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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 06:52

Une question vraiment piège pour les Anglais : quelle était la nationalité du duc de Wellington ?

 

Il n'était pas anglais mais irlandais. Troisième fils de Garret Wesley, comte de Mornington, il est né à Dublin (ou dans le comté de Meath) en 1769. En 1792, il joua (comme un pied) dans l'équipe d'Irlande de cricket contre des soldats d'une garnison britannique stationnée à Dublin. C'est tout de même quelque chose comme preuve.

 

Voulant à tout prix faire oublier sa nationalité irlandaise, il déclara : "Un homme peut être né dans une étable et ne pas être un animal". Les "animaux" irlandais ont dû apprécier.

 

La phrase historique : "La Bataille de Waterloo s'est gagnée sur les terrains de jeux d'Eton" lui a été attribuée à tort. D'ailleurs, quand Wellington fréquenta Eton (où il ne brilla pas), il n'y avait pas de terrains de jeux dans la célébre école.

 

http://zazecritoire.unblog.fr/files/2011/06/waterloo21.jpg

 

 

 Autre colle pour les Anglais : qui fut le premier Premier ministre britannique ?

 

Ils répondront (moi aussi d'ailleurs) : Sir Robert Walpole. Walpole et ses successeurs (dont Pitt et Wellington) n'utilisèrent jmais cette expression mais "Premier Lord du Trésor".

 

Le premier Prime Minister fut Sir Henry Campbell-Bannerman qui accéda au 10 Downing Street en 1905. Par parenthèse, la rue doit son nom au diplomate George Downing qui servit sous Cromwell. Autre parenthèse, très intéressante d'un point de vue sociologique et historique, j'ai connu l'époque, vers 1970, où Downing Street était libre d'accès et où la résidence du Premier ministre était protégée par un (just one) "bobby" sans arme. Je revois la femme du Premier ministre Harold Wilson partant seule faire ses courses avec son cabat.

 

Le gouvernement de Sir Henry, personnellement libre-échangiste bon teint, améliora la législation afin que les syndicats ne soient plus automatiquement responsables des dégâts commis pendant les grèves, créa les cantines gratuites pour les élèves ou la première retraite d'Etat (pour les plus de 70 ans). Il y a cent ans, les libéraux progressistes, ça existait (voir Keynes, par exemple).

 

Campbell-Bannerman parlait couramment le français, l'allemand et l'italien. Les choses ont bien changé en cette domaine aussi.

 

Sir Henry mourut en 1907 d'une crise cardiaque en prononçant la phrase suivante : "Ce n'est pas ma fin".

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/0e/Blue_plaque_Campbell-Bannerman.jpg

 

 

 

 

De quand date le premier timbre poste d'un penny ? Pas du XIXè siècle comme on le croit généralement mais de 1764. Le célèbre timbre d'un penny de 1840, valable sur toute l'étendue du territoire national, ce qui n'était pas le cas du timbre du XVIIIè siècle,vit son utilisation étendue dans l'Empire britannique en 1898.

 

Le premier timbre anglais (1840) présentait un portrait de profil de la reine Victoria jeune. Elle aima tellement ce portrait qu'elle exigea qu'il fût conservé jusqu'à sa mort, soixante ans plus tard en 1901. Dorian Gray avant l'heure !

 

Naturellement, les Grands-Bretons n'avaient rien inventé. En 2400 avant J.-C., l'Egypte des pharaons possédait un système de distribution du courrier très organisé. Ce son les Assyriens qui inventèrent l'enveloppe (faite en terre cuite) vers 2000 avant J.-C. Les Chinois disposèrent également d'un système de distribution du courrier vers 500 avant J.-C.

 

Le mot "poste" dans timbre poste vient du latin ponere, qui signifie placer. D'où "poster un message" sur internet.

 

http://www.histoirepostale.com/histoire/kit/images/Penny_black.jpg

 

 

 

 

Je termine aujourd'hui cette chronique, réalisée à l'aide de The Book of General Ignorance de Lloyd et Mitchinson (avant-propos de Stephen Fry) par une brève note sur les centenaires.

 

En Grande-Bretagne, ils ne reçoivent un télégramme de félicitations de la reine que s'ils en ont fait préalablement la demande. Auparavant, quand ils étaient beaucoup moins nombreux, ils le recevaient automatiquement.

 

Aux États-Unis, les centenaires reçoivent un télégramme du Président.

 

La population des centenaires augmente de 7% chaque année outre-Manche. Le monde compte un peu plus de 100000 centenaires.

 

Selon la Genèse, Mathusalem vécut 969 ans. En fait, il vécut 969 cycles lunaires, c'est-à-dire 72 ans.

 

L'arlésienne Jeanne Calment eut la plus longue vie authentifiée de l'histoire de l'humanité : 122 ans. Elle attribua sa longévité à l'huile d'olive qu'elle mangeait à chaque repas et avec laquelle elle se frictionnait chaque jour. "Je n'ai qu'une seule ride", affirmait-elle sans rougir, "et je suis assise dessus."

