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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 19:48

http://www.unhumangeek.com/wp-content/uploads/2011/02/plagiat.jpg


Selon Marianne.fr, Rama Yade s'est plus qu'inspirée d'un ouvrage de Jean-Michel Muglioni, vice-président de la Société Française de Philosophie, pour publier son dernier ouvrage.

 

La prochaine fois, l'ancien ministre se payera un meilleur nègre...

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 15:55
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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 07:16

Relevé dans le n° 3224 :

 

Ouvrez un quotidien par exemple : vous y verrez un grand nombre d'immolations en ce moment. Je sais, les marchés flambent aussi. Un symptôme : l'immolation d'un professeur, c'est dix lignes dans les faits divers, le brasier des marchés, c'est la une et un dossier complet. TOUPIN COURRIEL

 

4226---copie.jpg

 

 

 

Ne me demandez pas le pourquoi de l'illustration ci-dessus. Private joke !

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 16:11

http://www.cinereves.com/photos/ROBERT%20LAMOUREUX%20PIAF%201.JPGNous ne nous connaissions pas, mais il se trouve que Robert Lamoureux et moi étions très vaguement apparentés*.

 

Comme tout le monde, je l'ai découvert dans les années cinquante, avec ses sketches comme "Le canard était to

ujours vivant" ou ses films (Papa, Maman, la bonne et moi).

 

Bien sûr, il s'agissait d'un humour des familles, comme on disait à l'époque, mais l'humour fin de quelqu'un qui avait de l'esprit et beaucoup de tendresse.

 

Dans les années soixante-dix, ses films sur la Septième Compagnie ont fait mourir de rire tout une génération de potaches. J'ai encore en mémoire ces ados capables de réciter par coeur des pans entiers des dialogues cultes ("Ôte ton falzaaar").

 

Lorsque j'écoute les humoristes d'aujourd'hui, par delà Coluche et Desproges qui, eux, furent capables et osèrent opérer une véritable rupture épistémologique, je me dis que l'humour français n'a pas du tout progressé depuis Lamoureux.

 

Il eut une fin de vie très douloureuse, dans la plus grande discrétion. Il perdit sa femme, un de ses fils et l'usage de ses jambes. Mais il ne perdit pas la tête et fut donc très conscient de ce qui lui arrivait.

 

Cette disparition me touche énormément.

 

 

 

 

*Nous avons tous dans notre parentèle un roi et un pendu...

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 06:00

http://www.poster.net/degas-edgar/degas-edgar-illustration-from-la-maison-tellier-by-guy-de-maupassant-1933-1218152.jpgMaupassant aimait beaucoup l'eau. Il aimait aussi beaucoup les femmes. Alors, les femmes au bord de l'eau...


Toutes choses étant égales par ailleurs, ce poème magnifique a connu avec la censure les problèmes que j'ai rencontrés avec nouvelobs.com. Je rappelle que j'ai un jour publié un long texte sur les maladies, les tares, les comportements bizarroïdes de la famille royale anglaise. Sans le moindre problème, sans aucune réaction de lecteurs. J'eus l'idée saugrenue de republier ce texte à l'occasion de la sortie du Roi bègue. Bien mal m'en prit : trois bègues hargneux exigèrent et obtinrent ma tête, plus exactement que mon blog disparaisse de l'affichage sur la la page d'accueil de nouvelobs.com, ce qui revenait à une censure honteuse parce que déguisée. On me proposa de faire amende honorable, ce que je refusai avant de migrer vers overblog (link).

 

 

"Au bord de l'eau" parut dans la République des Lettres du 20 mars 1876 sous le pseudonyme de Guy de Valmont. Sa publication ne provoqua aucune réaction outragée, mais quand, en novembre 1879, la Revue moderne et naturaliste, le republia sous le titre "Une fille",  le tribunal d'Étampes estima que cette pièce portait atteinte aux bonnes mœurs et fit ouvrir une information judiciaire. Il fallut alors à Maupassant le soutien de Flaubert pour ne pas passer en justice. Cet incident juridique fit connaître le futur auteur d'Une vie au grand public.


