (35 verres), et le champagne (30 flûtes). La vodka Martini n’intervient que 19 fois et le Martini gin 16 fois. Le cocktail de Martini est constitué de trois doses de Gordon, une de vodka et une demie de Kina Lillet, cette petite merveille de Podensac. Dans Casino Royale et dans Quantum of Solace, Bond invente et commande un Kina Lillet Martini, qu'il nomme « Vesper » (d’après le nom de l’agent double féminine du livre) et qui reprend, à la virgule près, la recette écrite par Ian Fleming dans Casino Royale.

Son Martini, Bond le veut "agité, pas remué" ("shaken, not stirred"). Les puristes estiment que c'est une ineptie car agiter le Martini l'oxyde. C'est dans le film Glodfinger (1964) que cette précision apparut pour la première fois. En 2005, un jury s'est réuni aux États-Unis pour établir un classement des plus célèbres répliques du cinéma. "Shaken, not stirred" a obtenu la 90e place. Z'avaient rien d'autre à faire, les gens de l'American Film Institute ?

Ian Fleming mourut d'une crise cardiaque à l'âge de 56 ans. Trop d'alcool et de tabac ?

 

http://image.guardian.co.uk/sys-images/Books/Pix/pictures/2008/05/09/ianfleming460.jpg

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 15:00


Qui réalisa le premier tour du globe ?

Pas Magellan, mort au combat aux Philippines après un demi-tour en 1521, mais Enrique de Malacca (dit Henri le Noir), son esclave et interprète.

Magellan avait acheté Enrique dans un marché aux esclaves en Malaisie, en 1511 et il l’avait ramené à Lisbonne. Enrique accompagna son maître dans toutes ses pérégrinations. Personne n’a jamais su d’où Enrique était originaire (peut-être de Malaisie). Il est un héros national dans plusieurs pays du Sud-est asiatique.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/15/HenriqueofMalacca.jpg/220px-HenriqueofMalacca.jpg

 

Qui découvrit que la terre tournait autour du soleil ?

Pas Galilée, sinon on ne poserait pas la question, mais Aristarque de Samos, né en 310 avant Jésus-Christ. Il calcula également la taille de plusieurs planètes et leur distance par rapport à la terre, à la lune et au soleil. Il émit par ailleurs l’hypothèse que l’univers était infini. Les découvertes de ce mathématicien et astronome seraient restées confidentielles si Archimède n’en avait pas fait mention … pour les réfuter :

« Vous n'êtes pas sans savoir que par l'Univers, la plupart des Astronomes signifient une sphère ayant son centre au centre de la Terre (...). Toutefois, Aristarque de Samos a publié des écrits sur les hypothèses astronomiques. Les présuppositions qu'on trouve dans ses écrits suggèrent un univers beaucoup plus grand que celui mentionné plus haut. Il commence en fait avec l'hypothèse que les étoiles fixes et le Soleil sont immobiles. Quant à la Terre, elle se déplace autour du Soleil sur la circonférence d'un cercle ayant son centre dans le Soleil.  »

http://media4.obspm.fr/public/AMC/pages_eclipses-lune/images/samos.jpg

Copernic, quant à lui, rendit hommage au savant de Samos dans le manuscrit de son illustre De Revolutionibus. Mais l’éditeur supprima cette référence qui aurait rendu les travaux de Copernic beaucoup moins … révolutionnaires.

On peut, en revanche, dire que Galilée fut à l’origine de la Théorie de la Relativité dans son ouvrage Dialogo sopra i due massimi sistemi del mondo de 1632 (Dialogue sur les deux principaux systèmes du monde). Prenant le contre-pied d’Aristote, Galilée exposa que le déplacement de chaque objet dans l’espace était fonction du déplacement de tous les autres objets, donc que la vitesse de déplacement était relative. Pour avoir proféré son soutien à la thèse copernicienne, Galilée finit sa vie en détention chez lui à Florence. Il fallut attendre 1992 pour que l’Église catholique reconnaisse l’inanité de ses dogmes en matière spatiale.

 

Qui découvrit que la terre était ronde ?

Les abeilles. Pour communiquer entre elles, elles utilisent le soleil comme point focal, même par temps couvert, et même la nuit, ce qui nous en bouche un coin. Elles sont capables, en cinq secondes, de calculer la position du soleil de l’autre côté de l’horizon. Leur cerveau n’a pourtant que 950000 neurones, alors que le nôtre en a 150 milliards.

Le bourdonnement des abeilles, qui leur permet de communiquer entre elles, est relativement complexe. On a repéré au moins une dizaine de sons différents, l’un des plus importants étant celui qui appelle les travailleuses à rafraîchir les ruches dont la température est égale à celle du corps humain. Pour ventiler, les abeilles agitent leurs ailes à raison de 250 battements par secondes. Si l’on coupe les ailes d’une abeille, le bourdonnement continue, mais il perd de son intensité.