 

C'est-y pas une bonne fin de chronique ?

 

 

 

http://www.paris-normandie.fr/media/20110731/images/carte-identite-jeanne-calment.jpg

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 06:48

Comme disent les auteurs du Suicidologue, base de cette chronique, « la reproduction idéologique s’effectue mal chez les Daudet ». Fils d’Alphonse Daudet, Léon Daudet fut un monarchiste d’extrême droite, pilier de l’Action française. Son mariage avec une petite-fille de Victor Hugo (vite suivi d’un divorce) ne fit pas de cet anti-dreyfusard acharné un républicain. Cet homme délicat appelait Zola « le grand Fécal ». Dans les années trente et quarante, il soutint Maurras, Mussolini, Pétain.

 

Pour la suite, je cite Wikipédia :

« En 1923, son fils Philippe fait une fugue, tente de s'embarquer au Havre pour le Canada, puis rentre à Paris, où il prend contact avec des milieux anarchistes. Quelques jours plus tard, il se suicide dans un taxi. Léon Daudet affirme dans un premier temps que son fils est mort d'une méningite, puis, quand le suicide est rendu public, il refuse toujours de l'admettre, soutient que son fils a été assassiné et porte plainte pour homicide volontaire et complicité contre plusieurs hauts fonctionnaires de la Sûreté Générale, accusée d'être une police politique au service du régime républicain. Le procès ayant confirmé le suicide et conclu à un non-lieu contre les inculpés, Léon Daudet refuse le verdict. Une « enquête » est publiée jour après jour dans L’Action française. Accusant de faux témoignage un des principaux témoins, il est condamné pour diffamation en 1925 à cinq mois de prison ferme.

En 1927, ayant épuisé tous les recours et se disant victime d'une machination policière, Léon Daudet transforme pendant quelques jours les locaux de L’Action française en Fort Chabrol avant de se rendre. Incarcéré à la Santé, il est libéré deux mois plus tard par les Camelots du Roi, qui sont parvenus, détournant les communications téléphoniques de la prison et déployant des dons d'imitateurs, à faire croire à son directeur que le gouvernement lui ordonnait d'élargir discrètement le journaliste monarchiste et, pour faire bonne mesure, le député communiste Pierre Sémard. »

 

Philippe s’était brûlé la cervelle dans un taxi. À l’âge de 14 ans.

 

Le père sera gracié par Daladier en 1929.

 

(Æquivocus)

 

http://www.appl-lachaise.net/appl/IMG/bmp/daudet.bmp

  

 

Esprit unique de l’intelligentsia française du XXe siècle, Guy Debord fonda l’Internationale situationniste. Sa thèse majeure était que, dans la “ société du spectacle ”, l’image est la grande source d’aliénation car elle s’interpose en permanence entre l’individu et lui-même.

 

Lors de la parution de l’intégralité de son œuvre en 2006, Guy Scarpetta écrivit daans Le Monde Diplomatique :


« C’est cette radicalité, en somme, qui permet à la pensée de Debord d’être la seule, aujourd’hui, à pouvoir rendre compte de façon critique de tous les aspects de la marchandisation du monde, et de la « fausse conscience » qu’elle a pu propager. En définitive, c’est même en cela que Debord demeure, malgré tous les effets de mode destinés à rendre sa pensée inoffensive, profondément irrécupérable. « Il est assez notoire, écrivait-il, que je n’ai nulle part fait de concessions aux idées dominantes de mon époque. » Telle est, en effet, la grande leçon qu’il nous lègue – et qu’il faut savoir, comme lui, faire passer dans nos vies. »

 

Souffrant d’une polynévrite alcoolique, Debord se suicide d’une décharge de fusil de chasse en 1994, à l’âge de 62 ans.

 

(Valetudinis adversae impatienta)

 

http://www.pileface.com/sollers/IMG/jpg/Debord_jeune_bobines.jpg

 

 

Autre penseur français incontournable : Gilles Deleuze. Michel Foucault a dit de ce post-structuraliste que le XXème siècle serait peut-être un jour deleuzien. Je n’ai lu de lui (à ma grande honte) que L’Anti-Œdipe – Capitalisme et schizophrénie, la suite : Mille Plateaux – Capitalisme et schizophrénie 2 (deux ouvrages écrits avec Félix Guattari), et Pourparlers 1972-1990.

 

J’ai assisté à deux ou trois de ses cours à l'université de Vincennes. Je fus fasciné par sa parole et, en même temps (où se cachent nos répulsions ?), écœuré par la noirceur de ses très longs ongles.

 

À 70 ans, il ne supportait plus de vivre sous assistance respiratoire et se défenestra de son appartement parisien. Il est enterré dans le village de Raymond Poulidor en Haute-Vienne.

 

(Valetudinis adversae impatienta)

 

http://lesilencequiparle.unblog.fr/files/2010/02/kaganfoucaultdeleuze.jpg

 Deleuze, Sartre, Foucault

 


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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 07:03

Où eurent lieu les premiers jeux olympiques modernes ?