Tout ceci pour dire que la censure n'a que peu à voir avec l'objet censuré, mais avec le contexte qui l'a vu naître et sur lequel elle s'appuie.


 

I

Un lourd soleil tombait d'aplomb sur le lavoir ;


Les canards engourdis s'endormaient dans la vase,


Et l'air brûlait si fort qu'on s'attendait à voir


Les arbres s'enflammer du sommet à la base.


J'étais couché sur l'herbe auprès du vieux bateau


Où des femmes lavaient leur linge.

Des eaux grasses,


Des bulles de savon qui se crevaient bientôt


S'en allaient au courant, laissant de longues traces.


Et je m'assoupissais lorsque je vis venir,


Sous la grande lumière et la chaleur torride,


Une fille marchant d'un pas ferme et rapide,


Avec ses bras levés en l'air, pour maintenir 


Un fort paquet de linge au-dessus de sa tête.


La hanche large avec la taille mince, faite


Ainsi qu'une Vénus de marbre, elle avançait


Très droite, et sur ses reins, un peu, se balançait.


Je la suivis, prenant l'étroite passerelle


Jusqu'au seuil du lavoir, où j'entrai derrière elle.



Elle choisit sa place, et dans un baquet d'eau,


D'un geste souple et fort abattit son fardeau.


Elle avait tout au plus la toilette permise ;


Elle lavait son linge ; et chaque mouvement


Des bras et de la hanche accusait nettement,


Sous le jupon collant et la mince chemise,


Les rondeurs de la croupe et les rondeurs des seins.


Elle travaillait dur ; puis, quand elle était lasse,


Elle élevait les bras, et, superbe de grâce,


Tendait son corps flexible en renversant ses reins.


Mais le puissant soleil faisait craquer les planches ;

Le bateau s'entr'ouvrait comme pour respirer.


Les femmes haletaient ; on voyait sous leurs manches


La moiteur de leurs bras par place transpirer


Une rougeur montait à sa gorge sanguine.


Elle fixa sur moi son regard effronté,


Dégrafa sa chemise, et sa ronde poitrine


Surgit, double et luisante, en pleine liberté,


Écartée aux sommets et d'une ampleur solide.


Elle battait alors son linge, et chaque coup


Agitait par moment d'un soubresaut rapide


Les roses fleurs de chair qui se dressent au bout.



Un air chaud me frappait, comme un souffle de forge,


A chacun des soupirs qui soulevaient sa gorge.


Les coups de son battoir me tombaient sur le coeur !


Elle me regardait d'un air un peu moqueur ;


J'approchai, l'oeil tendu sur sa poitrine humide


De gouttes d'eau, si blanche et tentante au baiser.


Elle eut pitié de moi, me voyant très timide,


M'aborda la première et se mit à causer.


Comme des sons perdus m'arrivaient ses paroles.


Je ne l'entendais pas, tant je la regardais.


Par sa robe entr'ouverte, au loin, je me perdais,


Devinant les dessous et brûlé d'ardeurs folles ;


Puis, comme elle partait, elle me dit tout bas


De me trouver le soir au bout de la prairie.



Tout ce qui m'emplissait s'éloigna sur ses pas ;


Mon passé disparut ainsi qu'une eau tarie :


Pourtant j'étais joyeux, car en moi j'entendais


Les ivresses chanter avec leur voix sonore.


Vers le ciel obscurci toujours je regardais,


Et la nuit qui tombait me semblait une aurore !



II


Elle était la première au lieu du rendez-vous.


J'accourus auprès d'elle et me mis à genoux,


Et promenant mes mains tout autour de sa taille


Je l'attirais. Mais elle, aussitôt, se leva


Et par les prés baignés de lune se sauva.


Enfin je l'atteignis, car dans une broussaille


Qu'elle ne voyait point son pied fut arrêté.



Alors, fermant mes bras sur sa hanche arrondie,


Auprès d'un arbre, au bord de l'eau, je l'emportai.


