Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 17:15

Qui a inventé le moteur à vapeur ?

 

Désolé pour les Grands-Bretons : ni James Watt, ni George Stephenson.

 

Il s’agit du Grec Héron (Ἥρων ὁ Ἀλεξανδρεύς), un Alexandrin qui vécut au Ier siècle avant Jésus-Christ. Mathématicien et géomètre hors-pair, Héron inventa l’aelopile ou “ boule à vent ”, une boule de métal mue par la force de la vapeur et tournant à grande vitesse. Personne, pas même Héron, ne vit à l’époque quelles applications tirer de cette invention.

 

Sept siècle auparavant, Periander, le tyran de Corinthe avait inventé le chemin de fer. Son diolkos (chemin de glisse) traversait l’isthme de Corinthe sur six kilomètres. Pas de vapeur pour faire avancer les wagonnets : de vigoureux esclaves.

 

Si un petit malin avait combiné ces deux inventions, la face du monde en eût été probablement changée.

 

Héron inventa également le distributeur automatique : pour quatre drachmes, on obtenait une rasade d’eau bénite.

 

 

Héron d’Alexandrie créa des automates mus par l’eau, s’intéresse à la vapeur et à l’air comprimé. Principalement connu pour les machineries décrites dans son Traité des pneumatiques ( Πνευματικά), on lui doit par exemple un projet de machine utilisant la contraction ou la raréfaction de l´air pour ouvrir automatiquement les portes d’un temple ou faire fonctionner une horloge, destinée essentiellement à « susciter l´étonnement et l´émerveillement ».

.

 

 

 

 

Je rappelle que ces éléments de culture sont tirées de The Book of General Ignorance de John Lloyd et John Mitchinson (Faber and Faber).

 

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 15:19

Qui a inventé le téléphone ?

 

Pas Bell, mais Antonio Meucci, un Florentin qui émigra aux États-Unis et déposa le brevet du teletrofono en 1860, cinq ans avant celui de Graham Bell. Malade, très pauvre, Meucci ne disposa pas des 10 dollars nécessaires en 1874 pour renouveler son brevet.

 

Meucci attaque Bell en justice en 1876. Il envoya les plans de son invention au laboratoire de recherches de la Western Union. Par un très malencontreux hasard, Bell travaillait dans ce labo et les plans de Meucci disparurent mystérieusement.

 

En 2004, la Chambre des Représentants reconnut les mérites de Meucci.

 

Bell eut à son actif d’autres inventions, comme l’aéroglisseur (hydrofoil). Il établit avec cet engin un record du monde à 115 km/heure en 1919. Il se définit sa vie durant comme un « professeur pour sourds et muets ». Sa mère et sa femme étaient sourdes. Helen Keller, à qui il donna des cours, lui dédia son autobiographie.

 

Bell prédit qu’un jour « il y aurait un téléphone dans chaque grande ville des États-Unis ». Un sacré visionnaire ! Bon : Bell signifie cloche en anglais.

 

Partager cet article
Repost0
2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 15:02

http://www.afrique-intellect.com/wp-content/uploads/2009/09/3201562_blog-300x200.jpgLorsque le manuscrit du premier roman d’Alexandre Soljenitsyne, Une journée d’Ivan Denissovitch fut publié en 1962, on expliqua que ce texte – comme, par la suite, celui, volumineux, de L’archipel du Goulag – avait été composé de tête par l’auteur afin de ne pas être subtilisé par les gardiens des camps où il avait été enfermé. La société russe étant profondément ancrée dans l’oralité, la mémoire est bien meilleure que celle des pays de civilisation écrite.

 

À Moscou, il n’y a jamais eu de répertoire dans les cabines téléphoniques car les Russes sont capables de mémoriser des dizaines de numéros sans effort. Nous aussi, peut-être, si on voulait bien s’y mettre. Tenez, au hasard, moi : je me souviens de numéros que je n’ai pas utilisés depuis cinquante ans (celui de mon correspondant anglais ; six four seven six two eight) ou encore celui, que je ne vous donnerai pas car il appartient toujours à la famille d’une célèbre actrice de cinéma : DAG (pour Daguerre ; remember Auteuil, Balzac, Opéra…) suivi de quatre chiffres.