Je vous entends comme si je vous avait fait : à Athènes.


 

Pas du tout.


 

À Much Wenlock, dans le Shropshire, ce petit comté anglais situé à l’ouest de Birmingham. À partir de 1850, des jeux furent organisés chaque année dans cette petite ville, à l’instigation du docteur William Penny-Brookes, qui avait précédemment impulsé la pratique des cours d’éducation physique dans les écoles anglaises. Coubertin fut invité en 1890 pour assister aux « Jeux annuels de la Société olympique de Wenlock ». Il planta un chêne, encore vaillant aujourd’hui.

 

http://www.theoldrectoryatbroseley.co.uk/bm~pix/vs-much-wenlock~s600x600.jpg

 

 

 

Pourquoi le marathon fait-il 26 miles et 385 yards ?

 

 À cause de la famille royale britannique. La distance fut d’abord de 42 kilomètres (26 miles), mais à un pied de vache près selon les éditions. Le premier marathon moderne fut remporté par le berger grec Spyridon Louis en 1h 58 min 50 s. La distance fut définitivement fixée en 1921, officialisant celle du marathon de Londres en 1908. La famille royale désirait que la course démarrât du château de Windsor pour se terminer face à la loge royale dans le stade olympique. Cette distance fut mesurée avec précision  26 milles et 385 yards soit 42,195 km.

 

Encore aujourd’hui, certains marathoniens crient « Vive la Reine ! » au passage du quarantième kilomètre pour célébrer les derniers 2,195 km, « cadeau » de la famille royale d'Angleterre.

 

On ne saura jamais quelle fut la distance du premier marathon antique. L’histoire de Philippidès mourant après une course Marathon-Athènes ne tient pas la route. Les soldats grecs couraient comme des malades, sur des distances beaucoup plus longues, sans mourir. Hérodote en personne parle d’un marathon de 250 km (Athènes, Sparte et retour).

 

Le Britannique Fauja Singh détient le record pour un homme de plus de 90 ans. À l'âge de 92 ans, en 2003, il termina un marathon à Toronto en 5 h 40 min 01 s7. Le 16 octobre 2011, également à Toronto, il devint le premier centenaire à terminer un marathon, établissant le record du monde pour sa catégorie d'âge en 8 h 25 min 16 s. En 2011, il continue à couvrir « entre 13 km et 16 km par jour à l’entraînement, alternant entre la course et la marche ». Il s’était mis à la course à pied à 88 ans après la mort de sa femme et d’un de ses fils. Y en a, j’vous jure !

 

http://static.guim.co.uk/sys-images/Guardian/About/General/2011/10/19/1319034375018/Fauja-Singh-007.jpg

 

 

 

 

Que dit le souverain britannique à un quidam qu’il vient d’anoblir ?

 

Rien. Il se contente de poser la lame de l’épée sur l’épaule droite, puis sur l’épaule gauche de l’heureux bénéficiaire. Comme on dit en picard,  "et pi ché tout".

 

http://img141.imageshack.us/img141/4632/123fs369739kw0su6.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 06:59

Quels furent les premiers animaux domestiqués par l’homme ?

 

a)     les moutons

b)    les cochons

c)     les rennes

d)    les chevaux

e)     les chiens

 

Les rennes, il y a environ 14000 ans, du côté de la Mongolie. Très généreux, les rennes, car ils fournissaient de la viande, du lait et de la fourrure.


Il en reste aujourd’hui environ trois millions domestiqués en Laponie. En Amérique du Nord, on utilise le terme “ caribou ”. Ce mot de la langue indienne Micmac (xalibou) signifie « celui qui creuse ». Effectivement, les rennes creusent sous la neige pour atteindre le lichen qui constitue la majeure partie de leur nourriture. En septembre 1984, au Québec, environ 10 000 caribous se noyèrentent lors d’une traversée à la chute du Calcaire de la rivière Caniapiscau, un affluent du fleuve Koksoak.


Un renne peut parcourir 5000 km par an et peut courir à près de 80 km/heure.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fd/Caribou.jpg/250px-Caribou.jpg

  

 

D’où viennent les dindes ?

 

Elles sont arrivées en Europe vers 1520, en provenance du Mexique, via l’Espagne. Les Mexicains les appelaient “ guajolote ”, du nahuatl Huexōlōtl. Ce sont des marchands turcs qui les ont vendu à travers l’Europe. La dinde a constitué le repas de Noël dans les riches familles anglaises vers 1585. Élevées en majorité dans le comté de Norfolk, elles parcouraient à pied, chaque année, 160 km pour être vendu au marché de Leadenhall à Londres. La marche durait trois mois. On affublait les volatiles de petites bottes en cuir pour protéger leurs petons. On dit “ turkey ” en anglais, “ dinde ” (ou quelque chose d'approchant) dans la plupart des langues européennes. Les Portugais collent le plus à la vérité avec le mot “ peru ”.