Elle, que j'avais vue impudique et hardie,


Était pâle et troublée et pleurait lentement,


Tandis que je sentais comme un enivrement


De force qui montait de sa faiblesse émue.



Quel est donc et d'où vient ce ferment qui remue


Les entrailles de l'homme à l'heure de l'amour ?



La lune illuminait les champs comme en plein jour.


Grouillant dans les roseaux, la bruyante peuplade


Des grenouilles faisaient un grand charivari ;


Une caille très loin jetait son double cri,


Et, comme préludant à quelque sérénade,


Des oiseaux réveillés commençaient leurs chansons.


Le vent me paraissait chargé d'amours lointaines,


Alourdi de baisers, plein des chaudes haleines


Que l'on entend venir avec de longs frissons,


Et qui passent roulant des ardeurs d'incendies.


Un rut puissant tombait des brises attiédies.


Et je pensai : "Combien, sous le ciel infini,


Par cette douce nuit d'été, combien nous sommes


Qu'une angoisse soulève et que l'instinct unit


Parmi les animaux comme parmi les hommes.

"
Et moi j'aurais voulu, seul, être tous ceux-là !



Je pris et je baisai ses doigts ; elle trembla.


Ses mains fraîches sentaient une odeur de lavande


Et de thym, dont son linge était tout embaumé.


Sous ma bouche ses seins avaient un goût d'amande


Comme un laurier sauvage ou le lait parfumé


Qu'on boit dans la montagne aux mamelles des chèvres.


Elle se débattait ; mais je trouvai ses lèvres :


Ce fut un baiser long comme une éternité


Qui tendit nos deux corps dans l'immobilité.


Elle se renversa, râlant sous ma caresse ;


Sa poitrine oppressée et dure de tendresse,


Haletait fortement avec de longs sanglots ;


Sa joue était brûlante et ses yeux demi-clos,


Et nos bouches, nos sens, nos soupirs se mêlèrent.


Puis, dans la nuit tranquille où la campagne dort,


Un cri d'amour monta, si terrible et si fort


Que des oiseaux dans l'ombre effarés s'envolèrent.


Les grenouilles, la caille, et les bruits et les voix


Se turent ; un silence énorme emplit l'espace.


Soudain, jetant aux vents sa lugubre menace,


Très loin derrière nous un chien hurla trois fois.



Mais quand le jour parut, comme elle était restée,


Elle s'enfuit. J'errai dans les champs au hasard.


La senteur de sa peau me hantait ; son regard


M'attachait comme une ancre au fond du coeur jetée.


Ainsi que deux forçats rivés aux mêmes fers,


Un lien nous tenait, l'affinité des chairs.



III


Pendant cinq mois entiers, chaque soir, sur la rive,


Plein d'un emportement qui jamais ne faiblit,


J'ai caressé sur l'herbe ainsi que dans un lit


Cette fille superbe, ignorante et lascive.


Et le matin, mordus encor du souvenir,


Quoique tout alanguis des baisers de la veille,


Dès l'heure où, dans la plaine, un chant d'oiseau s'éveille,


Nous trouvions que la nuit tardait bien à venir.



Quelquefois, oubliant que le jour dût éclore,


Nous nous laissions surprendre embrassés, par l'aurore.


Vite, nous revenions le long des clairs chemins,


Mes deux yeux dans ses yeux, ses deux mains dans mes mains.


Je voyais s'allumer des lueurs dans les haies,


Des troncs d'arbre soudain rougir comme des plaies,


Sans songer qu'un soleil se levait quelque part,


Et je croyais, sentant mon front baigné de flammes,


Que toutes ces clartés tombaient de son regard.


Elle allait au lavoir avec les autres femmes ;


Je la suivais, rempli d'attente et de désir.


La regarder sans fin était mon seul plaisir,


Et je restais debout dans la même posture,


Muré dans mon amour comme en une prison.