 

En Afrique noire, c’est pareil. J’ai en mémoire une délibération d’examen à l’université d’Abidjan. Nous nous arrêtons sur le cas d’un étudiant qui pour nous, enseignants français, avait pompé le texte du cours pendant l’épreuve. Nous fûmes démentis par un collègue ivoirien qui nous expliqua qu’un étudiant pouvait fort bien mémoriser cent pages de cours, donc préférer passer plus de temps à apprendre par cœur qu’à comprendre.

 

Cette explication me laissa dubitatif. Un soir que je faisais mon footing autour de l’hôtel où resta récemment réfugié l’actuel président du pays, je tombai sur un de mes étudiants, debout sous un lampadaire. Les moustiques l’attaquaient consciencieusement, mais cela ne semblait guère le déranger, tout concentré qu’il était à apprendre par cœur mon cours d’histoire de la Grande-Bretagne. Il m’assura qu’il avait quasiment terminé. Comme je n’en croyais ni mes yeux ni mes oreilles, je tentais une expérience. Je pris le texte, l’ouvris au hasard à la page 7 et commençai la lecture du deuxième paragraphe : « In the middle-ages, most houses were built in… ». L’étudiant termina la phrase et commença la suivante.

 

Grâce à Bouygues and co, l’Afrique de l’Ouest est désormais inondée de téléphones portables … à mémoire. Celle des Africains va en prendre un coup.

 

 

Partager cet article
Repost0
2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 06:00

Marco Polo a-t-il menti ?

 

Fort possible, selon des historiens anglais !

 

D’abord, il n’était pas “ italien ”, si tant est que l’Italie existât à son époque. Il était croate, dalmatien de Korcula. De son vrai nom, Marco Pilic (Marco Polo signifiant Marc le Poulet, ce devait être un sacré trouillard).

 

Il est possible qu'il ne se soit jamais rendu dans les contrées décrites par lui. Il se serait contenté de colporter des histoires de commerçants entendues sur les rives de la Mer Noire.

 

Son livre fut rédigé par Rustichello da Pisa, avec qui il partagea une cellule de prison après sa capture par les autorités génoises en 1296. Marco dicta un livre que Rustichello écrivit en français, que le Croate ne connaissait pas.

 

Le Titre original du livre fut Il Milione, pour des raisons non élucidées à ce jour (d’autant que le manuscrit a disparu). Très vite, il fut connu sous le titre Le Million de mensonges.

 

Marco Polo n’introduisit ni les pâtes ni la crème glacée en Italie. Les pâtes étaient connues dans les pays arabes dès le IXe siècle. On en trouve à Gênes dès 1279, donc 25 ans avant le retour supposé de Marco au pays. Quant aux glaces, on n’en consomma en Italie qu’à partir du milieu du XVIIe siècle.

 

Baudelaire écrivit pour sa part que « les récits de Marco Polo, dont on s'est à tort moqué, comme de quelques autres voyageurs anciens, ont été vérifiés par les savants et méritent notre créance »

 

 

Je rappelle que ces éléments de culture sont tirées de The Book of General Ignorance de John Lloyd et John Mitchinson (Faber and Faber).

 

 

Partager cet article
Repost0
29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 05:54

 

POURQUOI LES "CHAMELEONS" CHANGENT-ILS DE COULEUR ?

 http://estb.msn.com/i/8F/22FC82326A95D2E31E411BCEF2B42.jpg

 

Pour se fondre avec la couleur ambiante ?

 

Not at all !

 

Ces braves bêtes sont très émotives. Dès qu'elles ont peur, elles changent de couleur. Également lorsqu'elles matent un congénère du sexe opposé. Et aussi quand la température change brutalement. Des cellules du nom de chromatophores contiennent chacune des pigments différents et elles entrent en action selon les circonstances.