La France est aujourd’hui le deuxième producteur mondial (625000 tonnes), derrière les États-Unis.


Les Stéphanois disent un dinde et une dindonne.


La dinde glougloute. En hébreu, elle dit “ mekarkerim ”.


 

http://www.freslon.com/images/dindebio_escalope.gif

 

 

Jésus est-il né dans une étable ?


Pas du tout. Luc nous dit qu’il fut déposé dans une mangeoire. La première crèche fut construite par Saint François d’Assise dans le petit village de Greccio, dans les Apennins. Elle est toujours visible. Il dessina le bœuf et l’âne, mais ni Marie, ni Joseph, ni les Rois mages :

 

http://www.psalmos.com/francais/assets/images/greccio3.jpg

 

Sa mère n’était pas vierge. Elle était née pure (“ immaculée conception ”). La “ virginité de Marie ” date de 1854.

Jésus de Nazareth est né « avant Jésus-Christ » (en -7 ou -9 avant himself), sous le règne de Hérode. Luc raconte comment, huit jours après sa naissance, il a été nommé « Jésus » et fut circoncis conformément à la loi juive.


Jésus s’exprimait dans un dialecte araméen parlé par les paysans de Galilée et pouvait se servir de l'hébreu liturgique dans les discussions avec les scribes. Il ne semble pas avoir parlé le grec, langue véhiculaire à l’époque.


Jésus a commencé sa vie publique à l’âge de 30 ans, âge de la majorité chez les Juifs.


Lors du chemin de croix, il ne porta pas sa croix mais – ce qui était déjà bien – le patibulum, c’est-à-dire la barre transversale.


 Dans la tradition coranique, Joseph est un cousin de Marie. Jésus (Issa) a été créé par un souffle divin, identique à celui qui a transmis la révélation à Mahomet. Il est un prophète, un saint qui accomplit des miracles. Selon les Ahmadis, il a finit sa vie au Pakistan à l’âge de 80 ans.

 

Le premier film utilisant le personnage de Jésus fut Intolérance de D. W. Griffith.

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 07:00

http://www.litterales.com/images/auteurs/_Sand.jpgLes biographes de Chopin se sont parfois demandés ce que le pianiste et sa vaillante berrichone pouvaient bien faire au lit. Heureusement que la baronne Dudevant (Duderrière, peut-être aussi ?) avait connu le plaisir physique avant le passage dans sa vie du fragile Frédéric, et qu'elle le connaîtrait après.


Chaque fois que je suis allé à Nohant, je me suis fait la réflexion suivante : lorsque George Sand se levait de très bon matin, elle devait faire vivre une vingtaine de personnes par ses écrits : elle-même, ses enfants et son personnel. Plus Chopin, qui eut fort peu d'activités rémunérées durant son existence (il ne donna que deux concerts qui ne lui rapportèrent quasiment rien).

Ici, elle écrit à son nouvel amant Musset. Facile de violer … le code !

 


Je suis très émue de vous dire que j'ai


bien compris l'autre soir que vous aviez


toujours une envie folle de me faire


danser. Je garde le souvenir de votre


baiser et je voudrais bien que ce soit


là une preuve que je puisse être aimée


par vous. Je suis prête à vous montrer mon


affection toute désintéressée et sans cal-

cul, et si vous voulez me voir aussi


vous dévoiler sans artifice mon âme


toute nue, venez me faire une visite.


Nous causerons en amis, franchement.


Je vous prouverai que je suis la femme


sincère, capable de vous offrir l'affection


la plus profonde comme la plus étroite


amitié, en un mot la meilleure preuve


que vous puissiez rêver, puisque votre


âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-


bite est bien longue, bien dure et souvent


difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme


grosse. Accourez donc vite et venez me la


faire oublier par l'amour où je veux me


mettre.

 

http://www.creusois.com/forums/uploads/monthly_10_2009/post-18-1256602255.jpg

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 06:59

http://www.tayoyo.com/wp-content/uploads/2010/11/photos-insolites-sexy-statues-perverses-6.jpgNos grands poètes du Lagarde et Michard n'ont pas écrit que “ Mignonne, allons voir sir la rose ” et “Perette et le pot au lait ”. L'histoire de la mignonne me fut contée par ma mère quand j'avais sept ou huit ans.

Ma connaissance de ce chef-d'œuvre fut donc orale. Gros problème, car plusieurs années durant je me suis demandé ce que pouvait faire un séchoir dans cette invitation amoureuse (Las ! las ses beautez laissé cheoir). Une énigme proche de celle de Séphéro, le fameux soldat de “ La Marseillaise ”.

 

Je te salue, ô vermeillette fante,

 

Qui vivement entre ces flancs reluis;

Je te salue, ô bienheureux pertuis,

Qui rens ma vie heureusement constante!

 

C'est toi qui fais que plus ne me tourmante

L'archer volant qui causoit mes ennuis;

T'aiant tenu quatre nuis,

Je sen sa force en moi desja plus lente.