Pour obtenir une cuiller à café de miel, 12 abeilles doivent trimer une vie entière. Merci, les abeilles ! Selon certains scientifiques, le jour où il n’y aura plus d’abeilles, ce sera la fin de l’humanité. Les sociétés qui fabriquent les pesticides s’y emploient.

 

http://ecbaill.free.fr/dossiers/abeilles/abeille3.jpg

 

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 05:55

http://www.simounet.net/uploads/2009/03/occitanie_drapeau.jpgDepuis deux ans, le métro de Toulouse est bilingue. Les stations sont annoncées en français, puis en occitan. En revanche, les annonces importantes comme « Attention, descente à gauche », ne nous arrivent qu’en Français. Je dirai pourquoi dans un instant.

 

« Basso Cambo » (ce qui n’est pas du français mais du celtique : cambo = méandre) se dit « Baissa Camba », « Patte d’oie » se dit « Pe d’auca », « Saint-Cyprien-République » se dit « Sant-Çubran-Republica ». Pour les militants de l’occitan, ce bilinguisme contribue à la reconquête de la dignité de la langue. Ils apprécient que l’occitan puisse enfin être entendu dans un espace public.

Là où l’occitanisation devient limite, c’est quand la compagnie du métro malmène des noms propres, en vertu de la phonétique de l’occitan, j’imagine. « Jean Jaurès » devient quelque chose comme « John Jorisse », tandis que « Mermoz » se traduit par « Mermousse ». Pour ce qui est de Jaurès, comme il s’agit d’un nom du Sud-Ouest, on peut faire mumuse. D’autant que l’ayant-droit est mort. Dans le cas de Mermoz, c’est plus que limite. Nous sommes en présence d’un patronyme savoyard qui, comme Mermaz, signifie « petit ». L’italien est Memmi, diminutif de Guglielmo. Nous sommes dans ce cas en pleine italianité. En savoyard, on ne prononce ni le “  ni le “  final. Mermoz se prononce donc “merme”, avec une légère intonation sur le “ e ” final. « Mermousse » est donc ridicule.

 

Pourquoi les annonces importantes ne sont-elles pas traduites ? Pour la simple raison que 999 passagers sur 1000 ne les comprendraient pas. Ayant enseigné les langues toute ma vie, je suis à fond pour que les langues vivent. À une seule condition : qu’elles soient parlées par quelques locuteurs. Je réside à Toulouse depuis six ans, mais je connais cette ville depuis environ cinquante-cinq ans. Je n’ai jamais, au grand jamais, entendu, dans les rues, dans les cafés, dans les échoppes, prononcer un mot d’occitan. J’ai eu des amis corses vivant « sur le continent », comme ils disent. En famille, ils parlaient très souvent corse. Lorsqu’on se promène dans Strasbourg, on entend parler alsacien. Dans les villages de la région, plus encore que dans la capitale. En revanche, à Rennes, il faut avoir l’ouïe fine pour entendre du Breton. « Kenavo », à la rigueur. À Toulouse, on peut y aller au sonar, point d’occitan. J’exagère car il y a deux endroits où l’occitan est un peu utilisé : à l’université du Mirail, où la langue est enseignée, et dans les grands stades, où les afficionados entonnent le magnifique “ Se Canto ”, un chant beaucoup moins guerrier que la Marseillaise.

C’est tout.

Pendant longtemps, la deuxième langue vivante parlée à Toulouse fut l’espagnol. Aujourd’hui, c’est l’arabe…

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 06:42

Qu'est-ce qui produit le plus d'oxygène sur notre terre ?

 

Les algues, l'oxygène étant un résidu de la photosynthèse. Les algues produisent plus d'oxygène que les arbres et toutes les autres plantes réunies.

 

L'algue bleu-vert connue sous le nom de cyanobactérie existait à la surface de notre terre il y a 3,6 milliards d'années.

 

Pour les scientifiques, l'algue est davantage une bactérie qu'une plante. L'algue dite spiruline produit vingt fois plus de protéines que les graines de soja.  L'ONU a reconnu la pertinence de la spiruline dans son programmede développement durable. L'algue peut pousser sur des sols non fertiles et prospérer dans de l'eau saumâtre. La culture de l'algue ne cause aucune érosion et ne nécessite aucun engrais ou pesticide.

 

http://image.architonic.com/img_pfm2-1/201/7725/algue_09_b.jpg

 

 

 

Avec quoi étaient faits les uniformes de l'armée allemande durant la Première Guerre mondiale ?

 

Avec des orties. L'Allemagne et l'Autriche étaient à court de coton. Des scientifiques décidèrent de mélanger des orties à du coton. Ils choisirent les plus urticantes (Urtica dioica). Raison pour laquelle les soldats se grattaient tout le temps ? Je blague.