Les lignes de son corps fermaient mon horizon ;


Mon espoir se bornait aux noeuds de sa ceinture.
J

e demeurais près d'elle, épiant le moment


Où quelque autre attirait la gaieté toujours prête ;


Je me penchais bien vite, elle tournait la tête,


Nos bouches se touchaient, puis fuyaient brusquement.


Parfois elle sortait en m'appelant d'un signe ;
J

'allais la retrouver dans quelque champ de vigne


Ou sous quelque buisson qui nous cachait aux yeux.


Nous regardions s'aimer les bêtes accouplées,


Quatre ailes qui portaient deux papillons joyeux,


Un double insecte noir qui passait les allées.


Grave, elle ramassait ces petits amoureux


Et les baisait.

Souvent des oiseaux sur nos têtes


Se becquetaient sans peur, et les couples des bêtes


Ne nous redoutaient point, car nous faisions comme eux.



Puis le coeur tout plein d'elle, à cette heure tardive


Où j'attendais, guettant les détours de la rive,


Quand elle apparaissait sous les hauts peupliers,


Le désir allumé dans sa prunelle brune,


Sa jupe balayant tous les rayons de Lune


Couchés entre chaque arbre au travers des sentiers,


Je songeais à l'amour de ces filles bibliques,


Si belles qu'en ces temps lointains on a pu voir,


Éperdus et suivant leurs formes impudiques,


Des anges qui passaient dans les ombres du soir.



IV


Un jour que le patron dormait devant la porte,


Vers midi, le lavoir se trouva dépeuplé.


Le sol brûlant fumait comme un boeuf essoufflé


Qui peine en plein soleil ; mais je trouvais moins forte


Cette chaleur du ciel que celle de mes sens.


Aucun bruit ne venait que des lambeaux de chants


Et des rires d'ivrogne, au loin, sortant des bouges,


Puis la chute parfois de quelque goutte d'eau


Tombant on ne sait d'où, sueur du vieux bateau.


Or ses lèvres brillaient comme des charbons rouges


D'où jaillirent soudain des crises de baisers,


Ainsi que d'un brasier partent des étincelles,


Jusqu'à l'affaissement de nos deux corps brisés.


On n'entendait plus rien hormis les sauterelles,


Ce peuple du soleil aux éternels cris-cris


Crépitant comme un feu parmi les prés flétris.
Et nous nous regardions, étonnés, immobiles,


Si pâles tous les deux que nous nous faisions peur ;


Lisant aux traits creusés, noirs, sous nos yeux fébriles,


Que nous étions frappés de l'amour dont on meurt,


Et que par tous nos sens s'écoulait notre vie.



Nous nous sommes quittés en nous disant tout bas


Qu'au bord de l'eau, le soir, nous ne viendrions pas.



Mais, à l'heure ordinaire, une invincible envie


Me prit d'aller tout seul à l'arbre accoutumé


Rêver aux voluptés de ce corps tant aimé,


Promener mon esprit par toutes nos caresses,


Me coucher sur cette herbe et sur son souvenir.



Quand j'approchai, grisé des anciennes ivresses,


Elle était là, debout, me regardant venir.



Depuis lors, envahis par une fièvre étrange,


Nous hâtons sans répit cet amour qui nous mange


Bien que la mort nous gagne, un besoin plus puissant


Nous travaille et nous force à mêler notre sang.


Nos ardeurs ne sont point prudentes ni peureuses ;


L'effroi ne trouble pas nos regards embrasés ;


Nous mourons l'un par l'autre, et nos poitrines creuses


Changent nos jours futurs comme autant de baisers.


Nous ne parlons jamais. Auprès de cette femme


Il n'est qu'un cri d'amour, celui du cerf qui brame.


Ma peau garde sans fin le frisson de sa peau


Qui m'emplit d'un désir toujours âpre et nouveau,


Et si ma bouche a soif, ce n'est que de sa bouche !


Mon ardeur s'exaspère et ma force s'abat


Dans cet accouplement mortel comme un combat.