 

O petit trou, trou mignard, trou velu

D'un poil folet mollement crespelu,

Qui à ton gré domtes les plus rebelles;

 

Tous vers galants devoient, pour t'honorer,

A beaux genoux te venir adorer,

Tenans au poin leurs flambantes chandelles.

 

Pierre de Ronsard

 

 

 

Aimons, foutons, ce sont plaisirs

Qu’il ne faut pas que l’on sépare;

La jouissance et les désirs

Sont ce que l’âme a de plus rare.

D’un vit, d’un con et de deux cœurs,

Naît un accord plein de douceurs,

Que les dévots blâment sans cause.

Amarillis, pensez-y bien :

Aimer sans foutre est peu de chose

Foutre sans aimer ce n’est rien.

 

Jean de la La Fontaine


 

Puisque nous sommes dans l'admirable légèreté de l'être, restons-y avec Pierre Louÿs, un expert majeur en la matière. Je ne résiste pas au plaisir de proposer un de ses textes les plus utiles :

 

Manuel de civilité pour les petites filles
à l'usage des maisons d'éducation


Ne dites pas : "Je vais me branler."
Dites : "Je vais revenir."

Ne dites pas : "J'aime mieux la langue que la queue."
Dites : "Je n'aime que les plaisirs délicats."

Ne dites pas : "J'ai douze godemichés dans mon tiroir."
Dites : "Je ne m'ennuie jamais toute seule."

Ne dites pas : "Elle jouit comme une jument qui pisse."
Dites : "C'est une exaltée."

Ne dites pas : "Sa pine est trop grosse pour ma petite bouche."
Dites : "Je me sens bien petite fille quand je cause avec lui."

Évitez les comparaisons risquées. Ne dites pas : "Dur comme une pine, rond comme une couille, mouillé comme ma fente, salé comme du foutre, pas plus gros que mon petit bouton", et autres expressions qui ne sont pas admises par le dictionnaire de l'Académie.

Glossaire : Nous avons jugé inutile d'expliquer les mots : con, fente, moniche, motte, pine, queue, bitte, couille, foutre (verbe), foutre (subst.), bander, branler, sucer, lécher, pomper, baiser, piner, enfiler, enconner, enculer, décharger, godmiché, gougnotte, gousse, soixante-neuf, minette, mimi, putain, bordel.

Ces mots-là sont familiers à toutes les petites filles. 

 

Pour finir sur une note moins élevée et plus graveleuse, je rappellerai ce dialogue bien connu mettant en scène deux adolescentes :

 

— Je vais voir en queue de train s'il y a des nouvelles têtes dit Émilie.

— Moi je vais faire le contraire, répondit Elodie.

 

http://www.tayoyo.com/wp-content/uploads/2010/11/photos-insolites-sexy-statues-perverses-7.jpg

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 16:00

Divers noms du membre et de la fente dans la langue érotique française 
(sélection parmi prés de 300 recensés par le poète et romancier Marcel Béalu)


L'anchois, l'andouillette, l'anguille, le boute-feu, le bonasse, le bâton, pastoral, d'Adam, de mariage, la bistoquette, la biroute, le braquemart, la balayette infernale, la chandelle, le cognoir, le cordon de St François, le chinois, le chichi, le doigt, du milieu, sans ongle, l'épinette, la défonceuse, le courtaud, le drôle, l'engin, l'épiphénomène, le flageolet, la flûte à moustache, la friandise, le guilleret, le marjolin, le mastoc, l'os à moelle, l'outil à faire la pauvreté, l'outil à faire de la belle joie, le passe-partout, le pommier d'Adam, le persuasif, le petit père, le pendillon, le pilon, le parceque, le paquet de mariage, la pièce du milieu, la péninsule, le pape, le petit frère, le robinet de l'âme, le radin, le redilemoi, le tant pis si je meurs, l'ustensile, le vireton, la vie du con, etc



L'atelier de Vénus, le petit coeur à échasses, l'abricot, l'anneau, l'autel velu, l'ardent, le baba, le barbu, le bénitier, la boite à ouvrage, le bijou, la braguette de peau, le bouton, la brioche, le bonbon, le chignonet, le clapotard, le chat, la conque, le coquelicot charnu, le conin, la cage, le cadran, la cicatrice, le coquillage barbu, le centre des délices, celui qui regarde par le bas, le coeur fendu, le concentrique, l'étui, l'entre-deux, l'enfilé, l'estuaire, l'échancrure, la fève, la fourrure, la frippelippe, la framboise, la fendasse, le frifri, la figue, le grobis, la gripette, le grain de café, l'humanité, le hérisson, le jardin d'amour, le joyau, la jointure, le jardin public, la lanterne, la mâchoire, la motte, le mignon, le mont fendu, le nid, l'oeillet, l'ourlet, l'oeil larmoyant, l'ouvroir, le piège, le paradis terrestre, l'oiseau-lyre, le papillon, le pertuis, le papelardinet, la prâline, le puits d'amour, le régulier, la rose, le ripelu, le rigolard, le soissonnet, la sainte table, la solution de continuité, la souris, le trou de service, la tire-lyre, la tabatière, le trougnouchet, les tendres défilés, le tabernacle, la vestibule, le zinzin, etc.

