Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 18:58

Gontran tiend un blog des plus savoureux : http://armella.fr/blog/


Il a de saines lectures et de bons réflexes : il vient, par exemple de reproduire ma petite pochade sur Hélène de Yougoslavie et Arlette Mouchabœuf. J'en profite pour signaler que cette histoire (vraie, bien sûr) est en train de faire le tour de la blogosphhère. Même Politis.fr l'a reprise. Si l'on tape "Hélène de Yougoslavie" sur Google, j'apparais en tête de gondole. J'espère que la belle Hélène, qui ne s'appelle pas Mouchabœuf mais Jelena Karadordevic comme tout le monde, est aussi verte que l'a été Jean-Michel Aphatie qui, grâce à moi, eut longtemps les honneurs de Google (link).


En page d'accueil de son blog, Gontran a pris une très bonne initiative : il affiche un compte à rebours qui, inexorablement comme tous les comptes du même nom, annonce un événement inéluctable : le départ de Sarkozy. Au moment précis où j'écris ces lignes, nous en sommes à 219 jours, 14 heures, 45 minutes et 6 secondes.


Ces compteurs qui nous aident à vivre, il en faudrait des centaines sur la blogosphère.


Je signale, pour finir, que ce blog nous offre quelques savoureux jokons. Je vous en offre un :


Une blonde prend la décision de pratiquer l’équitation.
Bien qu’elle n’ait pas la moindre expérience, elle monte sans hésiter, sur le dos du cheval. Ce dernier, d’un bond, s’élance au galop.
Il galope longuement et à vive allure, mais la blonde commence à glisser de la selle.
Terrorisée, elle s’agrippe à la crinière du cheval, mais ne parvient pas à s’assurer une prise ferme.
Elle essaie alors de jeter ses bras autour du cou du cheval, mais en vain: inexorablement elle glisse le long du flanc du cheval.
Imperturbable, le cheval maintient sa vitesse, apparemment ignorant de la situation périlleuse de sa cavalière qui, peu à peu, perd prise.
La blonde tente alors le tout pour le tout.
Elle décide de sauter du cheval.
Malheureusement, son pied se prend dans l’étrier.
Maintenant elle est exposée au martèlement des sabots ; et sa tête heurte le sol à diverses reprises. La scène est dramatique.
Elle est sur le point de perdre connaissance.


Mais, fort heureusement, Roger, vigile chez  SUPER U, intervient et débranche le cheval.

 

 

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans culture
commenter cet article
29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 13:31

 

Nous poursuivons notre périple suicidant  avec de Négroni et Moncel.

 

http://acpc.bn.pt/imagens/colecoes/n23_castelo_branco_camilo.jpgCamilo Castelo Branco fut un des grands écrivains portugais du XIXe siècle. Sa vie fut aussi  tragique que celle de ses personnages : fils naturel d'un père noble et d'une mère paysanne, il est très tôt resté orphelin. Marié à seize ans avec Joaquina Pereira, il connut d'autres passions tumultueuses, dont l'une le mena en prison : celle pour Ana Plácido qui devait devenir sa compagne. Il connut cependant une fin de vie très pénible : perclus de douleurs et devenu aveugle, il finit par se suicider à 65 ans, d’une balle dans la tête. Peu avant, il avait écrit : « Je suis un cadavre représentant un nom qui eut quelque réputation glorieuse en ce pays durant quarante années de travail. »

(Valetudinis adversae impatientia).

 

 

 

http://www.royalcollection.org.uk/egallery/images/collection_large/404934.jpgNé en 1769, Robert Castlereagh fut élu au parlement irlandais grâce aux largesses de sa famille. Nommé gouverneur de l'Irlande, sa terre natale, il y exerça la plus odieuse dictature; devenu ministre en 1811, il enleva à l'Irlande toute existence politique. Il assista à la rédition de Napoléon à Fontainebleau. Partout, il se rendit particulièrement odieux. Il finit par s’en émouvoir. Son homosexualité fut découverte. Le 12 août 1822, il se trancha la gorge avec un canif. Sous les yeux de son docteur.