 

Pour pousser, le coton nécessite beaucoup d'eau, de pesticide et ne pousse qu'en climat chaud. Pas l'ortie.

 

On utilise cette plante depuis des milliers d'années pour fabriquer des filets de pêches ou de la ficelle.

 

Tous les ans, en Angleterre, dans le Dorset, se tient un championnat de mangeurs d'orties. Ils sont forts les rosbifs !

 

 

http://fredmusa.com/wp-content/uploads/2010/03/orties-300x187.jpg

 

 

 

Qui a découvert la pénicilline ?

 

Pas lui, pas Fleming (Sir Alexander), même si cela lui a rapporté un prix Nobel.

 

En Afrique, il y a de cela mille ans, les bédouins fabriquaient un onguent à partir de la moisissure récupérée sur le harnais de leus ânes. Ce qu'observa, en 1897, Ernest Duchesne, un médecin de l'armée frnaçaise. Il se rendit compte que ce remède pouvait guérir la typhïde des cochons d'Inde. Il envoya sa découverte à l'Institut Pasteur qui n'accusa même pas réception. Il mourut de la tuberculose en 1912, une maladie que sa découverte permettrait de guérir plus tard.

 

Fleming forgea le mot pénicilline car la moisissure ressemblait à des poils de pinceau (du latin penicillum, qui a donné l'anglais pencil).

 

Il n'y a pas à dire, mais la pénicilline du Roquefort est bien meilleures que celle du Stilton ou du Danish Blue. Pour ce qui est de celle du Gorgonzola, ça se discute.

 

http://s2.e-monsite.com/2010/02/18/85121862penicillin-cures-gonorrhea-jpg.jpg

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 06:25

L'écrivain Louis Boussenard (que je découvre en même temps que vous) ne put pas se consoler de la mort de sa femme. Il fit parvenir à ses amis son propre faire-part avant de périr de consomption volontaire le 11 septembre 1910. Le message de savoir-mourir disait ceci :

 

"Louis Bousenard a l'honneur de vous inviter à ses funérailles civiles qui auront lieu le ... Inconsolable de la perte de sa femme, il succombe dans sa soixante-treizième année."

 

Louis Boussenard bénéficie, avec Jules Verne, du privilège d'avoir été immortalisé par Jean-Paul Sartre dans les Mots : "Boussenard et Jules Verne ne perdent pas une occasion d'instruire: aux instants les plus critiques, ils coupent le fil du récit pour se lancer dans la description d'une plante vénéneuse, d'un habitat indigène. Lecteur, je sautais ces passages didactiques; auteur, j'en bourrais mes romans [...] Je me sentais délicieusement ennuyeux, aussi distingué que Boussenard".

 

Boussenard connaît un grand succès en Russie, où presque tous ses romans (quarante volumes) ont été publiés et sont disponibles en librairie.

 

Sa mère, Héloïse Lance, mourut à 107 ans, 23 ans après son fils.

 

 

(Impatienta doloris).

 

 

http://ecritsurlacouverture.hautetfort.com/images/medium_boussenardTourMondeGamin.jpg

 

 

 

 

 

Aux Etats-Unis, Charles Boyer fut certainement Le French lover du XXe siècle. Il joua avec les plus belles actrices : Garbo, Dietrich, Darrieux. Mais une seule femme compta dans sa vie : la sienne, l'actrice anglaise Pat Paterson. Elle mourut le 27 août 1978. Deux jours plus tard, à 81 ans, il se suicida dans leur maison de Phoenix en avalant des barbituriques.

 

(Impatienta doloris).

 

http://www.brightlightsfilm.com/59/59_images/59boyerandpatterson.jpg

 

 

 

 

Pas facile d'être la fille de Marlon Brando. Encore plus difficile d'être la demi-soeur de Christian Brando.

 

A 19 ans, Cheyenne Brando est victime d'un grave accident de voiture. De très coûteuses interventions chirurgicales lui rendent (à peu près) sa beauté. Elle continue de filer un grand et imparfait amour avec Dag Drollet, dont elle est enceinte de sept mois.

 

Son demi-frère ne supporte pas l'amour vache de Dag pour sa soeur. Il le tue, quasiment sous ses yeux. Elle est inculpée pour complicité d'assassinat. Libérée sous caution, elle rentre à Tahiti, le pays de sa mère. Elle accouche d'un garçon.

 

Le 16 avril 1995, à 25 ans, très profondément déprimée, schizophrène, elle se pend près de Papeete. Ni son père ni son demi-frère ne purent assister à ses funérailles.

 

(Impatienta doloris).

 

http://storage.people.com/jpgs/19950501/19950501-750-76.jpg

 

 

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