 

Le mythe selon lequel les caméléons font du camouflage date de 240 avant JC. Un écrivaillon grec propagea cette inexactitude. Autre mythe : les caméléons ne vivent pas que de l'air du temps mais ils mangent très peu. À noter que ces animaux ont une vue panoramique car leurs yeux peuvent regarder dans deux directions opposées à la fois ; en revanche, ils sont sourds comme des pots.

 

Nobody's perfect.

 

Le mot caméléon vient du grec et signifie "Lion qui se traîne à terre".

Partager cet article
Repost0
24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 06:33

 

QUEL A ETE, A CE JOUR, L'ANIMAL LE PLUS MORTEL POUR LES HUMAINS?


 

 

Pas le tyranosaure rex. Trop évident. Ni l'actionnarius financiaris.

 

Des femelles sont responsables de cette hécatombre : celles de moustiques (les mâles ne s'en prennent qu'aux plantes) qui ont tué au bas mot 45 milliards d'individus.

 

Ces insectes nous transmettent le paludisme, la fièvre jaune, différentes dengues, l'éléphantiasis et autres gracieusetés. Elles tuent, encore aujourd'hui, une personne toutes les douze secondes.

 

Le rapport entre femelle de moustique et malaria fut découvert en 1877 par le docteur Sir Patrick Manson. Les moustiques transmettent les maladies par la salive. Quarante espèces d'anophèles transmettent la malaria.

Partager cet article
Repost0
20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 06:23

 

QUEL EST LE PLUS GRAND ORGANISME VIVANT AU MONDE ?

 

http://thebodytranscendent.com/wp-content/uploads/2010/04/Armillaria-ostoyae-2.jpgIl s'agit d'un champignon que l'on peut trouver dans nos jardins, le champignon Armillaria ostoyae. Il tire son nom de Paul Ostoya Kinderfreund, botaniste et micologue français.

 

Le plus gros a été découvert dans l'est de l'Oregon, dans la Forêt nationale du Malheur (Malheur National Forest). Il s'étend sur 890 hectares, est âgé d'au moins 2400 ans et doit peser dans les 600 tonnes. Ses tentacules tuent tout sur leur passage, les arbres en particulier. Il n'est pas comestible. Pas d'omelette en vue, donc. En sa présence, il vaut mieux suivre le conseil d'Alexandre Dumas qui disait que rien ne l'effrayait davantage qu'un plat de champignons sur une table provinciale.

 

En 1992, un de ses cousins a été découvert dans le sud-ouest de l'État de Washington. Il couvre environ 6 kilomètres carrés.

 

 

Partager cet article
Repost0
19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 15:10

 

http://www.bioplasma.ch/images/goutte.jpgOÙ SE TROUVENT LES ENDROITS LES PLUS SECS DE LA PLANÈTE ?

 

Raté : ni dans le Sahara , ni dans la Vallée de la mort, ni dans le Neguev, mais en Antarctique.

 

On appelle désert un lieu qui reçoit moins de 254 mm de pluie par an. Le Sahara en reçoit 25. Tout comme, globalement l'Antarctique. Mais dans certains endroits de ce continent, il ne pleut jamais. On n'y trouve donc ni neige ni glace. Des vents de plus de 300 km/heure font s'évaporer toute manifestation d'humidité.

 

En n° 2, le désert de l'Atacama au Chili. Il y pleut un dizième de millimètre par an. Ici et là, il n'a pas plu depuis quatre siècles.

 

Pour en revenir à l'Antarctique, le paradoxe est qu'il est le continent le plus humide : il renferme 70% des réserves d'eau de la planète.

Partager cet article
Repost0
17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 05:50

http://www.closevents.com/photos/acreateur/14968exposition-itinerancehelene-et-rene-guy-cadou-le-sel-de-bretagne.jpgJe découvre avec cinquante ans de retard ce grand poète (merci belle-maman).