Le gazon est brûlé qui nous servait de couche,


Et désignant l'endroit du retour continu,


La marque de nos corps est entrée au sol nu.



Quelque matin, sous l'arbre où nous nous rencontrâmes,


On nous ramassera tous deux au bord de l'eau.


Nous serons rapportés au fond d'un lourd bateau,


Nous embrassant encore aux secousses des rames.


Puis, on nous jettera dans quelque trou caché,


Comme on fait aux gens morts en état de péché.



Mais alors, s'il est vrai que les ombres reviennent,


Nous reviendrons, le soir, sous les hauts peupliers,


Et les gens du pays, qui longtemps se souviennent,


En nous voyant passer, l'un à l'autre liés,


Diront, en se signant, et l'esprit en prière :


"Voilà le mort d'amour avec sa lavandière."

 

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 14:59

http://www.lefestin.net/sites/default/files/u17/matteo_bandello.jpgLe saviez-vous ?


L’argument de la pièce de Shakespeare fut conçu en Lot-et-Garonne, dans le joli petit village de Bazens plus précisément.


À Bazens, résida Mathieu Bandello, auteur de centaines de nouvelles et autres récits.


Proche de la famille Sforza, secrétaire de César Fregoso, assassiné en 1541, il émigre en Guyenne. En 1550, le roi Henri II le nomme évêque d’Agen. Il s’agit de chauffer la place pour un autochtone trop jeune pour accéder aux fonctions épiscopales. Bandello démissionne au bout de cinq ans d’un contrat qu’il a rempli du bout des doigts et il se consacre à l’écriture.


Dans la veine boccacienne, il publie plusieurs recueils de nouvelles qui connaissent un grand succès.


Pierre Boaistuau (éditeur de Marguerite de Navarre) traduit six d’entre elles, dont Roméo et Juliette, qu’il fait ainsi connaître à l’Europe. François de Belleforest en traduira dix-huit autres sous le titre d’« Histoires tragiques extraites des œuvres italiennes de Bandel et mises en langue française ».


Voilà pourquoi je pense à Roméo et Juliette chaque fois que je me rends à Bazens pour acheter un alcool et une liqueur de poire à me damner (l’adresse du fournisseur à qui me la demandera gentiment).

 

Est-il besoin de préciser que la ravissante église de Bazens est moins connue que le balcon de Vérone ?


 

 

PS : sur la photo, je trouve que Bandello a à la fois une bonne tête d'archevêque distancié et d'auteur de romances d'amour.

 

 

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 05:47

Robert Clive fut LE grand bâtisseur d’empire anglais. Il prit Calcutta au nabab du Bengale en 1757 et chasse les Français des ports du Gange. Il accumula une fortune colossale grâce à sa position de gouverneur. Accueilli en héros à son retour au pays, il dut répondre, six ans plus tard devant le Parlement, de ses crimes de barbarie et concussion. Le Parlement le déclara innocent, vu les services rendus à la patrie. Il resta obsédé par l’idée d’être à nouveau inculpé et se suicida en 1774, à l’âge de 49 ans, d’une balle dans la tête après avoir pris de l’opium.

(Pudor).

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4f/Clive.jpg

 

Né en 1967, Kurt Cobain avait quelque mépris pour ceux de ses collègues qui s’étaient suicidés « par mégarde », c’est-à-dire par surdose de drogue (Joplin, Hendrix, Morrison). Lui voulait un suicide annoncé et sans bavure. Ce pilier de la scène grunge fut traumatisé par le divorce de ses parents, puis renié par sa mère. En 1992, il épouse la chanteuse Courtney Love, dont il a une fille. Dépressif, héroïnomane, il se tue d’une balle dans la tête loin des siens, à Seattle, le 5 avril 1994. Dans une lettre d’adieu, il avait écrit : « Mieux vaut brûler franchement que s'éteindre à petit feu ».