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 11:24

J'aime beaucoup l'œuvre de Monique Lauray, une artiste gersoise cotée. Je la connais un peu car elle est une vieille amie de mes beaux-parents. C'est une ancienne employée de France Telecom, où elle a travaillé du temps du vrai service public. Elle aide son mari garagiste dans leur très cher village de Montaut-les-Créneaux.


Ce village magnifique est sa principale source d'inspiration. Sa Montagne Sainte Victoire, en quelque sorte.


Depuis longtemps, il y a dans son atelier un tableau que je convoitais, avec bien d'autres admirateurs. Un tableau saisissant inspiré des "milliers, vingt et cent" chantés par Jean Ferrat (dont elle a brossé plusieurs portraits).


Un jour que je lui faisais une demande d'achat pour de bon, elle me répondit que jamais elle ne ferait d'argent avec les victimes des camps de concentration.


Elle a décidé d'offrir cette œuvre au Musée National de la Résistance.


Dans la France de l'homme du Fouquet's, des personnes comme Monique Lauray sont rares.


 

http://moniquelauray.hautetfort.com/media/02/00/1575731429.jpg

 

 

http://moniquelauray.hautetfort.com/media/01/02/4002861293.jpg

 

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http://moniquelauray.hautetfort.com/media/00/02/3094261559.jpg

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 06:51

http://www.actualitte.com/images/actualites/wikipedia.jpgOn se promène de manière aléatoire sur Google et Wikipédia et l’on trouve des choses insolites, troublantes.


L’octogénaire Amaury d’Harcourt a été accusé d’avoir été complice d’un assassinat. Les médias, à l’époque, ont relevé ses origines nobles. Or la famille d’Harcourt est l’une des trois ou quatre plus anciennes familles nobles de France. Est-ce parce que l’esprit de chevalerie coule dans son sang depuis plus de 1000 ans qu’Amaury a fini par se dénoncer ?

Il n’y a pas à dire, mais le buis sent la pisse. C’est un bois qui devient très brillant après polissage. On s’en sert donc pour fabriquer des échiquiers. Le mot buis vient du latin buxeus. J’aime que l’anglais ait forgé son mot directement à partir du latin (box), sans passer par le français. La langue anglaise est coutumière de ce fait. Buxeus a donné son nom à Buxerolles, l’une des banlieues de Poitiers. Une petite ville qui ne sent pas la pisse.

Au Moyen Âge, des bateaux à fond plat faisaient la navette entre Paris et Corbeil pour apporter des denrées et des matériaux de construction. On les apppelait corbeillards. Lors de la grande épidémie de peste, ces bateaux servirent à évacuer les morts et le terme s’appliqua dès lors aux véhicules funéraires. Le corbillard était, dans les pays occidentaux, peint en noir, couleur du deuil, avec éventuellement des ornements blancs (croix, larmes, etc.), argentés ou dorés. Le corbillard et les ornements blancs étaient parfois utilisés pour les jeunes enfants. Pour les véhicules automobiles actuels, la tendance est de remplacer le noir par un gris foncé (le politiquement correct, ne jamais dire les choses tout en les disant).

Le département de la Dordogne est-il plus cul-béni que les autres ? C’est possible. En tout cas, le nom d’un village sur quatre commence par « Saint- ».

J’ai longtemps vécu dans la Somme et j’ai longtemps cru que la ville d’Albert (sous-préfecture de 10000 habitants, troisième ville d’un département encore passablement rural) tirait son nom d’un souverain étranger (belge, allemand, anglais). J’ai donc vérifié … que je me trompais. Albert s’appelait autrefois Ancre ou Encre, du nom de la rivière Ancre. Après la disgrâce de Concini, duc d’Ancre, sous Louis XIII, la petite cité prit une partie du nom de Charles d’Albert de Luynes qui avait racheté les bien de l’aventurier italien. Lorsque Concini fut assassiné, Louis XIII déclara : « Enfin, je suis roi ! »

Puisqu’on est dans les villes, Boulogne-Billancourt doit son nom à Boulogne-sur-Mer. Le Boulogne parisien s’appelait autrefois Les Menus. Au IXe siècle, y fut installé le gibet royal, ce qui assurait aux Parisiens une marche tonique pour aller voir les pendus. Le village devint un haut lieu de viticulture. Le vieux roi Philippe le Bel, fatigué de se rendre en pèlerinage à Notre-Dame-de-Boulogne-sur-Mer, fit construire une réplique en modèle réduit de l’église du port sur la Manche.