Voici un poème qu'il écrivit pour Hélène, l'amour de sa (trop) courte vie :

 

 

Tu es dans un jardin et tu es sur mes lèvres

Je ne sais quel oiseau t'imitera jamais

Ce soir je te confie mes mains pour que tu dises

A Dieu de s'en servir pour des besognes bleues

 

Car tu es écoutée de l'ange tes paroles

Ruissellent dans le vent comme un bouquet de blé

Et les enfants du ciel revenus de l'école

T'appréhendent avec des mines extasiées

 

Penche-toi à l'oreille un peu basse du trèfle

Avertis les chevaux que la terre est sauvée

Dis-leur que tout est bon des cigües et des ronces

Qu'il a suffi de ton amour pour tout changer

 

 

Je te vois mon Hélène au milieu des campagnes

Innocentant les crimes roses des vergers

Ouvrant les hauts battants du monde afin que l'homme

Atteignent les comptoirs lumineux du soleil

 

Quand tu es loin de moi tu es toujours présente

Tu demeures dans l'air comme une odeur de pain

Je t'attendrai cent ans mais déjà tu es mienne

Par toutes ces prairies que tu portes en toi

 

 

Partager cet article
Repost0
13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 15:07

http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/75/Kitchen_Funnel.jpgChaque pays, chaque peuple a un rapport particulier à la culture.

 

En France, on n'a pas de complexes : les inventeurs de la culture, c'est nous, la culture nous est consubstantielle, et c'est même un Français qui a inventé la formule célèbre selon laquelle la culture, c'est comme la confiture : moins on en a, plus on l'étale.

 

Pour les Anglais, c'est une autre paire de manches. Les Anglais très cultivés vous feront subtilement comprendre qu'il le sont mais vous n'en aurez aucune preuve concrète. Pour tous les autres, la culture est quelque chose d'un peu honteux qu'on aborde en rougissant. Le mot "intellectuel" (forgé en France par des anti-dreyfusards) est presque une insulte.

 

Alors, les Grands-Bretons abordent le savoir par toutes sortes de subterfuges, en biaisant, en faisant comme si de rien n'était, en cherchant la petite bête, en maniant le paradoxe, le but ultime étant de montrer qu'ils en savent plus que tous les autres peuples qui croient savoir, les froggies en particulier.

 

Régulièrement paraît outre-Manche un ouvrage vous expliquant, preuves à l'appui que vous ne savez pas grand chose parce que vous pensiez savoir et, donc, qu'on va tout vous dire.

 

La lecture de ces livres est généralement savoureuse. J'ai retrouvé l'un d'entre eux au fond de ma bibliothèque : The Book of General Ignorance de John Lloyd et John Mitchinson, paru en 2005. Je vais vous en faire profiter tout au long de cette nouvelle rubrique. L'ouvrage est préfacé par le grand acteur Stephen Fry, lui-même très cultivé, auteur de romans et d'essais historiques ou sur la poésie. Il a fait partie de ces artistes qui, comme Hugh Laurie ("Doctor House") se sont opposés à la guerre en Irak. Dans son texte il écrit ceci : "Nous pensons que toute la connaissance humaine est désormais à portée d'un clic de souris. Nous avons tort. Nous ne savons rien".

 

COMBIEN AVONS-NOUS DE NARINES ?

 

Quatre : deux visibles et deux invisibles. La plupart des poissons ont deux paires de narines : deux pour laisser entrer l'eau, deux pour l'évacuer. Comme nous descendons des poisssons, la question est de savoir où se trouvent nos narines invisibles. Bien à l'interieur de notre tête, elles sont dénommées choannae, un mot grec signifiant entonnoir. Ces narines débouchent dans la gorge. Lorsque nous humons, nous le faisons en stéréo. Certaines senteurs nous arrivent par les narines extérieures, d'autres par les narines intérieures.

 

George Orwell, qui avait un odorat exceptionnell, avait coutume de dire que c'était un combat de tous les jours que de voir ce qui était juste devant notre nez.

Partager cet article
Repost0