(Impatienta doloris).

http://www.koreus.com/files/200406/kurtcobain.jpg

 

Quel beau nom que celui d’Ernest Cœurderoy ! Né en 1825 à Avallon, ce médecin, fils de médecin professa toute sa vie des idées d’extrême-gauche, des « opinions révolutionnaires socialistes intransigeantes ». Il ne se remit jamais de l’échec de février 1848 et du sang ouvrier versé sur les barricades de juin. Après la manifestation du 13 juin 1949, il s’enfuit en Suisse et est condamné par contumace à la déportation par la Haute Cour de Versailles. Expulsé de Suisse puis de Belgique, il décrira plus tard cette expérience dans Jours d'exil. Il réside ensuite deux ans en Angleterre. Il refuse l’amnistie en 1859. « Je me suiciderai parce que je suis libre », avait-il annoncé. Dans une crise de dépression nerveuse ou de folie, il tente d’abord de suicider sa femme en la poursuivant dans leur jardin avec un pistolet. Elle réussit à se sortir de ce mauvais pas et à aller chercher du secours. Quand elle revient à la maison, son mari s'est ouvert les veines sur le lit conjugal. Il avait 37 ans.

(Furor).

 

http://www.ephemanar.net/imagesdeux/coeurderoy_e.jpg

 

 

Né en 1868, Bob Cole fut le premier Noir étatsunien à monter une comédie musicale entièrement noire. Atteint par les campagnes racistes lancés contre lui, il se noya le 2 août 1911 à l’âge de 48 ans. Avant cela, il avait composé plus de 200 chansons et avait lutté avec succès contre l’image du « bon nègre » dans les comédies musicales.

(Impatienta doloris).


http://www.africanafrican.com/negroartist/THEATRE%20AND%20MOVIES/slides/BOB%20COLE.jpg

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 19:00

http://poezibao.typepad.com/flotoir/images/210505lecteur.jpgUne nouvelle rubrique.


L'exercice est un peu vain, mais si je devais qualifier d'un mot Télérama, je dirais qu'il s'agit d'une publication intelligente.


Chacun a dans son entourage des lecteurs fidèles de Télérama qui n'ont pas la télévision et qui, donc, le lisent pour son contenu culturel.


À hebdomadaire intelligent, lecteurs intelligents (moi non plus, comme disait Gainsbourg). Je me délecte régulièrement du contenu du courrier des lecteurs, des lettres courtes et cinglantes en particulier. De merveilleux condensés de persiflage et d'esprit à l'état pur.


Dans le n° 3322, j'ai relevé ceci :


Enfin un exemple d'intégration réussie ! Sur France Inter, vers 10 heures, le nouveau prix Nobel de médecine était luxembourgeois; à 11 heures, il était franco-luxembourgeois ; à 14 heures, il était français... (Alain).


Et le n° 1, le numéro 1 de la PJ lyonnaise ? C'est qui ? On n'en sait rien. Il est peut-être … aveugle ? Sourd ? Muet ? Sûrement. En tout cas invisible. C'est incroyable, mais vrai. Nina Schmidt.


Drôle de monde où l'on "gère" les enfants et où l'on "rassure" les marchés... (B. Mériaux).

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 13:57

http://www.stephanegillet.com/wp-content/uploads/2010/04/Le-hasard-est-partout.jpgRue 89 annonce un numéro spécial intitulé « Sérendipité » (link).

 

 

Comme il n’y a pas un Français sur mille qui connaisse le sens de ce mot, qui n’existe pas dans notre langue, Rue 89, en bonne paresseuse intellectuelle, explique ceci :

 

"Bien souvent, au lieu de leur servir un menu déjà réchauffé par les autres médias, nous comptons sur eux pour céder aux délices de la « sérendipité », de l'anglais « serendipity », soit « le fait de trouver ce qu'on ne cherchait pas »."

 

Ça leur aurait fait mal aux seins de chercher un titre original en français. Alors, ils ont créé un calque à partir du mot anglais « serendipity » qui signifie effectivement faire par hasard des découvertes heureuses alors qu’on cherchait quelque chose d’autre.