 

Lord Byron écrivit ces quelques vers :

 

Jamais la postérité n’aura sous les yeux

Un tombeau plus noble que celui-ci

Ici gisent les ossements de Castlereagh

Voyageur, arrête-toi, et pisse.

 (Pudor)

 

 

Caton d’Utique fut gouverneur de la Sicile, que les partisans de César commandés par Curion l'obligèrent à évacuer. Il se prononça pour Pompée, et remporta une victoire sur les troupes de César à Dyrrachium. À la nouvelle de la défaite de Pharsale, et peu après l'assassinat de Pompée, il rassembla les restes de l'armée républicaine et se rendit en Afrique. Après la défaite de Thapsus, Caton ne voulut pas « survivre à la liberté » : il s'enferma dans Utique (au nord de l’actuelle Tunisie) et s'y perça de son épée. Avant de se frapper, il lut et médita le Phédon de Platon. Il ne mourut pas sur le coup. Il tomba de son lit. Alertés par le bruit, son fils et son médecin s’empressèrent de remettre en place les entrailles et suturèrent la blessure. Caton agrandit la plaie, déchira à pleines mains ses boyaux et mourut. Bel exemple de stoïcisme !

 

(Pudor).

 

http://www.histoire-en-questions.fr/personnages/cesar/caton.jpg

 

 

 

Comme Primo Levi (sur lequel nous reviendrons), Paul Celan ne put survivre aux camps de concentration.  Paul Pessach Antschel était issu d’une famille juive d’expression allemande. Il sera naturalisé français en 1955. Pour certains, il aura été le plus grand poète de langue allemande de l’après-guerre. En 1942, ses parents qui refusaient de se cacher, furent envoyés dans un camp d’internement en Transnistrie où son père mourut du typhus et sa mère vraisemblablement d’une balle dans la nuque. En 1943, Paul fut envoyé dans un camp de travail forcé en Moldavie. Il fut libéré par les Russes en 1944, change son nom en Paul Aurel, Paul Ancel, et finalement Paul Celan, et vécut à Bucarest comme traducteur et éditeur.

En 1947, il quitta la Roumanie pour l’Autriche où il publia son premier livre Le sable des urnes (Der Sand aus den Urnen). Il s’installa finalement à Paris, où il occupa la fonction de lecteur d'allemand et de traducteur à l’ENS. Dans les faits, il contredit la fameuse formule d’Adorno, selon laquelle « Écrire un poème après Auschwitz est barbare...» Personne ne témoigne pour le témoin, écrivit-il (Niemand zeugt für den Zeugen).

 

Paul Celan se jeta dans la Seine dans la nuit du 19 au 20 avril 1970. On ne retrouvera son corps que le 1er mai. La continuation, par d’autres moyens, du crime contre l’humanité. Il avait cinquante ans.

 

(Impatienta doloris).

http://2.bp.blogspot.com/_Fhaok59bfHg/TLXZJG5FCMI/AAAAAAAAAHQ/nZywf4p9bJc/s1600/celan_paul_gr.jpg

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans culture
commenter cet article
26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 06:01

Continuons notre petit périple en compagnie de Viktor Dedaj et Maxime Vivas.


La misère religieuses est, d'une part, l'expression de la misère réelle et, d'autre part, la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l'âme d'un monde sans cœur, de même qu'elle est l'esprit d'une époque sans esprit (Karl Marx).

 

http://cartoons.courrierinternational.com/files/imagecache/dessin_a_la_une/illustrations/dessin/2008/02/i82940KICHKA_2008-02-24-6150.gif

 

 

 

Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées (Winston Churchill).

 

http://4.bp.blogspot.com/_ZqToUWt-G-w/SSqR2TEiCoI/AAAAAAAAAgg/VgMPiviYexI/S660/winston.jpg

 

 

 

Derrière chaque enfant qui meurt de faim se cache un assassin (Jean Ziegler).

 

http://lesfuries.chez-alice.fr/pics/faim.gif

 

 

Ce qui distingue principalement l'ère nouvelle de l'ère ancienne, c'est que le fouet commence à se croire génial (Karl Marx).