La ville où je suis né s’est appelée Hénin-Liétard au XIVè siècle. Sans parler de la période révolutionnaire durant laquelle la ville s’appela brièvement « Humanité », la ville connut des appellations différentes : vers 950/960, par exemple, Hennium, Henninium ou Heninium. Ce nom avait très vraisemblablement à voir avec « hennir », ce qui explique les armoiries de la ville. La ville s’appela également St Martinus de Henain. Originaire de Hongrie, le saint au manteau coupé en deux passa dans le coin. Au XIIIe siècle, la ville s’appelle Hanin-le-Liétard, d’après seigneur Liétard.

 

Je sens que je vous lasse avec ma ville natale. Alors, je reviens au département de la Somme, à Amiens plus précisément. Il y a dans cette ville une rue des Corps-nus-sans-tête. Il s’agirait de croisés dont les méchants infidèles auraient renvoyé les corps, nus dans leur linceul, et sans tête. Gore, les infidèles !

 

En Amérique du Nord, la numérotation des rues par la distance est la plus fréquente, comme à Hénin-Liétard (désormais Hénin-Beaumont) aujourd’hui, d’ailleurs. En conséquence, des nombres à 4 ou 5 chiffres ne sont pas rares. Dans les villes où les rues forment une grille, la numérotation est séquentielle par bloc : les adresses vont de 100 en 100 à chaque jonction, afin de les lier au numéro de voies. Par exemple, un bâtiment situé 900 Kennedy Avenue sera situé à la jonction entre Kennedy Avenue et 9th Street. En France, nous devons tout à Napoléon. Il numérota les bâtiments pour aider ses soldats à retrouver les maisons où ils étaient cantonnés. Victor Hugo n’avait pas besoin de numéro pour sa maison : il fut le premier Français à résider dans une rue portant son nom. Quand on lui écrivait, on inscrivait sur l’enveloppe : « À Monsieur Victor Hugo, en son avenue, Paris ». La classe de chez classe !

 

L’expression « Chauffe Marcel » fut popularisée par Jacques Brel (tout comme « too much, c’est too much ». Excellente expression pour encourager les timides dans leurs approches amoureuses. Comme « En voiture, Simone ! ». Dans la chanson “ Vesoul ” (1968), on entend Brel encourager Marcel Azzola (link), le grand accordéoniste qui l’accompagnait pour l’occasion : « Chauffe Marcel, chauffe ! » (Ici, Azzola dans une version instrumentale : link). Brel a popularisé une expression qui avait été lancée par d’autres. Entre 1960 et 1964, les humoristes humoristes Dupont et Pondu se vannaient d’un « Chauffe Marcel » en jouant de l’accordéon. En 1966, l’expression fut reprise par Les Charlots dans leur chanson “ Je dis n’importe quoi, je fais tout ce qu’on me dit ”. Quant à “ En voiture, Simone ”, l’expression date de 1929. En 1929, une demoiselle de 19 ans qui s'appelait Simone Louise de Pinet de Borde des Forest a passé son permis de conduire. En 1930, elle s’est rapidement lancée avec succès dans la compétition sous le regard émerveillé des connaisseurs. Dans son émission “ Intervilles ” (années soixante, Guy Lux a repris cette apostrophe adressée à sa comparse Simone Garnier (« c’est toi qui conduis, c’est moi qui klaxonnes »).

 

Datant du XVIIIe siècle, “ Au clair de la lune ” est, au départ, une chanson très grivoise (la première partouze pour enfants), comme l’attestent les paroles dans leur ensemble :

Au clair de la lune,

Mon ami Pierrot,

Prête-moi ta plume

Pour écrire un mot.

Ma chandelle est morte,

Je n'ai plus de feu,

Ouvre-moi ta porte,

Pour l'amour de Dieu.

Au clair de la lune

Pierrot répondit :

Je n'ai pas de plume,

Je suis dans mon lit.

Va chez la voisine,

Je crois qu'elle y est,

Car dans sa cuisine

On bat le briquet.

Au clair de la lune

Trois petits coquins

Sautent dans les plumes

Comme trois petits vilains

Au lieu de dormir

Les petits lutins

Veulent encore rire

Jusqu’au petit matin.

Au clair de la lune,

Je crois qu’il est temps,

De poser sa plume

Pour un petit moment.

Au clair de la lune

Volons vers les cieux

Écoutons la lune

Et fermons les yeux.

Écoutons la lune

Et fermons les yeux
…

 

Idem pour “ Frères Jacques ”. Le Jacques était le “ Dick ” anglais : le zizi. En ch’ti, cela donne ceci :

Frérot Jacques (bis)

I dort cor ! (bis)

Fais toquer chés cloques ! (bis)

Ding Deng Dong! (bis)

 

Puisqu’on est dans le sexe, restons-y. Henri IV eut huit bâtards officiels (et six enfants légitimes). Il les fit élever tous ensemble, au château de Saint-Germain-en-Laye (sympa, le bon roi Henri). Louis XIV en eut seize (dont huit légitimés) et Louis XV douze. Tous ses enfants adultérins, autres que Charles de Vintimille, naquirent de jeunes filles non mariées, appelées les « petites maîtresses ». Hanté par les mauvais souvenirs liés aux bâtards de son arrière-grand-père, Louis XV se refusa toujours à les légitimer. Il subvint à leur éducation et s'arrangea pour leur donner une place honorable dans la société, mais ne les rencontra jamais à la cour.