 

Le plus drôle est que ce mot, en anglais, a failli ne jamais exister. Ce terme fut crée au XVIIIe siècle par l’homme politique et écrivain Horace Walpole, qui s’était inspiré d’un conte persan Voyages et aventures des trois princes de Serendip, où les héros faisaient des découvertes extraordinaires par accident, ou grâce à leur intelligence. Serendip étant le nom fictif de Ceylan, actuel Sri Lanka. Le conte en question inspira le Zadig de Voltaire, bien connu du ministre Frédérc Lefebvre (link).

 

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 06:22

Pourquoi les flamants sont-ils roses ?


Parce qu'ils consomment des algues vertes en grande quantité. Les flamants mangent des crevettes, mais celles-ci tirent leur couleur rose des algues, qui peuvent être rouges, violettes, marron, jaunes, orange. Les flamants (Phoenicopterus roseus) tirent leur nom du brillant de leur couleur (latin flamma, provençal flamenc). Ils sont monogames. Les femelles ne pondent qu'un œuf par an, œuf couvé alternativement par le papa et la maman. L'incubation dure trente jours. Avec les pigeons, les flamants (mâles et femelles) sont les seuls oiseaux qui produisent du lait (dans leur gorge) pour nourrir leurs petits.


Pline l'Ancien estimait que la langue de flamant était l'un des mets les plus délicats qui fût. Les flamants dorment sur une patte. Ils peuvent vivre jusqu'à 50 ans. Ils se protègent contre les prédateurs (le marabout et les employés des zoos sont ses pires ennemis) en vivant au bord de lacs très riches en soude et en sel, ce qui dissuadent les autres animaux. Le bec du flamant rose est muni de fanons qui lui permettent de filtrer la vase.

 

http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/2010/04/09/photo_1270811260852-1-0_w350.jpg

 

 

De quelle couleur est la panthère ?

 

"La" panthère, cela n'existe pas. Depuis 3 millions d'années, la panthère, que l'on appelle aussi léopard, ne nous a pas livré tous ses secrets. La famille actuelle rassemble 37 espèces. La lignée des félins aurait fait son apparition il y a 25 millions d'années environ ; le plus vieux fossile connu est proailurus, de petite taille et arboricole. La lignée conduisant à la panthère est apparue il y a environ 5 millions d'années. Le genre panthera lui-même serait apparu il y a 2 millions d'années. Le mot panthère vient probablement du sanskrit pandarah signifiant jaune et blanchâtre. En grec, le mot est devenu panthera, signifiant félin.

 

Au moyen-âge, la panthèree est considérée comme un animal doux et à l'odeur agréable. Selon la classification scientifique, tous les gros chats sont des panthères. Le lion est panthera leo, le tigre panthera tigris, le léopard panthera pardus et le jaguar pantera onca. Les espèces les plus répandues sont le léopard noir (Afrique, Asie) et les jaguars noirs (Amérique du Sud). Aucune panthère n'est réellement noire. Les panthères "blanches" sont en fait des léopards ou des jaguars albinos.

 

http://cannes.glowria.fr/images/pantheres_1.jpg

 

Certains animaux voient-ils rouges ?


Jamais. Cette légende a été popularisé par l'écrivain anglais de la Renaissance John Lily : "Qui se trouve devant un éléphant ne doit pas porter pas de couleurs brillantes ; qui se trouve devant un bœuf ne doit pas porter de rouge."


Les rats, les hippopotames, les chouettes, les cochons de terre (aardvarks), les taureaux ne distinguent pas les couleurs. Dans l'arène, c'est le mouvement de la cape (qui pourrait être verte à pois jaunes) qui excite l'animal.


Les chiens distinguent le bleu du jaune, mais pas le vert du rouge. Les poulets distinguent fort bien le rouge, raison pour laquelle, lorsque, dans le poulailler, l'un d'entre eux saigne, les autres se jettent sur lui.

 

http://c.imdoc.fr/1/divers/delire/photo/3134382313/56748554e0/delire-taureau-img.jpg

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