 

http://images.forum-auto.com/mesimages/419547/fouet-patron.jpg

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans culture
commenter cet article
24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 06:01

http://www.chretiente.info/medias/HLIC/35b3673fdc812b8cdca5aa3fc7f32567.jpgVoici trois mois qu'un vent de liberté souffle sur la presse irakienne (Reporters sans frontières, Rapport annuel 2003).

 

Le public aime encore les lectures anodines et consolantes, les aventures qui finissent bien, les imaginations qui ne dérangent ni sa digestion, ni sa sérénité (Edmond et Jules de Goncourt).

 

Le journalisme moderne... justifie son existence grâce au grand principe darwinien de la survivance du plus vulgaire (Oscar Wilde).

 

Dimanche après-midi, de préférence avant la guerre. Votre femme a commencé sa sieste dans son fauteuil et vous avez envoyé les enfants faire une bonne balade. Vous avez posé vos pieds sur le canapé, ajusté vos lunettes sur votre nez et ouvert le News of the World. Un rosbif avec du Yorkshire pudding, ou un rôti de porc avec de la compote de pommes suivi d'un gâteau à la graisse de bœuf, que vous avez fait passer, pour ainsi dire, par une tasse d'un thé noir comme l'ébène vous ont mis d'excellente humeur. Vous tirez doucement sur votre pipe, les coussins du canapé sont moelleux, le feu flambe dans la cheminée, l'air est chaud et immobile. Dans cette atmosphère de béatitude, qu'avez-vous envie de lire ?

Des histoires de meurtres, naturellement (George Orwell, Decline of the English Murder).

 

 

La CIA contrôle tous ceux qui ont une importance dans les principaux médias (William Colby, ancien directeur de la CIA).

 

 

 

 


Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans culture
commenter cet article
23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 06:00

 

Qui a découvert le téflon ?

 

http://www.buzzecolo.com/wp-content/uploads/2009/09/teflon.jpgCela n’a rien a voir avec la conquête spatiale, comme beaucoup le croient. Le téflon (polytétrafluoroéthylène) a été découvert par hasard en 1938 par le chimiste étatsunien Roy Plunkett qui travaillait pour la société Dupont de Nemours. Il fut commercialisé en 1949 sous différentes marques, dont Téflon.

 

Dans le programme Apollo, les câbles étaient isolés par du téflon. Cela dit, le téflon possède une résistance chimique et thermique exceptionnelle et le meilleur coefficient de frottement connu à ce jour.

 

 

Qui a inventé les céréales Quaker Oats ?


 http://www.onesourcetalent.com/blog/images/quaker-oats1.jpg


Pas les Quakers. Elles furent inventé en 1901 en Pennsylvanie, un État qui comptait beaucoup de Quakers. Quaker Oats (oats signifie avoine ; to get one’s oats signifie tirer son coup) appartient à Pepsi Cola. En revanche, Rowntree et Cadbury furent fondés par des gens qui croyaient dans les valeurs du chocolat, du capitalisme et de l’honnêteté quaker. Le personnage rubicond et souriant qui illustre les paquets des céréales Quaker Oats est vraisemblablement inspiré de William Penn, le fondateur de la Pennsylvanie en 1682. Il fut dessiné  en 1957 par Haddon Sundblom qui avait dessiné le Père Noël de Coca Cola  dans les années 30, ainsi que quantités de pin-ups.


 

http://jean-claude.claeys.pagesperso-orange.fr/image_Haddon_Sundblom_.jpg

 

 

De combien d’heures de sommeil avons-nous besoin ?

Les gens qui dorment huit heures par nuit meurent plus jeunes que ceux qui dorment moins. Les Anglais dorment entre 6 et 7 heures par nuit, une demi-heure de moins que leurs grands parents. Le manque de sommeil est mauvais pour le quotient intellectuel et la mémoire. Léonard de Vinci dormait un quart d’heure toutes les quatre heures. Einstein de même. Pascal fut une vraie marmotte. Les éléphants dorment deux heures par jour ; les koalas vingt-deux heures mais ne vivent que dix ans. Les fourmis ne consacrent que quelques minutes au sommeil par jour. 20% des accidents de voiture outre-Manche résultent de l’endormissement des automobilistes. On n’a pas encore inventé de radar pour détecter ce problème. Manger une pomme redonne de l’énergie à moyen terme, contrairement au café qui dope à court terme.