 

Autant Maître Kanter est un mythe (le fondateur de cette brasserie s’appelait Hanus !), autant la famille Killian a existé et brassait au milieu du XIXe siècle.

 

Se cherchant un pseudonyme, Simone Roussel fut ébloui par le nom d’une banque. Elle devint Michèle Morgan. Déjà furieusement de gauche.

 

http://www.brisbanegrammar.com/blogs/library/wp-content/uploads/2010/07/Wikipedia-PM-cartoon.jpg

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 15:59

Quel est le bois le plus dur ?

Le balsa. Plus costaud que le chêne ou le pin. Tout en étant léger et cassant, comme les aéromodélistes l’apprennent vite à leur dépens. « Un balsa », c’est un radeau en espagnol (les Indiens d’Amazonie l’utilisent à cet effet ; le Kon Tiki était en balsa).

Le balsa pousse en climat tropical et en altitude. Les termites ne l’attaquent pas.

L’armée étatsunienne met au point un véhicule en mousse, carbone et copeaux de balsa :

http://gizmodo.com/assets/resources/2007/09/balsa-humvee.jpg

 

Que vous arrive-t-il si vous suçotez votre crayon ?

Rien. Il n’y a pas de plomb dans les crayons, mais du graphite qui est du carbone à l’état pur, et un peu de kaolin. Le crayon tel que nous le connaissons a été mis au point par l’Allemand Joseph Hardtmuth en 1792 (son pays disposait d’importants gisements de graphite). On se servait de mines de plomb il y a 2000 ans pour écrire sur du papyrus. Le grand philosophe étatsunien Henry Thoreau fut le premier à faire flamber du graphite pour produire une mine de crayon.

La dureté des mines est définie par une échelle qui va de 1 à 20. Un crayon de dureté moyenne peut être taillé 17 fois et écrire 45000 mots ou tracer une ligne de 50 km de long. Pendant des dizaines d’années, les instituteurs anglais refusèrent la gomme à effacer en bout de crayon car elle « encourageait la paresse ». Aujourd’hui, cette gomme est principalement constituée d’huile végétale.

Le premier crayon de maquillage fut mis au point en 1927 par la firme allemande Schwan.

Roald Dahl (Charlie et la chocolaterie) écrivit tous ses livres, dans une cabane miteuse au fond du jardin, à l’aide d’un crayon jaune.

La technique des trois crayons consiste à dessiner avec trois crayons de tons et valeurs différents, la pierre noire de ton foncé, la sanguine de ton moyen et la craie blanche de ton clair, sur un papier teinté, en général gris-bleu ou brun. La pierre noire donne les lignes principales du dessin et les ombres, la sanguine donne les couleurs et la craie blanche sert à indiquer les zones de lumière. Cette technique fut prisée au XVIIIe siècle par des artistes comme François Boucher, ou Antoine Watteau.


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/92/Watteau_jeune_fille.jpg

 

Où vivaient les hommes des cavernes ?

Évidemment pas dans les cavernes. Jusqu’au XXe siècle, les historiens européens ne se sont guère intéressés à cette période et ils ont installé les populations du paléolithiques dans des cavernes pour se simplifier la vie. L’homme préhistorique n’était pas un gros poilu stupide et agressif, portant un gourdin à la main et traînant ses conquêtes féminines par les cheveux. Jamais il ne vécut dans les parties reculées de grottes qui, d’ailleurs, n’existaient pas dans la plupart des endroits où il vivait (comme en Afrique de l’Est). L’homme préhistorique s’est parfaitement adapté à la baisse de température des périodes glaciaires et n’eut jamais à affronter des dinosaures qui avaient disparu des millions d’années avant son apparition.  La terre ne comptait que 5 millions d’habitants il y a 10000 ans.

Notre ancêtre était un chasseur nomade. Il utilisait, éventuellement, des cavernes pour des cérémonies funèbres, pour entrer en relation avec l’au-delà ou pour cuire de la nourriture.

On a répertorié 277 sites d’art pictural dans les cavernes d’Europe (comme Altamira, Lascaux, Creswell Crags). Les dessins les plus anciens datent d’environ 40000 ans (la peinture n’étant pas organique, le carbone 14 ne peut la dater avec précision).

Aujourd’hui, une quarantaine de millions de Chinois sont partiellement troglodytes. Ils vivent dans des maisons-grottes (yáo dòng), des habitations caractérisées par une structure en voûte de plein cintre. On en trouve un certain nombre en Touraine, en Capadoce, en Andalousie, au Nouveau-Mexique et dans les Îles Canaries.

Yadong ancien :

http://www.chine-informations.com/usb/images/upload/1512416161_7f401dd5c5_o(2).jpg

 

Yadong moderne :


http://chinablog.cc/wp-content/gallery/residential/yaodong/multi-2.gif

 

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