 

http://www.commentmieuxdormir.com/wp-content/uploads/2010/08/le_sommeil_courbet.jpg

 

 

 

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans culture
commenter cet article
20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 06:00

 

http://media.paperblog.fr/i/425/4257186/robe-marie-pierre-lemaitre-L-DLXBta.jpeg

Je suis Pierre Lemaitre depuis ses débuts – tardifs mais fulgurants – en littérature :



http://bernard-gensane.over-blog.com/article-florilege-34-70254154.html


http://bernard-gensane.over-blog.com/article-note-de-lecture-n-71-68925017.html

 

Nous avons engagé une petite correspondance par internet. Au fait, Pierre, si tu lis ces lignes, peux-tu me communiquer de nouveau ton adresse courriel, un bogue m’ayant fait perdre toutes mes données postérieures à 2005 ?


Merci d’avance.

 

Pierre est en train de publier, sur le site Smartnovel un feuilleton : Les grands moyens. Je vous livre le premier épisode. C’est tout bonnement extraordinaire. Je me dis que si la suite est du même tonneau, on va se régaler.

 

 

 

Les grands moyens, un thriller de Pierre Lemaitre

 

 

par smartnovel

Episode 1/14 - 20 mai – 17 h 00

La rencontre inattendue qui va faire basculer votre vie, la plaque de verglas sournoise, la réponse que vous donnez sans réfléchir… Les choses définitives ne mettent pas un dixième de seconde à se produire.

Prenez ce petit garçon, il a huit ans. Qu’il fasse simplement un pas de côté et tout peut changer, irréversiblement. Une amie de sa mère qui tire les cartes a prédit que son père mourra dans l’année. Depuis ce jour-là, il vit dans l’angoisse. Son imaginaire entier s’est engouffré dans cette histoire de sorcière, il fait cauchemar sur cauchemar. Quand la menace réapparaît, il exécute toutes sortes de rites conjuratoires, convaincu que si son père meurt, ce sera de sa faute. Aujourd’hui, « si je ne pose pas le pied sur un joint du trottoir, mon père ne mourra pas ». C’est seulement à partir du boulanger que ça compte. Il est quasiment en apnée depuis le départ et le chemin est long jusqu’à l’école de musique. Or quelque chose lui dit que cette fois il n’y arrivera pas et il ne trouve rien, pas de prétexte, aucune exception qui pourrait l’autoriser à un renoncement valide. Une rue, deux rues, on voit déjà le boulevard mais l’impression qui domine est que plus on approche de la délivrance, plus on approche de la catastrophe. Il marche les yeux rivés au trottoir, son étui de clarinette se balance à peine au bout de son bras. Il en a des transpirations mais le voilà à deux cents mètres de l’École de musique. Allez savoir pourquoi, un pressentiment peut-être, tout en marchant, il lève les yeux et voit soudain son père, dans l’autre sens, emprunter le couloir en bois qui mord sur la chaussée et permet de contourner l’échafaudage qui occupe toute la largeur du trottoir. C’est très rare que son père arrive aussi tôt. Les images qui suivent s’inscriront au ralenti dans son souvenir. Car évidemment cette seconde d’inattention est de trop, le temps de se reprendre, de baisser les yeux, notre petit garçon est stoppé net. Son pied est posé en plein milieudu joint en ciment… Donc son père va mourir, c’est fatal.

Ou encore, prenez cette fille. Pas très jolie, étudiante en économie, jamais eu de relation sexuelle. Elle dit que « simplement, ça ne s’est pas présenté », c’est bien plus compliqué, mais peu importe. On est en mai, elle a vingt-deux ans, voilà tout ce qui compte parce qu’à cet instant précis, elle se trouve à l’angle de la rue Fréret devant un homme qui la désire, il l’a invitée pour ça, pour lui dire qu’il la désire. Il suffit qu’elle dise oui ou non, ou même qu’elle ne dise rien pour que tout bascule dans un sens ou dans l’autre. Et pas seulement pour cette question assez prosaïque de sa virginité. Parce qu’elle va dire non. L’homme va alors l’assurer qu’il comprend (tu parles…), elle va le suivre des yeux et à l’instant où elle va regretter son refus et vouloir le rappeler… Trop tard.

L’explosion est tellement puissante qu’elle fait vibrer tout le quartier, c’est comme un séisme, on en ressent le souffle à plusieurs dizaines de mètres. En une fraction de seconde, le petit garçon voit le grand corps de son père s’envoler, on jurerait qu’une main géante vient de le pousser brutalement au niveau de la poitrine. La jeune fille, elle, n’a que le temps d’ouvrir la bouche, son ex-futur amant est déjà en l’air et traverse, la tête la première, la vitrine du magasinWomen’Secret. Les passants projetés au sol se protègent la tête avec les bras. La déflagration balaye les vitrines des magasins mais aussi tout ce qui se trouve dans les cerveaux. Une femme en robe imprimée est projetée en arrière, sa tête heurte violemment la balustrade en bois du passage aménagé devant l’immeuble. Au bruit de l’explosion succède un assourdissant vacarme métallique : avec un léger retard sur la détonation, comme s’il avait pris le temps de la réflexion, l’échafaudage se soulève légèrement de terre puis s’effondre massivement, on dirait qu’il s’assoit, on voit cela parfois à la télévision, des barres d’immeubles qui donnent l’impression de fondre d’un coup.

Pendant de longues secondes, plus personne ne pense, les esprits semblent soufflés eux aussi, comme des bougies. Même les bruits ordinaires de la ville ont été repoussés, il règne sur le lieu du sinistre un calme inquiétant, vibrant, on dirait que toute la ville vient de mourir, tuée net.

Un homme d’une trentaine d’années, posté à l’angle des rues Fréret et Servier, n’a rien perdu de la scène. Il a réglé la bombe sur dix-sept heures mais c’est théorique parce qu’en réalité, ces machins-là, on ne sait jamais si ça va marcher comme on veut. Et même si ça va marcher tout court. On comprend mieux son état de nervosité quand on sait que c’est sa première bombe. Pour ne rien manquer de l’événement, une minute avant l’explosion, il a posé son téléphone portable sur la table, à la verticale, l’objectif fixé vers l’immeuble. La date et l’heure s’affichent en bas de l’écran. Aujourd’hui, il ne se passe plus rien au monde qui ne soit capté par un appareil, qui ne génère au moins une image instantanée. Même cette explosion, inattendue et improbable à cet endroit de Paris, sera immortalisée par une vidéo. La chose est évidemment facilitée par le fait que c’est le poseur de bombe qui assure le reportage. C’est un peu comme si Jupiter avait tenu lui-même la caméra à Fukushima.

A suivre…

Pour s’abonner gratuitement à ce feuilleton : http://www.smartnovel.com/sabonner.php

 

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans culture
commenter cet article
19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 19:49

 

Sacré Totor !

 

Lorsqu’après un repas l’estomac vous tiraille,

Que tout au fond de vous le haricot travaille…

Qu’il est doux de penser que bientôt, pas très loin,

Vous courrez prestement pour chier dans un coin.

Qu’on est bien, accroupi, les coudes sur les cuisses,

Tandis qu’environné d’une troupe de Suisses

On exhibe au grand air l’hémisphère dodu

Qui cache encore aux yeux le chef-d’œuvre attendu.

Ami ! Il est, dit-on, un art en toute chose,

Aussi bien à chier qu’à cultiver les roses.

Or donc, pour opérer avec discernement,

Gardez-vous qu’un papier ne vienne absurdement

Lorsque l’œuvre est parfaite, écraser l’accessoire.

Tss ! Tss ! Pas de papier si vous voulez m’en croire,

Laissez aux constipés ce procédé piteux

Qui gâche absolument un plaisir si juteux,

Que le bout de l’index, seul, fasse cet office.

Quand il aura touché trois fois votre orifice

Qui vient de s’entrouvrir comme une tendre fleur,

Il teindra votre doigt d’une étrange couleur.

Ami, si vous voulez encor goûter des charmes,

Sur la blanche muraille, esquissez quelques larmes.

Et si, par aventure, abondant est l’extrait,

De celle que vous aimez vous ferez le portrait.

 

 

http://www.cenelle.fr/remedes/excrements.jpg

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans culture
commenter cet article
18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 15:10

Grâce à Luciole...

 

Montrésorfevrier 2011 004.jpg

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans culture
commenter cet article
17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 06:07

Merci à Luciole de savoir appuyer sur le bouton quand il faut et comme il faut...

 

 

Photo 017.jpg

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans culture
commenter cet article
16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 15:05

Marc-Antoine Calas, 28 ans, est retrouvé pendu à son domicile familial de Toulouse le 13 octobre 1761. Pour éviter à leur fils le traitement infligé aux suicidés (la voirie pour toute sépulture), les Calas « dépendent » leur fils. Ils sont accusés, ainsi que la servante, de meurtre.

 

L’étranglement est infligé à Jean Calas après le verdict du procès par le parlement de Toulouse. Ce dernier le condamne à mort le 10 mars 1762. Calas est condamné au supplice de la roue. Il subit la question, une longue séance de torture, mais n'avoue rien. Il clame son innocence. Roué Place Saint-Georges, Jean Calas est étranglé puis brûlé deux heures plus tard.

Afin d'obtenir la révision du procès, Voltaire publie l'ouvrage Traité sur la tolérance. La famille obtient un entretien à Versailles auprès de Louis XV. Le capitoul, c'est-à-dire l'officier municipal de Toulouse, qui avait largement contribué à monter les fausses accusations contre Calas, est destitué. En 1765, Voltaire réussit à faire réviser le procès et à obtenir un arrêt qui déclare Calas innocent et réhabilite sa mémoire.

(Impatienta doloris).

 

http://www.jacobins.mairie-toulouse.fr/expos/mvt/photos/affaire_calas_3_m.jpg

 

Né à Milan en 1920, Roberto Calvi fut « le banquier de dieu », tellement il était chez lui au Vatican. Ce président de la banque Ambrosiano comptait d’autres clients célèbres : des chefs mafieux, des leaders de partis, des responsables de la loge maçonnique P2.

Il disparaît le 10 juin 1982, en laissant un déficit de 1,4 milliard de dollars. Six jours plus tard, sa secrétaire depuis plus de trente ans, « refusant de s’associer davantage à son déshonneur » se défenestre. Le 18, on découvre Calvi pendu à un des arcs du pont de Blackfriars (les « frères noirs » bien nommés », à Londres. La famille a mis en doute la réalité de ce suicide.

Mgr Marcinkus, le grand argentier du pape (ancien garde du corps de Paul VI !), qui fut également inculpé par la justice dans le cadre de cette affaire, reçut la protection de Jean-Paul II (qui, rien que pour cela, mériterait d’être béatifié) et quitta l’Église en 1990.

(Æquivocus).

 

http://www.archelaos.com/popes/imgx/Roberto_Calvi_4.jpg

 

La peintresse anglaise Dora Carrington (elle se faisait appeler « Carrington ») fut l’amie et la muse des plus grands esprits anglais de l’entre-deux-guerres : E.M. Forster, Keynes, D.H. Lawrence, Bertrand Russel, Virginia Woolf (autre suicidée) entre autres. Bisexuelle, elle rencontre l’homme de sa vie, Lytton Strachey, écrivain, critique, objecteur de conscience et homosexuel. Avec Ralph Partridge, l’ami de Lytton, ils forment un ménage à trois. Strachey mourut d’un cancer en 1932. Six semaines plus tard, Carrington enfila la robe de soie jaune de Lytton et se tira une décharge dans la poitrine.

En 1995, un beau film lui fut consacré avec Emma Thompson dans le rôle principal.

(Impatienta doloris).

 

http://www.mantex.co.uk/wp-content/uploads/2009/09/dora_carrington_3.jpg

Repost 0
Published by Bernard Gensane - dans culture
commenter cet article

  • : Le blog de Bernard Gensane
  • Le blog de Bernard Gensane
  • : Culture, politique, tranches de vie
  • Contact

Recherche